Oui, c´est moi qui l´ai écrit, j´en ai écrit une centaine
Le zélé et la montagne sainte
Un croyant ne vivait que pour sa religion
Que jamais l´âme ne connaisse perdition
Il s´adonnait à pratiquer des rituels
Afin, disait-il, de rendre la vie plus belle
Le plus grand symbole de croyance, c´était elle,
La montagne sainte en plein axe du soleil
Y faisait ses sacrements dès qu´il le pouvait
Quand il avait des problèmes, elle le soutenait
Il lui révélait ce qui lui passait en tête
Elle était sa confidente, toujours honnête
Elle trouvait mots, qu´il ne déprime plus
Cette grande ferveur mettait son âme à nue
Il avait un but, répandre saintes paroles
A travers Monde, que tous acquièrent l´auréole
Mais ne voulait quitter son lieu saint, son aimée
De peur de la perdre dans cette humanité
Mais la montagne était forte, humble, très sage
Elle lui dit « Ne m´oublies pas et prends courage,
Reviens me voir une fois accompli ton voyage
A travers le Monde, passe donc ton message.»
Le zélé, alors se sentait grand en son for
Pour changer le Monde, prêt à tous les efforts.
Il changea les idées à travers la planète,
Revint deux ans après le début de sa quête.
Il voulait tout raconter à sa confidente
Mais celle-ci devint volcan, devint ardente.
Il voulut l´apaiser de cette humeur changeante
Mais mourut, consumé par la rage brûlante.
Ainsi est le destin de ceux qui y croient trop,
Plus on regarde loin, plus on tombe de haut
Ainsi désillusions sont plus terribles encore
Ainsi obsèdent-elles jusqu´à funeste mort