Lucius arriva à réveiller ce petit monde, avec du mal, et sortit avec eux. En voyant les dégâts causés sur ce lieu, il valait mieux la quitter et se mettre en route pour dès ce soir. C´était ainsi qu´après avoir prit leurs affaires, nos amis reprirent la route vers leur destination. Lors de celle-ci, Lyude expliqua ce qui s´était passé et s´excusa. D´autres part, nos amis n´étaient pas complètement réveillé, et la marche semblait un peu longue. Cependant Yann dit alors:
- Bon, nous avons fait le plus gros du chemin.
- Que veux-tu dire? Demanda Loki.
- C´est simple, Loki. On est presque arrivés à Aralord, notre destination. Néanmoins, il nous faut traverser une mer assez turbulente, mais dès que cela sera fait , nous serons en terre sur les terres de cette ville et donc très proches de notre but.
- Juste une question... Comment s´y rendre? Car je doute qu´il y ait des navires qui nous y emmenènent là-bas. Demanda Hiryuu.
- Il doit y avoir un bâteau à vapeur pas très loin de la côte, je l´ai caché là-bas. Il suffira juste que nous ayons du bois et nous pourrons attendre le lieu facilement.
Cette idée était plutôt étrange, Yann avait déjà préparé l´embarquement, il avait ses raisons, mais cela était un peu trop parfait pour nos amis.
Pour une embarcation secrète, elle ne faisait pas dans le modeste, car elle ressemblait plus ou moins à l´un de ces bâteaux majestueux, bien que la taille était moins extravagante. La calle était spacieuse et possédait des lits. Hiryuu demanda donc ce que cela signifiait, et Yann répondit qu´il avait déjà prévu tout cela, car il savait que le voyage en mer serait plus long. C´était lui se chargerait de la navigation tout au long du voyage, et les vivres n´étaient pas non plus en manque. Cela semblait étrange, mais peut-être n´était-ce qu´un simple hasard. Au soir, ils n´étaient encore qu´à un bon dixième du parcours sur l´eau, et la fatigue se ressentait chez tout le monde.
Le groupe venait enfin de se séparer pour dormir et Frédérick sentait déjà que sa nuit ne se passerait pas sans heurts !
Depuis qu’il avait rejoint les rangs de ce groupe pour le moins hétéroclite, il n’en avait pas appris plus sur lui, et au contraire, de nouvelles questions étaient apparues.
Son rôle lui semblait prédéterminé, illusoire, et le fait qu’il ait été paralysé de douleurs lors de l’attaque contre Sybil par une femme maîtrisant le feu tout comme lui le mettait mal à l’aise…
Comme si une chose en lui voulait se souvenir, savait tout sur son passé mais qu’inconsciemment il rejetait cette vérité en bloc.
Lorsque ses yeux se fermèrent malgré ses questions sur lui-même, et surtout sans réponses, Frédérick sombra immédiatement pour un sommeil lourd et pâteux qu’il ne connaissait que trop bien… Un nouveau cauchemar allait le visiter cette nuit, même s’il faisait longtemps qu’il n’en avait plus eu.
L’endroit était sombre et ressemblait à une sorte de crypte, ou d’antichambre de sale de torture peut-être. Le sol rougit était poisseux de sang, la pierre nue ne pouvant plus l’absorber depuis bien longtemps déjà au vus des masses de liquides répandus partout, jusque projetés sur les murs de pierres de tailles en d’affreuses fresques et de constellations de gouttelettes cramoisies.
Frédérick se tenait là comme spectateur visiblement, et pour une fois il était conscient de son rêve. Il ne pouvait pas toucher les objets présents dans la salle, ses mains ayant passées à travers la lourde table de chêne agrémenté de chaînes qui occupait le centre de la pièce.
Cependant il ne pouvait pas non plus sortir hors de ses quatre murs, le rêve l’immobilisant s’il tentait de passer l’unique et épaisse porte blindée d’acier qui perçait un mur…
Alors que le jeune Homme analysait des instruments tranchants, pointus et étranges posés sur une petite table recouverte d’un chiffon blanc imbibé de sang croûté par le temps, il entendit des murmures puis des cris s’approcher de lui, arrivant par la porte unique de la pièce.
Frédérick : [qu’est ce qui va m’être montré comme abomination cette fois ? ]
Presque blasé par ses visions d’horreur, le paladin ne se sentait ni anxieux ni apeuré par ce qui allait se passer, ses rêves lui ayant ôté ses notions de dégoûts, désormais voir un homme mourir les tripes entre les mains ne le toucherait pas plus que de voir la naissance d’un enfant… les rêves sont parfois pires que tout, et Frédérick en était gavé.
