moi j´avai pas capté du tout dsl!!!!
Ah bon mon niveau de culture générale vient de monter YOUPIE! On en apprend tout les jours.
ça veut dire fesse ou c´est le nouveau mot?
it´s the new word
Bin vi! On en apprend touts les jours avec moi ! LOl ^_^)
Fesses = le nouveau mot ! ^_^)
hent*ai c´est le mot qui caractérise les manga de cul.
fesse c´est le nouveau mot
Professeur Repart pour repartir :
Grâce à la nouvelle méthode Repart, ( brevet déposé) vous allez pouvoir vous reprendre en main et vous guérir de la maladie du Game-inculte ( virus très contagieux qui commence par ronger le cerveau). Vous aurez la chance de vous instruire en suivant tous les jours un cour hebdomadaire sur un sujet passionnant.
Le sujet de la semaine : l´atropomorphage
l´atropomorphage
Le dernier quart du XXe siècle restera sans aucun doute dans l’histoire des sciences comme la période la plus faste pour la compréhension moléculaire du vivant en général, de la génétique – et de la génétique humaine – en particulier. Si cette avancée majeure de la biologie n’a pas encore véritablement émergé dans le champ de la thérapie humaine, elle commence à prendre corps dans un domaine nouveau, passionnant et hautement problématique, celui de la médecine dite «prédictive» ou de prévision.
Le principe de base de la médecine de prévision est de prévoir l’apparition de certaines maladies avant l’expression de leurs symptômes. Pour le professeur Jacques Ruffié ( Collège de France), l’un des créateurs du terme «prédictif», il s’agit là d’un adjectif nouveau, dérivé de prédiction et bâti sur le même mode que préventif, curatif ou présomptif. Il s’agit aussi d’un terme contesté. «L’adjectif prédictif sera-t-il admis un jour par les instances chargées de surveiller et de protéger la pureté de notre langue? Certainement. En cette matière, c’est l’usage qui fait loi. Or ce terme est déjà largement utilisé par la communauté scientifique et, depuis plus de trente ans, il tend à entrer dans les mœurs», écrit le professeur Ruffié dans Naissance de la médecine prédictive ( Odile Jacob).
«La médecine prédictive s’adresse non pas à des malades mais à des individus sains susceptibles de développer une maladie donnée» , souligne pour sa part le professeur Jean Dausset, Prix Nobel de physiologie et médecine en 1980, dont les travaux ont puissamment aidé à l’émergence de cette nouvelle et future médecine. «Ainsi définie, la médecine prédictive exclut les maladies déjà déclarées in utero, mais par contre peut détecter in utero un fœtus sain susceptible d’une affection qui n’apparaîtra qu’à l’adolescence ou à l’âge adulte. La médecine prédictive est essentiellement probabiliste. Elle ne peut que mesurer un risque sans jamais l’affirmer. À l’inverse de la médecine préventive, qui est souvent de masse ( comme la vaccination), la médecine prédictive est personnalisée.»
Les outils de la médecine prédictive
La médecine prédictive ne peut être dissociée des progrès majeurs accomplis dans l’étude de la cartographie du génome humain. La plupart de ces programmes de cartographie ont commencé au début des années 1990. «Ces programmes étaient à la fois destinés à défricher le terrain pour les chasseurs de gènes responsables de maladies génétiques et à établir l’assise sur laquelle se ferait le séquençage», explique le professeur Jean Weissenbach ( C.N.R.S., Généthon), l’un des grands spécialistes internationaux du séquençage du patrimoine génétique humain. «Les objectifs fixés pour la carte génétique sont atteints, voire dépassés. Elle comporte actuellement un total de près de dix mille marqueurs génétiques dont environ sept mille cinq cents sont des marqueurs de deuxième génération, hautement informatifs, de type microsatellites. La carte physique a aussi connu des progrès considérables ces dernières années. Le taux de couverture atteint par la carte la plus récemment publiée dépasse les 90 p. 100. On dispose également de collections de molécules hybrides radio-induites, récemment développées, qui sont très utiles pour intégrer les gènes aux cartes existantes [...]. Un certain optimisme laisse espérer que le génome pourrait être séquencé d’ici à l’an 2005.»
C’est dire s’il s’agit là d’un domaine en évolution constante dans lequel la recherche et l’application médicale sont étroitement associées. Cette situation particulière n’est pas étrangère à la somme des interrogations provoquées par l’utilisation médicale de ces techniques. Le Comité national d’éthique français, déjà cité, souligne fort justement que de grandes incertitudes demeurent sur la valeur des prévisions, sur la possibilité réelle de prévenir les maladies concernées, ainsi que sur le bénéfice pour l’individu et la société de cette forme de prévention. «L’expérience des campagnes de santé publique ( tabagisme, accidents de la route) montre clairement les difficultés à observer les mesures préventives préconisées lorsqu’il s’agit de modifier des comportements socialement valorisés, même lorsque la souffrance et la mort sont prévisibles», rappelle le Comité. «Ces problèmes pourraient devenir considérables en cas de multiplication des contraintes associées à la mise en évidence d’un nombre de plus en plus important de facteurs de susceptibilité génétiquement déterminés.»
