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Fic: L'épopée de Samantha: les voyages

Aibe974
Aibe974
Niveau 10
04 janvier 2007 à 16:30:51

Eh bien oui, me revoilà pour une nouvelle fiction après Adolescente torturée, enfin une nouvelle fiction, si on peut dire puisqu´il s´agit d´une histoire dont les premiers chapitres datent de plus d´un an tout de même et que j´avais arrêté pour cause d´autres projets dont la fanfiction sur final fantasy 7 que j´ai terminé il y a quelques temps déjà. J´ai donc décidé de recommencer à poster cette fiction. Au début, je voulais continuer à la suite ce qui avait déjà été mis, mais je me suis dit que ça découragerait les nouveaux lecteurs, et qu´ils valaient mieux remettre tout le monde à égalité. DOnc voilà nouvelle fiction, qui n´est pas sur ff7 mais totalement de mon cru (dont j´ai l´espoir qu´elle soit publiée un jour, si je l´améliore) mais bon on en est pas encore là n´est ce pas?

Bref avant que je ne vous dégoûte de me lire, rien qu´avec la petite explication du début de l´oeuvre, voici pour vous en exclusivité (lol pas tant que ça)

L’épopée de Samantha : Les voyages d’une orpheline.

Préface : Ceci est une histoire originale de Arnaud Barrabé dont le pseudo sur le site de jeuxvidéo.com est Aibe974. Les personnages, le scénario, les lieux et autres éléments de cette fiction appartiennent à l’auteur et toute ressemblance avec des personnages déjà existant serait totalement fortuite.

Prologue :

Le monde de Ramis est une terre magique et ancestrale où, depuis toujours, règne la magie, les créatures extraordinaires. Elle est le berceau de milles et une histoires fantastiques.
Ce monde est composé de quatre continents disposés aux quatre points cardinaux. Le continent nordique froid et dangereux où personne ne vit à part les bêtes féroces, on le nomme le Odir.
Le continent Sud, chaud et tropical, où vivent les Sadar, race proche de la nature et possédant des facultés extraordinaire, se nomme naturellement Sadarias. Les continents Est et Ouest où le climat est doux et tempéré se nomment respectivement Cassar et Gelkar. Sur ces deux mondes vivent en cohabitation trois peuples. Les hunars formidablement bâtisseurs et mages pour certains d’entre eux, les gelsars mi-homme mi-bête féroce dont la taille n’a d’égal que la soif du combat et les osars humains possédant le don peu commun de pouvoir invoquer certaines forces de la nature. Beaucoup de guerres ont agitées le monde de Ramis, mais la plus terrible d’entre elle est la guerre « Maxima ».La grande guerre comme on l’appelle qui eut lieu entre Cassar et Gelkar. Cette guerre fut un vrai massacre. Tous subirent de grandes pertes, mais la population Osar fut presque réduite à néant.

La fillette courait le plus vite qu’elle pouvait. C’était derrière elle, elle le savait et avec ses petites jambes d’enfants de sept ans, elle avançait à grandes foulées. Elle se trouvait dans une sorte de souterrain. Le sol de la pièce était en pavés grisâtres, mais la moitié d’entre eux était recouvert d’eau. Il avait plu la veille et la paroi du souterrain devait avoir des fuites. Les pas de la petite fille dans l’eau provoquaient des petits éclaboussements. Elle suivait le seul chemin possible simplement éclairé par des torches fixées sur le mur. Enfin la fillette arriva à une intersection. Derrière elle, elle entendit quelqu’un crier son nom, mais c’était une voix qu’elle connaissait ; celle de son père. Elle se retourna et sauta dans les bras puissants de l’homme qui se dirigeait vers elle. Celui-ci l’attrapa au vol. Il avait les cheveux longs et bruns, il lui tombait en cascade sur le visage mais laissait quand même paraître ses yeux bleus où la lueur des torches se reflétait. Plutôt athlétique, il portait une longue cape sombre qui lui cachait tout le corps sauf le visage, cette dernière était attachée par un simple fil de cuir noir au niveau du cou. Il regarda sa fille à la lumière environnante et dit de sa voix puissante et grave :
- Ma chérie, regarde toi. Ta robe est toute tachée.
En effet sa petite robe rose pâle qu’elle aimait tant, était maculée de boue suite à une chute qu’elle avait faites quelques minutes auparavant. Lors de cette chute elle s’était aussi égratignée les genoux. Elle répondit à son père :
- Pardon papa.
- Mais ce n’est pas grave, allez suis moi.
Il la reposa par terre et la prit par la main. Ensemble ils continuèrent leur course effrénée en prenant le couloir de droite. Ils coururent et coururent encore pendant plusieurs minutes sans arrêter. La petite fille était fatiguée, elle faillit trébucher sur un rocher, mais son père la tenant toujours pas la main l’en empêcha. Il la mit sur ses épaules et continua de courir. Mais bientôt des bruits de pas se firent entendre, ils se rapprochaient à une vitesse alarmante.
La petite fille regarda derrière elle, c’était tout près. Les bruits de pas devinrent intenses et la fillette put voir enfin ceux qui lui couraient après. Trois loups au pelage noir, aux crocs blancs presque jaunes dont la bave dégoulinait, grand de presque un mètre si on les mettait debout. La masse de chair de leur corps tenait sur des pattes puissantes et musclées. Les loups parvinrent à la hauteur de nos deux héros. Le plus rapide d’entre eux sauta sur le père de l’enfant et le mordit au niveau du bras toujours recouvert par la cape. L’homme s’était arrêté et donna un puissant coup de pied dans le ventre de l’animal toujours suspendu à son bras. Ce dernier lâcha prise et tomba sur le sol de toute sa masse. Le père prit sa fille entre ses mains et la posa délicatement à terre. D’un signe de la main il lui ordonna de reculer. Puis, il dénoua la corde qui retenait sa cape et dans un geste presque théâtral, la jeta à terre.
Cette dernière virevolta dans l’air pendant plusieurs secondes avant de tomber sur le loup le plus en retrait. La jeune fille comprit alors pourquoi son père n’était pas blessé suite à la morsure de l’animal. Ses bras étaient recouverts protections bleu nuit et couvertes d’étoiles dorées. D’ailleurs il portait un plastron, des coudières, des jambières et des gantelets qui semblaient être faits dans le même métal et avaient les mêmes colories.
L’homme joignit ses deux mains et ferma les yeux. Pendant ce temps le premier loup avait réussi à se relever, tandis que le second à l’aide du troisième avait réussi à se dépêtrer de la cape. Les trois monstre s’apprêtaient à attaquer quand un sifflement provenant d’un peu plus loin les calma.
Des bruits de pas se firent entendre. Et une dizaine d’hommes encapuchonnés apparurent à la lumière des torches du sinistre sous terrain. La jeune fille était terrorisée. Cachée dans l’ombre du tunnel, elle observait les inconnus et son père. Ce dernier avait toujours les yeux fermés. Des petits éclairs dansaient sur ses mains, la petite fille était ébahi parce ce spectacle.
Un des hommes encapuchonnés s’avança, par rapport au reste de son groupe, se désignant ainsi qu’il était le chef. Il dit de sa voix fluette et menaçante :
- C’est fini Aibe. Rends-toi et donne nous ta fille !
Il garda les yeux fermés mais répondit :
- Jamais, la guerre est finie depuis plus d’un mois et tu continues de la pourchasser.
- Et cette fois-ci, je l’aurai.
- Pas tant que je serais vivant.
- Ça peut se régler.
Et joignant l’acte à la parole, il mit son bras droit à la verticale et d’un balancement de l’arrière vers l’avant de sa main donna l’ordre à ses hommes de passer à l’attaque.
Aussitôt chacun d’eux sortit un fusil à canon scié qu’ils orientèrent vers Aibe.
Mais ce dernier ouvrit enfin les yeux. Il regarda ses adversaires et éloigna ses mains l’une de l’autre. La petite fille placée derrière son père ne put pas savoir exactement ce qui se passa, mais il y eut un flash de lumière et instantanément après, entre son père et le groupe d’hommes, il y avait une immense créature. Haute de plus de deux mètres, elle était faite en roche. Elle était à peu près de forme humaine, campée sur deux jambes, elle avait quatre bras et pas de tête, sur son torse on pouvait voir une petite pierre rouge sang en forme de losange. Le monstre de roche se jeta sur le groupe encapuchonné. Elle frappa de ses énormes poings les hommes propulsant la plupart d’entre eux, contre le mur le plus proche. Mais leur leader réussit à éviter les attaques de la créature grâce à des pas de côtés alliés à des saltos. Lors d’un de ses sauts, sa capuche se souleva laissant apparaître un visage angélique défiguré par une marque au fer rouge en forme de N. Il se jeta à terre pour récupérer un fusil sur le corps d’un de ses compagnons à terre. Il prit appui sur le mur avec sa jambe et réussit à éviter à nouveau un coup de poing surpuissant de la créature de roche en effectuant un salto au dessus de son bras. Il prit son fusil et tira à bout portant dans la créature mais la balle ricocha manquant de blesser son envoyeur.
Pendant ce temps, Aibe avait pris sa fille par la main et commençait à l’emmener vers la sortie. La petite fille regarda le visage de son père qui paraissait anxieux. Soudain il y eut un bruit de tir. Et le torse de Aibe au niveau du corps se déchira sous l’impact d’une balle. Il tomba à terre sur le dos. Il y eut un second bruit et une balle partit vers la petite fille cette fois. La main de la créature de roche intercepta la balle, au dernier moment. La petite fille courut vers son père. Il avait du sang qui lui coulait des lèvres, et le liquide carmin,s’échappant de sa plaie, se répandait sur le sol.
Il prononça ces paroles :
- Samantha ma chérie, deviens une belle et intelligente femme comme l’était ta mère, et si en grandissant tu es moins téméraire que ton père, vis une petite vie tranquille.
- Voui papa, répondit elle en pleurant.
- Je t’aime ma chérie, expira-t-il avant de mourir.
La petite fille hurla sa douleur, elle pleurait à chaudes larmes avec une telle intensité que ses joues étaient devenues des fleuves. Elle hurlait et hurlait. Ce qui déclencha un fou rire à l’assassin de son père. Folle de colère la petite fille courut vers l’assassin, mais le géant de roche l’arrêta. Elle se mit à le taper avec ses petits poings sur la jambe du monstre et lui criait dessus :
- Pourquoi tu ne l’as pas protégé hein ? Pourquoi ?
Bizarrement elle avait l’impression que la créature était triste. Autour d’elle les hommes encapuchonnés se relevaient. La petite fille cria une dernière fois : Papa !! !!!!!

Huit ans plus tard, dans le lit d’une école pour fille de Gelkar, la même fille se réveillait en sursaut d’un cauchemar qu’elle faisait chaque nuit depuis quelques mois.

klint-ultimate
klint-ultimate
Niveau 10
04 janvier 2007 à 16:59:19

Ca demarre mal dis donc,en tout cas j´aime bien.

Zell-2
Zell-2
Niveau 10
04 janvier 2007 à 17:48:30

Mdr la préface, ça fait professionel. :ok:

Bah tout d´abord, dans le premier paragraphe, tu nous étales la consitution de ce monde dans un univers épique et fantastique, vu la caractérisation des différentes races et l´utilisation de la magie.

