Dans sa frénésie de projets dérivés du titre "Final Fantasy VII", Square Enix n´a pas oublié les fans de fictions littéraires et a donc mis en ligne sur son site officiel Japonais cette "histoire".
"On the Way to a Smile", qui est écrit par Kazuhige Nojima, le scénariste de la série, relate donc les évènements déroulés entre Final Fantasy VII (jeu original) et Final Fantasy VII Advent Children (contenu visuel).
Chacun des épisodes raconte une phase bien précise de l´histoire de differents personnages et nous plonge assez aisément dans l´ambiance fantastique de cet univers.
Voici la page officielle pour les intéressés :
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http://www.square-enix.co.jp/dvd/ff7ac/ff7ac_novelmain.html
Denzel
Episode 1-2
(Retour au présent)
«La Shin-Ra a vraiment fait ça ?»
«Mouais» Reeve détourna son regard de Denzel, un peu comme s’il était déterminé à ne montrer aucune émotion. «Si tu les détestes pour ça, alors tu peux faire ce que tu veux avec moi»
Denzel secoua la tête.
(Nouveau flashback)
Le jour d’après, Denzel était de retour dans sa nouvelle maison du secteur 5. Il avait dormi sur un matelas qui n’était pas là la veille. Juste à côté, il y avait une note et une brioche.
«Je suis allé travailler. Je passerai vérifier si tout va bien de temps en temps. Et ne va pas trop loin. Tout le monde est devenu fou, c’est devenu dangereux dehors. Et, de plus, c’est très difficile de vous trouver. PS : J’ai emprunté ce matelas à la maison d’à côté, pense à le rapporter. Arkham.»
Les séquences de la chute du secteur 7 tournaient en boucle à la télé. La compagnie Shin-Ra annonçait partout que tout était sous contrôle maintenant, que tout était sûr. Il ne pouvait comprendre comment cela pouvait être sûr alors que ses parents devaient être morts. Je me demande si tout le monde peut vivre de façon joyeuse, maintenant que c’est sûr, pensa-t-il. Je me demande si cela me concerne aussi. Denzel essaya de manger sa brioche mais, aussitôt qu’il la porta à ses lèvres, il voulu la recracher. Soudainement fâché, il lança sa brioche sur la télé de toutes ses forces et se rua hors de la maison.
Tout était calme dehors. En marchant, il pouvait apercevoir l’imposant immeuble de la Shin-Ra trônant au centre de Midgar et, une étincelle d´espoir commença à brûler à l´intérieur de lui. Peut-être que papa est vivant et il va revenir ici avec maman. La situation est très confuse la-bas et personne ne peux en partir. Ici, c’est la zone résidentielle de la Shin-Ra et peut être que quelqu’un connaît papa. Il n’était pas très fort pour parler aux adultes qu’il ne connaissait pas mais il décida de faire de son mieux et de demander.
Tout d’abord, il alla à la maison voisine à la sienne sur la droite et sonna à la porte. Pas de réponse. Il essaya d’ouvrir la porte qui ne semblait pas être verrouillée. «Bonjour ?» Il attendit un moment mais il n’eut aucune réponse. Il apparaissait qu’Arkham avait emprunté le matelas dans cette villa. Est-ce qu’emprunter sans permission ce n’est pas du vol ? C’est peut-être la seule façon de vivre maintenant, prendre ce que l’on a besoin même en volant ?
La maison à gauche. La maison en traversant la rue. Celle de derrière, en face. Personne. Il alla même vérifier les maisons qui étaient encore un peu plus loin. Sur la plupart des portes des maisons (que leurs occupants avaient évacué temporairement) il y avait un papier avec une adresse à contacter.
Il n’y a personne ici. Mes parents ne peuvent pas être au travail. S’ils avaient été là-bas alors ils seraient obligatoirement revenus ici maintenant. Et même si papa n’avait pas…si maman était…
Marchant tout en entretenant un espoir morbide, il remarqua qu’il était complètement perdu. Il ne pouvait se rappeler combien de temps il avait marché ou dans quelle direction. Des larmes montèrent à nouveau à ses yeux mais cette fois-ci ce n’était pas des larmes de tristesse mais plutôt de colère. En colère contre Avalanche et contre ce monde à l’abandon. Il s’arrêta et s’assit sur le bord de la route mais toucha quelque chose avant de toucher le sol. C’était une petite maquette d’un avion de la Shin-Ra. Un enfant avait dû le laisser tomber. Irrité au plus profond de lui, Denzel le ramassa et le lança le plus loin possible.
«Je déteste tout !»
Un bruit de verre cassé retentit dans le quartier résidentiel. Une voix de femme suivie : «Ok, qui a fait ça ?»
Au début, il ne fut pas certain d’où provenait la voix mais déjà une femme sortait de la maison qui était en face de Denzel. Ce n’était pas vraiment une vieille femme mais Denzel n’était pas très fort pour trouver l’âge des gens.
«Est-ce toi qui as fait ça ?» dit la vieille femme, montrant la maquette.
Denzel inclina la tête.
«Pourquoi est-ce…» la vieille femme s’arrêta au milieu de sa phrase. «Est-ce que tu pleures ?»
Denzel secoua sa tête de dénis mais il ne pouvait retenir ses larmes.
«Où est ta maison ?»
Il essaya de répondre mais, réalisant qu’il n’en avait aucune idée, pleura encore plus fort.
