Sachant que le film dont il est tiré est un véritable déluge d´explosions et de scènes d´action, je suppose que le mieux serait donc de l´aborder lui aussi comme un concentré de testostérone, à la fois nerveux, intense et, pourquoi pas, spectaculaire. C´est donc ce que j´ai fait mais, bizarrement en partant dans cette optique, je n´ai pas vraiment reconnu l´esprit . Si ce n´est pour la bande-son dans laquelle les deux flics n´arrêtent pas de se casser et de se contre casser, j´avoue ne pas vraiment avoir saisi ce qui pouvait rapprocher le jeu de le film.
Ah si, peut-être la mise en scène désastreuse. Oui, ça doit être ça le lien entre cinéma et jeu vidéo, une mise en scène déplorable servie par une caméra surexcitée, un peu comme si on voulait tout montrer à la fois, sans jamais trouver le bon angle de vue, celui de l´action. C´est fou que de nos jours il faille encore se farcir une telle focale. Pourtant, tout part d´une bonne intention, proposer au joueur l´alternance entre une vue à la première et à la troisième personne. La plupart du temps, la caméra est dans le dos du personnage, puis lorsque celui-ci se met à couvert derrière un mur, une poubelle ou un placard, on passe en vue intérieure pour des séquences de tir proches de celles de Time Crisis ou Virtua Cop. La gestion de la caméra est constamment couplée à celle du viseur, on ne peut donc pas tirer dans un sens et avoir une vue d´ensemble pour jauger le danger qui nous attend de l´autre côté. Très pénible d´autant qu´on doit aussi supporter une grande imprécision à la fois dans les mouvements et dans la gestion du viseur. Il arrive parfois de tirer droit dans le bide d´un ennemi sans que celui-ci s´en aperçoive. Même pas une brûlure d´estomac, rien. Etrange...