En pratique, l’application des examens des caractéristiques génétiques d’un individu dans le cadre de la médecine prédictive comporte deux étapes essentielles. Il s’agit d’abord d’une identification de sujets présentant un risque accru. Il s’agit ensuite de l’application des mesures préventives aux sujets identifiés; elles reposent sur une surveillance médicale ou sur des stratégies thérapeutiques destinées à empêcher ou à freiner le développement du processus pathologique. Comment sélectionner les personnes présentant un risque plus élevé que la moyenne? La mise en œuvre des méthodes de dépistage génétique ne peut se faire qu’à partir d’un certain nombre de critères, comme la prévalence de l’affection que l’on souhaite prévenir, la sensibilité et la spécificité du test génétique. «Les examens des caractéristiques génétiques présentent une particularité essentielle sur laquelle il convient d’insister: les résultats qu’ils fournissent sont des données constitutionnelles, qui identifient l’individu sur le plan biologique et qui, au-delà de l’individu testé, concernent souvent l’ensemble de sa famille et sa future descendance», souligne le Comité national d’éthique. «En cela, ils diffèrent des examens habituels consistant en des analyses biologiques. Ils nécessitent que des précautions particulières soient prises, lors de leur prescription et de leur réalisation ainsi que lors de la communication des résultats. En particulier, la nature de l’information donnée aux intéressés est d’une importance essentielle.» Il faut d’abord s’intéresser au possible rôle des gènes dans les maladies. On distingue traditionnellement les maladies monogéniques de celles qui ne le sont pas. Les maladies monogéniques sont dues à des modifications structurelles siégeant au niveau d’un seul gène. Elles peuvent correspondre à des mutations autosomiques, c’est-à-dire siégeant sur un chromosome ne déterminant pas le sexe. Si elles sont dominantes ( la maladie s’exprimant lorsque l’anomalie est présente sur un seul des deux chromosomes), le risque de transmission du gène muté ( et donc de la maladie) d’un couple concerné à un enfant est de un sur deux. C’est le cas notamment de la polykystose rénale ( un cas sur mille naissances) ou de la maladie de Huntington ( un cas sur quinze mille naissances). Dans le cas des mutations autosomiques récessives, le gène muté n’a de conséquences pathologiques que lorsque les deux gènes homologues, hérités de chacun des parents, portent la mutation. Le risque pour un couple hétérozygote d’avoir un enfant atteint n’est plus que de un sur quatre. C’est le cas, par exemple, de la mucoviscidose ( un cas sur deux mille cinq cents naissances). À côté des maladies autosomiques existent celles qui sont dues à des mutations siégeant sur le chromosome X. Chez les personnes de sexe féminin ( possédant donc deux chromosomes X dans leur génome), la présence du gène muté est presque toujours compensée par la coexistence d’un gène sain. Pour autant, ces femmes sont dites «conductrices», car elles peuvent transmettre à leurs enfants le chromosome X porteur du gène muté. Chez les personnes de sexe masculin ( qui n’ont qu’un chromosome X), la maladie surviendra lorsque l’enfant a reçu de sa mère le chromosome ayant un gène muté. C’est le cas de la myopathie de Duchenne ( un cas sur sept mille naissances). On a, depuis peu, identifié certaines maladies qui sont dues à un nouveau type d’anomalies génétiques. Ces affections ont pour origine des perturbations très localisées dans l’enchaînement des nucléotides qui composent le patrimoine héréditaire, perturbations qui conduisent à des affections caractéristiques. C’est, par exemple, le retard mental lié à la fragilité du chromosome X, ou «syndrome de l’X fragile», la plus fréquente des causes de retard mental d’origine génétique ( un cas sur mille cinq cents naissances) ou encore de la myopathie de Steinert ( un cas sur cinq mille naissances). On sait par ailleurs que certaines maladies peuvent être la conséquence d’anomalies chromosomiques . Il peut s’agir d’une anomalie numérique affectant le stock chromosomique: son étude au microscope ( examen du caryotype) révèle ainsi les trisomies 21 ou 18, par exemple. Ailleurs, c’est d’une anomalie de la structure même du chromosome qu’il s’agit.