Enfin la porte pivota sur elle-même, laissant entrer un homme en robe de bure assez sale, visiblement souillée de sang frais et aussi ancien. Les mains de l’individu étaient propres et blanches, presque trop fines et délicates pour un tel endroit, comme celles d’un chirurgien malade prêt à opérer dans les pires conditions !
Frédérick vit alors arriver un groupe de personnes portant les mêmes habits religieux, mais bien moins calmes que le premier qui semblait presque en méditation silencieuse. En effet, ces derniers transportaient, à 5, une affreuse carcasse humaine, une sorte d’écorché vif, les muscles au grand jour de la tête aux pieds, hurlant à la fois de douleurs et de rage… voir peut-être uniquement de rage !
Frédérick ne pu se retenir, il avait beau s’attendre à une scène violente, l’image de ces 5 personnes traînants par les pieds et poignets un corps envoyant du sang de toutes parts à chaque tentatives de débattements lui fit remonter le cœur. Il réussit toutefois à retenir sa nausée alors que la première personne commandait aux 5 autres de poser l’écorché sur la table de chêne et de l’y enchaîner !
Homme : C’est le plus prometteur de sa série d’essais, Messieurs je veux un traitement sans reproches pour lui, aussi appliquez-vous pour la suite… pince à écarter !
Un des assistants prit un instrument sur la petite table au drap blanc maculé de sang et le tendit à son chef. L’objet ressemblait à une série de lames posées sur des bras articulés, le tout munit d’une poignée et d’une gâchette…
Sans attendre, le premier homme enfonça les lames dans le ventre de l’écorché, appuyant visiblement de toutes ses forces sur la poignée de l’instrument. Avec un puissant coup de rein accompagné d’un souffle rauque, il réussit enfin à faire disparaître la partie inférieure de l’instrument dans la sangle abdominale de son sujet, puis actionna la gâchette…
Les bras articulés se détendirent alors, écartant dans un hurlement les muscles abdominaux du sujet, les 6 personnages commençant à y agiter leurs mains dans les cris ininterrompus de l’écorché…
Frédérick regardait la scène, incapable de bouger, comme si un millier de liens le retenaient d’agir ou d’échapper à ce spectacle, même ses paupières refusant de se fermer sur le sanglant spectacle.
Alors que « l’opération » continuait, la porte s’ouvrit une nouvelle fois, laissant passer une femme que Frédérick n’avait vue que de trop… Rose !
Rose : Pouah ! Quelle puanteur ! On ne me fera pas croire que c’est ici que réside le futur des soldats !
Homme : Pourtant c’est le cas ma chère Rose, et je dirais même que le projet ici présent sur cette table est une de nos plus belles future réussite !
Rose : Et il a quoi de plus que les autres ton tas de viandes qui hurle ?
Homme : Il maîtrisera la même technique que toi, mais sans avoir besoin de chimère !
Rose : Peuh ! Comme si un être créer pouvait seulement me faire concurrence. Tu vise bien trop haut, il ne sera bon qu’à servir de viande à canons !
Homme : Oui, c’est bien pour cela qu’il est créer, mourir à nos places sur les champs de batailles. D’ailleurs nous irons les tester sur un lieux où il y aura une guerre, n’importe laquelle pourvut qu’elle nous démontre la force de nos nouveaux jouets !
Alors qu’ils parlaient, l’écorché cessait de hurler, serrant ses dents à en éclater l’émaille, ses fers devenant lentement rouges et faisant grésiller les chairs de ses chevilles et poignets !
Homme : Quand je te parlais de ses pouvoirs… même dans cet état il tente de faire fondre ses chaînes… C’est le plus combatif des monstres que j’ais jamais créer !
Rose : Espérons pour toi que tu sache en garder le contrôle, je n’aime pas tes nouveaux jouets, ils ont trop de libre pensées.
Homme : C’est aussi grâce à leurs facultés de raisons qu’ils seront plus vicieux et cruels sur les champs de bataille ! Mais ne t’inquiète pas, de tels êtres ne seront jamais capables de se retourner contre nous, j’y ais pourvus !
Alors que l’Homme se retournait vers son sujet d’expérience, Frédérick se réveilla en bondissant presque à bas de sa couche !
La fin de son cauchemar l’avait propulsé hors de ce dernier, la terreur et la folie de la chose ayant agit comme des électrochocs mentaux pour lui permettre de se réveiller. Alors que l’Homme retournait à ses sanglantes occupations et que Rose s’en retournait, l’écorché avait desserré ses dents pour un ultime cris, qui avait provoqué le réveil immédiat du Frédérick jusqu’alors incapable de bouger.
