N´yant pas d´inspiration, je vous met ma dernière création.
Attention, ceci n´est pas une parodie et n´rien a voir avec ff7
Cette légende débute en Grèce antique, sur le mont Olympe, royaume de Zeus, le roi des dieux. Celui-ci décida, suite à un cataclysme d’envoyer Eonis, un jeune pêcheur, à la recherche de la graine sacrée pour régénérer le monde. Eonis avait pour seul indice une phrase mystérieuse :
« Rends toi là où la mer et la terre se confondent avec le ciel pour créer l’azur »
Eonis partit avec son bateau, le Dhrall, sur la mer méditerranée en direction de l’ouest. Le voyage vit défiler des montagnes recouvertes de forêts, de côtes arides, de plaines où des chevaux sauvages broutaient et le temps s’écoula lentement au fil des jours.
Un matin, à l’approche d’une île habitée, il décida d’y faire escale et de se renseigner sur la phrase mystérieuse. Les habitants interloqués ne savaient que répondre, il eut droit à des :
« Je ne sais pas ! Quoi ? » Ou encore « Je ne comprends pas ».
A la fin de la journée, épuisé par ses recherches infructueuses, il retourna à bord de son bateau. Au cours de la nuit un événement terrible se produisit, une tempête destructrice ravagea le village. Quand Eonis revint à terre le lendemain matin, le village était dévasté, les habitations détruites, les arbres morts recouverts d’une substance noire et visqueuse. Eonis devait se presser sinon le monde serait bientôt détruit : c’était un autre avertissement. Il repartit sur son vaisseau en continuant à se demander où il trouverait cette terre et ce ciel bleu. Après quelques jours de navigation, il arriva en vue d’une magnifique plage de galets blancs bordée de collines où se mêlaient pins et oliviers. La mer était d’un bleu profond et se confondait avec le ciel qui se reflétait sur la plage. Peut être était-ce la terre bleue ? Il décida d’accoster. Une fois à terre il regarda le ciel : le soleil était omniprésent ; il n’y avait pas un seul nuage à l’horizon. Il se tourna et aperçut des fleurs de différentes sortes. Elles étaient splendides, dégageaient des parfums enivrants, et formaient un tapis multicolore. C’était comme le paradis. En se tournant Eonis aperçut un animal se reposant au soleil. Il s’en approcha doucement pour ne pas l’effrayer, le caressa : il ne bougeait toujours pas. Brusquement, il se leva et alla sous un olivier. Eonis le rejoignit puis il s’allongea sous l’olivier et regarda le paysage. La mer était d’un bleu merveilleusement clair. De temps à autre, un poisson argenté sortait de l’eau. Le spectacle était magnifique, le soleil en se reflétant sur leurs écailles faisait miroiter les gouttelettes d’eau qui illuminaient le ciel d’azur de reflets irisés. Eonis finit par s’endormir. A son réveil, il aperçut l’animal qu’il avait rencontré au bas des collines. Eonis se dirigea vers les collines verdoyantes et s’enfonça dans la végétation en espérant retrouver cette bête. L’animal avait disparu, le sous-bois devenait de plus en plus dense. Des ronces ralentissaient son avance. Après de longues heures de marche il s’aperçut que la forêt était un vrai labyrinthe et qu’il était perdu. La nuit approchait, Eonis se dit qu’il reprendrait ses recherches le lendemain, qu’il devait trouver un abri pour la nuit. En avançant, il aperçut une vaste clairière. Il décida d’y passer la nuit.
Quelques heures plus tard, un grondement, suivi d’une brève secousse le réveilla, mais il se rendormit aussitôt.