Pouvoir détecter ces anomalies chez l’embryon par l’analyse du caryotype fœtal conduit au diagnostic anténatal de ces affections, ce qui pose aux parents du futur enfant un redoutable problème de choix, encadré par une législation soucieuse d’éthique. Les choses se compliquent dans le cas des maladies multifactorielles . Beaucoup plus fréquentes que les précédentes, elles résultent non pas d’une seule mutation, mais de la combinaison défavorable d’un ensemble de facteurs internes ( dépendant de l’organisme même) et externes ( facteurs de l’environnement). On comprend donc que pour ces maladies la détermination de caractères génétiques ne peut évaluer que la probabilité d’un risque. On parle alors de «gènes de susceptibilité». «Dans tous les cas, on doit avoir recours à une stratégie indirecte de diagnostic adaptée à chaque maladie et, même, à chaque famille; stratégie qui exige une étude familiale préalable», expliquent les spécialistes du Comité national d’éthique. «Le balisage du segment de chromosome porteur du gène muté permet un diagnostic indirect grâce à des polymorphismes de l’ADN. Leur situation à proximité du gène, de part et d’autre ou même dans le gène, permet de suivre la transmission de ce gène au sein d’une famille. La mise en évidence d’un très grand nombre de polymorphismes de l’ADN ( microsatellites) facilite ces diagnostics.» Champ d’application actuel de la médecine prédictive
De plus en plus de spécialités médicales et de maladies sont aujourd’hui directement concernées par l’approche génétique. C’est, par exemple, le cas de la cardiologie en dépit du fait que cette discipline médicale a été plus lente que d’autres à intégrer les outils de la génétique moléculaire. «Ce sont les cardiomyopathies, et plus spécifiquement les cardiomyopathies hypertrophiques, qui ont ouvert la voie de ce que l’on appelle maintenant la cardiologie génétique», explique le professeur Ketty Schwartz ( I.N.S.E.R.M., unité 153, institut de myologie, groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière de Paris). «La cardiomyopathie hypertrophique ( C.M.H.) est caractérisée par une hypertrophie inexpliquée du ventricule gauche ou des deux ventricules et une désorganisation de l’architecture tissulaire. Environ 60 p. 100 des C.M.H. se transmettent selon un mode autosomique dominant. Cette affection se complique volontiers d’insuffisance cardiaque, mais le risque majeur en est la mort subite, qui atteint préférentiellement certaines familles. Les facteurs prédictifs de mauvais pronostic sont actuellement très grossiers. [...]. Quatre gènes morbides ont été identifiés. Une des retombées majeures de ces résultats génétiques est la découverte toute récente d’individus adultes porteurs sains ( entre 15 et 30 p. 100 selon le gène en cause dans notre expérience). Ces travaux constituent la première approche d’une évaluation pronostique fondée sur la localisation génétique.» Pour le professeur Pierre Corvol ( I.N.S.E.R.M., unité 36, Collège de France), plusieurs études suggèrent qu’environ 30 p. 100 de la variance de la pression artérielle ( dont la régulation est contrôlée par de nombreux mécanismes impliquant plusieurs lois génétiques et des facteurs d’environnement) est attribuable à des facteurs génétiques et 50 p. 100 à l’environnement, le reste dépendant de pratiques comportementales. Outre quelques cas, relativement rares, de défauts génétiques, plusieurs gènes de susceptibilité peuvent favoriser l’apparition d’une hypertension artérielle dans un environnement donné. «Pris isolément, ils ne sont ni nécessaires, ni suffisants pour déterminer la maladie, explique le professeur Corvol. L’exemple le plus clair d’un gène de susceptibilité pour l’hypertension artérielle humaine est celui du gène de l’angiotensinogène. Une liaison génétique a été trouvée dans plusieurs études entre le gène de l’angiotensinogène et l’hypertension artérielle familiale ou l’hypertension artérielle gravidique. Ce variant de l’angiotensinogène est sans doute la forme ancestrale du gène [...] qui permet une meilleure conservation du sel, et a pu constituer un avantage à l’origine de l’humanité où la quête pour le sel était cruciale.» Pour le professeur Corvol, ce même variant peut aujourd’hui favoriser le développement d’une hypertension dans une population ne modérant pas sa consommation en sel. «Des banques se sont constituées pour l’étude de l’hypertension artérielle et de nombreux gènes «candidats» ont été explorés, ajoute-t-il. Jusqu’à présent, seul le gène de l’angiotensinogène est clairement impliqué dans le déterminisme de l’hypertension essentielle. Grâce aux nombreux marqueurs génétiques informatifs répartis tout au long du génome, il est actuellement possible de rechercher une liaison génétique entre l’hypertension artérielle et un locus chromosomique en utilisant les techniques de clonage positionnel. La découverte des gènes de susceptibilité à l’hypertension et aux affections cardio-vasculaires suscitera de nouvelles questions: Quelle est leur importance dans le risque cardio-vasculaire d’une population donnée? Faut-il les dépister systématiquement? Peuvent-ils permettre des mesures préventives ou curatives? Comment diffuser l’information auprès des médecins et du public?» Chez les personnes en bonne santé, on peut établir des diagnostics pré symptomatiques de maladies dont le risque de survenue pour l’individu porteur de la caractéristique génétique est très élevé ( 100 p. 100 ou voisin de 100 p. 100). Du point de vue du Comité national d’éthique, il importe de distinguer les cas où une prévention est possible de ceux où elle ne l’est pas. D’autres diagnostics génétiques auront pour objectif d’évaluer le risque pour la descendance de l’individu testé. On établira encore des diagnostics probabilistes de prédisposition à une maladie grave afin d’évaluer chez un individu le risque de survenue de l’affection, en comparaison de ce risque dans la population générale, et en distinguant là encore les situations avec ou sans prévention possible.