En s’arc-boutant de convulsions, l’être sans peau avait laissé libre cour à sa puissance, un des sous-fifres de l’Homme étant devenu une torche humaine, transformé spontanément en tas de cendres alors que l’écorché le fixait de ses yeux jaunes et que son front saignait encore plus abondamment que le reste de son corps, une marque y étant apparue…
Ecorché : JE SUIS VIVANT ! !! ET MON NOM EST FREDERICK ! JE NE SERAIS PAS VOTRE JOUETTTTT ! !!!
Sur ces hurlements, l’ex-paladin s’était redressé sur son séant, en sueur, le corps baigné d’une surnaturelle chaleur…
( la deuxieme partie est de van, car il a des pb)
Le lendemain matin, le groupe totalement réveillé, monta jusqu´au pont et pu ainsi découvrir une masse de brume enveloppant les horizons, brouillant ainsi toute navigation dans un tel lieu. Cependant, Yann semblait avoir les choses en mains. Frédérick, dans son coin, avait des sueurs froides et s´était mis à l´écart du groupe. Sibyl et Loki scrutaient l´eau et les horizons, bien que ces derniers n´étaient pas des plus magnifiques. A côté de cela, on pouvait remarqué un Lucius plutôt malade, celui-ci avait le mal de mer et n´appréciait point du tout cette petite excursion sur l´eau. Lyude avait encore un peu mal à son épaule gauche, et était très embarrassée à propos de l´histoire avec ses deux congénères.
Hiryuu monta donc en dernier et se dirigea donc vers Yann.
- Alors capitaine, on en a encore pour combien de temps?
- Et bien, je dirais environ trois heures, si tout va bien.
Notre ami se retourna donc et regarda de gauche à droite pour connaître les activités de chacun. Il évita de s´approcher de Lucius et de Frédérick, qui n´étaient pas au plus haut de leurs formes. Les deux plus jeunes étaient très distants, pour on ne sait quelle raison. Le jeune homme s´approcha alors de l´ange et lui demanda:
- Alors pour ton épaule?
- Ca a l´air d´aller mieux. Tu sais combien de temps on va encore devoir attendre sur ce navire?
- D´après Yann, ce serait environ trois heures. Au fait, j´aimerais que tu répondes à quelques-unes de mes questions.
- Je t´écoutes.
- Tout d´abord, qui sont ces deux anges qui t´en veulent tant, et ensuite pourquoi es-tu venue sur terre?
Lyude fut d’abord embarrassée par cette question, qui était d’ailleurs tout à fait prévisible. L’Ange se décida finalement à répondre.
- Ah bien sûr... fit-elle avant de lui répondre, rassemblant les quelques souvenirs qui lui restaient.
Voilà, je vivais dans le Royaume Sacré des Anges, comme tu t’en doutes. commença-t-elle. Il y a 700 ans, un traître se souleva contre notre Dieu, Aïriel, et il m’enferma, je ne sais plus pourquoi. J’ai été libérée il y a peu par Frédérick, qui me sauva d’ailleurs par tout hasard. Voilà comment j’ai atterri ici.
Tu comprends, j’aimerais bien rentrer chez moi, mais je ne peux pas... Je crois que ma mémoire a été effacée par ce traître et je ne me souviens donc plus comment on va au Royaume des Anges depuis cette planète...
Quant aux deux Anges qui nous ont attaqués, ils sont au service de ce traître, et ils veulent profiter du fait que je suis amnésique pour me faire rallier à eux. Comme je ne veux pas, et bien ils veulent maintenant m’éliminer.
Son visage doux était empli de tristesse, comme à chaque fois qu’elle expliquait son triste sort.
- Je n’ai pas encore trouvé un moyen de retrouvé la mémoire... conclut-elle.
- Ah, euh... T´inquiètes pas, tout s´arrangera, y´a tellement de secret dans ce monde, tu trouveras bien un moyen d´y retourner ou de retrouver la mémoire.
- Merci... Au fait, j´aimerais moi aussi savoir quelque chose.
- Oui?
- Lorsqu´on était dans le marais, pourquoi tu n´as pas essayé d´employer tes attaques, comme dans le genre que tu as déployer contre Farel? Je suis sûre qu´on aurait pu s´en sortir plus rapidement si tu avais fait de même.
- Et bien en fait, à mon habitude, j´utilise ces techniques qu´en cas extrême. Or on en avait pas tellement besoin dans le marais.
- En y repensant, il y a...