Comme l´indique l´introduction, les villes ne sont pas toutes modernes surtout quand on voit les pavés,les torches et j´en passe. Et pis, bah commence à y avoir de l´action avec les loups.
Mais après, ils sont toujours dans le souterrain? Car bon, la créature je sais pas où elle se loge, un souterrain c´est pas toujours très grand. :/
Hum bon, voila j´ai bien aimé même si j´ai trouvé un poil de lourdeur par moment, quand par exemple, bah Aibe se concentre pour l´invocation. :ok:

Aibe974
Aibe974
Niveau 10
05 janvier 2007 à 07:05:34

Nanak :coeur: ça fait un bail ^^. C´est net que toi, tu as le droit de mettre presque toutes les conneries que tu veux, ça passera sans problème :rire:
Laguna_Loire :d) C´est qui Jordan?
Legolas360 :d) J´espère que tu continueras à lire.

Zell2 :d)

Mdr la préface, ça fait professionel. :ok:
:d) Oui je sais , je sais :cool: mais que veux-tu , on est ce qu´on est :rire:

Bah tout d´abord, dans le premier paragraphe, tu nous étales la consitution de ce monde dans un univers épique et fantastique, vu la caractérisation des différentes races et l´utilisation de la magie.
:d) C´est le moins que l´on puisse dire ce qui se confirmera fortement plus tard ^^.

Comme l´indique l´introduction, les villes ne sont pas toutes modernes surtout quand on voit les pavés,les torches et j´en passe. Et pis, bah commence à y avoir de l´action avec les loups.
Mais après, ils sont toujours dans le souterrain? Car bon, la créature je sais pas où elle se loge, un souterrain c´est pas toujours très grand.

C´est un grand souterrain enfin ça ressemble plus à un tunnel d´égout qui sont tout de même assez haut.

Hum bon, voila j´ai bien aimé même si j´ai trouvé un poil de lourdeur par moment, quand par exemple, bah Aibe se concentre pour l´invocation.

Il faut bien prendre un peu son temps, il meurt quelques minutes plus tard, il lui faut son petit moment de gloire à Aibe.Enfin c´est ce que je me suis dit.

En tout cas, merci d´avoir lu, à bientôt pour la suite ^^.

Red_Auron
Red_Auron
Niveau 7
05 janvier 2007 à 09:45:08

On attend la suite avec impatience :bave: J´espère que sera publié un jour pour toi :ok:

Red_Auron
Red_Auron
Niveau 7
05 janvier 2007 à 09:46:20

ça sera *

Parkko
Parkko
Niveau 38
05 janvier 2007 à 15:31:36

En tout cas Aibe j´ai effacé les insultes de ton topic :-)))

Aibe974
Aibe974
Niveau 10
13 janvier 2007 à 16:07:42

Merci Parkko pour les insultes! Et en direct live, le chapitre 1

Chapitre 1 : Samantha Harper

Samantha suait à grosses gouttes, elle avait les mains crispées sur ses couvertures. Elle réussit à lâcher avec difficulté le morceau de tissu et elle s’épongea le front avec le manche de son pyjama. Ecartant ses couvertures d’un geste de la main, elle se leva de son lit et se dirigea vers la salle de bain de sa petite chambre. En effet dans l’école pour fille de Vinceout, chaque pensionnaire avait sa propre chambre munie d’une salle de bain avec tout le confort moderne.
Elle entra dans la salle, à travers la fenêtre aux rideaux fermés, elle pouvait entrevoir les premières lueurs du soleil naissant. Elle se regarda dans la glace en face d’elle. Ses longs cheveux bruns, en bataille, lui tombaient dans les yeux. Ces derniers étaient bleus et verts montrant ainsi sa différence. Car seuls les sadars avaient les yeux verts. Sa mère en était une.
Samantha trempa ses mains dans la petite bassine remplie d’eau froide qui était placée sous la glace et se rafraîchit le visage tout en s’humectant légèrement les lèvres. Sa salle de bain était uniquement constituée de ces deux artifices. Comme le reste de la chambre les murs étaient peints en blanc.
La jeune fille décida de se changer tout de suite. Elle ôta donc son pyjama entièrement violet, pour se retrouver nue devant sa glace. Elle se regarda un instant et se détourna, comme beaucoup d’adolescentes, elle n’aimait pas son physique. Pourtant Samantha n’était pas à plaindre. Elle avait un visage avec des traits d’une finesse incroyable, sa peau basanée la rendait délicieusement attirante, tout autant que ses formes déjà plus que visibles qui rappelaient bien plus celles d’une femme que celles d’une adolescente. La jeune fille enfila l’uniforme de l’école qu’elle avait posé sous la glace près du baquet. Une robe d’un blanc immaculé sur lequel on mettait une tunique bleue où était cousue en fil d’or un grand aigle symbole de l’école.
La jeune fille se saisit d’une broche à cheveux et entama la tâche difficile de coiffer son indomptable chevelure.
Après vingt minutes de travail, elle se décida enfin à retourner dans sa chambre. Les murs de sa chambre étaient aussi blancs que ceux de la salle de bain, elle était composée d’un lit, d’une table couverte d’affaire scolaires, et d’une armoire sur le côté où la jeune fille rangeait ses vêtements. Ils étaient au nombre de deux, son uniforme et son petit ensemble qu’elle avait réussi à avoir au bout de plusieurs années de travail pendant les vacances scolaires.
Contrairement aux autres filles de l’honorable institut, Samantha de ce nom de famille Harper,était orpheline. Sa mère était morte à sa naissance quant à son père, son décès hantait ses nuits. De cette journée, elle ne se souvenait plus que de son rêve, ce qui s’était passé ensuite était confus. Elle se souvenait juste de s’être réveillé chez une famille de paysans qui lui avait dit qu’il y avait eu un énorme tremblement de terre. Ces paysans l’avaient ensuite confié à l’école pour fille et le mère supérieure avait accepté Samantha comme pensionnaire. Et, depuis cette époque, sa maison était ce grand bâtiment à trois ailes, une pour les cours, une pour les dortoirs des professeurs et une pour ceux des élèves. Cependant, cette situation était sur le point de changer, mais elle ne le savait pas encore. La jeune fille tira les rideaux de sa fenêtre et regarda au dehors. Le soleil était déjà bien haut. La cloche annonçant le petit déjeuner n’allait pas tarder à sonner. Elle regarda le grand parc de l’école. Couvert d’une belle herbe verte en cet été, il y avait un grand arbre tricentenaire près de la rivière qui, avec les clôtures, servait de limites à l’honorable établissement. Sous cet arbre, en train de se reposer à l’ombre, la jeune fille remarqua un petit animal ressemblant à un canari gros comme un lionceau, ces deux petites pattes maigres devaient avoir du mal à soutenir la masse musculaire de ce « Tori »; Car tel était le nom de cette race d’oiseau cracheur de feu. La jeune fille cria son nom :
- Duno.
A l’entente son nom, le petit animal se leva sur ses pâtes et sortit de l’ombre de l’immense arbre pour venir piailler devant sa maîtresse. Elle admira la petite pierre rouge ovale qui ornait le front de sa créature et qui la rendait unique car aucun autre Tori n’avait cette particularité.
Elle lui envoya un grand sourire et lui lança :
- Dès que je peux, je viens te voir.

Puis la jeune fille referma la fenêtre et s’attela à faire son lit comme on le lui avait appris à son arrivée dans l’honorable institut.

Soudain, il y eut un bruit de cloche, le signal du petit déjeuner. Samantha se dirigea vers la porte en bois qui fermait sa chambre, l’ouvrit et entra dans le couloir.

Il était grand le couloir du deuxième étage des dortoirs des filles, du côté gauche il y avait toutes les chambres et du côté droit une fenêtre en face de la porte de chaque pièce. Entre les fenêtres, il y avait des murs peints en noir. Le couloir avait une moquette rouge satinée.
Toutes les filles sortirent en même temps de leurs chambres et marchèrent en file indienne vers les escaliers qui donnaient sur le rez-de-chaussée où se trouvait le réfectoire.
Samantha marcha lentement descendant les escaliers de béton qui allaient la conduire à son auge. Elle entra dans la pièce où il y avait une très grande quantité de tables de bois avec des chaises dont l’endroit où l’on pose son derrière était tissé en paille. Un grand buffet faisait place sur une table immense située toute à droite de la salle et qui faisait toute la longueur de cette dernière. Les filles se dispersèrent de tables en tables, Samantha, elle, alla chercher son plateau repas et sortit pour aller le partager avec Duno. Elle n’avait pas sa place parmi toutes ces filles qui la détestaient à cause de son rang de pauvre orpheline.

Samantha arriva dans le grand parc, une délicieuse brise lui caressa le visage en soulevant doucement ses longs cheveux. Elle s’avoura cet instant comme elle le faisait chaque matin. Puis elle se rendit sous l’arbre pour tenir compagnie à son tori. Elle s’assit auprès de lui et coupant sa miche de pain quotidienne en deux, elle la lui tendit. Ce dernier la lui prit avec un petit coup de bec et commença à la picorer. Elle trempa son pain dans son bol de lait et mangea doucement. Quand elle était jeune son père lui avait appris que manger vite ne servait à rien. Bientôt Duno se mit à piailler réclamant à boire, elle lui tendit alors son bol de lait. Il but goulûment. Ni l’un, ni l’autre n’avait laissé la moindre de miette de leur ration et après avoir fait un câlin à son seul et unique ami depuis huit ans, elle reprit son plateau et retourna le déposer à l’intérieur. Le jour de la mort de son père, en se réveillant, elle avait trouvé le petit animal près d’elle. Les paysans lui avaient dit que c’était lui qui les avait conduit à elle, et que c’était grâce à lui qu’elle était en vie. C’est pour ça que Duno et elle étaient devenus inséparables.
Alors qu’elle redéposait son plateau vide sur la table sous le regard presque haineux des autres pensionnaires, une nouvelle cloche sonna. Cette dernière indiquait le début des cours. Résignée à subir encore une fois une journée de travail éreintante entourée de condisciples détestables, Samantha prit la direction de l’aile des cours. Située exactement dans le même couloir que la porte qui donnait sur le réfectoire, la porte de l’aile des cours était tout à l’extrémité gauche du couloir rectiligne. Il n’y avait que trois portes dans ce couloir qui était identique de ceux des autres du bâtiment. Les deux citées précédemment et aussi celle qu’avait emprunté Samantha pour aller nourrir Duno, la porte du grand parc qui se situait derrière le bâtiment. Pas de verbe ?
Suivant son sempiternelle parcours, la jeune fille se dirigea vers sa salle de classe au premier étage. Ce dernier était fait exactement de la même façon que celui des dortoirs. Seul différence, le nombre de pièces et donc de fenêtres étaient bien moins importants et beaucoup plus espacés. Suivant le reste de sa classe, elle entra dans la deuxième pièce en partant de la droite du bâtiment.
Sur la porte il y avait marqué le numéro «102». Le « un » correspond à l’étage, et le « deux » au numéro de la salle.
La salle était organisée en cinq colonnes de cinq tables individuelles. Devant tout ça, un grand bureau sur une estrade en bois. C’est là que la mère responsable donnait son cours.
Comme toujours dans la classe de Samantha, c’était « Mère Yvelines » qui faisait les leçons de toutes les matières: histoire, littérature, algèbres et autre. C’était une femme assez enveloppée au visage potelé et bienveillant avec de grands yeux noisettes pétillants de vitalité, toujours de bonne humeur cette femme était vêtue comme toutes les mères d’une longue soutane noire avec une capuche de la même couleur et elle portait toujours une amulette en forme d’aigle symbole de Reis, le dieu unique de tous les hunars.
Alors que Samantha s’asseyait à sa place habituelle tout au fond de la classe, mère Yvelines fit son entrée. Elle commença l’appel comme chaque matin, chose inutile puisque personne ne ratait jamais les cours dans cette école. Elle arriva à :
- Harper Samantha
- Présente, répondit l’intéressée.
Aussitôt après Samantha retourna dans ses pensées, n’écoutant même plus ce que disait la femme. Ainsi elle fut la seule à ne pas sortir ses affaires de son tiroir de sous la table, lorsque la mère le demanda. Elle repensait à son cauchemar qui avait recommencé depuis quelques mois et qui ne la lâchait plus. Elle n’entendit même pas la mère qui l’appelait ayant remarqué que la demoiselle ne sortait pas ses affaires. Perdue dans ses pensées, la jeune fille ne réagit qu’au troisième :
- Mademoiselle Harper.
- Oui, mère Yvelines.
- Pouvez-vous m’expliquer à moi, ainsi qu’au reste de la classe, pourquoi vos affaires sont encore dans leur casier.
La jeune fille répondit par un silence gêné qui signifiait tout. Après s’être répandue en plates excuses sous le rire tonitruant de ses camarades, elle sortit ses affaires et fit semblant de suivre le cours.
Le sujet du jour était la grande guerre. Encore une fois ses pensées convergèrent vers son cauchemar oubliant totalement le sujet. Ses yeux étaient perdus dans le vague et elle fixait un point fixe du tableau sans même le regarder. A nouveau la sœur remarqua l’inattention de la jeune élève, mais se garda bien de le lui faire remarquer. En effet, même si elle n’écoutait pas Samantha entendait et cela suffisait. Elle ne comptait plus les fois où elle avait ridiculisée les professeurs en répétant mots pour mots ce qu’ils avaient dit alors qu’elle semblait ne rien écouter. En effet elle n’attachait pas la moindre importance aux paroles prononcées par les enseignantes, mais la nature lui avait donné une mémoire exceptionnelle alliée à une logique fulgurante qui faisait d’elle l’éternelle première de la classe. Ce qui avait pour conséquence de rendre encore plus haineuses envers elle, les autres pensionnaires de l’école Vinceout.
En plein milieu du cours, alors que la mère Yvelines venait à parler du génocide Osar qui avait eut lieu dans le grand nord, la mère supérieure entra.
Très grande, vêtu d’une tenue identique à celle de ses consoeurs, le front dégagé, les sourcils fins et peu rapprochés, le nez plutôt fin, des cheveux blancs couverts par sa capuche, et des yeux d’un noir sévère, les lèvres sèches, un qualificatif convenait parfaitement à la mère supérieure Thar, et cet adjectif était autoritaire.
Lorsqu’elle entra dans la pièce instantanément, les bavardages, les rêvasseries et même le cours cessa, et tous les élèves se levèrent immédiatement. Dans un chœur presque chantant les voix de toutes les femmes de la pièce à l’exception de la nouvelle arrivante s’unirent pour articuler un « Bonjour mère supérieure ». Cette dernière répondit de sa voix sèche correspondant parfaitement à son physique :
- Bonjour jeunes filles. Bonjour mère Yvelines. Est-ce que Samantha Harper est là ?
Question inutile, puisque il n’y avait jamais d’absence sous peine d’expulsion. Samantha répondit de sa voix douce :
- Oui mère, je suis là.
- Veuillez me suivre dans mon bureau, mon enfant.
- Oui mère, articula à grande peine la jeune fille.
Pourquoi était-elle convoquée ? Qu’avait-elle fait ? Elle commença à marcher vers la porte résignée. Elle passa sous le regard goguenard de la plupart des petites pestes qui étaient dans sa classe, elles espéraient la voir renvoyer depuis son arrivé ici.

