"Coucou !"
"Euh... coucou..." répondis-je. Je ne savais pas s´il fallait que je continue mon rôle de gars bourré ou pas...
Elle s´approcha de moi. C´est vrai qu´elle était belle, elle aussi. J´avais oublié... Faut dire que ces derniers temps je pensais qu´à Emilie tout le temps, j´avais donc pas fait attention aux autres... Oui parce que Melissa était dans ma classe aussi.
"Vas-y, assieds-toi, dit-elle. Alors, t´as trop bu ?
- Non, non, je suis pas bourré.
- Ah, t´es sûr ?
- Mais oui... J´ai fait semblant pour que les autres me fassent pas chier..."
J´avais pas trop envie de discuter... J´étais encore fâché à cause d´Emilie, et j´avais surtout envie de rentrer chez moi et de me pieuter.
"Mais alors, t´étais là quand... quand...
- Ouais. Je me suis caché sous le lit."
Elle éclata de rire. Putain, j´avais fait rire une fille, quoi, incroyable ! Si seulement ç´avait été un autre jour, j´aurais sûrement été content, j´aurais tout fait pour l´attirer, surtout une fille comme Melissa, mais là, je m´en foutais un peu...
"Et pourquoi t´étais dans cette chambre, toi ?
- Parce que. Je sais pas.
- C´est Emilie, c´est ça ?"
Putain, comme elle savait...
"Ouais, peut-être...
- Elle t´a pas dit qu´elle avait un copain ? Ca m´étonne pas, je l´aime pas, cette fille...
- Ouais, ouais..."
Qu´on dise pas du mal de ma Emilie !
Même si c´était une connasse, elle était très jolie.
"Ah, l´amour, c´est vraiment une connerie, hein ?"
J´avais pas fait gaffe, et je venais de parler tout haut.
"Non, ça dépend..." répondit Melissa.
Tout d´un coup elle était plus proche de moi. Bizarre...
"Si, c´est une connerie.
- Non."
Je commençais à sentir son parfum entêtant.
Elle était en train de m´ensorceler... Ma virilité était en train de s´éveiller, et je commençai à paniquer, parce que si elle continuait à se rapprocher comme ça...
"Allez, fais pas cette tête !
- Je fais pas la tête...
- C´est ça..."
Ca devenait critique là. Elle allait bientôt me toucher, son décolleté plongeant n´était plus qu´à cinq centimètres de moi. Je redoutais le moment du contact, mais j´osais pas reculer, fallait pas gâcher une occasion pareille.
Mon dieu, ces yeux, ces yeux... Magnifiques... "Reste-là, toi !" pensai-je en sentant mon coeur qui manifestement avait l´intention de se barrer de ma cage thoracique. Elle se rapprochait de plus en plus, son visage était tout près du mien, j´osais pas réagir !
Ca y est, elle me touchait, je sentais ses jambes contre les miennes et sa poitrine chaude... Argh, j´avais le piquet, cette fois, c´était insoutenable.
Et elle qui se collait à moi.
Ses lèvres se posèrent sur les miennes sans que je fasse rien pour l´en empêcher. Je me dis "t´as qu´à penser que c´est Emilie", mais c´était un peu salaud, quand même.
C´était tout chaud et mouillé... Je crus que tout allait partir d´un coup, là, mais je parvins quand même à me contrôler... Je sentis ses mains se plaquer contre mon dos... Ouch... Ce que c´était bon... Impossible qu´elle sente pas la bosse dans mon pantalon, cette fois.
L´autre con avait raison, c´était vraiment une chaudasse, celle-là, m´voyez.