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Le dimanche 8 décembre à 5h il y aura une épreuve sur se sujet.
Réviser bien, et bonne chance ( les absents ainsi que les tricheurs se feront attribués d’office la note zéro)
Le sujet de la semaine prochaine : L’angiohémophilie ou maladie de willebrand
Héhé ! G étais plus rapide bizzare ! ^_^)
C´est quoi cette logorhée ça arrive souvent?
mince alors lol jackass
Récit dans 2 heure sous le topic récit
Bon faut pas trop partir en Hors sujet...
faut continuer le jeu...^_^)
Fesse = tatouage
Ah !
Tatouages >> bikers Lol
tatouage = peau
Le Tibet oriental ( région de Tchamdo) est constitué d’un faisceau de vallées d’orientation méridienne empruntées par quelques-uns des grands fleuves asiatiques; ceux-ci s’enfoncent jusqu’à 1 000 m entre des lanières de hauts plateaux qui ont de 3 500 à 5 000 m d’altitude et qui sont dominés par des chaînes cristallines parallèles dépassant 6 000 m. Ainsi se succèdent, d’ouest en est, les vallées de la Salouen, du Mékong et du Yangzijiang que séparent les alignements des Nushan et des Ningqingshan. Si dans les fonds de vallées, abrités et plus arides, ne poussent guère que des savanes buissonneuses, les versants et massifs qui reçoivent les éclaboussures de la mousson d’été chinoise portent une riche végétation forestière où dominent chênes, cèdres et pins.
Le Tibet méridional correspond à la vallée du Yarlungzangbo ou Brahmapoutre supérieur, sillon tectonique qui s’ouvre à 3 500-4 000 m d’altitude entre les prodigieux reliefs des Gangdisi et de l’arc himalayen. Par sa position protégée et sa situation méridionale, la vallée du Yarlungzangbo jouit de conditions climatiques exceptionnelles compte tenu de l’altitude: Lhasa, la capitale, à 3 630 m d’altitude, est moins froid que Pékin en hiver ( moyenne de janvier: — 1 0C) et la température moyenne de juillet atteint 15 0C; la mousson indienne y apporte des pluies d’été, extrêmement variables d’une année à l’autre, mais dont le total n’est jamais inférieur à 500 millimètres.
Les hommes et le milieu
Le «Tibet utile» se limite traditionnellement à trois types de terroirs de valeur très inégale:
– les pâturages clairsemés ( thang ) de la partie méridionale et orientale du haut Tibet, que parcourent les éleveurs nomades qui font paître yacks et moutons et qui constituent moins de 20 p. 100 de la population du Tibet;
– les pâturages de montagne ( ’brog ) du nord de Lhasa et des monts Gangdisi, utilisés par un élevage transhumant en été à partir des vallées;
– les vallées et dépressions ( sgang ) , où sont établis les agriculteurs sédentaires, en particulier la vallée du Yarlungzangbo qui concentre près des trois quarts de la population sédentaire du Tibet.
La sévérité des conditions bioclimatiques limite étroitement les possibilités agricoles, et une variété d’orge qui résiste au froid ( tsingko ) , semée en avril-mai et récoltée en septembre, constitue la culture essentielle ( consommée sous forme de farine grillée, le tsamba ) , complétée par quelques variétés de légumes: oignons, pois, yuanken ( sorte de navet). Dans les vallées du Tibet oriental, plus chaudes, apparaissent toutefois le maïs, les millets, les cultures fruitières ( noix, pêches, abricots) et le riz, dont la culture s’est développée grâce aux colons chinois venus du Sichuan voisin.
Ce sont au total de bien maigres ressources, si bien que l’élevage prend une importance toute particulière. Activité exclusive des nomades des thang ou activité complémentaire ( élevage transhumant) des agriculteurs des vallées, cet élevage porte essentiellement sur deux espèces remarquablement adaptées au milieu tibétain: le mouton et surtout le yack; le yack, précieux animal de bât, fournit aussi du lait qui, transformé en beurre et consommé avec le thé ( importé en «briques» du Sichuan et dont la culture se développe au Tibet oriental), est avec le tsamba la base de l’alimentation des Tibétains. La chasse, pratiquée principalement par les pasteurs nomades ( yack sauvage ou brong , mulet sauvage ou kiang , antilopes), et quelques activités artisanales qui sont le fait des sédentaires ( tissage de la laine notamment) complètent ces ressources traditionnelles.
Les pâturages comme les terres cultivées étaient la propriété du dalai-lama, de la noblesse ecclésiastique et laïque, et des monastères. L’unité de base était constituée par le domaine seigneurial ou par celui d’un monastère, dont dépendaient plusieurs centaines de familles paysannes réparties en trois catégories: les tsaipa , travaillant sur les terres seigneuriales, pouvaient se voir concéder des parcelles pour leur propre compte et utilisaient éventuellement des paysans des catégories inférieures, les duitchung cultivaient des champs loués au seigneur et les langsun étaient dans la dépendance totale de leur maître.
Cette structure de type féodal, caractérisée par la toute-puissance du clergé lamaïque, s’est perpétuée jusqu’à l’intervention de la République populaire de Chine.