Aibe974
Aibe974
Niveau 10
13 janvier 2007 à 16:08:24

La jeune fille suivit la mère supérieur dans les couloirs. Ils prirent l’escalier par lequel elles étaient montés pour rejoindre la salle de classe et descendirent jusqu’au couloir inter ailes. Cette fois-ci, elles prirent la porte de gauche qui menait aux dortoirs des professeurs. C’était là que se trouvait le bureau de la mère supérieur. Au rez-de-chaussée la première porte en entrant.
Samantha suivit la mère dans son bureau. Ce dernier était plutôt imposant. Une grande fenêtre à deux battants donnait sur la cours arrière. Les murs bleus étaient recouverts de peinture religieuse, et au centre de la pièce se trouvait un grand bureau en chêne, où de nombreux dossiers étaient ouverts, il y avait des plumes noires dans leur bocal, un encrier placés dans un trou à l’intérieur même du bureau et bien sûr une réplique miniature de l’aigle symbole de Reis en or posé sur un socle rectangulaire en bois. Il y avait trois chaises une pour la personne à qui appartenait le bureau et ce fut là que Thar s’assit et deux autres de l’autre côté pour les visiteurs. Mais la chaise de droite était déjà prit, par un homme portant un costume gris ; un chapeau noir qui lui cachait le front et une partie de ses yeux bleus, il s’était retourné lorsque les deux femmes étaient entrés.
Samantha s’assit sur la chaise encore libre et regarda l’homme, ce dernier tourna la tête vers elle. Il lui adressa un grand sourire, il avait les dents d’une blancheur parfaite, elle put voir que sous son pardessus, il portait un veston bleu qui couvrait une chemise noire et un pantalon de la même couleur, le tout semblait être en cuir. Un homme riche à n’en point douter.
La jeune fille se demandait ce que cet aristocrate lui voulait. La mère supérieur prit la parole :
- Mademoiselle Harper, je vous présente Maes Troum. Il s’agit d’un ancien ami de votre père qui nous a demandé de lui donner votre garde.
- Comment ? s’exclama l’adolescente.
- Oui, lui répondit Maes de sa voix fluette que la fille avait l’impression d’avoir déjà entendu, j’étais un ami de ton père à sa mort, je t’ai cherché pour m’occuper de toi, mais je ne t’ai jamais trouvé, enfin je te rencontres.
- Monsieur Troum est un puissant aristocrate qui saura te donner tout ce que tu désires Samantha, intervint la sœur.
- Mais je ne sais pas, je ne me souviens pas de vous, où avez-vous connu mon père.
- Je l’ai connu, répondit Maes, quand nous étions à l’académie ensemble, nous sommes vites devenus amis, nous nous sommes perdus de vue, après cette époque.
- Vous êtes un académicien ? demanda la mère interloquée.
- Mon père en était un ? demanda Sam.
- Oui et oui, dit il en souriant puis se tournant vers Sam, je pourrais te raconter plein de choses sur ton père, si tu viens avec moi.
La jeune fille ne savait plus du tout quoi penser. C’était si soudain, bizarrement elle avait l’impression de connaître cet homme, mais même si il ne lui inspirait pas confiance, elle mourrait d’envie d’en savoir plus sur son père mais, auparavant, une question lui brûlait les lèvres. Elle la posa :
- Vous avez connu ma mère ?
- Non je n’ai pas eu cette chance, répondit l’homme.
- Ah… expira la jeune fille dont la déception était lisible sur le visage.

