Le grand brun musclé, Chris Redfield, venait de retrouver sa petite soeur, Claire Redfield, dans un endroit inconnu.
Ni une ni deux, il força les barreaux de la cellule dans laquelle sa cadette se trouvait, et instantanément, elle se jeta dans ses bras en calant sa tête contre les pectoraux sur-développés de son aîné.
Ce dernier resserra son étreinte autour du dernier membre vivant restant de sa famille, comme s'il voulait la protéger d'une menace éventuelle. Il est vrai qu'en ce moment, le monde étant en train de basculer dans le chaos, un moment de réconfort est plus que bienvenu.
Leurs deux corps unis semblaient ne former qu'un, et l'on voyait tout l'amour qu'un homme pouvait donner à une femme, un amour fraternel basé sur la confiance, le respect et la protection.
-Claire...comment es-tu arrivée ici ? questionna Chris, brisant soudain le silence qui se faisait de plus en plus oppressant.
-Eh bien en fait...c'est une assez longue histoire...
"J'étais dans la même ville que toi, Chris, dont je ne me souviens plus le nom. J'avais pris quelques vacances et voulais en profiter pour les passer chez une amie que l'on connaît depuis quelques années, et dont tu n'as plus de nouvelles depuis que vous vous êtes quittés il y a quelques années de cela. Un soir, j'ai entendu un cri de femme, un hurlement strident et vraiment très inquiétant. Je suis donc sortie, et dehors il n'y avait plus personne, alors que quelques minutes auparavant les rues étaient encore bondées de part et d'autre. J'ai donc pris l'initiative de me balader dans quelques rues avoisinantes de celle où loge mon amie. Mais il commençait à pleuvoir, et je n'étais que dans cette combinaison -autant te dire que ce n'était pas agréable du tout- ce qui m'empêchait de me mouvoir facilement pour rentrer.
Ne connaissant pas cette ville, je me suis malheureusement perdue...mais j'entendais des bruits très étranges, et à un moment, il y avait même des aboiements sinistres...Je me suis retournée et ce que j'ai vu a fait remonter de sinistres souvenirs depuis longtemps enfouis dans ma mémoire : Les chiens qui aboyaient avaient la peau qui partait en lambeaux, on voyait çà et là des os sortir de leur corps, certains avaient une oreille arrachée, d'autres un oeil en moins...Bref, cette vision terrifiante me rappelait d'horribles souvenirs, que toi même tu as vécu.