Le matin, à son réveil, il reprit sa marche. Il vit venir à sa rencontre un paysan apeuré, implorant de l’aide et suppliant les dieux de sauver sa famille. Eonis lui demanda quel était son problème. Le paysan lui expliqua que son village avait été détruit au cours de la nuit par un séisme. Eonis lui demanda de le mener à son village. Plus il avançait, plus le paysage devenait lugubre : des brèches, des fissures et des crevasses se dessinaient entre les arbres déracinés. Arrivé au village, il constata l’ampleur des dégâts. Le village était ravagé. Le paysan le mena à sa demeure. La maisonnette se trouvait en équilibre au bord d’une gigantesque crevasse. De sinistres craquements émanaient de la maisonnette, accompagnés des hurlements de terreur de la femme du paysan. Notre héros se précipita à l’intérieur. Un petit enfant le visage ravagé par les larmes lui dit en pleurant que sa maman était bloquée sous une poutre. En entrant dans la maison, Eonis aperçut une femme grande et brune. Elle portait une tunique noircie et salie par les débris de la maison. Elle était coincée sous une poutre en bois, et appelait à l’aide. Une autre poutre s’effondra à coté d’Eonis. Il la prit et s’en servi comme levier pour délivrer la paysanne. Il la mena dehors au moment où la maison disparaissait dans la crevasse. Le nouvel ami de notre héros était heureux qu’il ait sauvé sa famille et il lui demanda ce qu’il pouvait faire pour lui, Eonis lui répondit qu’il cherchait la graine des dieux et l’interrogea pour savoir s’il en avait déjà entendu parler. Annias, son nouvel ami, lui répondit qu’enfant, son grand-père lui avait raconté une ancienne légende qui disait que dans la montagne se trouve la route de la renaissance. Pour le remercier d’avoir sauvé sa femme, le paysan lui proposa de l’héberger dans la cabane qu’il possédait dans la montagne. Eonis offrit quelques provisions à partager avant le départ. Après s’être restauré, ils se mirent en route vers les montagnes. A quelques heures de route, ils aperçurent un mur imposant qui leur barrait le chemin. Annias dit :
« Il n’y avait pas de mur avant ».
Soudain le mur commença à s’écrouler, laissant apparaître une lumière éblouissante. Ils avancèrent et, après avoir passé la porte de lumière, se retrouvèrent dans une plaine qui s’étendait à perte de vue d’un côté et était arrêtée par la mer de l’autre côté. Ils étaient étonnés par cette soudaine téléportation et décidèrent de s’arrêter à cet endroit pour se reposer. Eonis ne comprenait pas ce qui s’était passé, quand il découvrit au sol une plaque de pierre taillée en cercle. En s’approchant, il vit un texte inscrit sur la pierre. Annias se pencha, et quand il aperçut le texte il lui demanda quel était ce charabia. Eonis, qui arrivait mystérieusement à le lire, lui dit :
« Je ne comprends pas pourquoi j’arrive à déchiffrer cette écriture ».
Puis il lut l’inscription :
« Par ton épée et ton courage, la porte s’ouvrira».
A côté se trouvait une fente. Eonis y inséra son épée, qui s’enfonça et disparut. Un halo lumineux entoura le cercle de pierre qui s’éleva et grandit : c’était devenu un bâtiment circulaire d’un étage. Il y avait une entrée, et un escalier qui montait sur le toit plat de la bâtisse. Ils pénétrèrent dans le bâtiment, mais à peine furent-ils à l’intérieur, qu’Annias fut rejeté à l’extérieur ! Alors, ils comprirent que seul Eonis pourrait entrer. Après une longue volée de marches, il arriva dans une salle dont les murs en pierre noire étaient ornés de diamants, d’améthystes, de lapis, d’opales et d’autres pierres précieuses.
Soudain, un trait siffla dans l’air et il ricocha sur le mur derrière lui. Eonis repéra le tireur. C’était un être en piteux état. Il était allongé par terre, et il tenait une arbalète dans sa main. Quand il aperçut le visage d’Eonis, il lâcha son arme et commença à s’excuser. Eonis lui demanda pourquoi il s’excusait après lui avoir tiré dessus et il lui répondit qu’il était ecclésiastique, qu’il avait été enfermé ici par des barbares pendant la guerre et il lui raconta son histoire :
« Nous vivions en paix jusqu´à ce que le terrible empereur Otha assiége notre cité. Nos défenses ne résistèrent pas à ses golems de pierres. Après un siège de quelques jours, quand nos murailles furent détruites, l’empereur Otha pénétra dans la ville et extermina la population. Moi, il ne put me tuer car au moment où il allait le faire tu es arrivé et tu l’as tué. Avant de mourir, il se retourna et t’assomma. Après je ne sais comment tu disparus ».
Eonis ne comprenait pas et crut l’homme atteint de folie. Le prêtre continua :
«Depuis, des catastrophes détruisent le monde, mais nous avions prévu cela et avions caché la graine des dieux ici. Descends les marches qui se trouvent derrière cette arche. En bas, tu trouveras un socle en or ; pose ta main dessus puis sors d’ici et tu trouveras l’objet de ta quête ».