Sa mère, il ne l’avait jamais vu, et jamais personne n’avait fait de portrait d’elle en peinture. Durant son enfance son père l’avait longuement décrit et elle aurait tant aimé la connaître. Sa déception passée, elle rompit le silence qui s’était installé en demandant :
- J’ai le droit de partir avec vous ?
- Monsieur Troum est quelqu’un de responsable et le tribunal chargé des affaires d’adoptions ainsi que moi-même autorisons ton départ, étant donné que ses dires ont été confirmés par l’académie, répondit la mère supérieur.
- C’est à toi de choisir, ajouta gentiment Maes.
- J’aimerais… encore réfléchir, articula difficilement la jeune fille.
- Mais bien sûr Samantha, rétorqua l’homme, je suis en ville jusqu’à la semaine prochaine pour affaire.
- J’ai encore quelques affaires à régler avec monsieur Troum, reprit Thar, tu peux partir.
- Je dois retourner en cours ? minauda la jeune fille.
- Non, céda la mère supérieure.
Puis la jeune fille fit une révérence en tenant les deux extrémités de sa robe comme on le lui avait appris et quitta la pièce. Elle retourna dans sa chambre à pas lents comme pour réfléchir à tout ce qui lui arrivait. Elle entra et s’allongea sur le lit.
Est-ce qu’elle allait accepter ? Sa vie était ici après tout. Mais personne ne l’aimait, elle n’était pas considéré, peut-être que dehors tout serait différent et puis son père…. Elle avait tant envi d’en apprendre plus sur lui. Il fallait qu’elle respire un peu. Elle se leva donc et ouvrit la fenêtre. Elle regarda un peu la cours et essaya de se remémorer tous ses souvenirs. Elle se posa une dernière fois la question et choisit. Elle allait avec Troum.
Elle décida donc de commencer à rassembler ses affaires. Elle prit son petit sac à une bretelle fait en toile marron et y introduisit toutes ses affaires de toilettes, ses vêtements qu’il lui appartenait, c´est-à-dire son seul ensemble. Ces deux choses réunies, elle vérifia qu’elle n’avait rien oublié. Elle repensa une dernière fois à son choix, ne faisait-elle pas la plus grosse erreur de sa vie ? Et puis l’avenir le lui dirait et cela serait toujours mieux que rester là dans cette prison éducative d’où elle ne sortirait pas avant sa majorité trois ans plus tard.
L’adolescente retourna à la fenêtre et observa le paysage. Elle se surprit à être émue par le simple bruit du vent qui passait dans l’herbe, elle voyait son Duno qui rêvassait sous l’arbre. Elle ne savait pas pourquoi mais dès qu’elle le touchait, elle pouvait ressentir les émotions de son animal. Elle commençait à avoir faim. Mais la sonnerie du déjeuner n’allait pas tarder, elle le voyait en regardant le soleil déjà haut dans le ciel. La cloche n’allait plus tarder à émettre son délicieux son qui annonçait avec ravissement le moment où l’appétit des demoiselles qui vivaient en ces lieux allait être satisfait au plus haut en point. Les cantinières de ce genre d’établissement étant généralement des professionnelles de haut rang et plus encore dans celui-ci qui était réputé pour sa mangeaille que les familles pouvaient apprécier le dimanche lors des visites hebdomadaire.
Soudain elle vit la mère supérieure et Maes Troum entrer dans la cours arrière, apparemment elle lui faisait la visite. Elle lui montra l’arbre tricentenaire ainsi que le tori qui dormait à sous son ombre. Le petit animal daigna lever la tête vers le duo qui le dévisageait et se mit à sautiller sur place. Samantha ne voyait pas bien son animal de là où elle était mais il lui semblait qu’il était clairement hostile à l’inconnu.
Duno se mit à sautiller en tournant autour de l’individu, ce dernier semblait avoir envie de frapper l’animal, mais se retenait pour ne pas ternir son image auprès de la mère supérieure.
Duno inspira par les deux petites fentes de son bec et cracha une petite boule de flammes orangées vers l’homme. Ce dernier l’évita d’un simple pas de côté, mais il ne put pas éviter la charge du petit animal qui lui sauta au visage en lui arrachant son chapeau avant de retomber derrière lui. Cette fois-ci l’homme ne se retint pas et frappa dans l’estomac du tori avec son pied. Le petit animal fut propulsé quelques mètres plus loin. L’homme se pencha pour récupérer son chapeau sous le regard outré de la mère Thar, au moment où il se relevait et s’apprêter à mettre son vêtement sur son crâne, à ce moment il se trouvait en face de la porte et donc Samantha le voyait de face, un détail sur son front attira l’attention de la jeune fille. Un M gravé au fer rouge sur le front de l’homme. Elle crut s’étouffer en reconnaissant la marque de l’assassin de son père. Ses jambes ne la portèrent plus. Elle s’effondra à terre.
Soudain la cloche annonçant le déjeuner sonna. Elle avait toujours aussi faim, certes, mais elle n’avait plus du tout envie d’aller manger. Quelque chose s’était brisée en elle. Elle avait toujours su que son père avait été assassiné mais, pour elle, s’était loin derrière elle, elle savait que c’était utopique mais pourtant elle avait cru que jamais son passé la rattraperait, que son traumatisme seul entretiendrait cette blessure. Mais elle se rendait compte de son erreur. Soudain tout devint clair, cette impression de déjà vu, cette voix fluette, ce malaise en sa présence, mais oui, ça ne pouvait pas être un autre homme. L’assassin de son père, un premier temps, elle voulut se venger. Mais elle avait trop peur et s’il la tuait comme il avait tué son père. Elle ne le savait pas à ce moment là, mais elle avait trop d’importances pour qu’il la tue comme ça. Elle devait en parler à la mère supérieure, elle la comprendrait mais la croirait-elle ? Comment basait la décision de sa vie sur un simple rêve ? Mais elle le savait, c’était réel la preuve en était l’animosité de Duno qui était gentil avec tout le monde. Elle devait s’enfuir.
Déjà la cloche annonça la fin des repas et malheureusement la reprise des cours. Bien qu’elle n’ait pas mangé, la jeune fille n’était pas exemptée de cours cette après-midi. Elle se rendit donc à la salle de classe numéro du premier étage de l’aile des cours avec sa nonchalance habituelle. Elle entra dans la classe, prit sa place habituelle et subit les deux heures de cours de l’après midi. Comme à son habitude, le sujet l’indifférait au plus haut point et elle était tellement dans ses pensées qu’elle aurait été incapable de répéter, contrairement à son habitude, mais aucun professeur ne lui demanda de le faire trop habitué aux réponses rapides puis sarcastiques de l’adolescente. Enfin la fin des cours arriva et les élèves sortirent de la classe pour rejoindre soit leurs dortoirs ou soit la cours arrière ce qui fut le cas de Samantha.
Elle se dirigea directement sous le grand arbre à l’ombre des longues feuilles vertes. Elle sauta à terre et serra dans ses bras son Duno chéri. Elle avait besoin d’affection, cette chaleur qui lui avait manqué depuis ses sept ans, elle la compensait avec son tori, seul être au monde avec lequel, elle avait l’impression d’être en parfaite communion. Elle lui raconta toute sa journée et plus particulièrement ses inquiétudes. Le petit animal, en parfait confident, écouta avec attention répondant de temps à autre par des petits piaillements. A la fin du discours de la jeune fille, il se serra un peu plus contre elle la sentant seule et désemparée.
La jeune fille savait à présent ce qui lui restait à faire. Elle allait quitter l’école Vinceout pour se rendre ailleurs peu importe. Elle irait peut-être en ville. Elle n’avait jamais visité la ville qui portait le même nom que l’école. On la disait belle et pleine de surprises. Et puis tout valait mieux que rester ici à attendre. Elle attendrait la fin du jour. Lorsque la nuit serait tombée Duno et elle partiraient à l’aventure. Elle expliqua son plan nouvellement élaboré à son compagnon et ce dernier acquiesça comme pour la conforter dans son idée qu’elle faisait le bon choix. Elle embrassa son animal sur son rubis en forme de losange, le lâcha puis se leva. Le vent lui passa dans les cheveux, et elle prenant un élastique dans sa poche les attacha en faisant une ravissante queue de cheval. Elle retourna dans son dortoir pour imaginer, son plan sous toutes les coutures.
Près de trois heures après la nuit était tombée. Dans le ciel totalement dégagé les étoiles brillaient au plus au point. La jeune fille à sa fenêtre regarda les constellations et les autres formes que prenaient ses astres en pensant qu’au moment où leur lumière éclairait sa vie, ils étaient déjà morts depuis longtemps. Elle aussi un jour elle mourrait mais est ce que comme ces étoiles des années et des années après son rayonnement éclairerait les vies de bien des êtres, elle en doutait.
Elle se pencha au dehors et siffla doucement en mettant son index et son auriculaire dans sa bouche. Immédiatement Duno se dressa sur ses pattes et après une course de quelques mètres parvint à décoller et s’envoler en se servant de ses petites ailes grises dans la nuit comme le reste de son corps habituellement jaune. En quelques secondes le tori rejoint sa maîtresse. La jeune fille mit son sac en bandoulière et le tori se posa sur son épaule. Tout était fin prêt. Elle saisit la corde qu’elle avait fabriquée avec ses couvertures et ses draps et la fit descendre doucement par sa fenêtre le long du mur. Une fois qu’elle eut terminée. Elle murmura à Duno :
- Redescends, et si tu vois une des mères qui fait sa ronde, dépêche toi de piailler.
- Krra ! répondit l’animal.
Puis sautant par la fenêtre, le tori ouvrit ses ailes et plana doucement vers le sol. Une fois posé, il dirigea sa vue vers la porte qui conduisait à l’intérieur et la fixa.
Une fois assurée que personne ne venait, la jeune fille fixa solidement à son lit la corde en espérant qu’elle n’était pas trop grosse. Puis elle descendit doucement en sollicitant toute la force de ses petits bras. La technique utilisée était classique mais cependant efficace. La jeune fille arriva en bas en sueur. Car elle n’était pas habituée au exercice physique à part au cours de natation dispensé dans le lac.

Aibe974
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Niveau 10
13 janvier 2007 à 16:08:36

Elle fit un signe à son animal de la rejoindre. Et puis elle ôta son uniforme avant de la mettre dans son sac. Elle était nue et le vent froid tapant sur sa peau, la faisait trembloter. Elle se pencha et se mouilla la nuque, avant de plonger dans l’eau fraîche du lac. Sa tête sous l’eau, elle donna une vigoureuse impulsion avec ses membres supérieurs comme inférieurs. Elle parcourut en apnée les trois mètres de largeur de la rivière et remonta à la surface. Sa tête jaillit de sous l’eau, tandis que ses poumons s’emplissaient d’un air nouveau et délicieux. Elle se hissa à la force de ses bras sur l’autre rive et demanda à son oiseau de la rejoindre avec son sac qu’il avait gardé. Ce dernier en quelques battements d’ailes vint rejoindre la jeune fille. Il lâcha de son petit bec le sac. La jeune fille le saisit et prit une serviette à l’intérieur, et sécha du mieux qu’elle put et remit son uniforme. Tant que cette dernière était propre autant l’user.
Et la jeune fille suivi par son animal courut dans l’herbe se dirigea vers le nord et donc vers la forêt de Barthélemyo.
Il lui fallut une demi-heure de marche qu’avaient précédée cinq minutes de courses pour arriver jusqu’à la forêt. L’immense enchevêtrement d’arbres les un plus haut que les autres étaient inquiétants. Et le bruit qui s’en échappait, l’était lui aussi. Le vent passa dans les branches des arbres créait une sorte de râle fantomatique, qui effrayait la jeune fille. Elle jeta un coup d’œil à Duno. À cause de la nuit, elle ne pouvait pas bien le voir mais il ne semblait pas rassuré non plus. Ils entrèrent dans le bois en se faufilant entres les arbres. Samantha était toujours sur le qui-vive, les bruits autour d’elle ne cessaient d’alerter ses sens et elle se retournait pour regarder derrière elle toutes les trente secondes.
Soudain elle aperçut une lumière rougeâtre un peu plus loin. On aurait dit un feu. Elle courut pour s’en assurer. Duno la suivit comme son ombre. Elle arriva finalement au centre d’une minuscule clairière. Il y avait effectivement un feu de bois. Un cercle de pierre délimitait les contours du foyer, tandis qu’autour des roches, deux pics sur lesquels étaient embrochés des poissons étaient orientés vers les flammes.
Cependant le bois manquait et le feu s’essoufflait. Mouillée et frigorifiée, Samantha ne pouvait pas laisser passer cette occasion de se réchauffer. Elle ordonna à Duno d’aller chercher du petit bois, tandis qu’elle-même s’y attelait. Elle se jeta à terre pour récupérer des petites branches et retourna vers le feu avec. Elle était affolée, elle ne pouvait pas laisser éteindre le feu. Sa respiration était rapide, haletante. Finalement elle réussit à mettre dans le feu ses quelques combustibles et s’assit presque fatiguée de ce soudain effort. Duno arriva lui aussi avec des branches et il les posa sur le sol près de sa maîtresse. Elle regarda les poissons grillés et demanda à Duno :
- Et tu crois qu’on a le droit de les manger ?
- Kraa ! répondit-il avec une lueur de malice dans les yeux.
Et elle saisit les brochettes de poissons, elle en prit une et donna l’autre à Duno. Les poissons avaient déjà été vidés. Elle mangea de bon cœur et s’endormit presque aussitôt après dans la chaleur du feu.

Un carrosse luxueux rouge en forme de rectangle était tiré par deux chevaux purs sangs à la robe noire. Il avait été peint par un artiste qui avait travaillé les moindres détails de la paroi extérieur en dessinant des visages et des M entremêlés toujours de cette même couleur. Il s’arrêta devant l’école Vinceout. En sortirent cinq hommes, quatre encapuchonnées et un portant un ensemble noir comportant une chemise en soie ouverte en V et un pantalon de toile noire. Les personnages entrèrent dans l’établissement vers les huit heures du matin. Ils se dirigèrent directement vers le bureau de la directrice. Deux personnages encapuchonnés restèrent devant la porte, tandis que les trois autres entraient.
La directrice fut surprise en voyant arrivé des individus. Les deux hommes encapuchonnés se postèrent derrière l’autre qui engagea la conversation :
- Bonjour mère, où est elle ?
- Bonjour monsieur Troum, que faites vous ici à cette heure ci ?
- Où est elle mère ? réitéra t-il.
- Si vous parlez de Samantha, elle s’est enfuit et nous ne savons pas où elle est.
- Quelle négligence de votre part, cela mérite une punition, dit-il en ôtant son chapeau
- Mon dieu, s’exclama t-elle en voyant la marque sur son front.
A ce moment là, il se jeta sur elle et l’étrangla d’une seule main. Il dit alors :
- Vous pouvez m’appeler Maes.
Puis il sentit le cou de la femme craquait sous ses doigts tandis qu’elle se ramollissait. Il lâcha le cadavre. Puis il se tourna vers les deux autres et ajouta :
- Brûlez tout.
- Laisse ton la marque de la Ligue patron ? demanda l’un d’eux.
- Bien sûr, répondit l’intéressé.
Et ils sortirent du bureau. Un des hommes postaient devant la porte, un être immense de plus de trois mètres, ce qui ne laissait aucun doute sur sa race demanda :
- Politique du feu patron ?
- Oui mon cher Lydior.
- Autorisation de profiter de la chair de ses jeunes filles avant de foutre le feu ?
- Tu es cannibale toi maintenant ? demanda le patron
Lydior souleva sa capuche laissant apparaître son visage de gelka. La peau grise, pas de nez, de longues oreilles pointues, des yeux minuscules et noirs, et une bouche remplis de crocs acérés. Le gelka reprit :
- Je ne pensais pas à profiter de la chair dans ce sens là patron. Mais en faite…..
Son visage se déforma alors dans un monstrueux sourire lubrique.
- Bien, répondit Maes, tu as l’autorisation mais seulement avec une ou deux, nous n’avons pas de temps à perdre.
- Merci patron, vous êtes trop bon, s’exclama alors Lydior.