Soudainement, un énorme cri retentit, étant insupportable aux oreilles de nos voyageurs. Ce son provenait de la mer, juste en dessous d´eux. Une grande masse noire d´environ vingt-cinq mètres de longueurs se positionnait sous le navire. Yann intervint alors et dit:
- Ce n´est rien, tant qu´on ne montre aucun signe d´hostilité, il ne nous attaquera pas, alors restez calmes s´il vous plaît.
La bête s´enfonça donc dans les profondeurs, laissant le navire et ses occupants, faisant plus de peur que de mal. Quelques heures plus tard, ils accostèrent donc sur une terre, encore plus brumeux que l´était leur voyage. Cependant, on pouvait apercevoir au loin une sorte de forteresse, ou plutôt de tour. Yann affirma que c´était la tour principale de la ville. Nos compagnons, proches du but, étaient un peu stressés de connaître ce qui pouvait bien se cacher dans un lieu pareil.
Les terres étaient recouvertes par de l´herbe, et la végétation semblait s´être beaucoup développée. Ce qui était bizarre lorsque l´on voit la couche épaisse de brouillard qui empêchait sûrement les rayons du soleil passer. Ce qui rendait le paysage encore plus étrange, c´était le silence, il régnait en maître en ces lieux, il n´y avait que le son de l´écume et des pas que l´on percevait. La suite du voyage n´allait pas non plus être gaie...
Durant la marche, le brouillard diminuait le champ de vision de nos amis, il leurs fallait donc rester proches les uns des autres pour ne pas se perdre bêtement. Au fur et à mesur qu´ils avançaient, le silence laissait sa place à un vacarme au loin. Ce bruit métallique semblait provenir de machins et les pas que l´on pouvait entendre, qui provenaient sûrement de quelques humains, étaient rythmés, mais plutôt monotones, comme s´ils étaient des zombies sans vie. Lorsque nos amis rencontrèrent quelques vivants de la contrée, ceux-là firent comme s´ils n´existaient pas et continuèrent leur pathétique train de vie habituel.
Cependant, plus ils approchèrent de la ville fantôme, plus la brume se dissipait, comme si celle-ci l´enveloppait pour la cacher de visiteurs un peu trop curieux. Le groupe arriva donc enfin aux limites de la villes et purent constater l´immensité d´Aralord. Cette dernière était gigantesque, elle devait être deux fois plus grande que la capitale du Royaume de Troya. Le brouhaha s´était intensifié d´avantage depuis l´arrivée, et on pouvait distinguer les roulements des engrenages de quelques machines par-ci par-là. Les habitations et autres bâtiments étaient construits en métaux, bizarrement. Les habitants étaient, néanmoins, bien plus actifs que ceux de la périphérie, bien que leur sens de l´hospitalité passait à travers. On distinguait aussi que la présence de " l´armée" était très grande, de l´extérieur de la ville, on pouvait voir beaucoup de personne en uniforme.
Cette ville était bizarre, à ce que l´on pouvait voir, la ville était bien plus développée que les villes classiques que l´on rencontrait dans les autres royaumes. Des gardes postés à l´entrée, ne firent rien pour entraver la route de nos compagnons, et restèrent immobile face à eux. Ils semblaient fatigués, ou du moins flegmatique, dans un sens. C´était alors que nos amis entrèrent péniblement dans cette métropole mystique, où s´emmanait une énergie puissante et effrayante.
Tout comme les gardes, les habitants n´agirent même pas alors que nos amis pénétraient dans leurs territoires. La population se déplaçait, comme le ferait un tout autre peuple, mais d´une façon si monotone. On aurait dit qu´ils ressemblaient à des morts vivants, qui n´avaient aucune émotion. C´était triste, mais surtout étrange et effrayant, car pour pouvoir soumettre tant de personne à une telle fatalité, il fallait soit avoir une technologie qui surpasse le monde, soit une force magique d´une puissance inimaginable. Mais la vérité allait bientôt être dévoilée, ou du moins celle que de certaines personnes, aux intentions plus que morbides. On pouvait rencontrer quelques places vides de personnes, des ruelles où la fréquentation était inexistante, on ne voyait que des marchands, des clients et des travailleurs, ainsi que des personnes armées, vivant avec une sorte d´automatisme. Plus nos amis s´enfonçaient dans ce lieu, plus ils ressentaient un sentiment de dégoût les envahir. C´était pourquoi, dans l´une de ces places vides, le groupe s´arrêta pour discuter.
- Alors c´est ça ta fameuse ville... On dirait plus un ville fantôme qu´autre chose, Yann. Dit Hiryuu.
