" N´ayons pas peur des mots : en plus d´être le plus beau jeu sur GameCube, Resident Evil 4 permet à la 128 bits de Nintendo de surclasser ses concurrentes dans le domaine graphique. Capcom a désormais prouvé que la firme de Kyoto n´est plus la seule à dompter la bête comme un caniche. Vous avez bavé devant Fable, Splinter Cell Pandora Tomorrow et Halo 2 ? Vous allez vous couper les veines en voyant les graphismes du nouveau rejeton du développeur nippon. Ce n´est pas du jeu vidéo, c´est de l´art ! Commençons d´abord par les environnements que nous sommes amenés à traverser. On ne compte même plus les détails qui s´affichent à l´écran. Les espaces vides sont rares, et chaque élement du décor à fait l´objet d´un soin acharné. Le village reflète parfaitement cette volonté de Capcom de nous proposer quelque chose d´autre que les manoirs, les trains ou bien encore les entrepôts auxquels nous étions déjà habitués depuis 1996. Après trois heures de jeu, nous voilà sous une pluie battante histoire de montrer que le GameCube maîtrise les effets climatiques comme un papa. Un éclair par-ci, un peu de vent qui courbe les branches feuillues par-là, le degré de perfection atteint est bluffant ! Même l´horizon est à l´honneur, avec un soleil qui s´amuse à se cacher derrière les montagnes lorsque l´on s´apprête à affronter le premier boss du jeu.
Les intérieurs sont tout aussi fascinants, grâce à des zones d´ombre et de lumière qui viennent intensifier le coté angoissant de Resident Evil 4. Ce sont les torches rougeoyantes des villageois approchant au loin qui se chargent de briser l´obscurité de la forêt. Il ne faudrait pas qu´elles viennent également briser l´esthétique de notre héros. La flamme, une épice succulente de Resident Evil 4, assure le spectacle à elle seule. Pour s´en rendre compte, il suffit d´aller faire un petit tour du coté du donjon noyé dans la lave dans lequel il faut sniper des moines aux commandes de dragons pierreux, cracheurs de feu. Bien plus que la consistance des flammes qui a rarement atteint un tel degré de réalisme, c´est l´omniprésence de l´effet de chaleur qui claque le plus. En effet, lorsque l´on pointe un sbire à l´aide de son Rifle ou de son Rifle ( semi-auto), la visée à travers la lunette se trouble par moments. Cela dure un bref instant, mais ce souci du détail fait plus que plaisir. Nous pourrions également citer les esquives rotatives à faire au moment de s´infiltrer dans le chateau de Salazar. Des moines enragés s´amusent à catapulter des boules de feu sur votre tête, ce qui donne lieu à des explosions qui renvoient celles des Rogue Leader à l´ère préhistorique. La structure extérieure du castle laisse deviner de nombreuses textures qui accompagnent le joueur tout au long de son périple."
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