allé courage je c que c long mai c un beau dossier
Big N n’est plus invincible, c’est un fait. Sony et Microsoft ont les moyens financiers d’imposer dangereusement leurs machines. Toutefois, et ce malgré toutes les misères qui peuvent s’accabler sur Nintendo ( ou du moins que la concurrence accable froidement) peut-on encore envisager que Big N puisse toujours partir à la reconquête de son titre de numéro 1, qu’il puisse regagner son trône durant les prochaines années et glâner à nouveau la confiance des joueurs ? Ou au contraire, faut-il se résigner et accepter la défaite, nous autres, les nintendophiles, tendre vers un futur moins radieux, voir assister à la fin d’un mythe crée par Mario, Link et sa bande ?
Contrairement à toute idée reçue, la vraie réponse n’est pas forcément celle que l’on croit, elle n’est du moins pas aussi simple qu’escompté et ne pourrait se résumer dans des termes manichéens. Ce qui est certain, c’est que si Nintendo ne disparaît pas, ou du moins s’il ne montre pas des signes redondants d’essoufflement financier, le vrai danger réside plutôt dans la perte des figures emblématiques et héros de jeux exceptionnels que l’on connaît sous le nom de Zelda, Mario, Metroid. Il n’est jamais trop tard pour redistribuer les cartes…
Impossible, impensable même, de se dire que Nintendo va se faire enterrer par ses concurrents, pour la simple raison qu’à leur actuelle elle ne lutte pas vraiment contre eux ! Nintendo, comme les dirigeants l’ont toujours dit, continuera de proposer des produits différents et des expériences uniques qui ne s’adresseront pas au même public et ne répondront pas aux même attentes que les joueurs de PC ou PS2 qui finiront peut-être un jour par se lasser.
La firme n’en a que faire de se battre : Le cycle de kondratieff en bourse montre que quand on est au plus haut on finit toujours pas redescendre; Nintendo savait sans doute depuis le lancement de sa poule aux œufs d’or, la nes ou du moins la supernes, que cette période n’allait pas durer plus d’une décennie. Notre déception n’est donc qu’un miroir, une illusion. Nintendo, on peut le dire aujourd’hui, à bien anticipé en créant le gameboy qui se vend d’une manière exponentielle, idem pour Pikachu et ses amis et en franchisant des jeux d’anthologie tels que Métroid et autres F-Zero. Big N continue aujourd’hui cette politique et les projets créatifs ainsi que des partenariats, tactiquement bien calculés, sont de plus en plus fréquents et rapportent des masses de billets jalousés par ses concurrents de toutes sortes. La toile tissée par la firme de Kyoto est solide et continue de s’étendre. Attendons-nous à de grosses surprises pour les mois à venir !
En outre, par principe et par volonté, la firme ne cesse de vouloir s’imposer dans un marché sur lequel elle a moins de force, il est hors de question de donner une mauvaise image aux consommateurs. même si Big N vend moins de consoles, la firme est toujours détentrice de records de ventes de titres maisons qui ne tarissent pas d’éloges et peut se targuer d’être la seule entreprise à faire des bénéfices sur les ventes de son hardware. Même si la game cube baisse son prix à 99 dollars et à 99 euros, la marge de bénéfices existe encore, ce qui est un exploit.
Pas de Crise financière mais des héros qui vacillent
La démission du créateur de la série des Smash Bros et Kirby, Un mario sunshine mal accueilli, la chute d’un produit qui se veut de qualité, la game cube, à 99 dollars… Certains éléments montrent toutefois que tout ne va pas dans le meilleur des mondes pour le créateur japonais. Nier ce fait serait se détourner d’un vrai problème : il existe à l’heure actuelle une vraie crise de valeurs dans les entrailles de la firme et beaucoup de joueurs le ressentent, se souciant du devenir de leurs héros vidéo-ludiques fétiches. Ils ont à la fois tort et raison :
Tort car les héros made in Nintendo, franchisés ou non, restent des valeurs sûres qui vendent toujours énormément. Il suffit de prendre par exemple le cas de Metroid Prime ou Zelda Wind Waker pour se rendre compte à quel point les titres mettant en scène les personnages phares de la firme, même s’ils sont développés par d’autres programmeurs que la maison mère qui a tout de même une influence importante, sont des succès commerciaux éclatants. Il en va de même pour les titres mis en avant par Mario et sa bande ( Mario Golf, Mario Party…), éclatant la plus part du temps le million d’exemplaires vendu.