- Y´a pas que ça qui est étrange, le fait qu´on nous laisse passer, comme si on était comme ces zombies, ne me dit rien qui vaille. Ajouta Loki.
- Vous n´avez encore rien vu... Cette ville, Aralord, regorge de ce genre de supplice, son dirigeant tente de soumettre tous les humains de notre monde à une telle destinée, c´est pourquoi j´avais besoin de vous mes amis. Nous devons l´arrêter maintenant, vous comprenez, non?
- Ca paraît si facile quand tu le dis... Mais ça en reste étrange. Ajouta Fred.
Sibyl et Lyude restaient silencieuse devant ce désastre, alors que Lucius semblait être relativement soucieux...
Cependant, le calme qui y régnait n´aller pas s´éterniser. Les gardes avaient laissé passer nos amis, mais c´était en fait pour mieux les piéger. Cette place était le carrefour de trois avenues et de chacune d´elle une troupe de sept soldats, très organisés, en venait afin d´encercler nos amis. Lorsqu´ils comprirent cela, le groupe tenta alors une escapade, en forçant l´une des troupes et en s´enfuyant ainsi. Cependant, avant même qu´ils ne purent s´exécuter, ils aperçurent des renforts en arrière. Même en vaincant une première troupe, la seconde les auraient trop ralenti, et ils se feraient rattraper rapidement. C´était une situation sans issue, à moins que chacun sache voler, or, ce n´était pas le cas. Mais de toute façon, même si c´était le cas, quelques archers les auraient abbatus avec simplicité. Nos amis avaient vraiment commis une faute grave, entrer chez l´ennemi, en baissant sa garde, par le comportement de ces personnes.
- On s´est avoir comme des rats. Affirma alors Fred.
- Ouais, mais maintenant, qu´est-ce qu´on fait? Demanda alors Loki.
- Si nous attaquons, nous nous ferons sûrement abattre, il vaut mieux essayer par la voix diplômatique.
- Quoi?! C´est toi qui nous amène ici, en disant qu´il faut arrêter les agissements de leurs dirigeants, et tu veux qu´on se rende ici même? A croire que t´es dingue. Répliqua Fred.
- En effet, cet homme est fou. Reprit une voix alors inconnu.
C´était en fait une sorte de major, un haut gradé dans la hiérarchie, qui s´était avancé et qui vint à eux, d´un air plutôt pacifiste.
- Je vous prierais de jeter vos armes et de vous éloigner de cet homme, nous devons le ramener là où il était, dans un asile.
La première impression qu´eût le groupe, était l´étonnement bien sûr, mais au fur et à mesure, chacune de leurs impressions prirent une tournure logique: Cette prophétie, qui parle d´héros qui viendrait sauver le monde, un lieu mystique, un voyage un peu trop organisé pour être clandestin, tout cela sonnait un peu faux dans leurs têtes. Mais brusquement, Yann,semblant rempli de rage, commença par dégainer sa grosse épée pour ensuite assaillir cet officier. Ce dernier esquiva avec finesse, désarma son assaillant et l´immobilisa en le plaquant au sol. Quelques soldats le ligotèrent alors et l´emmenèrent. Ce major vint alors à la rencontre de nos amis, comme si de rien n´était.
- Je vous prie de nous excuser pour ce malentendu, mais cet homme s´était enfui de notre hopital et, ayant fait quelques grabuges, s´est enfui de notre cité pour ensuite vous embobiner et essayer d´exterminer notre grand roi, d´après ce que je peux constater.
- Attendez, vous nous affirmez donc que tout ce que Yann a raconté à propos de vous et d´une prophétie était un mensonge de toute pièce, pour essayer de vous anéantir c´est cela? Bien que ça peut paraître évident, pourquoi nous? Demanda alors Hiryuu, légèrement dépasser par les évènements.
- C´est vrai... Notre cité et ses dirigeants sommes très impliqués dans le monde, et ainsi, il a du entendre parler de vous d´une façon ou d´une autre. Ou sinon, il vous a choisi par hasard. Je ne vois pas d´autres explications. Je vous prie de m´excuser, mais le devoir m´appelle. Nous n´avons rien contre vous, au contraire, notre " grand patron" voudrait vous voir, afin d´expliquer un peu tout cela. Faites comme chez vous, vous êtes la bienvenue dans notre modeste ville, Aralord.