2. Histoire
Peu de pays ont une histoire aussi profondément conditionnée par la géographie que le Tibet. Cet énorme plateau, qui occupe le centre de l’Asie, offre des conditions de vie pénibles. L’agriculture est limitée aux vallées ( rong ) des grands fleuves, tandis que les parties plus hautes ( ’brog ) ne permettent que l’élevage. La population, faible en termes absolus, se concentre dans les rong ; elle est peu nombreuse et totalement ou partiellement nomade dans les ’brog . Ces conditions comportent des conséquences de plusieurs ordres. Avant tout, l’émiettement du pays, où chaque rong tend à former une unité territoriale. Cela est la règle presque absolue au Tibet oriental; seule dans le Tibet central l’existence de la grande vallée du gTsang-po ( Brahmapoutre) a permis de temps en temps la formation d’un pouvoir central.
Dès les origines, la structure sociale a été féodale; par la suite, une aristocratie monastique s’est ajoutée à la noblesse laïque, sans que soient profondément modifiées les conditions de vie du peuple. Cette aristocratie se recrutait presque exclusivement chez les cultivateurs des vallées; la société des pasteurs ne comprenait pas de nobles et n’était pas dirigée par une aristocratie. La prédominance économique et sociale des sédentaires est absolue; l’histoire du Tibet a été faite par les agriculteurs et non par les éleveurs.
L’altitude du pays, la rareté et la difficulté des voies d’accès ont contribué à préserver le Tibet de maintes invasions. D’un autre côté, le faible potentiel démographique n’a pas permis au pays de se livrer à l’expansion militaire; la seule mais très importante exception est la période monarchique ( VIIe-IXe s.), où l’impérialisme d’une envergure panasiatique a bénéficié d’un moment historique et de conditions internes exceptionnelles. Depuis la pénétration définitive du bouddhisme au XIe siècle, le Tibet est devenu objet, et non sujet, d’histoire. Il peut paraître singulier qu’un pays aussi pauvre ait fait l’objet d’invasions. Le motif en était qu’il servait de refuge à une religion, le bouddhisme, qui à diverses époques déploya une intense activité missionnaire au-dehors; plus tard, la position stratégique du Tibet au centre du continent y contribua aussi. La Chine au XVIIIe siècle établit son contrôle sur le Tibet pour empêcher que le dalai-lama, qui était aussi le chef spirituel des Mongols, ne tombât sous des influences hostiles. De même, aux environs de 1900, l’Angleterre intervint militairement pour éviter que l’influence russe ne s’y établît. Quand le Tibet se trouvait enserré entre des voisins en phase d’expansion, le but de ceux-ci n’était pas de le soumettre, mais d’empêcher les autres de le faire. Cette limitation d’intérêt sauvait l’autonomie interne du pays, mais pas son indépendance.
La monarchie
On ne connaît presque rien de la préhistoire du Tibet; l’archéologie en est encore à ses débuts, et les quelques trouvailles de l’Amdo et de Nyalam aux confins népalais sont trop minces pour qu’on puisse en tirer des conclusions. En ce qui concerne les légendes tibétaines des origines, les études critiques de ces dernières années permettent de tracer un tableau assez précis. Selon les anciens mythes, les habitants primitifs, issus de l’union d’un singe avec une ogresse des rochers, auraient reçu une organisation sociale et politique d’un être semi-divin, gNya’-khri-btsan-po, descendu du ciel au moyen d’une corde céleste. À ce fondateur mythique de la nation et de l’État vingt-sept rois auraient succédé jusqu’au commencement du VIIe siècle. En réalité, la légende concerne une petite principauté située dans la vallée de Yar-lung, dans le Tibet méridional. À la fin du Ve siècle, sa dynastie aurait été remplacée par une autre, originaire du Kong-po, ce qui amena la formation d’une confédération féodale comprenant la partie centrale du pays et gouvernée quatre générations plus tard par le roi gNam-ri-slon-btsan ( fin du VIe s.). Vainqueur d’une alliance des princes restés indépendants, il acheva l’unification du pays, qui avec lui entre dans la pleine lumière de l’histoire. La monarchie tibétaine avait à ses débuts une structure nettement féodale qu’elle conserva jusqu’à la fin, caractérisée par la prééminence du Grand Ministre, qui très souvent était le chef de la famille à laquelle appartenait la reine.
