L’impression de se réveiller, et que tout va bien… L’impression que j’ai trouvé le bonheur absolu… Je m’étirai douloureusement sur ce lit, qui portait encore les traces de nos coquineries, à Nathalie et à moi. Seul petit problème : Nathalie avait disparu , remplacée par un bout de papier, sur lequel elle avait laissé la marque de son magnifique rouge à lèvres.
« Dur dur de se réveiller après une telle nuit, non ?
Appelle-moi vite mon chéri,
J’en peux déjà plus d’attendre…
(Puis le numéro de téléphone que je vous donnerai pas les raclures
) »
Putain… A ce moment-là, je me sentais comme le pire des loosers. J’avais baisé avec la plus grosse bombe du collège, et je me retrouvai comme un crétin, seul, dans un lit collant. Bon, le côté positif, c’était qu’elle avait l’air d’avoir pris son pied…
-Putain Alex, t’as intérêt à me nettoyer mon lit ! Déjà que t’as baisé pendant que nous, on dansait le tango en bas…
C’était Mamadou, qui n’avait pas l’air aussi content que moi.
Quelques lessives plus tard, j’étais livre : il était 11h du matin et je rentrais chez moi à pied, composant fébrilement le numéro de Nathalie.
« Appel en cours »