Sur ce, le major se retira alors tout comme les autres soldats. C´était hallucinant pour nos amis, ils s´étaient fait embobiner par Yann comme des idiots, leurs naïvetés leurs auraient sûrement coûté la vie. Cependant, cette intervention semblait trop parfaite, mais peut-être qu´il avait prévu cela, avant même qu´ils ne purent entrer dans la ville. Soudainement les habitants entrèrent donc dans la place en saluant nos amis, c´était comme si tout avait été mis en scène pour piéger Yann. Le comportement de cette ville semblait alors normal. C´était étrange certes, mais cela devait être normal, pour une ville qui influencerait dans tout le monde entier.
Le groupe voulut alors être en paix pour réfléchir à tout ce manège, et tout ce trouble qu´avait crée Yann. Ils trouvèrent alors un lieu calme dans un parc non loin, et s´y reposèrent quelques instants...
Fredérick avait désormais du mal à se contenir, il venait de se prendre une claque, on l´avait roulé et abusé de sa crédulité, meme si la " quéte" lui avait semblée tordue, étrange, il s´y était joint, pour se retrouvé entubé comme une idiot ( si vous m´en pardonnez l´expression).
Frédérick: J´ais encore du mal à croire que Yann ne soit au final qu´un menteur et un fou... Enfin meme si parfois il me semblait complétement à l´Ouest, il nous conaissait trop bien, sans nous avoir rencontré, il nous avait parlé de nous meme, il m´avait dit que j´étais à la recherche de mon passé alors que je ne l´avais encore jamais croisé... et puis rester ici à attendre de passer devant leur " Roi", ca me met les nerfs en pelotes!
Lucius: Le chien de guerre a raison, cette ville, toute la région... meme si Yann est vraiment fou à lier, il se passe tout de même des choses ici, des choses du genre que l´on n´aimerait pas connaitre, je le sens.
Frédérick: Le " Chien de Guerre" t´emmerde, Vampire! Par contre c´est vrai que cet endroit est trop étrange pour être honnéte, entre ce que nous a dit Yann et la version du militaire, je crois qu´il nous faut choisir un juste milieu et se méfier des deux.
- On pourrait... Mais qui croire dans ce cas là? On devrait plutôt oublier, ou du moins garder ça pour plus tard. On a quartier libre pour l´instant, ils viendront sûrement nous chercher, vu qu´ils ont été capable de faire ce magnifique piège. Affirma Hiryuu.
Il était septique, mais ce genre d´évènement pouvait arriver tous les jours. En réalité, il s´était déjà fait à l´idée que l´un d´eux les trahissent, par expérience, qu´il ne préféra rien dévoiler. Le plus important était de prévoir ce qui allait se passer, et si possible d´en sortir intact. Cependant, maintenant, la confiance que chacun portait aux autres venaient d´être bafouée par tout cela.
Lyude quant à elle, avait un instant déployé ses larges ailes pour aller s’asseoir sur une branche haute d’un grand arbre au pied duquel s’était installé le groupe.
Adossée contre le tronc et une jambe pendante dans le vide, elle surveillait les alentours tout en prêtant une oreille attentive à la conversation de Frédérick, Lucius et Hiryuu.
- Franchement, je ne crois pas que Yann nous ait embobinés pour un simple délire personnel. déclara finalement l’Ange. Certes il n’avait peut-être pas toujours les pieds sur terre et sa quête paraissait démentielle, mais il nous connaissait trop bien pour nous avoir choisis au hasard. Comment il pouvait savoir que je vous cachais le fait d’être...un Ange, hein ?
- Bonne question, en effet. ajouta Frédérick.
- Je ne crois pas qu’un fou se renseigne sur les détails des vies de ses « victimes ».
- Etre un Ange, ce n’est pas un détail. répliqua Lucius.
- Oui bien sûr, mais je ne l’avais jamais rencontré, moi ; alors je ne vois pas d’explication possible.
- T’aurais du lui demander. reprit Lucius.
- Je voulais le faire, mais maintenant qu’il a été emprisonné c’est un peu tard. Et puis, je ne sais pas pour vous, mais moi il ne me plaît pas du tout ce major. conlut-elle.
Le silence s´imposa alors, laissant à chacun un moment de répit, pour oublier un peu tout cela et se reposer quelques minutes. Quelques instants plus tard, une troupe vint alors à eux, leurs demandant de les suivre, jusqu´au palais. Le même effet se produisit alors, l´itinéraire choisi par ces soldats comprenaient des grandes avenus vides de personnes, comme si l´armée, en ce lieu, était toute puissante. Après quelques minutes de marches, ils arrivèrent donc aux portes du palais, qui s´imposait au centre même de la ville. Celles-ci s´ouvrirent, et nos amis s´y engouffrèrent alors. L´endroit était spacieux, avec des décorations de toute sorte, comme un palais " normal". Cependant, l´énergie qui s´en dégageait était anormalement perceptible, il y avait quelque chose de puissant, bien plus que dehors. Ils eurent à traverser quelques salles pour arriver dans une sorte d´ascenseur, une plate-forme marchant par la magie. Ils montèrent donc à l´étage supérieur, pour arriver à une sorte de grande salle de salon.