Srong-btsan-sgam-po ( env. 610-649), fils de gNam-ri-slon-btsan, fit entrer le Tibet dans le jeu des puissances de l’Asie centrale et en 634 noua pour la première fois des relations, d’abord amicales, avec la Chine. En partie sous l’influence chinoise, il donna à l’État tibétain une ébauche d’organisation centrale. Il bâtit une capitale, Lhasa, d’abord simple centre administratif, tandis que le roi continuait à se déplacer entre résidences d’été et d’hiver, dans une transhumance à caractère désormais sacral. On lui doit aussi l’élaboration d’une écriture, adaptée d’un alphabet indien; il y eut peut-être même quelques premiers contacts avec le bouddhisme indien et chinois. À sa mort, son œuvre fut continuée par son ministre mGar, qui en 654 procéda à un premier recensement ( mkhos ) de la population; après la conquête du royaume des Tuyuhun dans le Kukunor ( 663), il entama une politique d’expansion en Asie centrale. Ses fils continuèrent cette politique avec beaucoup de succès; en 670, les Tibétains achevaient la conquête du bassin du Tarim en remportant la grande victoire de Dafeichuan sur une armée chinoise. Toutefois, les mGar, qui jouaient le même rôle que les maires du palais sous les rois fainéants en France, ne purent maintenir leur position après la conquête chinoise de l’Asie centrale ( 692-694) et furent renversés par la noblesse, qui en 698 rétablit le pouvoir royal. L’expansion se poursuivit au siècle suivant, à l’aide d’une adroite diplomatie, qui parvint à conclure des alliances avec les Arabes du Turkestan et le royaume de Nan Zhao dans la Chine du Sud-Ouest. L’apogée de la monarchie se situe sous le règne de Khri-srong-Ide-brtsan ( 755-797), qui profita de l’écrasement des Chinois par les Arabes à la bataille de la rivière Talas en 751 et de la grande révolte de An Lushan pour arracher aux Chinois, en vingt-cinq ans de guerre, la plus grande partie du bassin du Tarim. De considérables portions de la Chine occidentale passèrent aussi sous la domination des Tibétains, qui en 763 s’emparèrent même pour un moment de la capitale chinoise Chang’an. Mais cette expansion finit par éveiller l’envie de ses voisins et amena la rupture avec le Nan Zhao ( 788) et les Arabes ( 789); l’essor de la puissance tibétaine était brisé et une sorte d’équilibre s’établit. À Khri-srong-Ide-brtsan sont dues deux mesures d’une importance capitale pour le développement de la civilisation tibétaine: la proclamation officielle du bouddhisme comme religion d’État ( 779) et l’adoption du bouddhisme indien après une discussion publique entre maîtres chinois et indiens ( 794?). En même temps fut mise en œuvre la traduction du canon bouddhique indien. Comme conséquence, le Tibet gravita pendant des siècles dans l’orbite culturelle ( mais non politique) de l’Inde.
Cependant, le développement de l’organisation politique n’allait pas de pair avec le progrès culturel; malgré le caractère sacré du roi, le pouvoir effectif était aux mains des ministres et de l’aristocratie, réunis deux fois par an dans des assises générales ( ’dun-ma ) . Pour trouver un appui en dehors de la noblesse et contre elle, les successeurs de Khri-srong-Ide-brtsan favorisèrent les missionnaires indiens du bouddhisme et les moines tibétains ordonnés par eux. Il s’ensuivit une tension croissante à l’intérieur, qui paralysa l’action militaire au-dehors; en 822, le Tibet dut signer un traité de paix définitif avec la Chine, dont le texte bilingue existe toujours, gravé sur une stèle à Lhasa. La sourde lutte entre le parti bouddhiste et la plupart des nobles, partisans de la vieille religion nationale, aboutit à l’assassinat du roi bouddhiste Ral-pa-can ( 815-838). Son frère Glang-dar-ma ( 838-842) entreprit une véritable persécution de la religion indienne, mais il périt assassiné par un moine. La monarchie ne put résister à ces secousses, une guerre de succession éclata et l’institution monarchique finit par s’écrouler. Les provinces d’Asie centrale et de Chine furent perdues. Le Tibet même fut divisé entre un grand nombre de principautés rivales et l’aristocratie triompha. Les descendants de l’ancienne dynastie ne purent se maintenir que dans les royaumes occidentaux de Gu-ge ( jusqu’en 1630) et du Ladakh ( jusqu’en 1841), ainsi que dans le domaine semi-autonome des chefs de Lha-rgya-ri ( jusqu’en 1959).
L’émiettement médiéval
La période qui s’étend de 850 à 1050 est fort obscure. On a peu de renseignements sur l’histoire politique. On est mieux informé sur les événements religieux. Le bouddhisme, persécuté et presque annihilé, reprit lentement pied dans le Tibet central, grâce à l’activité de Bla-chen-po ( 892-975) et de Klu-mes ( env. 950-1025); c’était toujours l’école bouddhiste du temps de Khri-srong-Ide-brtsan, celle dont les adeptes furent appelés plus tard les Anciens ( rNying-mapa). Une deuxième vague de pénétration se produisit au XIe siècle, puissamment soutenue par les rois de Gu-ge, qui espéraient peut-être étendre ainsi leur influence politique. Cet espoir fut déçu, mais la «deuxième diffusion de la Loi» eut une influence capitale sur les fondements mêmes de la vie politique du pays; dès lors, l’histoire du Tibet fut surtout l’histoire de l’église bouddhiste au Tibet. La plupart de ses écoles apparurent aux XIe et XIIe siècles, chacune d’elles étant organisée par de grands monastères, enrichis par de considérables donations de terre. Comme de droit, cette importance religieuse et économique croissante impliquait une influence politique. À côté de la noblesse, qui possédait de grands domaines, les monastères devinrent des centres de pouvoir, dont les nobles recherchaient l’alliance au cours de leurs querelles incessantes. Jusqu’en 1950, les deux pôles de l’histoire tibétaine furent l’aristocratie et les couvents.