Cidounnet
Cidounnet
Niveau 10
13 janvier 2007 à 16:56:39

une nouvelle fic d´aibe! j´etais fan de celle sur tifa, donc j´attendais une nouvelle aventure avec impatience!

j´ai lu l´intro et le chapitre 1 avec attention, et pour une fois je vais faire quelques critiques en espérant qu´elles soient constructives:

dès le début, on se trouve plongé dans l´action et dans l´univers de ce monde. l´apparition de la magie, des conflits des l´intro nous font rentrer dans l´histoire

j´ai pu noter queques incohérences, notamment dans la marque au visage du "méchant", au début en forme de N puis de M dans le chapitre 1. les meres de l´ecole sont appellées parfois soeur, mais c´est peut etre fais exprès

certaines lourdeurs sont présentes, l´action traine un peu en longueur parfois, un peu plus de dynamisme serait parfois nécéssaire.

certaines phrases sont un peu mal formulées comme "Il était grand le couloir du deuxième étage des dortoirs des filles, du côté gauche il y avait toutes les chambres et du côté droit une fenêtre en face de la porte de chaque pièce. "
quelques fautes d´ortographes subsistent mais rien de bien méchant

ce qui est le plus important dans cette histoire, c´est que l´on sent toutes les tensions à venir entre les différents peuples de ce monde, les enjeux autour de l´héroine. bref, les petits problèmes que j´ai énoncé sont vite occultés pour se concentrer sur l´histoire, ce qui est le plus important quand on lit une fic.
donc, vivement la suite!

tu sais déjà combien de chapitre il y aura?

Aibe974
Aibe974
Niveau 10
13 janvier 2007 à 18:08:03

Cidounet :d) Merci de ce commentaire ^^

une nouvelle fic d´aibe! j´etais fan de celle sur tifa, donc j´attendais une nouvelle aventure avec impatience!

:d) Pas si nouvelle en fait, c´est une vieille fic que je continue et dont les premiers chapitres sont repostés.

j´ai lu l´intro et le chapitre 1 avec attention, et pour une fois je vais faire quelques critiques en espérant qu´elles soient constructives:

:d) Ben on va voir :rire:

J´ai pu noter queques incohérences, notamment dans la marque au visage du "méchant", au début en forme de N puis de M dans le chapitre 1. les meres de l´ecole sont appellées parfois soeur, mais c´est peut etre fais exprès.

:d) Il s´agit d´un M, et effectivement c´est une erreur :rire: Mais il faut me pardonner, j´étais jeune.(ça remonte à un an ce texte).
Pour les soeurs c´est en effet fait exprès.

certaines lourdeurs sont présentes, l´action traine un peu en longueur parfois, un peu plus de dynamisme serait parfois nécéssaire.

:d) Eh oui, c´est un premier chapitre, l´important ici est de posée des bases, ça peut sembler lourd, mais bon il est nécessaire d´ancrer une oeuvre comme celle-ci. Rassure toi au fur et à mesure des chapitres, ça se tasse, et le dynamisme se fait plus présent.

certaines phrases sont un peu mal formulées comme "Il était grand le couloir du deuxième étage des dortoirs des filles, du côté gauche il y avait toutes les chambres et du côté droit une fenêtre en face de la porte de chaque pièce. "
quelques fautes d´ortographes subsistent mais rien de bien méchant

:d) Oui ben les phrases alambiquées, et les fautes d´orthographe c´est un peu ma marque de fabrique même si je me suis amélioré depuis cette époque.

ce qui est le plus important dans cette histoire, c´est que l´on sent toutes les tensions à venir entre les différents peuples de ce monde, les enjeux autour de l´héroine. bref, les petits problèmes que j´ai énoncé sont vite occultés pour se concentrer sur l´histoire, ce qui est le plus important quand on lit une fic.
donc, vivement la suite!

:d) Eh cela ne va faire que se renforcer par la suite. Mais je te laisse le découvrir dans les semaines ou mois à venir. Et tu verras bien assez tôt à quel point Samantha n´est pas une filette comme les autres.

tu sais déjà combien de chapitre il y aura?

:d) Le nombre exact m´est inconnu, mais il y aura environ une vingtaine de chapitres. Beaucoup de plaisir pour moi, et peut être pour toi, en perspective. En tout cas merci de m´avoir lu, ça m´ a fait plaisir

Cidounnet
Cidounnet
Niveau 10
20 janvier 2007 à 21:14:04

je me permets un :up:
cette fic est exellente, ne vous laissez pas décourager par la longueur!

Aibe974
Aibe974
Niveau 10
21 janvier 2007 à 18:27:42

Merci de ta dévotion mon petit Cidounet,je la récompense d´ailleurs avec un nouveau chapitre.

Chapitre 2 : Gued du Gon.

Le soleil, cet astre puissant dont les rayons illuminent la planète depuis la nuit des temps, venait de toucher de ses lueurs la peau basanée de Samantha. Elle ouvrit les yeux difficilement. A peine avait elle soulevé ses paupières que les faisceaux du soleil s’étaient engouffrés dans ses yeux en provoquant un éblouissement. Il lui fallut ouvrir puis refermer ses yeux à plusieurs reprises avant de réussir à s’habituer à la luminosité.
Lorsqu’ enfin elle y parvint, elle voulut s’étirer les bras en baillant comme elle en avait pris l’habitude. Cependant au moment de lever les bras, elle sentit une gêne. Comme si quelque chose lui serrait les poignées. Elle essaya à nouveau de bouger les bras mais ses poignés restèrent collés. Elle tenta avec les jambes mais le résultat fut le même. Puis amenant ses jambes vers l’avant, elle regarda enfin ce qui l’empêchait de produire le moindre mouvement. Des cordes, de couleurs marron beiges et très serrées, lui enlaçaient les chevilles avec application. Elle ne put les voir mais par déduction elle comprit que le même type de liens avait été appliqué sur ses poignets. Elle essaya de se retourner en se tortillant sur le sol couvrant au passage ses vêtements de poussière. Elle réussit à se mettre en position pour pouvoir voir son tori. Elle lui cria :
- Et Duno réveille toi.
- Krrra, s’exclama le petit animal en sursautant.
La jeune fille remarqua que son animal avait les pattes liées ainsi on lui avait fait subir le même sort qu’à elle. Soudain elle entendit derrière elle un craquement caractéristique de quelqu’un qui marche sur un bras en la faisant casser. Elle voulut se retourner mais elle n’en eut pas le temps. Elle sentit que la chose derrière elle s’accroupissait et posa sa main sur son épaule. Plus de doutes maintenant c’était un humain et même un homme d’après la poigne vigoureuse et puissante. Elle se mit à se poser des questions sur l’identité de l’homme qui l’avait attaché. Et si c’était Maes Troum, allait-il la tuer comme il avait tué son père, pour une fois elle n’avait pas rêvé de ça, mais il était là prêt à la tuer, elle en était sûre. Elle ne se serait pas enfuie longtemps. Il allait sûrement lui passer un couteau sous la gorge et il la truciderait. La main appuya sur elle et la ramena vers elle. « Il veut que je vois son visage quand il me tuera » pensa t-elle.
Mais lorsqu’elle fut en face du propriétaire de la main, elle ne put s’empêcher de lâcher un soupir de soulagement. Il était jeune, les traits de son visage plutôt fins, les yeux verts émeraude, son visage était encadré par des cheveux courts coiffés en brosse, mais d’une couleur étrange, ils étaient verts.
La jeune fille avala sa salive pour faire face à la réalité, elle avait devant elle, un véritable représentant de la race Sadar. Ce dernier semblait presque aussi étonné qu’elle. Il l’aida à se mettre assise en la soulevant de ses bras forts. Elle put alors le voir en entier, il était vêtu simplement d’un short fait en toile. Le short était de couleur marron, le reste de son corps était nu révélant une musculature et un bronzage important tant en haut que en bas. Il détacha les cordages de Samantha et lui dit :
- Je suis désolé, je t’avais attachée parce que tu as mangé mon poisson mais je n’avais pas vu que tu étais une des notre.
- Ah….. , répondit-elle.
Elle ne comprenait pas bien où il voulait en venir puis se souvint que les yeux verts faisaient partis des signes distinctifs des sadars. Or elle avait un œil vert ce qui montrait qu’elle était une hybride. Elle regarda celui qui venait de lui ôter ses liens et qui déjà commençait à ôter ceux de son tori.
Lorsqu’il eut terminé, Duno sauta sur les genoux de sa maîtresse, elle lui jeta un regard affectueux puis se tournant vers le sadar elle dit :
- Nous sommes désolé de t’avoir chapardé ton repas.
- Oh ce n’est pas grave.
- Tu nous avais quand même ligoté, plaisanta t-elle
- Oui mais c’était juste pour vous faire peur, ajouta t-il gêné, je ne pouvais pas imaginé que tu étais des notre.
- A moitié seulement.
- Oui mais les sadars sont une famille, c’est sacré, c’est la première règle.
- Je ne savais pas, j’ai toujours été élevé parmi les hunars.
- C’est pas grave, je vais parfaire ton éducation, plaisanta t-il. Oh faite, je ne me suis pas présenter, je suis Gued du Gon.
- Ravie de te rencontrer Gued, je m’appelle Samantha Harper et voici Duno, ajouta t-elle en désignant le tori.
- Eh bien moi aussi, je suis ravi.
- Je peux te poser une question Gued ?
- Tu viens de le faire mais vas-y.
- Qu’est –ce que tu fais sur ce continent, Sadarias est très éloigné d’ici.
- Oh et bien, je suis venu ici dans le but de découvrir le monde et de raconter mes voyages à tous les autres du peuple, c’est tout, et toi que fais-tu ici ?
- Euh, elle hésita puis se décida à lui raconter la vérité, il avait l’air si gentil, je suis poursuivi par un homme qui veut ma mort, c’est pour ça que je me suis enfui de mon pensionnat et que je suis venu dans la forêt.
- Un homme qui veut ta mort, répéta-t-il interloqué, tu m’as l’air de traîner dans une affaire louche toi, mais c’est pas grave. Je te protégerai Samantha, suis moi, on va à Greendal.
- Pour quoi faire ? demanda –t-elle
- Ben parce que je veux tout visiter dans ce bas monde, tout voir, tout goûter , c’est mon rêve. Ca fait trois ans déjà que j’ai commencé ce voyage. Et il est presque terminé.
- Ah oui tu as du voir beaucoup de choses.
- Oh oui , répondit-il exalté, j’ai vu les plaines enneigées au nord, la beauté des couchés de soleil sur les montagnes du Sadarias, les monuments des hunars, les plus belles villes de ce monde, je les connais par cœur. Quand j’aurai visité Gelnika la capitale de Gelkar, j’en aurai fini de ce continent. Et il ne me restera que Cassar a exploré.
- Comme j’aimerai faire un tel voyage, soupira-t-elle
- Mais mon voyage n’est pas fini, si tu veux accompagne moi, et ensemble nous visiterons Cassar comme personne ne l’a jamais fait. Et puis ton assassin ne te cherchera pas à travers le monde.
La dernière phrase fit impacte dans la tête de la jeune fille. Puis elle réfléchit, était-ce une bonne idée que de voyager avec un parfait inconnu, certes à l’air très gentil, mais on se méfie jamais assez. Cependant, elle ressentait qu’elle pouvait faire confiance à ce jeune homme exalté et enthousiaste, avide d’aventures et de voyages. Après une très courte hésitation, elle fixa le jeune homme et lui dit :
- C’est d’accord, je viens.
- Tape là, lui dit- il en tendant la paume de sa main gauche.
Samantha tapa avec la paume sa main droite. Un grand sourire naquit sur le visage de chacun des deux jeunes gens qui éclatèrent de rire sans raison. Ou peut-être pour sceller une amitié naissante, soudain un petit piaillement se fit entendre. Duno ne voulait pas qu’on l’oublie. Sa maîtresse le prit dans ses bras et lui fit un gros câlin. Et l’oiseau cessa toute protestation. Ce qui fit, rire encore d’avantage les deux adolescents.
Cette petite période d’euphorie passée, Gued partit éteindre le feu. Les flammes étaient presque devenus inexistante et seule la cendre incandescente produisait encore une faible rougeur. Son pied à l’intérieur d’une sandale beige anéantit les restes du foyer. Puis il se dirigea vers son sac. Un grand sac à dos noir couvert de poches qui semblaient toutes pleines, ce sac devait contenir tout ce dont un aventurier a besoin pensa Samantha.
Puis après avoir mis son sac sur son dos, Gued récupéra un long fourreau noir d’où dépassait seulement une pointe de métal qui rangea dans l’espace entre son dos et le sac. Puis il fit un sourire à Samantha et d’un signe de la main, lui ordonna de le suivre. Il quittait la forêt.
Ils marchèrent pendant plusieurs minutes sans parler et sans interruption, Gued semblait terriblement concentré. Ils arrivèrent presque à la lisière du bois. Enfin il ressortait, Samantha en avait assez des arbres, et de plus elle mourrait d’envie de visiter le village de Greendal. Il était réputé sur le continent pour la qualité des tavernes, et des commerces. Elle avait envie de tous les visités. Même si elle n’avait pas d’argent, depuis longtemps elle avait appris que le plaisir des yeux était l’apanage des pauvres. Alors qu’elle était dans ses rêveries qui pour une fois ne traitait pas du meurtre de son père et de tout ce qui y touchait, Gued leva sa main droite à la verticale, ordonnant ainsi de s’arrêter. La jeune fille et son tori s’exécutèrent. Le jeune sadar regardait fixement vers l’Est alors que vers le nord se trouvait la sortie, il lâcha à Samantha et Duno :
- Faites attention, il y en a deux qui arrivent depuis l’Est.
Samantha voulut lui demander « deux quoi ? » mais avant que la phrase ne soit sortie de sa bouche, la réponse s’imposa d’elle-même. Deux énormes calimeras venaient de faire leur apparition. Les calimeras sont des lions rouges avec à la place de la queue un énorme boa. Ces monstres qui vivent généralement dans les forêts sont de très dangereux prédateurs. Les deux esprits qui cohabitent dans le même corps sont aussi dangereux l’un que l’autre. Celui du lion est puissant et noble, tandis que le serpent est rapide et vicieux.
Deux spécimens des plus féroces observaient nos héros avec une avidité inquiétante. Aussitôt Gued saisit le fourreau sur son dos et l’attrapa à deux mains. Avec sa main gauche il attrapa la pointe de métal qui dépassait tandis que sa main droite prenait l’étui. Il tira l’écrin d’un coup sec sur la droite révélant ainsi totalement la magnifique arme du guerrier.
Une lance somptueuse, le corps de la lance était fait dans un bois clair et ciselé où des formes et dessins étaient gravés. La pointe était en argent pur, gris clair presque blanc, le métal brillait avec beauté au contact du soleil. D’abord très large à la base, la pointe se raccourcissait pour former une aiguille parfaite au sommet. Cette dernière était plus aiguisée que le reste de la pointe en conséquence elle était beaucoup plus foncée presque noire. L’autre extrémité de la lance était de forme circulaire parfaitement dans la continuité du corps rectiligne de l’arme. Sur la sphère étaient taillés des yeux et une bouche de bête féroce, ainsi que le nom du forgeron « Vandar ».