On pouvait constater une très imposante table au centre de celle-ci, ainsi qu´une multitude de chaises, très décorées et fabriquées avec habileté, tout comme son assortiment. Il y avait, au plafond, une peinture, dans laquelle, on voyait deux anges, l´un masculin et l´autre féminin se tendant la main, mais aussi un magnifique lustre de cristal. Il y avait aussi plein de tableaux à thèmes religieux, mais aussi assez morbides, comme la mort, la maladie, la sorcellerie. Tout au bout de cette salle, une porte s´ouvrit, et un grand homme en sortit. Ses cheveux longs et rouges, sa carrure imposante, son visage sévère lui donnait un air éffrayant. Celui-ci était habillé d´une armure noire et dorée. Elle était imposante et inspirait le pouvoir et la force. Ceci prouvait donc l´importante place de ce personnage dans la hiérarchie. Sous cete masse de métal, il portait une tunique bleue, avec des signes inscrites par le tissu doré ou rouge. Il semblait roi, mais l´impression donné était différente, bien qu´elle n´était pas distinguable.
- Vous êtes donc ces étrangers. Asseyez-vous donc, j´aimerais mettre tout ce malentendu au clair.
Les soldats étaient restés dans la salle, les armes à la main, prévenant toute offensive de nos amis, qui durent s´asseoir, bien que l´envie de frapper leur hôte se faisait savoir. Il avait un air hautain, dans la manière dont il parlait, il semblait faire en sorte de se sentir supérieur.
- Je me nomme Verlaim Van Virtum, je vous ai convoqué pour vous expliquer votre situation. Yann De Cross s´était échapper de notre hôpital, où il se faisait soigner. Il a réussit à nous voler quelques documents officiels. Il était aussi condamné à vie, mais sa folie était telle que nous ne pouvions mettre un tel esprit maléfique dans nos prisons. D´après nos enquêteurs, il vous a demandé votre aide afin de se venger tout en créant une histoire futile. Cependant, maintenant que vous êtes ici, nous ne pouvons vous laisser partir à si bon compte. Nos intentions ne sont nullement néfastes. Néanmoins, nous aurions besoin de l´aide de vous tous, enfin presque.
- Que dites-vous par aide? Demanda Hiryuu.
- Quelques choses que nous voulons vérifier. Nous vous offrons l´hospitalité pendant ce temps, soyez-en donc heureux. Sur ce, je laisse donc ma place à notre grand fondateur, qui se fera un plaisir de se présenter de lui-même.
La dernière phrase fut surprenante, cet orgueilleux personnage n´était donc point celui qui avait toutes les clés en main, bien qu´il le paraissait. La porte s´ouvrit alors une seconde foois, laissant, cette fois-ci entrer le fondateur...
Bref, vais devoir reposter jcrois ( demain donc)
bon today plutot ( croise les doigts pour ke jen ai le courage)
Un jeune homme entra alors par cette fameuse porte... Celui-ci avait les cheveux blancs légèrement longs pour un homme, son visage reflétait une jeunesse éclatante, ainsi qu´un air malicieux. A l´inverse de son subordonné, il était habillé comme un vagabond, ou du moins, des vêtements plutôt étrange, de couleurs assez sombres, le tout peu chic, mais en bon état. Il mesurait autant qu´Hiryuu, environ, et se présenta donc.
- Je suis désoké de vous avoir fait attendre, on me nomme " Veilior", je suis le dirigeant de cette modeste contrée. Vous êtes la bienvenue dans notre ville. Mon ami, ici présent, a dû vous conter le plus important. Cependant, nous préférerions ne pas devenir un parc touristique, c´est pourquoi, lorsque vous serez prêts, j´aimerais que vous partiez. Ne vous pressez pas, je sais que ça a pu être assez choquant d´entendre tant de chose en si peu de temps. C´est pourquoi, vous pouvez, évidement, rester un moment. Si vous avez des questions, je peux vous répondre.
Le silence se fit alors entendre, jusqu´au moment où Hiryuu prit la parole, à son tour.
- Pourquoi tenez-vous à rester dans le secret? Et, qu´est-ce que vous pouvez bien réaliser, dans un lieu si isolé du monde?