Le visage de la femme se radouci. «Viens à l’intérieur»
L’atmosphère qui régnait à l’intérieur de la maison de Madame Levy etait très intime, à l’opposé de celle qui régnait dans la maison de Denzel. Les murs étaient couverts de papier peint à fleurs, les coussins et le canapé avaient le même motif. Même si c’était des fleurs artificielles, la pièce était chaude, amicale. Denzel s’assit sur le canapé et regarda Madame Levy qui était en train de couvrir la vitre cassée avec un sac en plastique.
«Je demanderai à mon fils de réparer ça proprement quand il reviendra. Pour l’instant cela suffira.»
«Je suis désolé Madame Levy…»
«Si cela avait été à une autre époque, je t’aurais attrapé par la peau du cou et je t’aurais ramené à tes parents»
«Mon père et ma mère sont…»
«Ne dit pas ca ! Ils t’ont juste laissé et sont parti loin ?»
«Ils etaient dans le secteur 7»
Arrêtant ce qu’elle était en train de faire, Madame Levy s’assit sur le canapé, se tourna et pris Denzel dans ses bras.
Quand Denzel fut calmé, Madame Levy dit : «Allons jeter un œil à ta maison». Ils marchèrent en se tenant la main. A l’âge de six ans, Denzel arrêta de tenir la main de ses parents quand il marchait avec eux. Il avait honte. Mais maintenant, il ne lacherait cette main pour rien au monde.
Les residents qui sont fonctionnaires de la Shin-Ra ont dû rester au quartier général pour garder la situation sous contrôle. Leurs familles ont toutes été évacué vers Junon ou la Costa Del Sol. Madame Levy expliqua la raison pour laquelle elle avait décidé de rester : où qu’elle aille, elle resterait seule. Elle préférait aussi bien rester ici dans sa maison. Finalement, ils trouvèrent la maison de Denzel.
«Merci Madame Levy et, je suis désolé… pour la fenêtre»
Madame Levy hocha la tête silencieusement. Denzel alla jusqu’au perron de la maison et jeta un coup d’œil à l’intérieur.
«Qu’est ce que tu prévois de faire, vivre seul dans une maison vide ?» demanda Madame Levy. «Viens chez moi, cela ne me dérange pas»
Depuis lors, Denzel parti vivre chez Madame Levy.
Apres l’explosion du réacteur Mako N°1, Madame Levy pensait que les choses allaient empirer. Elle fit le plein de provisions, elle remplit son garde-manger de conserves et de plats préparés. «Tu sais ce qu’ils disent : préparez-vous au pire et vous n’aurez aucun regret»
Les jours suivants, Madame Levy fut très occupée. Elle nettoyait l’intérieur de la maison, l’extérieur aussi, elle préparait le repas, faisait de la couture. Denzel faisait de son mieux pour l’aider, sauf pour la couture bien sûr. Avant d’aller dormir, ils lisaient toujours des livres. Madame Levy lisait des gros livres épais qui semblaient compliqués et, quand Denzel demandait s’ils étaient intéressant elle répondait : «pas du tout». C’était les livres de son fils. Pensant qu’elle comprendrait mieux le travail de son fils en les lisant, elle continua à les lire pendant plus de 5 années. «La lecture ça aide à trouver le sommeil, parfois» dit-elle en riant.
Madame Levy prêta à Denzel un livre illustré sur les monstres en lui disant que cela pouvait lui être utile. Le livre appartenait aussi au fils de Madame Levy et il l’avait lu à peu près au même âge qu’avait Denzel maintenant. Le livre contenait des illustrations en couleur et des notes explicatives sur les monstres. Le même avertissement était présent sur un grand nombre de pages : «Si vous rencontrez un monstre, fuyez et allez prévenir un adulte». Si je devais rencontrer un monstre, je pense que j’irais le dire immédiatement à Madame Levy, pense Denzel. Cependant, elle n’a pas l’air de savoir se battre. Je me demande si je devrais venir la trouver. Je me demande si je le pourrais. Je me demande si je pourrais le vaincre. Je ne pense pas avoir une quelconque utilité pour quelqu’un. Ca doit être pour ça que mes parents m’ont laissé et sont partis.
(Retour au présent)
La lumière du soleil commençait à devenir plus intense et Denzel commençait à transpirer.
«Pfff…il fait chaud aujourd’hui, hein ?» demanda Reeve à Johnny. «Est-ce que nous pouvons avoir un peu d’eau par ici ?»
Denzel sorti un mouchoir pour essuyer la sueur qui perlait sur son front.
«C’est un joli mouchoir» dit Reeve «mais un peut féminin»
«Bien sûr qu’il l’est» répondit-il en regardant son mouchoir.
(Nouveau flashback)
Un matin, alors qu’il venait de se réveiller, Madame Levy lui montra un pull à col roulé. «Met ça. Je l’ai fais pour toi, mais c’est le seul tissu que j’ai» Le pull était blanc avec plein de petites fleurs roses dispersées un peu partout, éparpillées par le vent. En temps normal, il aurait catégoriquement refusé de mettre un tel vêtement, mais Denzel l’apprécia.
«Il me restait encore un peu de tissu alors je t’ai fait ça aussi. Prend les» Elle lui présenta un mouchoir avec les mêmes motifs. Elle devait avoir une grande quantité de ce tissu par ce qu’elle avait fait un grand nombre de mouchoirs. Denzel n’en prit qu’un, le plia et le mis dans la poche arrière de son pantalon.
«Eh bien…» Le sourire de Madame Levy disparu de son visage «que vais-je faire de ça… ?»
Denzel se figea, attendant ce qu’elle allait dire ensuite, dans sa tête les deux mots qu’il craignait entendre était «Va t-en». Ce n’est pas ce qu’elle va dire ? C’est ce qu’il se demandait pendant que son corps frissonnait de peur.
