Quitte à voir le mal partout ou à briser des mythes, il y a certains moments où il ne faut pas succomber à l´angélisme. La naissance de Final Fantasy Crystal Chronicles, et même l´arrivée de Square Enix sur GameCube, n´est pas vraiment une histoire de philanthropes, ou alors coeur et portefeuille ne font plus qu´un. Comprenant que le développement sur WonderSwan est une impasse malgré des ventes assez correctes pour ses Final Fantasy, Squaresoft, en pleine débâcle financière suite à l´échec du film The Spirits Within, se doit de trouver un remède rapide pour rentabiliser un maximum des jeux pas aussi chers à produire que sur PS2. La solution se trouve évidemment sur Game Boy Advance, reine incontestée des portables, recycleuse de luxe mais aussi terrain de toutes les expériences. Seulement Hiroshi Yamauchi n´est pas prêteur, il a même la rancune tenace, surtout depuis que Square a " trahi" en annonçant Final Fantasy VII sur PlayStation. Le deal est finalement plus simple qu´il n´y paraît. En échange d´un jeu estampillé " Final Fantasy" sur GameCube exploitant la sacro-sainte connectivité GBA, soit un titre capable de booster les ventes côté hardware comme software, Square obtient la fameuse licence Nintendo, donc le droit de développer sur la portable. La clé de voûte de cet accord repose sur le Q Fund, une bourse offerte aux jeunes développeurs par Nintendo, sur la fortune personnelle de Yamauchi, qui permet de fonder The Game Designers Studio, un nouveau département de Square financé donc en partie par Big N. Pourquoi un tel rappel ? Parce que Final Fantasy Crystal Chronicles a parfois des airs de jeu bricolé, et qu´il démontre rapidement que la connectivité Game Boy Advance markétée à outrance peut aussi trouver ses limites, même quand on porte le nom " Final Fantasy". ----tiré du test de gamekult---------