- Notre peuple a toujours vécu en paix, et j´aimerais que tout cela reste ainsi jusqu´à la fin des temps. Pour ce qui est de nos faits, nous ne faisons rien de particulier, à part vivre, et bien sûr, éviter les troubles. Encore des questions?
Cette fois-ci personne n´interpela, et chacun se tût. Veilior reprit donc la parole.
- Ainsi se termine notre conversation. Nous vous avons préparer des chambres pour votre séjour, afin de nous faire pardonner de tous ces maux. Nous allons donc vous y conduire. Quant à moi, j´ai à faire. Au revoir.
Les troupes se rapprochèrent donc de nos amis, leurs faisant signe de les suivre, un par un. Cependant, en arrière Lyude fut arrêtée et un soldat la fit patienter dans cette même salle, alors que nos amis se dirigeaient dans la partie ouest du palais, où étaient leurs chambres. Quelques instants après, ils arrivèrent à un salon, très chic, avec de quoi se reposer, ainsi que quelques portes, qui menaient aux chambres, très bien meublés d´ailleurs. Dans cette pièce, les soldats laissèrent nos amis, avec leurs affaires. A cette instant, ils découvrirent que Lyude n´était pas avec eux, étant trop tendu par la présence de ces personnes armées pour faire attention à leur coéquipière.
L´ange était restée avec l´être qui régnait en ces lieux, par la demande de celui-ci. Il s´approchade celle-ci et commença à dialoguer avec elle.
- Je suis désolé de vous éloigner de vos amis, mais je voudrais vous parler.
Lyude ne répondit pas, ou du moins, préféra le laisser continuer, intimidée par cette personne.
- Je n´ai pu que constater votre beauté pendant notre courte entrevue. J´aimerais que vous restez encore un peu pour faire connaissance. Il y a tant de choses que je voudrais vous demander, et tant de choses que je voudrais que vous fassiez pour moi. Je peux vous paraître bizarre, mais je vois en vous, un très grand espoir pour ce monde. Je n´ai pas beaucoup de temps à vous donner, mais j´aimerais que vous réfléchissez à ma proposition... Celle de rester avec moi pendant toute votre vie. Je saurais vous restaurer, vous donner, tout ce dont vous souhaiterez. Sur ce je vous laisse... j´espère une réponse positive, ma chère envoyée des cieux.
Veilior sortit par la même porte par laquelle il était entré, sans laisser la moindre chance de réponse à Lyude. Cette proposition était louche, comme les dernières paroles de celui-ci. Il avait conscience de la nature de notre amie, il semblait la connaître, alors qu´il ne l´avait jamais vu auparavant.
Veilior avait laissé Lyude seule, ainsi pouvait-elle réfléchir à tout loisir. Alors que l’Ange restait immobile, des soldats firent leur apparition et la conduisirent vers ses appartements.
- Voici votre chambre. déclara sèchement l’un d’eux en lui faisant signe d’entrer.
- Excusez moi, pourquoi ne suis-je pas dans la même partie que mes compagnons? tenta Lyude une fois à l’intérieur.
Elle avait effectivement vu ses compagnons être entraînés dans la partie opposée.
Mais déjà le garde refermait la porte, sans répondre. Lyude alla vers la porte et tenta de l’ouvrir, sans succès.
- C’est bien ce que je me disais... ![]()
Elle s’assit sur le rebord du lit et observa sa chambre. La pièce était richement décorée, comme tout le reste du bâtiment, tout était très confortable et dans un style très chic.
- Il est clair que je n’ai pas à me plaindre du cadre. sourpira-t-elle.
L’Ange enleva alors sa cape et étira ses grandes ailes blanches, en baillant. Ce Veilior et sa proposition l’intriguaient plus que tout et elle ne pouvait s’empêcher d’y réfléchir.
- Pff un très grand espoir pour ce monde? Moi? J’en ai surtout marre que tout le monde en sache plus sur moi que moi-même. -____- marmonna-t-elle en se rasseyant.
La proposition faite paraissait très louche et Lyude désirait savoir ce que cela cachait.
- Il y a sûrement un piège là derrière, mais si j’accepte je pourrais peut-être recueillir des informations précieuses pour le groupe... Roh si seulement je pouvais les concerter!
Lyude eut alors l’idée d’aller les voir. Alors que la nuit était tombée, Lyude, qui n’avait pas dormi ou juste somnolé, s’approcha d’une des fenêtres et tenta de l’ouvrir.
Sans succès. Toutes les issues étaient bouchées.
- Il faut que je trouve un moyen de sortir d’ici!