Rare sont les jeux qui laissent tout de suite une excellente impression quand on y joue. B.K. ne déroge pas à la règle. Au départ, on semble être devant un jeu pépère, en pleine campagne, n’ayant d’autre choix que d’accepter de laisser l’histoire se développer… Bref, on est un peu impatient !
Le style graphique, lui, est très bon, bien qu’on ait souvent du mal à s’en rendre compte si on n’y fait pas attention. Peut-être les décors sont-ils trop fouillés et la vue trop éloignée pour apprécier tout ça à sa juste valeur. Les couleurs sont chatoyantes, sobres, raffinées, élégantes…, ça contraste avec le style manga de TOS par exemple. On dirait qu’il n’y a pas une faute de goût.
Revenons au jeu : le système des cartes pouvait laisser sceptique mais, après l’avoir testé plus de 20H, il faut saluer l’ingéniosité de ce système et la façon dont on nous le fait apprendre, de façon très progressive et naturelle. Perso, j’aurai quand même aimé des attaques plus spectaculaires à voir pendant les combats.
L’univers du jeu est très travaillé : sans doute s’agit-il d’un des points forts de B.K. ! L’inventivité des créateurs permet d’en mettre plein la vue avec une mention particulière pour l’île perdue dans l’espace. Et que dire de l’humour omniprésent, servi par des dialogues de grande qualité ? Je n’arrête pas de rire de ce que disent les gens qu’on rencontre. Evidement, c’est un humour fin et il faut être assez intelligent pour s’en amuser. J’ai rarement pris autant de plaisir à lire les dialogues, je crois que les traducteurs ont fait fort, genre les deux petits qui s’insultent à travers le lexique de la nourriture.
Ca m’amène à parler d’un grand regret : on est obligé de se taper les dialogues en anglais. S’ils avaient été en français, c’est limite si je regardais un bon dessin animée en jouant.