alme et posé, comme à son habitude, Arsène Wenger, le coach d'Arsenal, n'en avait pas moins le visage des mauvais jours après le penalty discutable accordé à Liverpool, mardi, synonyme d'élimination (2-4). «Ce soir, on a un sentiment de déception et d'injustice, a-t-il avoué. Parce que les grosses décisions sont allées contre nous. Parfois en football, il faut avaler ce qui n'est pas digeste. Je pense qu'il n'y avait pas penalty ce soir, alors que la semaine dernière, il y avait penalty».
Concernant les joueurs, le mal semble être encore plus profond. «C'est très difficile. Le vestiaire est très abattu. Semaine après semaine, déception après déception, c'est difficile. Quand vous perdez contre une équipe meilleure, OK. Mais ce n'est pas l'impression que l'on a après ces deux matches. Une défaite 4-2, même si le dernier but ne compte pas vraiment, cela ne reflète pas ce qu'on a vu ce soir». Sur le penalty, il s'agit pour lui d'une «décision douteuse de l'arbitre». Mais aussi «sans doute d'un manque de concentration de notre part sur le coup d'envoi. Sur les deux matches, c'est dur à avaler. Nous avons eu au total plus d'occasions que Liverpool. Mais nous avons été trop naïfs, nous avons manqué de maturité sur le plan défensif. La force mentale de notre équipe a été superbe. Mais nous avons fait de grosses erreurs derrière. Cette équipe a du talent et du potentiel, mais manque parfois de maturité».
Gallas : «L'arbitre s'est clairement trompé»
William Gallas, le capitaine des Gunners, a lui aussi mis l'accent sur le penalty litigieux. «C'est très, très dur à accepter, a-t-il lâché. J'ai revu les images du penalty. L'arbitre s'est clairement trompé une fois encore contre nous, comme à l'aller. Mais nous avons aussi clairement manqué de maturité. On ne doit pas se mettre en situation de provoquer un penalty comme ça alors qu'on vient d'inscrire un but et qu'on est qualifié. Il y a des choses à mettre au point pour le futur».