«Si nous sortions ?» demanda-t-elle. Madame Levy sorti dans le jardin situé derrière la maison, par la porte de la cuisine. Denzel hésitât un instant mais rapidement il la suivit. Il fit quelques pas au dehors et s’arrêta tout proche de Madame Levy qui était en train de regarder le ciel. Denzel suivit son regard et aperçu dans le ciel une grande tâche noire. La façon dont la tâche contrasteait avec le bleu et le blanc de la lumière du jour la rendait sinistre. Cela devait être à cause de ça que tout paraissait si sombre et si angoissant.
«Je ne sais pas non plus ce que cela peut être» dit Madame Levy. «C’est ce que l’on appelle un Météore, apparemment. Ils disent qu’il va entrer en collision avec la planète et que cela sera la fin de toute vie sur terre» Elle prit deux cannettes dans le cellier et en donna une à Denzel. «Comment, au nom du ciel, sommes nous supposés nous défendre contre une chose comme ça… ?»
Ce jour là, Madame Levy ne fit pas le ménage, pas plus que de la couture. Elle resta assise dans le canapé, l’air absent.
Une fois, elle eu l’air d’avoir une idée et appela quelqu’un au téléphone. A première vue, personne ne répondait. Pensant qu’elle avait appelé son fils, Denzel nettoyât l’intérieur et l’extérieur de la maison. Il ne pouvait imaginer ce qui allait se passait quand le météore tomberait. Et, en plus de ça, il y avait quelque chose d’autre que Denzel voulait demander à Madame Levy. Mais, il n’arrivait pas à trouver les mots.
A la tombée de la nuit, Madame Levy, comme ramenée à la réalité, commença à nettoyer. «Denzel, tu fais tout de travers. A quoi est-ce que tu pensais ?» . Oui, Madame Levy était redevenu elle-même.
Le soir, ils s’assirent l’un près de l’autre et lurent des livres. Sans lever les yeux de son livre, Madame Levy dit «Denzel, je vais rester ici et attendre la fin. Si la planète doit être détruite, peu importe où l’on se trouvera. La fin sera la même pour tout le monde. Mais toi, qu’est-ce que tu vas faire ? Si tu veux aller quelque part, cela ne me dérange pas que tu prennes de la nourriture pour y aller. Tu n’es qu’un enfant, mais tu dois décider ce que tu vas faire jusqu´à ….la fin.»
Denzel réfléchit sérieusement à ce que venait de dire Madame Levy. Il lui posa la question qu’il avait depuis longtemps envie de lui poser. «Est-ce que je peux rester ici ?»
Madame Levy leva les yeux de son livre, regarda Denzel et lui sourit.
Après ça, Madame Levy passa ses journées à faire ce qu’elle faisait habituellement. La seule différence est qu’elle ne nettoyait plus l’extérieur de la maison. Ce fut le nouveau travail de Denzel. Il put voir la nouvelle construction qui avait commencé sur l’immeuble de la Shin-Ra. Un jour, un canon y fut installé.
«La Shin-Ra va se débarrasser du météore» dit-il à Madame Levy.
«Il y a toujours eu quelque chose de pas très net à propos de cette compagnie» dit Madame Levy tout en hochant tristement la tête.
A la fin, le canon fit feu une seule et unique fois puis, il s’effondra sur lui-même. Alors, l’immeuble de la Shin-Ra fut attaqué et détruit par un monstre. Denzel aurait aimé en savoir plus sur ce monstre. Il ne pouvait imaginer un monstre capable de détruire un immeuble, mais il ne pouvait demander à Madame Levy des explications. Le météore emplissait de plus en plus le ciel, inexorablement attiré par la planète. Partout sur la planète, c’était le désordre mais Denzel, lui, était calme.
Plusieurs fois, il ne put refréner son désir de voir ses parents. Il commençait à pleurer et il les appelait mais Madame Levy venait le réconforter. Quand il dormait dans le lit de Madame Levy, il ne pouvait imaginer que la fin du monde allait arriver. Mais, la chose qui mis fin à cette période de calme pour Denzel ne fut pas le météore mais un immense torrent blanc. Le pouvoir bienfaiteur de la rivière de la vie détruit le météore mais, cette brillante énergie porteuse de vie amena aussi la destruction.
Le jour fatidique, Denzel et Madame Levy étaient dans leur lit en train d’essayer de dormir. Il furent sortit de leur torpeur par une bourrasque qui augmentait mais, c’était trop puissant, trop fort pour n’être que du vent. Peu de temps après, la maison toute entière commença à vibrer et ses armatures tremblèrent. Ca y est. C’etait la fin. Denzel espera qu’elle allait arriver vite mais, à mesure que le temps passait, les tremblements devenaient de plus en plus violent. Le bruit diminuait parfois et se changeait en un hurlement grave comme si un train était passait juste à côté de la maison. Denzel tenta d’oublier tout ça, fermant ses yeux alors que Madame Levy le serrait mais, après 5 minutes il ne pouvait en supporter d’avantage. «Madame Levy, j’ai peur !! !»
Alors que Madame Levy sortit de son lit pour allumer la lumière, au même instant, les rideaux au motif fleuri irradièrent d’une lumière blanche, projetant sur les murs les ombres des fleurs. La lumière pénétrait par la fenêtre comme si toute la maison avait baigné dans une mer de lumière et que des filets entraient dans la maison.