pt1 encore trop tard
bikers = cambouis
G été encore plus rapide que toi pour une seconde fois ! Héhé ! ^_^)
Bikers = vélo
Les invasions musulmanes ont entraîné l’islamisation d’une partie de l’Himalaya occidental, notamment celle du Cachemire au XIVe siècle. Mais parallèlement, l’Himalaya central et le Bhoutan, protégés par leurs barrières montagneuses et par la frange forestière du Terai, servaient de refuge aux bouddhistes et aux hindous. Au Népal, cette migration n’a fait que renforcer une hindouisation déjà imposée par les Khasa.
Les pays himalayens forment désormais des principautés ou des groupes tribaux, sur lesquels des puissances voisines étendent tour à tour leur domination: l’empire des Grands Mogols domine le Cachemire ( XVIe-XVIIe siècle), les Gurkha conquièrent le Népal ( 1768). Finalement, les Anglais l’emportent au XIXe siècle, transformant l’Himalaya en un glacis de l’Empire des Indes, où se maintiennent deux protectorats, le Sikkim et le Bhoutan, et un Népal indépendant mais isolé.
Lors de l’indépendance de l’Inde ( 1947), les frontières établies par les Britanniques ont subsisté. Mais l’occupation du Tibet par la Chine ( 1950) a entraîné des contestations frontalières entre la Chine et l’Inde. D’autre part, la création du Pakistan a eu pour conséquence un partage de facto du Cachemire, partition qui est à l’origine de la tension persistante entre l’Union indienne et le Pakistan.
Aspects ethnographiques
L’ensemble des pays himalayens et transhimalayens était, en 1983, peuplé de plus de 20 millions d’individus qui se répartissent entre la République indienne ( 9 millions), le Pakistan ( 1,2 million), le Népal ( 10,7 millions), le Bhoutan ( 700 000?), le Tibet. La zone cishimalayenne au-dessous de 2 000 m est généralement la plus peuplée, le maximum de peuplement se situant entre 1 000 et 2 000 m d’altitude. La population est, en revanche, très clairsemée dans le Grand Himalaya et la zone transhimalayenne. Sauf dans l’Himalaya de l’Assam, les sols cultivables sont partout occupés et le surpeuplement est un problème grave pour lequel l’émigration apparaît actuellement comme l’unique solution.
Les paysans himalayens vivent, en général, dans des villages, exploitant des terres arables de fonds de vallées ou des versants aménagés en terrasses. Cependant, une forme ancienne d’habitat dispersé prévaut dans certaines régions du Népal et au Sikkim. Le cloisonnement topographique est peu favorable à la vie urbaine: celle-ci n’a pris un développement important que dans certaines capitales traditionnelles, Srinagar ( 531 094 hab. en 1981) au Cachemire, Katmandu ( 235 160 hab. en 1981) au Népal, et dans des stations d’altitude créées par les Britanniques, telles Simla dans la région de la Satlej et Darjiling au Bengale.
Du point de vue culturel, le monde himalayen se partage entre plusieurs grandes aires, qui peuvent s’imbriquer localement ( notamment au Népal, avec le bouddhisme et l’hindouisme):
– aire hindoue , du Pendjab au Sikkim, au-dessous de 2 500 mètres, où l’on parle principalement des dialectes pahari ( «montagnards») apparentés aux langues indo-aryennes, et parmi lesquels le népali seul a pris rang de langue officielle et écrite;
– aire musulmane , dans les régions occidentales, où la carte linguistique est plus hétérogène, avec des dialectes pahari ( versants méridionaux), le Kashmiri et les langues dardiques, langues composites, ainsi que le balti, dialecte tibétain.
– aire tibétaine , au peuplement mongoloïde, à religion bouddhiste lamaïque, où l’on parle différents dialectes tibétains: elle couvre généralement les hautes terres au-dessus de 3 000 mètres, mais peut descendre plus bas, notamment au Bhoutan.
– aire animiste , qui est celle des tribus mongoloïdes de l’Assam, parlant des langues du groupe tibéto-birman.
3. Exploitation des ressources
Persistance d’une économie traditionnelle
Les types d’économie de l’Himalaya sont d’une très grande variété; mais les traits écologiques fondamentaux dus à l’étagement et à la zonation des climats permettent de les classer en quelques grands systèmes.
L’agriculture itinérante domine l’Himalaya de l’Assam et se maintient sporadiquement au Népal oriental, au-dessous de 2 000 mètres.
