Encore sur le pas de la porte, alors qu’elle se dandine d’un pied sur l’autre, la jolie brune semble également troublée par le jeune homme qui lui fait face. Force est d’admettre qu’il est plutôt beau garçon. Mais elle n’est pas là pour entrer dans ce genre de considérations. Reprenant un peu d’assurance, elle se redresse pour demander :
_ « On n’entend pas grand chose dans votre interphone. Vous avez bien appelé ma société pour… »
_ « Oui, oui, coupe-t-il tout en jaugeant son interlocutrice de bas en haut, ce qui ne manque pas de la troubler un peu plus. Ne nous attardons pas en bavardages, installe-toi ». Lâche-t-il en désignant le sofa.
Décontenancée, elle s’exécute docilement, autant surprise par le ton peu amène employé à son égard -qu’elle décide de mettre sur le compte de son léger retard- que par ce tutoiement impromptu. Il s’assoit à ses côtés et semble chercher ses mots.