«Cache-toi sous la couverture !» dit Madame Levy en sortant de la chambre. La vibration monta au niveau d’un tremblement de terre, plus fort que la chute du secteur 7, et les fleurs artificielles qui étaient sur la commode tombèrent sur le sol. Denzel sauta hors du lit et suivit Madame Levy.
Madame Levy examinait son salon et la vitre que Denzel avait cassé, toujours recouverte d’un plastique. Ce dernier se gonflait comme s’il était sur le point d’éclater et de se déchirer. Madame Levy couru à la fenêtre et, à l’aide de ses deux mains, tenta de le maintenir en place.
«Denzel, recule toi !! »
Denzel tremblait. Il ne pouvait bouger, comme si la plante de ses pieds était collée au sol. C’est moi qui ai cassé cette vitre. Ce qui arrive est ma faute. Madame Levy l’attrapa et l’amena de force dans sa chambre lorsqu’il essaya de s’agripper à elle. A cet instant, le plastique se déchira et des rayons de lumière se déversèrent dans la pièce. Madame Levy ferma la porte de la chambre et laissa échapper un cri.
«Madame Levy !! !» Denzel tira la poignée et tenta d’ouvrir la porte.
«Denzel, arrete !»
«Mais-- !» Denzel tenta encore d’ouvrir.
Madame Levy poussa de tout son corps s’aidant de ses bras et de ses jambes afin qu’il reste dedans «Ferme la porte Denzel !»
Il pouvait voir plusieurs rayons de lumière qui passaient au travers de madame Levy, dansant et ricochant sur les murs, tels des serpents brillants qui couraient dans tout le salon. Ce n’était pas dans le livre des monstres. Je dois aller avertir un adulte. Non… c’est à moi de les combattre.
A peine eut-il crié «Madame Levy !» que la lumière la toucha. Elle gémit et le rayon de lumière rétrécit jusqu´à la taille d’une mince corde qui força son chemin à travers la chambre grâce à l’espace qu’il y avait entre Madame Levy et le mur. Il eu juste le temps d’apercevoir Madame Levy s’effondrer sur le sol avant d’être traversé par la lumière et de s’effondrer à son tour.
Episode 1-2
(Retour au présent)
«La Shin-Ra a vraiment fait ça ?»
«Mouais» Reeve détourna son regard de Denzel, un peu comme s’il était déterminé à ne montrer aucune émotion. «Si tu les détestes pour ça, alors tu peux faire ce que tu veux avec moi»
Denzel secoua la tête.
(Nouveau flashback)
Le jour d’après, Denzel était de retour dans sa nouvelle maison du secteur 5. Il avait dormi sur un matelas qui n’était pas là la veille. Juste à côté, il y avait une note et une brioche.
«Je suis allé travailler. Je passerai vérifier si tout va bien de temps en temps. Et ne va pas trop loin. Tout le monde est devenu fou, c’est devenu dangereux dehors. Et, de plus, c’est très difficile de vous trouver. PS : J’ai emprunté ce matelas à la maison d’à côté, pense à le rapporter. Arkham.»
Les séquences de la chute du secteur 7 tournaient en boucle à la télé. La compagnie Shin-Ra annonçait partout que tout était sous contrôle maintenant, que tout était sûr. Il ne pouvait comprendre comment cela pouvait être sûr alors que ses parents devaient être morts. Je me demande si tout le monde peut vivre de façon joyeuse, maintenant que c’est sûr, pensa-t-il. Je me demande si cela me concerne aussi. Denzel essaya de manger sa brioche mais, aussitôt qu’il la porta à ses lèvres, il voulu la recracher. Soudainement fâché, il lança sa brioche sur la télé de toutes ses forces et se rua hors de la maison.
Tout était calme dehors. En marchant, il pouvait apercevoir l’imposant immeuble de la Shin-Ra trônant au centre de Midgar et, une étincelle d´espoir commença à brûler à l´intérieur de lui. Peut-être que papa est vivant et il va revenir ici avec maman. La situation est très confuse la-bas et personne ne peux en partir. Ici, c’est la zone résidentielle de la Shin-Ra et peut être que quelqu’un connaît papa. Il n’était pas très fort pour parler aux adultes qu’il ne connaissait pas mais il décida de faire de son mieux et de demander.
Tout d’abord, il alla à la maison voisine à la sienne sur la droite et sonna à la porte. Pas de réponse. Il essaya d’ouvrir la porte qui ne semblait pas être verrouillée. «Bonjour ?» Il attendit un moment mais il n’eut aucune réponse. Il apparaissait qu’Arkham avait emprunté le matelas dans cette villa. Est-ce qu’emprunter sans permission ce n’est pas du vol ? C’est peut-être la seule façon de vivre maintenant, prendre ce que l’on a besoin même en volant ?
La maison à gauche. La maison en traversant la rue. Celle de derrière, en face. Personne. Il alla même vérifier les maisons qui étaient encore un peu plus loin. Sur la plupart des portes des maisons (que leurs occupants avaient évacué temporairement) il y avait un papier avec une adresse à contacter.
Il n’y a personne ici. Mes parents ne peuvent pas être au travail. S’ils avaient été là-bas alors ils seraient obligatoirement revenus ici maintenant. Et même si papa n’avait pas…si maman était…
Marchant tout en entretenant un espoir morbide, il remarqua qu’il était complètement perdu. Il ne pouvait se rappeler combien de temps il avait marché ou dans quelle direction. Des larmes montèrent à nouveau à ses yeux mais cette fois-ci ce n’était pas des larmes de tristesse mais plutôt de colère. En colère contre Avalanche et contre ce monde à l’abandon. Il s’arrêta et s’assit sur le bord de la route mais toucha quelque chose avant de toucher le sol. C’était une petite maquette d’un avion de la Shin-Ra. Un enfant avait dû le laisser tomber. Irrité au plus profond de lui, Denzel le ramassa et le lança le plus loin possible.
