Cette magnifique histoire se poursuit le lundi matin.
J’eus beaucoup de mal à me réveiller, mais lorsque ma mère entra dans ma chambre comme un rhinocéros et ouvrit mes volets avec la force d’un babouin, proférant des injures, je m’habillai rapidement.
Look at my portable : tiens, Marie avait laissé deux messages depuis la veille. J’avais que moyennement envie de les lires ; je me sentais coupable, mais cette impression s’estomperait sûrement dès que je reverrai Nathalie.
Trois BN aux petit dej (rituel sacré), devoirs torchés en deux minutes, et me voici dans le froid de décembre, gagnant le collège…
J’étais à cent mètres de celui-ci lorsque je vis deux bras m’enlacer, derrière moi. Problème : il fallait pas se gourer, c’était soit Marie, soit Nathalie, et je ne savais pas du tout, comme cette conne venait de derrière. 
-Euh, salut ! Fis-je, d’on ton convaincant.
-Envie de moi, mon cœur ?
Ah, ouf, c’était bien Nathalie !
L’instant d’après, elle m’avait ouvert la veste et ses mains parcouraient à nouveau mon torse.
-Putain, t’es dingue ! Tout le monde peut nous voir !
-C’est justement ce que je veux, ça m’excite tellement…
-Non, mais… Marie !
-Toujours à penser à cette grognasse ?
-Bah, c’est pas facile de plaquer une fille avec laquelle on est sorti pendant un an.. Laisse moi quelques jours… En attendant, je te vois à la récré, au sous-sol, à côté des classes de techno… Y’a jamais personne…
Un baiser au coin des lèvres, et je repartis, essayant de ne pas m’attarder sur son pantalon slim vraiment trop slim (
), son gloss qui avait laissé une marque sur ma joue et sa potrine décidément trop bien mise en valeur par son décolleté.