Eonis, incrédule, crut qu’il était devenu aussi fou que le prêtre, mais, une lueur d’espoir éclaira son cœur. Il le remercia et s’engouffra dans l’escalier. En bas, il trouva le socle en or. Au centre, il y avait une empreinte de main dont les contours étaient dessinés avec des diamants. Eonis posa sa main dessus et tout à coup la terre trembla. Il se précipita à l’extérieur. Dehors, Annias et sa famille l’attendaient. Quand Eonis se retourna, il s’aperçut que le bâtiment s’était modifié. Autour de la structure s’élevait un autre bâtiment qui soulevait le premier, puis un autre et encore un autre. Des escaliers apparurent sur les côtés des quatre bâtiments. Le vacarme cessa brusquement. Eonis monta. Au sommet du dernier bâtiment trônait une statue de femme qui tenait dans ses mains la graine des dieux. Autour se trouvaient des statues représentant des combattants. Quand il voulut prendre la graine, une créature monstrueuse apparut. C’était un dragon aux écailles argentées et aux gigantesques ailes violettes, pourvu d’énormes pattes griffues. Ses yeux d’un noir profond diffusaient une intense lumière du même violet que ses ailes. D’un coup violent la créature envoya Eonis à l’étage inférieur puis il se mit à cracher un flot de flammes avant de dire :
« Alors, tu es venu jusqu’ici ! Toi, le jeune héros grec ou plutôt devrais-je dire, l’ancien héros grec, puisque tu vas mourir.
- Qui es-tu ?
- Je suis la créature du mal, née de la haine de Otha.
- Quoi ? Comment est-ce possible ?
- Je vais t’expliquer, mais cela ne fera que retarder l’heure de ta mort.
Au début, Otha était un héros dans sa civilisation, un mystique. Mais un jour, les hommes devinrent avides et une guerre éclata pour quelques pierres précieuses. Otha perdit sa bien-aimée et commença à éprouver de la haine envers les hommes. C’est là, que je pris naissance. Au fur et à mesure que sa haine grandissait, je pris son contrôle et je lui ai insufflé le mal et la destruction. Tout se passait bien jusqu´à ce que tu l’abattes. Mais j’ai réussi à m’échapper. Maintenant je vais t’anéantir et après je régnerai sur un monde de haine et de ténèbres. Prépare toi à mourir ! »
Il cracha une boule de feu qu’Eonis évita puis il tenta de le saisir avec son énorme patte pour le tuer mais le jeune héros grec courait déjà vers l’étage de la graine pour saisir une des épées des statues. En bas, Annias regardait l’affrontement avec horreur. Un instant il voulut aller l’aider mais il savait qu’il ne pourrait pas monter. Il resta là, impuissant, à regarder la bataille. Eonis frappa à plusieurs reprises le dragon dont la peau épaisse et recouverte d’écailles le protégeait des coups. La sinistre créature repoussait Eonis avec des coups qui fendaient l’air et ébranlaient la terre. Au bout de quelque minutes d’affrontement, la bête déploya ses ailes et tira plusieurs boules de feu en l’air puis un tremblement de terre survint, identique à celui qui avait ravagé le village d’Annias. Des fissures et des cratères avaient détruit le paysage. Surpris par la violence de l’onde de choc, le dragon fut déséquilibré et tomba en avant, manquant d’aplatir Eonis qui saisit son épée et la planta entre les deux yeux de l’énorme bête qui commença à saigner, répandant son fétide sang violet. Le dragon fit un geste vers le ciel et dans un dernier sursaut dit :
« Bravo ! Pitoyable humain, tu as réussi à me blesser mortellement mais la race humaine va mourir quand même. Tu ne m’arrêteras pas. »
Un silence glacial s’abattit sur le monde. Le ciel devint rouge et ils aperçurent un astéroïde gigantesque au loin. Eonis, désespéré, prit la graine et descendit pour rejoindre Annias et sa famille qui était terrorisée. Le dragon se releva et vola vers Eonis qui ne le vit point. Il saisit Eonis et le jeta brutalement à terre. Eonis lâcha la graine qui tomba par terre et qui se planta elle-même dans le sol. Alors un miracle se produisit, un citronnier commença à pousser à une vitesse ahurissante. Il se couvrit de fleurs et de citrons en un temps record. Les citrons captèrent la lumière du soleil et inondèrent la terre de leur couleur. Les brèches se refermèrent, les cratères disparurent, l’herbe reverdit et le dragon se désintégra. Puis l’astéroïde qui allait s’écraser en fit de même.
Annias et sa famille décidèrent de s’installer en ce lieu et de vénérer le citronnier.
C’est là que prit naissance Menton, la ville du citron, perle de la côte d’Azur et, en hommage à ce jour où le monde fut sauvé, la fête du citron célèbre chaque année le fruit d’or qui s’enracina sur cette terre d’azur où le ciel se confond avec la mer.
FIN