«Je déteste tout !»
Un bruit de verre cassé retentit dans le quartier résidentiel. Une voix de femme suivie : «Ok, qui a fait ça ?»
Au début, il ne fut pas certain d’où provenait la voix mais déjà une femme sortait de la maison qui était en face de Denzel. Ce n’était pas vraiment une vieille femme mais Denzel n’était pas très fort pour trouver l’âge des gens.
«Est-ce toi qui as fait ça ?» dit la vieille femme, montrant la maquette.
Denzel inclina la tête.
«Pourquoi est-ce…» la vieille femme s’arrêta au milieu de sa phrase. «Est-ce que tu pleures ?»
Denzel secoua sa tête de dénis mais il ne pouvait retenir ses larmes.
«Où est ta maison ?»
Il essaya de répondre mais, réalisant qu’il n’en avait aucune idée, pleura encore plus fort.
Le visage de la femme se radouci. «Viens à l’intérieur»
L’atmosphère qui régnait à l’intérieur de la maison de Madame Levy etait très intime, à l’opposé de celle qui régnait dans la maison de Denzel. Les murs étaient couverts de papier peint à fleurs, les coussins et le canapé avaient le même motif. Même si c’était des fleurs artificielles, la pièce était chaude, amicale. Denzel s’assit sur le canapé et regarda Madame Levy qui était en train de couvrir la vitre cassée avec un sac en plastique.
«Je demanderai à mon fils de réparer ça proprement quand il reviendra. Pour l’instant cela suffira.»
«Je suis désolé Madame Levy…»
«Si cela avait été à une autre époque, je t’aurais attrapé par la peau du cou et je t’aurais ramené à tes parents»
«Mon père et ma mère sont…»
«Ne dit pas ca ! Ils t’ont juste laissé et sont parti loin ?»
«Ils etaient dans le secteur 7»
Arrêtant ce qu’elle était en train de faire, Madame Levy s’assit sur le canapé, se tourna et pris Denzel dans ses bras.
Quand Denzel fut calmé, Madame Levy dit : «Allons jeter un œil à ta maison». Ils marchèrent en se tenant la main. A l’âge de six ans, Denzel arrêta de tenir la main de ses parents quand il marchait avec eux. Il avait honte. Mais maintenant, il ne lacherait cette main pour rien au monde.
Les residents qui sont fonctionnaires de la Shin-Ra ont dû rester au quartier général pour garder la situation sous contrôle. Leurs familles ont toutes été évacué vers Junon ou la Costa Del Sol. Madame Levy expliqua la raison pour laquelle elle avait décidé de rester : où qu’elle aille, elle resterait seule. Elle préférait aussi bien rester ici dans sa maison. Finalement, ils trouvèrent la maison de Denzel.
«Merci Madame Levy et, je suis désolé… pour la fenêtre»
Madame Levy hocha la tête silencieusement. Denzel alla jusqu’au perron de la maison et jeta un coup d’œil à l’intérieur.
«Qu’est ce que tu prévois de faire, vivre seul dans une maison vide ?» demanda Madame Levy. «Viens chez moi, cela ne me dérange pas»
Depuis lors, Denzel parti vivre chez Madame Levy.
Apres l’explosion du réacteur Mako N°1, Madame Levy pensait que les choses allaient empirer. Elle fit le plein de provisions, elle remplit son garde-manger de conserves et de plats préparés. «Tu sais ce qu’ils disent : préparez-vous au pire et vous n’aurez aucun regret»
Les jours suivants, Madame Levy fut très occupée. Elle nettoyait l’intérieur de la maison, l’extérieur aussi, elle préparait le repas, faisait de la couture. Denzel faisait de son mieux pour l’aider, sauf pour la couture bien sûr. Avant d’aller dormir, ils lisaient toujours des livres. Madame Levy lisait des gros livres épais qui semblaient compliqués et, quand Denzel demandait s’ils étaient intéressant elle répondait : «pas du tout». C’était les livres de son fils. Pensant qu’elle comprendrait mieux le travail de son fils en les lisant, elle continua à les lire pendant plus de 5 années. «La lecture ça aide à trouver le sommeil, parfois» dit-elle en riant.
Madame Levy prêta à Denzel un livre illustré sur les monstres en lui disant que cela pouvait lui être utile. Le livre appartenait aussi au fils de Madame Levy et il l’avait lu à peu près au même âge qu’avait Denzel maintenant. Le livre contenait des illustrations en couleur et des notes explicatives sur les monstres. Le même avertissement était présent sur un grand nombre de pages : «Si vous rencontrez un monstre, fuyez et allez prévenir un adulte». Si je devais rencontrer un monstre, je pense que j’irais le dire immédiatement à Madame Levy, pense Denzel. Cependant, elle n’a pas l’air de savoir se battre. Je me demande si je devrais venir la trouver. Je me demande si je le pourrais. Je me demande si je pourrais le vaincre. Je ne pense pas avoir une quelconque utilité pour quelqu’un. Ca doit être pour ça que mes parents m’ont laissé et sont partis.
(Retour au présent)
La lumière du soleil commençait à devenir plus intense et Denzel commençait à transpirer.
«Pfff…il fait chaud aujourd’hui, hein ?» demanda Reeve à Johnny. «Est-ce que nous pouvons avoir un peu d’eau par ici ?»
