Frédérick avançait doucement dans cette grotte qui formait une sorte de couloir. Ses yeux s’étaient maintenant habitués à l’obscurité, mais il distinguait toujours une sorte de lumière provenant du fond de la grotte. Bientôt, il arriva au bout du couloir, la grotte formant une petite salle circulaire naturelle. Tout au fond, il y avait un énorme rocher, qui se distinguait des autres par une couleur différente, beaucoup plus pâle, presque blanche et surtout, c’était de lui qu’émanait cette lumière si étrange. Sur ce rocher étaient tracés toutes sortes de runes et de symboles, que Frédérick ne comprenait pas. Ces symboles étaient d’un bleu qui faisait surnaturel comparé au reste de la grotte et tranchaient sur le blanc du rocher. Intrigué, Frédérick observa le rocher sous toutes les coutures, sans rien trouver. Pas d’ouverture, pas de porte dissimulée, pas d’air qui s’infiltrait dans une fente.
Mais sans s’en rendre compte, en observant tous les recoins de la petite pièce, il avait suivi les contours d’un dessin dans le sol. C’était une étoile, presque invisible, et lui-même ne l’avait pas remarqué.
Lorsqu’il voulut ressortir, déçu de n’avoir rien trouvé, les symboles et le dessin s’illuminèrent tous, le faisant sursauter. Bientôt, la lumière devint trop éblouissante et il dut se couvrir les yeux. Lorsqu’il les rouvrit, une jeune femme était étendue dans la salle, sur le ventre, elle était encore inconsciente, mais semblait peu à peu revenir à elle. Le plus étonnant était que du haut de son dos, en symétrie parfaite, partait deux larges et grandes ailes blanches, d’un blanc parfait.
Frédérick, abasourdi, ne savait que faire. Lorsqu’il décida finalement de se rapprocher, la jeune femme revint doucement à elle. Elle observa sans bouger les parois de la grotte, puis son regard se posa sur Frédérick. Là, elle sursauta, bondit sur ses pieds et se recula contre le rocher, effrayée et repliant au maximum ses ailes comme pour les cacher.