Raison, car les franchises oui, mais jusqu’à quand ? Ce mouvement ne traduit-il pas un vrai manque d’inspiration du propre instigateur de tous les plus grands hits que nous connaissons tous ? A force de trop se mouiller dans la vague des franchises, Nintendo pourrait se noyer. Rien ne prouve à l’heure actuelle que les développeurs sauront trouver de nouvelles idées à des séries qui, quand elles ne sont pas orphelines ( comme c’est le cas de Métroid ) sont tout au plus supervisées par les artistes à l’origine de ces propres légendes. Métroid Prime 2 saura-t-il nous surprendre, le choc de la 3D passé ? Le prochain Mario arrivera-t-il à nous étonner comme se fut le cas pour Super Mario 64 ?
Et après ?
On peut toujours rester optimiste, les vrais héros étant éternels. Que les fans se rassurent, la légende de Zelda n’est pas prête de s’arrêter ! Gageons que le meilleur reste à venir, du moins pour cette série mystique et mythique, mais par contre le destin de Mario semble se placer sous des présages un peu plus sombres : moins classe, moins métaphysique et plus vieux que Link, il n’est pas dit que le plombier soit encore au top les prochaines années, à moins bien sûr d’un tour de force incarné par un jeu extraordinaire. Même si le bonhomme moustachu à la côte de popularité mondiale équivalente à celle de Mickey Mouse lui-même, il n’en a pas le même charisme, le même pouvoir de ralliement; du moins n’a-t-il plus vraiment cette aura. Cela s’explique aussi par un vrai handicap rageant : humain d’apparence, il véhicule une image, bien malgré lui, reliée à la condition des êtres humains, c’est à dire qu’il est inconsciemment perçu, contrairement à Link l’elfique et le magnifique, comme un être vieillissant. Nombres d’articles issus de la presse qualifient Mr Mario Mario de " vieux bonhomme", " papy qui fait de la résistance", " nain utilisant son jet d’eau car il a plus de mal à sauter"...
C’est d’autant plus grotesque que, par essence, Mario ne peut pas vieillir ! Qui plus est, les concepteurs ont-ils donné des années en plus à Mario dans sa dernière aventure depuis Super Mario Bros premier du nom ? Contrairement à Heihachi de Tekken, dont on a vu les tempes devenir naturellement grisonnantes au fil des épisodes sur console, Mario n’a pas pris une ride ni un cheveux blanc ! Ce triste constat montre bien un vrai problème à la limite du rationnel concernant l’image dont est perçu Mario et celle que s’efforcent de donner les développeurs. Il y a sans doute un problème de communication, sujet que nous allons développer dans la dernière partie de ce dossier.
Quoi qu’il en soit, Mario doit faire aujourd’hui ses preuves, attendons-le donc au tournant en espérant qu’il reprenne sa casquette et dépoussière au mieux son image de dinosaure des jeux vidéos, qui n’a à la base rien de vraiment péjorative : quand des jeux apparaissent et disparaissent la même semaine que leur mise en rayon, ne pouvons-nous pas décemment admirer la prouesse d’un petit personnage fabuleux toujours aussi connu et reconnu en deux décénies ?
L’avenir avec un grand N
Loin de nous l’idée de faire une conclusion à ce dossier qui se veut avant tout ludique et synthétique, mais ce qu’il faut retenir de cette réflexion, c’est qu’il faut avant tout garder les yeux ouverts sur le futur de la firme et se passer de faire des projections hâtives. Que se passerait-il si la Game Cube, qui est souvent considéré aujourd’hui par la presse et les magasins comme une console honorifique de Nintendo derrière la Game Boy, cesse de vendre ? Si la SP se fait devancer par la Sony portable ? Et bien voici la réponse : il y aurait de nouvelles machines plus puissantes qui sortiraient pour faire de l’ombre à ses concurrents dédiés et qui y parviendraient !
Voilà comment est Nintendo aujourd’hui : épique, chevaleresque. Un héros, le mot est juste, quand on sait que les Hardwares de Sega et Cie sont passés à la trappe. Plus que jamais, ayons confiance en une marque qui a toujours su nous faire rêver quoi qu’on en dise. Nintendo n’a jamais été une entreprise complètement rationnelle, et c’est cette chose qui fait qu’elle sera toujours, à l’image de ses héros lisses et reconnus, définitivement intouchable.
source :puissance nintendo jai enlevé des parties inutile