Denzel sorti un mouchoir pour essuyer la sueur qui perlait sur son front.
«C’est un joli mouchoir» dit Reeve «mais un peut féminin»
«Bien sûr qu’il l’est» répondit-il en regardant son mouchoir.
(Nouveau flashback)
Un matin, alors qu’il venait de se réveiller, Madame Levy lui montra un pull à col roulé. «Met ça. Je l’ai fais pour toi, mais c’est le seul tissu que j’ai» Le pull était blanc avec plein de petites fleurs roses dispersées un peu partout, éparpillées par le vent. En temps normal, il aurait catégoriquement refusé de mettre un tel vêtement, mais Denzel l’apprécia.
«Il me restait encore un peu de tissu alors je t’ai fait ça aussi. Prend les» Elle lui présenta un mouchoir avec les mêmes motifs. Elle devait avoir une grande quantité de ce tissu par ce qu’elle avait fait un grand nombre de mouchoirs. Denzel n’en prit qu’un, le plia et le mis dans la poche arrière de son pantalon.
«Eh bien…» Le sourire de Madame Levy disparu de son visage «que vais-je faire de ça… ?»
Denzel se figea, attendant ce qu’elle allait dire ensuite, dans sa tête les deux mots qu’il craignait entendre était «Va t-en». Ce n’est pas ce qu’elle va dire ? C’est ce qu’il se demandait pendant que son corps frissonnait de peur.
«Si nous sortions ?» demanda-t-elle. Madame Levy sorti dans le jardin situé derrière la maison, par la porte de la cuisine. Denzel hésitât un instant mais rapidement il la suivit. Il fit quelques pas au dehors et s’arrêta tout proche de Madame Levy qui était en train de regarder le ciel. Denzel suivit son regard et aperçu dans le ciel une grande tâche noire. La façon dont la tâche contrasteait avec le bleu et le blanc de la lumière du jour la rendait sinistre. Cela devait être à cause de ça que tout paraissait si sombre et si angoissant.
«Je ne sais pas non plus ce que cela peut être» dit Madame Levy. «C’est ce que l’on appelle un Météore, apparemment. Ils disent qu’il va entrer en collision avec la planète et que cela sera la fin de toute vie sur terre» Elle prit deux cannettes dans le cellier et en donna une à Denzel. «Comment, au nom du ciel, sommes nous supposés nous défendre contre une chose comme ça… ?»
Ce jour là, Madame Levy ne fit pas le ménage, pas plus que de la couture. Elle resta assise dans le canapé, l’air absent.
Une fois, elle eu l’air d’avoir une idée et appela quelqu’un au téléphone. A première vue, personne ne répondait. Pensant qu’elle avait appelé son fils, Denzel nettoyât l’intérieur et l’extérieur de la maison. Il ne pouvait imaginer ce qui allait se passait quand le météore tomberait. Et, en plus de ça, il y avait quelque chose d’autre que Denzel voulait demander à Madame Levy. Mais, il n’arrivait pas à trouver les mots.
A la tombée de la nuit, Madame Levy, comme ramenée à la réalité, commença à nettoyer. «Denzel, tu fais tout de travers. A quoi est-ce que tu pensais ?» . Oui, Madame Levy était redevenu elle-même.
Le soir, ils s’assirent l’un près de l’autre et lurent des livres. Sans lever les yeux de son livre, Madame Levy dit «Denzel, je vais rester ici et attendre la fin. Si la planète doit être détruite, peu importe où l’on se trouvera. La fin sera la même pour tout le monde. Mais toi, qu’est-ce que tu vas faire ? Si tu veux aller quelque part, cela ne me dérange pas que tu prennes de la nourriture pour y aller. Tu n’es qu’un enfant, mais tu dois décider ce que tu vas faire jusqu´à ….la fin.»
Denzel réfléchit sérieusement à ce que venait de dire Madame Levy. Il lui posa la question qu’il avait depuis longtemps envie de lui poser. «Est-ce que je peux rester ici ?»
Madame Levy leva les yeux de son livre, regarda Denzel et lui sourit.
Après ça, Madame Levy passa ses journées à faire ce qu’elle faisait habituellement. La seule différence est qu’elle ne nettoyait plus l’extérieur de la maison. Ce fut le nouveau travail de Denzel. Il put voir la nouvelle construction qui avait commencé sur l’immeuble de la Shin-Ra. Un jour, un canon y fut installé.
«La Shin-Ra va se débarrasser du météore» dit-il à Madame Levy.
«Il y a toujours eu quelque chose de pas très net à propos de cette compagnie» dit Madame Levy tout en hochant tristement la tête.
A la fin, le canon fit feu une seule et unique fois puis, il s’effondra sur lui-même. Alors, l’immeuble de la Shin-Ra fut attaqué et détruit par un monstre. Denzel aurait aimé en savoir plus sur ce monstre. Il ne pouvait imaginer un monstre capable de détruire un immeuble, mais il ne pouvait demander à Madame Levy des explications. Le météore emplissait de plus en plus le ciel, inexorablement attiré par la planète. Partout sur la planète, c’était le désordre mais Denzel, lui, était calme.
Plusieurs fois, il ne put refréner son désir de voir ses parents. Il commençait à pleurer et il les appelait mais Madame Levy venait le réconforter. Quand il dormait dans le lit de Madame Levy, il ne pouvait imaginer que la fin du monde allait arriver. Mais, la chose qui mis fin à cette période de calme pour Denzel ne fut pas le météore mais un immense torrent blanc. Le pouvoir bienfaiteur de la rivière de la vie détruit le météore mais, cette brillante énergie porteuse de vie amena aussi la destruction.