Aibe974
Aibe974
Niveau 10
21 janvier 2007 à 18:28:10

Gued fit pivoter sa lance autour de son poignet gauche et l’attrapa à deux mains, pointe vers les monstres. Avant que le premier calimeras n’ait pu faire le moindre mouvement, il se jeta sur lui, il lui donna un coup avec le manche de sa lance pour commencer, puis lui embrocha la patte avec sa pointe. Le monstre poussa un formidable rugissement qui fit trembler la forêt. Puis le serpent qu’était sa queue attaqua Gued, mais ce dernier esquiva en faisant un bond latéral. Le monstre essaya à nouveau de l’attaquer avec sa patte encore valide mais le jeune homme esquiva à nouveau le coup avec une roulade. Il enchaîna directement en enfonçant sa lance dans le crânes de son ennemi le touchant au cerveau.
Pendant ce temps l’autre calimeras s’était mis à courir vers Samantha qui avait commencé à fuir vers la sortie de la forêt mais le monstre lui coupa la route. Et elle se retourna vers gued mais ce dernier était en train d’enlever sa lance du crâne de l’autre bête. Le fauve se jeta sur elle, elle ferma les yeux. Elle ne voulait pas voir sa mort en face. Mais quelques secondes après, elle ne sentait toujours pas la douleur et le froid l’envahit. Elle ouvrit les yeux et constata que la lance était rentrée par la tempe droite de l’animal et sortie par la tempe gauche. Le monstre était mort sur le coup. Elle se retourna vers Gued, il était encore dos à elle en train de se battre à mains nues avec la queue serpent qui n’était pas morte. La jeune fille saisit le manche de la lance et tira de toutes ses forces. Elle parvint à retirer l’arme du crâne de la bête et courut pour l’apporter à Gued. Mais ce dernier était ligoté par le boa qui se servait de son corps comme de liens. Samantha s’élança donc saisissant son courage à deux mains. Elle parvint à frapper en plein dans le corps du saurien qui lâcha prise. Aussitôt Gued s’éloigna hors de portée du monstre, tandis que ce dernier se vidait de son sang.
Il récupéra sa lame des mains de Samantha et la rangea dans son fourreau. Il engagea la conversation :
- Merci sans toi j’étais mort.
- Non, répondit-elle gêné, sans moi, tu aurais gardé ta lance et tu aurais éliminé ce serpent sans difficulté.
- Oui mais tu m’as quand même sauvé la vie.
- Ben disons que l’on est quitte alors. Mais comment as-tu fait pour toucher le calimera sans te retourner
- Et bien, je n’avais pas besoin de le voir, comme tous les sadars, je suis en communion constante avec la nature, c’est pour ça que je peux sentir les choses. Tu devrais aussi en être capable.
- Comment ça ?
- Eh bien oui, tu es en partie une sadar. Donc tu devrais bénéficier de ce sixième sens. Tu n’as jamais ressenti comme des ondes venant des éléments naturels te dire des choses.
- Eh bien, elle réfléchit quelques instants puis ajouta, je sais toujours où se trouve mon Duno.
- Un lien avec les animaux, tu vois maintenant remettons-nous en route.
- Oui, accepta-t-elle.

Ils se remirent à marcher vers le nord, vers la sortie. Samantha réfléchissait aux paroles de Gued. Elle n’avait jamais ressenti tout ce qu’il disait, et elle n’avait pas de liens avec les animaux, juste avec Duno. Peut-être n’avait-elle pas héritée des pouvoirs de sa mère, après tout, c’était possible. Et puis ce n’était pas si grave. L’important était de s’éloigner le plus possible de Maes Troum. Et pis elle avait terriblement envie de voir Greendal, elle qui n’avait connue toute son enfance que Vinceout enfin plus précisément l’école du village.
Après à peine cinq minutes de marche, ils sortirent enfin. Le soleil était très haut dans le ciel, et les trois aventuriers commençaient à avoir faim. Ils traversèrent donc à la hâte la prairie qui s’étendait devant eux. Ils arrivèrent devant une ville très grande.
Au niveau de l’entrée, il y avait un grand écriteau rectangulaire dont les extrémités opposés et attachés par des cordes sur deux poteaux placé aux angles contraires de la route.
Sur cet écriteau était marqué en lettre d’or « Greendal »
Passé le poteau, nos aventuriers découvrirent l’endroit tant espéré. La ville était énorme. A l’intérieur, il y avait de tout, des auberges, des armureries, des marchés, des tavernes, des habitations. Toutes les constructions étaient faites en bois, et les toits en tuiles. De toutes formes, de toutes tailles, les bâtiments ornaient la ville aussi bien que des décorations. Constituée d’une allée principale où se regroupaient toutes les tavernes et boutiques pour les voyageurs, le centre économique de la ville se trouvait au bout de cette allée. Il s’agissait d’une place centrale circulaire où tous les bâtiments administratifs mais aussi les lieux de divertissements étaient réunis. Cette grande place donnait sur deux chemins : un à l’Ouest et un au nord. Celui du nord conduisait au théâtre grande attraction du lieu, qui attirait les aristocrates en grand nombre. Et celui de l’Ouest donnait sur les quartiers résidentiels où la population réelle de la ville séjournait toute l’année.
Samantha était émerveillée et insista pour aller voir toutes les boutiques, même celle d’armes ou les forges alors qu’elle n’y connaissait rien. Les magasins de vêtements la retinrent plus de temps que les autres. Elle en avait oublié sa faim. Mais Duno et Gued qui avait cédé devant l’enthousiasme de la jeune femme ne cédèrent pas lorsqu’elle voulut entrer dans un énième restaurant :
- Quoi vous ne m’accompagnez pas, s’exclama-t-elle
- Euh non Duno et moi on a faim, répondit Gued, on va mangé dans la taverne d’en face.
- Kraaa, appuya le tori
- Mais, tenta de répondre Sam.
- Non n’essaie pas de nous convaincre, on a trop faim, on va manger, toi tu continues à visiter les boutiques si tu veux. Et tu nous rejoint à la taverne d’en face.
- Non je viens avec vous, s’empressa t-elle d’ajouter, j’ai faim aussi.
Gued haussa les épaules et Duno sauta dans les bras de sa maîtresse. Ils se dirigèrent vers la taverne la plus proche. Il s’agissait d’un établissement plutôt important où était inscrit sur la porte : « Au poulpe géant ».
Gued poussa la porte suivi de très près par ses deux amis. Ils entrèrent dans un endroit plutôt convivial, des grandes tables rondes servaient à accueillir les clients, au bout de la pièce un grand comptoir en bois où l’on servait directement les clients. La décoration était rustique, mais une bonne ambiance se dégageait des ravissantes serveuses très peu vêtues et du barman qui souriait à tous les clients.
Nos amis cherchèrent une table des yeux mais tous étaient presque remplis. Soudain un homme barbu près d’eux leur lança :
- Ne restez pas devant l’entrée, vous empêchez l’argent de rentrer.
Et lui et tous ses amis à sa table éclatèrent de rire et reprirent une gorgée d’un liquide mousseux que Samantha identifia comme de la bière. Gued lui prit la main et la conduisit sur une table qui venait de se libérer. Ils prirent place sur des petits tabourets circulaires à quatre pieds en bois. Autour d’eux ça chantait, ça criait, ça buvait, ça mangeait. Samantha s’exclama :
- Quelle ambiance, dis donc, je n’aurais jamais imaginé ça.
- Eh bien tu vois, c’est à ça que ça sert de voyager. Posons nos affaires.
Chacun d’eux enleva son sac. Sam posa le sien à terre, tandis que Gued posait le sien contre la table avec sa lance. Samantha reprit :
- Où sont les prix ?
- Les prix, c’est à la tête du client, quand t’es sympa, t’as de bon prix, sinon tu paies le plus cher, mais pourquoi cette question ?
- Bah en faite, c’est parce que, je n’ai pas beaucoup d’argents alors je ne veux pas acheter plus que j’ai, répondit-elle très gênée avant de baisser les yeux vers le sol.
- Oh ne t’inquiètes pas. Tu m’as sauvé la vie tout à l’heure, je te paye ton repas.
- Je ne peux pas ac…. Commença t-elle.
- Allons, l’interrompit-il, pas de ça entre nous. En plus tu sais, j’ai beaucoup d’argents, ça ne me pose pas de problèmes.
- Mais ça ne se fait pas.
- Arrête Sam, si j’ai assez d’argents pour financer mon voyage, j’en ai assez pour te payer un repas à toi et Duno.
- C’est pas une question que tu aies les moyens, c’est une question de principe, protesta t’elle.
- Eh bien on va dire que si tu n’as pas assez d’argents pour payer, je t’aiderai c’est bon ?
- D’accord, finit-elle par accepter. Oh faite comment ça se fait que tu aies beaucoup d’argents comme tu dis ?
- Eh bien pour financer mes voyages, je me sers de mes capacités aux combats. Tu as devant toi un éliminateur professionnels de monstre. J’ai ma licence délivrée par l’Association et par conséquent je peux exercer. Je suis payé aux monstres tués.
- Ca a l’air de bien payer.
- Eh ouais plutôt et à partir de maintenant tu seras mon assistante, plaisanta t-il
- Mais ce serait super, s’enthousiasma t-elle, j’ai toujours rêvé de travailler. Je pourrai gérer ton argent et puis aussi t’aider un peu comme ce matin dans les combats.
- Euh, si tu veux……….
- Qu’est ce que je vous sers ? demanda une serveuse rousse qui venait d’arriver à leur table.
- Deux spécialités, répondit Gued.
- Krraaa, intervint Duno.
- Euh pardon trois reprit Gued.
Puis ils attendirent patiemment que leurs commandes arrivent. Gued avait expliqué à Samantha durant ce laps de temps que dans toutes les tavernes il fallait toujours commander la spécialité du jour et que c’était généralement le seul plat que le chef savait faire. Samantha essaya de deviner aux odeurs de la pièce quelle était la spécialité. Elle inspira profondément et une foule de senteurs emplirent ses récepteurs olfactifs. Il y avait de très fortes odeurs alcools, de sueurs, mais l’odeur prédominante était celle de poisson ou de produits marins. Puis la jeune fille se souvint du nom de la taverne, « le poulpe géant ». La spécialité s’imposait d’elle-même et en effet lorsqu’elle reçut sa commande, elle se rendit compte qu’elle ne s’était pas trompée. La serveuse venait de poser devant elle et ses compagnons trois énormes plats circulaires remplis d’une sauce verdâtre dans lequel baignait un poulpe découpé en lamelle. Affamés le sadar et le tori se jetèrent sur leurs plats. Cependant l’aspect peu ragoûtant de l’animal empêcha la jeune fille de partager l’enthousiasme de ses camarades. Sam prit la cuillère en bois posée avec le plat et commença à manger le bouillon vert qui avait un assez bon goût en espérant que la prochaine taverne qu’ils visiteraient s’appellerait « Au poulet rôti ».
A ce moment un homme entra dans la pièce, il semblait plutôt noble, il portait un ensemble noir brodé d’or de grand luxe et à a sa ceinture en forme de dragon il avait le fourreau d’une épée. Il examina la salle du regard. Et après avoir remarqué Samantha, il eut un grand sourire. Il se dirigea vers elle. Saisissant un tabouret, il s’assit à côté d’elle et avant qu’elle ne puisse dire quoi que ce soit il avait sa main sur la cuisse de la demoiselle.
Il dit alors en se léchant les lèvres vicieusement :
- Salut ma jolie.
- Lâchez moi tout de suite.
Mais il commença à faire glisser sa main plus bas vers l’entrejambe de la jeune fille. Mais avant qu’il n’ait le temps de porter atteinte à la féminité de la jeune fille, le poing de Gued s’écrasa avec violence sur son visage en l’expulsant à plusieurs mètres plus loin. Le visage du jeune homme exprimait une colère intense. Il prit sa lance et la sortit de son écran. D’un saut périlleux au dessus de la table, il se trouva devant l’agresseur de Samantha. Il lui mit la pointe de sa lance sous le coup et le piqua légèrement, faisant couler le sang sur les vêtements luxueux de l’aristocrate.
Gued lui dit alors :
- Toi, ne t’approches plus jamais de Samantha, c’est compris…
- Oui, oui, se dépêcha t-il de répondre.
- En dédommagement je peux prendre ça, demanda Samantha en désignant la ceinture de l’homme.
- Oui, oui prenez là.
Il l’ôta lui-même pour la donner à Sam. Gued jeta sur le comptoir quelques pièces d’argent pour payer leur repas. Il rengaina son arme et récupéra son sac ainsi que celui de la jeune fille. Il le lui donna et remit son fourreau à sa place habituelle puis les jeunes gens et leur animal de compagnie sortirent de la taverne.
Samantha regardait avec joie la ceinture. Cette dernière était en argent, elle représentait lorsqu’elle était bouclée un dragon en train de se mordre la queue. L’attache se trouvait être des piquants sur la queue de l’animal et un trou au niveau de son museau. Ainsi quand la ceinture était mise un des piquants se retrouvant dans le trou donnait l’impression que le dragon avait une corne. Gued remarqua l’intérêt de la jeune fille pour le ceinturon. Il demanda :