Les systèmes agricoles à double récolte annuelle caractérisent les étages à climat chaud et tempéré, au-dessous de 2 500 mètres. Dans le Moyen Himalaya, du Sikkim au Cachemire, ce sont des systèmes qui rappellent ceux de la plaine indo-gangétique, avec des cultures kharif ou d’été, profitant des pluies de la mousson ( riz, maïs), et des cultures rabi ou d’hiver ( blé, orge, pommes de terre). L’importance prépondérante des cultures kharif , qui retiennent la main-d’œuvre en été, interdit généralement aux populations de pratiquer l’élevage transhumant. Cette forme d’économie agricole intensive trouve ses conditions optimales dans l’étage montagnard, entre 1 200 et 2 000 mètres, où le climat est plus sain qu’au-dessous de 1 000 mètres. Dans la zone transhimalayenne ( haut bassin de l’Indus), les oasis du Dardistan et du Baltistan, irriguées par l’eau des torrents, offrent une réplique de ce système en milieu aride.
Le système tibétain règne au-dessus de 3 000 mètres ( Tibet, Ladakh, hautes vallées cishimalayennes). L’enneigement hivernal ne permet qu’une seule récolte annuelle ( blé, orge, sarrasin, pommes de terre). L’élevage ( moutons, chèvres, yaks) prend une grande importance.
La vie pastorale est développée chez certaines tribus de l’Himalaya occidental, comme les Gujar du Cachemire, les Gaddi du Dhauladhar, qui nomadisent avec des troupeaux de moutons et de chèvres. Dans l’Himalaya central, des troupeaux sont confiés à des bergers sédentaires.
Ces formes d’économie constituent la base de la subsistance locale, mais elles n’excluent pas le commerce: vente de produits agricoles, de laine; achat d’épices, de sel, d’articles fabriqués. Les transports se font encore très largement par portage humain, mais aussi parfois par caravanes de chevaux dans le Moyen Himalaya. En revanche, dans les pays tibétains, où les étapes sont plus longues et le ravitaillement plus difficile, on utilise des caravanes de yaks, de moutons et de chèvres porteurs de bissacs. Dans les gros villages au-dessous de 2 000 mètres, le commerce se fait dans des bazars de type indien, où vivent des castes de commerçants; il n’en est pas de même en pays tibétain, où il n’existe guère de commerçants spécialisés, tout paysan ayant vocation de caravanier et de marchand.
L’économie moderne a déjà pénétré par de grandes routes transhimalayennes, notamment celles du Cachemire, de la vallée du Gange, des pays de la Satlej ( de Simla au Tibet), de Katmandu, du Sikkim. Les avions se posent sur plusieurs aéroports à l’intérieur de l’Himalaya. Néanmoins, les difficultés des communications sont telles qu’il paraît difficile d’arracher ces régions à l’économie de subsistance. Les ouvrages hydro-électriques ( comme le barrage de Bakra-Nangal sur la Satlej) fournissent de l’énergie à la plaine indo-gangétique plus qu’aux régions montagneuses; du reste, la formidable puissance d’alluvionnement des rivières abrégera la durée de leur utilisation. Dans ces conditions, l’industrie est condamnée à n’être qu’une poussière d’artisanats.
Exploration et alpinisme
Bien que l’Himalaya fût connu des Occidentaux depuis la campagne d’Alexandre, l’exploration géographique et le relevé cartographique n’ont guère commencé avant le XIXe siècle: le nom de sir George Éverest reste attaché à une œuvre cartographique imposante ( 1830-1843), tandis que des voyageurs nombreux entreprenaient une exploration scientifique qui se poursuit de nos jours.
Les tentatives, souvent dramatiques, pour la conquête des grands sommets commencent au XXe siècle, surtout après la Première Guerre mondiale. Entre les deux guerres, une série d’expéditions s’acharnent sans succès sur les plus hauts d’entre eux: l’Éverest ou Chomolungma, le K2 ou Chogori, le Kangchenjunga, le Nanga Parbat. Les porteurs et guides, recrutés surtout dans la tribu des Sherpa, payent un lourd tribut à cette conquête . Les ascensions victorieuses ne se réalisent qu’après la Seconde Guerre mondiale grâce au perfectionnement de la technique alpine, au progrès général des communications dans la montagne. L’Annapurna est vaincu en 1950 ( expédition française de Maurice Herzog), l’Éverest ( Hillary et Tenzing) et le Nanga Parbat ( expédition allemande de Karl Herrligkoffer et Hermann Buhl) en 1953, le K2 en 1954 ( expédition italienne d’Ardito Desio), le Kangchenjunga en 1955 ( Charles Evans).
L’Himalaya offre certainement de magnifiques perspectives au tourisme. Mais, en dehors d’un tourisme de grandes randonnées ( limité, parce qu’il s’apparente à l’alpinisme) et d’un courant régulier de pèlerinages ( sources du Gange), les voyageurs recherchent surtout la fraîcheur des stations d’altitude, principalement au Cachemire, en avril et en mai.
Ce sont des considérations stratégiques, instamment rappelées par le conflit sino-indien ( 1962), qui ont attiré l’attention sur les pays jusqu’alors négligés de l’Himalaya et incité les puissances dominantes à y faire de très lourds investissements, prélude d’une époque nouvelle.
Cambouis &?? C quoi ca ? o_O)