Le jour fatidique, Denzel et Madame Levy étaient dans leur lit en train d’essayer de dormir. Il furent sortit de leur torpeur par une bourrasque qui augmentait mais, c’était trop puissant, trop fort pour n’être que du vent. Peu de temps après, la maison toute entière commença à vibrer et ses armatures tremblèrent. Ca y est. C’etait la fin. Denzel espera qu’elle allait arriver vite mais, à mesure que le temps passait, les tremblements devenaient de plus en plus violent. Le bruit diminuait parfois et se changeait en un hurlement grave comme si un train était passait juste à côté de la maison. Denzel tenta d’oublier tout ça, fermant ses yeux alors que Madame Levy le serrait mais, après 5 minutes il ne pouvait en supporter d’avantage. «Madame Levy, j’ai peur !! !»
Alors que Madame Levy sortit de son lit pour allumer la lumière, au même instant, les rideaux au motif fleuri irradièrent d’une lumière blanche, projetant sur les murs les ombres des fleurs. La lumière pénétrait par la fenêtre comme si toute la maison avait baigné dans une mer de lumière et que des filets entraient dans la maison.
«Cache-toi sous la couverture !» dit Madame Levy en sortant de la chambre. La vibration monta au niveau d’un tremblement de terre, plus fort que la chute du secteur 7, et les fleurs artificielles qui étaient sur la commode tombèrent sur le sol. Denzel sauta hors du lit et suivit Madame Levy.
Madame Levy examinait son salon et la vitre que Denzel avait cassé, toujours recouverte d’un plastique. Ce dernier se gonflait comme s’il était sur le point d’éclater et de se déchirer. Madame Levy couru à la fenêtre et, à l’aide de ses deux mains, tenta de le maintenir en place.
«Denzel, recule toi !! »
Denzel tremblait. Il ne pouvait bouger, comme si la plante de ses pieds était collée au sol. C’est moi qui ai cassé cette vitre. Ce qui arrive est ma faute. Madame Levy l’attrapa et l’amena de force dans sa chambre lorsqu’il essaya de s’agripper à elle. A cet instant, le plastique se déchira et des rayons de lumière se déversèrent dans la pièce. Madame Levy ferma la porte de la chambre et laissa échapper un cri.
«Madame Levy !! !» Denzel tira la poignée et tenta d’ouvrir la porte.
«Denzel, arrete !»
«Mais-- !» Denzel tenta encore d’ouvrir.
Madame Levy poussa de tout son corps s’aidant de ses bras et de ses jambes afin qu’il reste dedans «Ferme la porte Denzel !»
Il pouvait voir plusieurs rayons de lumière qui passaient au travers de madame Levy, dansant et ricochant sur les murs, tels des serpents brillants qui couraient dans tout le salon. Ce n’était pas dans le livre des monstres. Je dois aller avertir un adulte. Non… c’est à moi de les combattre.
A peine eut-il crié «Madame Levy !» que la lumière la toucha. Elle gémit et le rayon de lumière rétrécit jusqu´à la taille d’une mince corde qui força son chemin à travers la chambre grâce à l’espace qu’il y avait entre Madame Levy et le mur. Il eu juste le temps d’apercevoir Madame Levy s’effondrer sur le sol avant d’être traversé par la lumière et de s’effondrer à son tour.
Episode 1-3
(Retour au présent)
«Je ne sais pas combien de temps je suis resté inconscient. Quand je suis revenu à moi, l’intérieur de la maison était en désordre. Madame Levy était allongée sur le sol. Je l’ai appelé et elle a entrouvert ses yeux, elle murmura qu’elle était contente que je sois sain et sauf. Alors, elle me demanda de lui donner ma main. Je suis allé jusqu´à elle et Madame Levy agrippa ma main, mais j’ai senti qu’elle était très faible. Elle me dit que la main de son fils était trop grande maintenant pour qu’elle puisse la tenir. Elle me demanda comment c’était dehors. C’était le matin et l’extérieur de la maison était autant en désordre que le dedans.»
Denzel continua à parler pendant qu’il penchait la tête en avant. Reeve écoutait, les yeux fermés.
(Nouveau flashback)
Apres être sorti, Denzel se retourna vers la maison de Madame Levy. Il n’y avait plus aucune vitre aux fenêtres. Quand il examina les autres maisons, les fenêtres, là aussi, n’avaient plus de vitres. Il y avait des maisons qui n’avaient plus de toiture et d’autre avec des trous dans leurs murs. Toutes les maisons étaient dans le même état. Même si je n’avais pas cassé la vitre, cela n’aurait rien changé pensa-t-il. De nouveau, cela le mit en colère contre lui-même. Madame Levy a essayé de me protéger et cette terrible chose lui est arrivée. Et j’essaye de prétendre que je n’y suis pour rien.
Il retourna dans la maison et Madame Levy était toujours au même endroit. L’expression de son visage était calme et elle semblait juste endormie. Quelque chose le mit mal à l’aise et il essaya de la secouer par les épaules.
«Madame Levy…»
Mais elle ne semblait pas se réveiller.
«MADAME LEVY !» dit-il un peu plus fort.
Un filet de liquide noir commença à couler depuis le coin de la bouche de Madame Levy. Pensant que c’était un signe de mort, il s’empressa de l’essuyer. Alors, le liquide noir commença a sortir de son cuir chevelu. Il n’avait jamais vu quelque chose de semblable auparavant. Il eut un haut-le-cœur en voyant cette sorte de sang noir qui sortait d’un être humain encore vivant il y a peu. La peur déchira son cœur et il courut hors de la maison.
