Comme lorsque l'on me propose de manger un bonbon plein de colorant et de gelée de boeuf, je vais devoir me poser comme le grincheux aigri qui n’aime pas Mario Kart. Oui, parce qu'il faut savoir que j'aime pas les bonbons Haribo en fait, sinon on comprend pas où je veux en venir. Quoique cette assertion soit inexacte, ce n’est pas que je n’aime pas Mario Kart, c’est plutôt que ça me fait comme des petites aiguilles chauffées, trempées dans le sel et enfoncées sous mes paupières délicates. Tout ça pour une bonne et simple raison : j’ai le sentiment de ne rien contrôler. Au fondement même du jeu il y a cette idée que l’ont doit tout autant à la chance qu’à ses performances. Attraper le bon bonus et le lâcher un peu n'importe quand, et pouf, on transforme le premier en dernier même si celui qui occupait cette place avant a passé son temps à sortir de la piste. Certes, ça a le mérite de mettre tout le monde sur un pied d'égalité, mais hé, ho, je suis pas "tout le monde" moi hein ! Et puis de toutes façons j’aime pas les gens alors tout ce bonheur béat et ces éclats de rire, pfff, c'est beaucoup trop.