Aibe974
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Niveau 10
21 janvier 2007 à 18:28:58

- Mais pourquoi tu as pris ça ?
- Parce que je trouvais ça joli, ça ira très bien avec mes vêtements.
- Avec ton uniforme ?
- Non avec mes autres vêtements, tu ne penses tout de même pas que je vais garder cet accoutrement pendant des lustres.
- Euh ben je n’y avais pas réfléchi, avoua t-il
Elle haussa les épaules et soupira de façon exaspérée. Ils arrivèrent devant une auberge, Sam s’arrêta mais Gued lui dit qu’il n’avait pas le temps de s’y arrêter qu’ils allaient continuer leur voyage et se prendre la caravane qui conduisait jusqu’à un patelin rempli de monstres où ils pourraient se faire beaucoup d’argents. Mais la jeune fille lui dit qu’elle voulait aller aux toilettes et qu’elle ne serait pas longue. Duno et lui s’assirent donc à même le sol devant l’établissement en attendant leur compagne de voyage. Gued essaya même de discuter avec le tori sa nature de sadar lui permettant de mettre des mots sur les piaillements de son ami jaune.
Après un quart de discussions ou plutôt d’attente, enfin ils virent arriver la jeune fille. Cependant ils virent tout de suite qu’elle n’était pas partie qu’apaiser une envie pressante. La jeune fille avait totalement changé d’habits. A la place de l’uniforme sale et vieux jeu de l’école Vinceout, la jeune fille portait un short blanc moulant dans un tissu très soyeux, pardessus elle avait une jupe noire fendue sur les deux côtés, le toute était attachée à elle grâce à la ceinture de l’aristocrate pervers et enfin en haut elle ne portait qu’un bustier blanc décolleté ouvert plus bas que la poitrine mais ne laissant pas voir plus que la décence l’oblige car attaché par des fils croisés. Elle arriva ainsi vêtue devant ses nouveaux compagnons, elle leur fit un clin d’œil et un sourire mutin avant de demander :
- Alors comment je suis ?
- Krraa, répondit Duno avec malice
Quant à Gued, il se contenta d’émettre un sifflement appréciateur sur la nouvelle tenue de son amie. Elle ne put s’empêcher de rougir, ce qui la rendait encore plus mignonne. Ils décidèrent de flâner encore un peu dans la ville avant de la quitter.
Ils ne s’engouffrèrent pas dans la partie résidentielle du quartier laissant les habitants à leur tranquillité. Par contre la grande place n’eut plus de secrets pour eux au bout d’une heure. Ils visitèrent tous les bâtiments administratifs car ces derniers étaient richement décorés. Samantha n’aurait jamais imaginé à quel point le monde était beau. Finalement elle avait bien fait de quitter son école où elle ne faisait rien. Elle était partie depuis seulement deux jours. Et elle s’était déjà fait un nouvel ami qui lui avait sauvé la vie deux fois. Elle avait découvert tant de choses en une journée. Si elle avait su tout ça avant, elle aurait quitté Vinceout depuis bien longtemps. Rien ne lui manquait. Enfin elle n’était pas partie depuis assez longtemps pour sentir le sentiment de manque qu’ont les gens quand ils partent de chez eux, le fameux mal du pays. Mais même si elle ne le savait pas encore au cours de son voyage ce mal, elle le sentirait. C’est bizarre de voir que les hommes ne sont jamais contents de leurs sorts. L’expression « l’herbe est plus verte ailleurs » est pleine de sagesse, la métaphore est aussi efficace que les humains pour jalouser les autres.
Gued lui proposa de visiter la place du théâtre. Elle accepta avec ravissement. Duno lui grand amateur de nourriture, passait devant chaque taverne en essayant de deviner les spécialités de chacune. Ne voyant plus son petit animal, la jeune fille plaça son index et son auriculaire droit dans sa bouche et siffla de toutes ses forces. Le tori arriva dans la minute. Et c’est ainsi que les trois aventuriers continuèrent leur chemin vers le théâtre.
Cet endroit de la ville se présentait différemment, il y avait toute sortes de roulottes remplies de marchandises en tout genre sur les côtés du chemin rectiligne. Le chemin ne débouchait que sur un énorme bâtiment. Ce dernier de forme circulaire couvert d’un toit de tuile, on voyait juste la grande porte en cèdres qui donnait sur l’intérieur et juste avant cette porte, un guichet très rustique, une simple table couvert par un parasol vert, en dessous de ce dernier un homme manipulait des tickets d’entrée et des pièces d’argent et d’or. Samantha fut fasciné parce qu’elle vit collé sur la porte de cèdres. Une affiche où étaient dessinés deux jeunes gens apparemment de rangs royaux d’après leurs accoutrements en train de s’embrasser à pleine bouche. Elle se tourna vers Gued avec une expression de chien battu. Mais celui-ci fut catégorique : pas de pièce de théâtre. Ils n’avaient ni les moyens, ni le temps.
Ils contournèrent donc le bâtiment. Au passage Sam dut attraper Duno et l’enfermer dans ses bras pour que celui-ci ne se jette pas sur les spécialités culinaires vendues dans les roulottes. Ils arrivèrent devant cinq bancs en bois alignés et collés d’environ un mètre de longueur sur trente centimètre de largueur, chacun était couvert par son propre parasol en toile bleue. C’était ici la station d’attente de la caravane qui emmenait les voyageurs vers les régions du Sud. Ils s’assirent. Ils étaient les seuls pour l’instant, mais d’après la clepsydre géante, sorte de montre à eau, qui était exposée sur la grande place du village, elle savait qu’il ne restait pas longtemps avant que leur transport n’arrive.
Cinq autres personnes vinrent s’asseoir auprès d’eux. Alors que le soleil commençait à se coucher et que les conversations allaient bon train. La caravane arriva. Une très grande charrette recouverte par une bâche et tirée par un attelage de quatre chevaux à la robe noir attachés en deux lignes de deux. Le cochet invita les gens à le payer puis à s’installer. Samantha récupéra les dernières pièces qui lui restaient pour payer l’homme. A partir de maintenant, si elle voulait survivre elle ne pourrait plus refuser l’aide de Gued.
Ils montèrent à l’intérieur de la charrette des plaques de bois avaient été aménagées pour s’asseoir. Elle se mit à côté de Gued et accueillit son tori dans ses bras. Quelques minutes passèrent tandis que les voyageurs de dernières minutes arrivaient puis la carriole s’ébranla.
Samantha commença une discussion très sérieuse avec Gued sur son rôle d’assistante. Elle tenait à gagner son argent en travaillant avec lui et surtout pas à ce que ce soit lui qui paye tout pour elle. Il accepta quasiment toutes ses conditions sans broncher en effet, il pourrait augmenter ses prix grâce à l’excuse de l’assistante. Mais il ne fit pas part de cela à Samantha, son sens morale étant trop accru, elle le sermonnerait et il n’en avait pas du tout envie. Seulement deux jours qu’ils se connaissaient, et pourtant il avait déjà cerné le caractère de la jeune fille. C’était comme si ils se connaissaient depuis toujours. Peut-être s’étaient-ils rencontré dans une vie antérieure, c’était dans ces moments là qu’il croyait au principe de la réincarnation. Peut-être même étaient-ils amants, il se secoua la tête, non la il divaguait. Mais cela ne lui aurait pas déplu. Elle était plutôt mignonne. Et même plus que ça et puis il devait l’admettre, la vue sur son décolleté que sa grande taille lui conférait, était tout sauf déplaisante. Soudain la carriole s’arrêta. Au dehors il y eut un bruit de chevaux qui frappent le sol de leurs sabots. Gued sortit pour voir ce qui se passait et Samantha et Duno le suivirent.
Au dehors c’était la panique pour les chevaux. Ils s’étaient arrêtés juste devant un cratère fumant. Les hennissements semblaient jaillir de partout. Lorsque la fumée se dissipa, les animaux commencèrent à se calmer. Deux hommes s’approchèrent alors du convoi. L’un d’eux était l’aristocrate pervers qu’ils avaient rencontré précédemment. L’autre était un homme très grand, le crâne rasé, avec une barbe naissante, il devait avoir une trentaine d’années. Vêtu d’un pantalon noir et d’une chemise blanche ouverte en v au niveau du col. Il portait par-dessus le tout une longue cape écarlate sur lequel un @ était cousu en fils noirs qui ne laissait pas de doute sur la provenance de l’homme : un Académicien.
L’Académie était la plus grande institution de mage du monde, son siège se trouvant sur Cassar, les Académiciens avaient été l’instrument de la victoire des cassariens pendant la guerre. La marque de ces mages étaient une grande cape écarlate surmonté d’un @. Aujourd’hui la plupart d’entre eux vivaient toujours dans l’institution tandis que d’autres étaient devenus mercenaires. L’homme semblait appartenir à la seconde catégorie. Il tenait dans sa main un grand bâton blanc avec dont les deux bouts étaient taillés en forme de croissant de lune. Et au centre de ses deux croissants se trouvaient deux pierres rouge sang qui semblaient léviter. Elles étaient reliées au bâton par des filaments d’énergie rouge également qui s’enroulaient autour des parois des croissants de lunes. Sur le manche était gravé le nom de l’arme « Amaterasu».
L’aristocrate s’approcha des jeunes gens. Il souriait, il riait presque, il déclara au groupe qui lui faisait face :
- Alors bandes d’idiots, vous m’avez cherché mais grâce à mon argent, j’ai engagé ce mercenaire qui va vous réduire à néant HAHAHAHAH.
- Misérable, répondit Gued, tu as échappé à ma lame une fois mais ça n’arrivera pas deux fois.
- Eh petit, la voix grave de l’Académicien s’éleva alors, tu es à moi.
- Je m’occupe de la fille, ricana le riche pervers.
- Approche gros porc que je te les écrase, répliqua écoeuré la jeune fille.
Gued dégaina sa lance et se lança à l’assaut du mercenaire. Ce dernier se mit à courir lui aussi. Le choc entre les deux hommes fut très violent. La pointe de la lance rencontra le corps du bâton. Suite à ce premier coup, les deux guerriers continuèrent leurs assauts continuant leurs ballet funeste en augmentant le rythme et la force des collisions entre les deux armes.
Pendant ce temps, le pervers s’était élancé épée à la main sur Samantha. Cette dernière ne possédant aucune arme avait éviter le coup en faisant une roulade sur la droite et puis avait commencé à courir. Elle ne pouvait pas aller demander son aide à Gued qui était bien trop occupé de son côté, tout ce qu’elle pouvait faire c’était courir et essayer de gagner du temps. Elle trébucha sur une pierre tandis qu’elle cavalait. Elle s’étala de tout son long sur le sol. Elle entendit le bruit d’un coup qui fend l’air et instinctivement elle roula pour l’éviter. Elle vit l’épée se plantait dans le sol à l’endroit où elle se trouvait auparavant.
Du côté de Gued la situation était figée. Les deux adversaires semblaient de force à peu près équivalente. Mais soudain l’académicien augmenta encore un plus la cadence et prit le dessus. Il frappa à plusieurs reprises avec Amaterasu et fit lâcher son arme à Gued. Ce dernier s’écria :

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Niveau 10
21 janvier 2007 à 18:29:26

- Eléphantine ! car il s’agissait du nom de sa lance.
- Pas le temps de crier mon garçon, dit l’autre en lui donnant un violent coup de pieds dans le ventre.
Gued recula chancelant sous l’attaque de son adversaire. Ce dernier se prépara à attaquer à nouveau. Gued se rendit compte qu’il n’aurait pas le temps de récupérer son arme. Il décida donc d’utiliser ses capacités de sadar. Il toucha le sol avec sa main droite et immédiatement une lumière verte entoura tout son bras en formant un halo. L’énergie se condensa en recouvrant le bras et forma une sorte de couche de roche semblable à celle du sol. Immédiatement Gued mit son bras de roche en opposition à l’arme de son adversaire. Il ne ressentit aucune douleur. Son adversaire fut étonné de ce phénomène et recula. Gued en profita pour récupérer sa lance. Son bras reprit son apparence normale dans une débauche de lumière verdâtre. L’académicien dit alors :
- Ca fait longtemps que je n’ai pas eu un adversaire de ton niveau. Comment t’appelles tu petit ?
- Je m’appelle Gued du Gon et je ne suis pas petit, et toi qui es tu ?
- Moi je suis Sékari Ask , ancien Académicien, et mage surnommé « l’Eclair Foudroyant »
- L’éclair foudroyant, je ne vois pas pourquoi ?
- Mais tu vas vite voir.
Le mage tendit sa main vers son adversaire. Et plusieurs protubérances d’énergie bleu azur en jaillirent. Gued esquiva de justesse les diverses attaques de son ennemi par diverse pirouette. Les boules d’énergie frappaient le sol en créant des cratères fumant. Sekari aspergeait copieusement la surface de combat de ses éclairs. Gued évitait sans trop de difficulté mais cela le fatiguait à grande vitesse. Il chercha à attaquer mais son adversaire intensifia les attaques coupant court à toutes les initiatives du jeune sadar. Le mage aurait pu tuer son adversaire quand il le voulait, il lui était supérieur. Il s’apprêtait à finir le combat quand soudain un cri se fit entendre. Immédiatement les deux combattants se retournèrent vers l’autre combat.
C’était l’agresseur de Samantha qui criait. Duno venait de lui cracher une petite boule de flamme sur les parties intimes. Sous l’effet de la douleur, l’homme tomba à terre. Samantha se remit à courir. L’homme se releva en s’appuyant sur son épée comme sur une béquille. La douleur était atroce. Il saisit un poignard et le lança de toutes ses forces vers la jeune fille qui courait dos tourné. Le poignard allait pénétrer la jeune fille mais Duno voyant le danger sauta pour mettre son corps en opposition. Il contra l’attaque la tête la première. Le poignard se figea entre ses deux yeux et l’animal tomba figé. Samantha s’arrêta son ami et regarda le cadavre de son animal. Elle se jeta à terre pour serrer dans ses bras son unique ami d’enfance. Mais au moment où elle allait se saisir du corps, celui-ci se volatilisa. Il était devenu transparent puis avait disparu. La jeune fille ne chercha même pas à comprendre le phénomène, son ami de toujours venait de mourir sous ses yeux. Elle commença à pleurer. Des larmes coulèrent le long de ses joues. Elle serrait un corps imaginaire dans ses bras. Son ennemi s’était relevé tant bien que mal et se dirigeait vers elle. Il marchait toujours en se servant de son épée pour appui. Il s’approcha de la jeune fille. Cette dernière en le voyant sentit monter une haine infinie, elle s’écria :
- Rends moi mon Duno assassin.
- Je vais te crever comme ton piaf, lui répliqua l’autre.
- RENDS MOI DUNO, elle criait de toute sa voix.
- Petite salope je vais te faire regretter.
Il était tout près d’elle et s’apprêtait à la pourfendre avec sa lame. Quand la jeune fille poussa un dernier cri de rage. Son corps sembla alors se convulser. De toute part de son être des éclairs bleutés semblaient jaillir. L’assassin s’éloigna devant ce phénomène étrange.
Du côté de Sekari et de Gued s’était la stupéfaction totale. Sekari s’exclama :
- Eh merde, c’est une ossar. Bon je m’en vais.
- Comment, s’écria Gued, tu t’en vas comme ça ?
- Ouais, j’ai massacré beaucoup trop d’ossar pendant la guerre. Et pis quelque chose me dit que je ne vais pas tarder à perdre mon patron. Adieu Gued du Gon.
Soudain un vent violent s’éleva et un tourbillon de feuilles entoura Sekari. Son corps disparut sous la masse de verdures. Quand le vent s’arrêta de souffler. L’Académicien avait disparu. Gued courut alors vers Samantha pour l’aider.
Mais elle n’en avait pas besoin. Car à ce moment là, tous les éclairs convergèrent un point : ses mains. Il y eut un puissant flash de lumière et Duno réapparut. Samantha s’évanouit. Le volatile ne jeta même pas un regard à sa maîtresse. Il regarda intensément son adversaire, inspira bruyamment et relâcha une énorme boule de feu. Cette dernière fondit sur son adversaire en recouvrant tout son corps. L’aristocrate se mit à courir dans tous les sens le corps en feu avant de tomber par terre mort.
Gued arriva à ce moment là. Il sentait dans l’air l’odeur ocre cadavre brûlé. Il tata avec sa lance pour vérifier l’état de défunt de son adversaire. Puis il alla voir Samantha. Elle était couverte de sueur et évanouie. Duno, son sauveur du jour, lui picorait affectueusement l’oreille pour essayer de la réveiller. Le sadar prit le pouls de la jeune aventurière. Elle était vivante. Il rassura le tori. Puis son regard se porta sur la route. Le chariot était parti sans eux. Et voilà, il devrait se faire tout le chemin à pied.

Aibe974
Aibe974
Niveau 10
23 janvier 2007 à 21:21:00

:up:

Marthrym
Marthrym
Niveau 7
23 janvier 2007 à 22:14:09

AAAAAAAAAAAAH enfin le retour d´une de mes fics préférées ^^ tu t´es enfin décidé a la remettre Aibe? ca fait franchement plaisir ^^ en attendant la suite, meme si je la connais déjà un peu ^^

Cidounnet
Cidounnet
Niveau 10
24 janvier 2007 à 15:34:15

hey, la suite! je l´ai lu le jour où tu l´as posté, mais la flemme de laisser un comm´...

je me répete un peu, mais tu arrive à nous faire rentrer dans l´univers d´une excellente façon. j´avais un peu peur avec l´intro où tu donnais les différentes races en présence, mais en les faisant apparaitre progréssivement en donnant leurs spécificités (sixième sens...) on s´habitue à la richesse de cet univers. j´ai hate de voir arriver les suivantes

encore beaucoup de mystère autour de l´héroine, qui se révèle progressivement aussi, sans tout connaitre d´elle on voit que son histoire va etre hors norme, ça donne envie de lire ma suite

un petit bémol cependant (on peut pas etre toujours fan...) sur les dialogues, qui me choquent un peu, dans le sens où je n´y crois pas trop. autant tes descriptions sont réalistes, autant je n´arive pas à croire les paroles. un petit peu de ponctuation aiderait je pense
par exemple:
Quoi vous ne m’accompagnez pas, s’exclama-t-elle

Quoi? vous ne m’accompagnez pas?!, s’exclama-t-elle

ça change presque rien mais ça ajoute du rythme à la lecture des dialogues.

enfin dans l´ensemble j´adhère, et j´attend la suite

La vidéo du moment