«Papa ! Maman ! Aidez moi !» cria-t-il. Il continua comme ça pendant un bon moment, appelant tous les gens qu’il connaissait et, finalement, à bout de souffle et sans voix, il s’assit et commença à pleurer.
«Relève-toi petit» dit quelqu’un qui se trouvait devant lui. Une grande main attrapa sans douceur son menton et lui releva la tête. Un homme avec une moustache noir se tenait devant lui. Derrière l’homme, il y avait une petite camionnette avec une dizaine de personnes assises à l’arrière. «Dis-moi, qu’est-ce que tu fais ici ? N’ont-ils pas dit à la télé qu’il fallait évacuer vers les taudis ?»
«Je n’ai pas regardé la télé» lui répondit Denzel.
«Oh bon sang !! Comme beaucoup. "Oh, je ne savais pas" ou "Je croyais être en sécurité", ils disent tous la même chose !»
Les hommes et les femmes qui étaient à l’intérieur de la camionnette parurent embarrassés.
«Dis-moi, où es ta famille ?»
«Madame Levy est à l’intérieur»
(Retour au présent)
«Son nom était Gaskin» dit-il à Reeve. «Il enterra Madame Levy dans sa propre arrière-cour. Les gens qui étaient dans la camionnette ont aidé aussi. Elle a été enterrée avec son nécessaire de couture et les livres de son fils. Tout le monde a été surpris de la profondeur du terrain. Normalement, a cette profondeur, on aurait du voir la structure du plateau.»
«Peut être avait-elle prévu de faire pousser des légumes ou autre chose. Beaucoup de vieilles personnes issues de la campagne faisaient ça.»
«…Je pense qu’elle voulait planter des fleurs» répondit Denzel pendant qu’il regardait fixement les motifs fleuris de son mouchoir. «Sa maison était décorée avec toutes les sortes de fausses fleurs. Mais je pense qu’elle voulait en avoir qui étaient vraies. Elle vivait à Midgar depuis que son fils travaillait pour la Shin-Ra mais elle avait récupéré suffisamment de terre et elle allait commencer à ……désolé, je m’égare un peu»
Reeve acquiesça
(Nouveau flashback)
La camionnette arriva rapidement à la gare qui était le terminus de la ligne menant aux taudis.
«Le train ne fonctionne plus et il y a peu de chances que quelqu’un vienne le réparer. Mais heureusement les voies menant vers les niveaux inférieurs sont dégagées. Si nous marchons, nous pourrons atteindre les taudis» dit Gaskin.
«Est-ce que Midgar est sûr ?» demanda quelqu’un.
«Ca, mon ami, je ne le sais pas. En tout cas, c’est probablement plus sûr que la surface, ne le pense-tu pas ?» Il se tourna vers Denzel. «Ne t’endors pas. Personne ne perdra du temps à t’aider. Tu dois t’occuper de toi.»
La camionnette fit demi-tour et partit. Il y avait une foule de personnes qui avaient été recueilli. La destruction par la lumière blanche avait affecté la totalité de Midgar. Les gens dont la maison avait été détruite et ceux qui pensaient que la ville allait s’effondrer étaient venus ici pour s’échapper ; beaucoup d’entre eux étaient hésitants quant à faire tout ce trajet le long des voies de chemin de fer. Mais tous étaient abattus et effondrés. Il n’y avait eu aucune explosion de joie suite à la destruction du météore, juste des protestations sur l’absence de procédure d’évacuation. Je suis content que papa ne soit pas là pensa Denzel. Se dirigeant vers la voie, Denzel sauta de la plate-forme et atterri sur les rails. Il ne savait pas ce qui l’attendait là-bas mais, comme Gaskin était la seule personne à montrer la voie aux gens, il pensa qu’il était logique de suivre son ordre.
Il pouvait voir, au travers des rails qui étaient soutenus par des piliers en acier, la totalité de la voie qui s’enfonçait sous la surface. A cette hauteur, s’il tombait, la chute lui serait fatale. C’est pourquoi il marchât doucement le long de la voie qui s’enroulait en spirale autour de la circonférence externe de Midgar. La voie était terriblement longue mais il était trop concentré à surveiller qu’il ne s’endormait pas pour savoir quelle distance il avait parcouru.
Devant lui, un groupe de personnes qui empruntait la même voie que lui s’arrêta. Il semblait qu’un incident était en train de se produire juste devant eux. Ecartant la foule avec ses coudes, Denzel pu enfin apercevoir un enfant d’environ 3 ans assis sur les rails, ses jambes les entourant pour qu’il ne tombe pas. Denzel se demandait pourquoi les gens ne le contournaient pas tout simplement. On pouvait difficilement appeler ça un barrage.
«Où est ta maman ?» demanda quelqu’un au garçon.
Soudainement, l’enfant cria. «MAMAN !» Il perdit l’équilibre et commença à battre des bras afin de s’empêcher de tomber. Denzel bondit vers lui et lui attrapa le bras. Aussitôt, tout le monde derrière lui le mis en garde.
«Regardez-le, cet enfant est infecté !» dit une personne de la foule.
«Ne le touche pas ! Tu vas l’attraper toi aussi !»
«De…quoi parlez-vous ?» dit Denzel. L’enfant semblait terrorisé mais, d’un autre côté, il semblait normal.
«Allez, sort du chemin» quelqu’un cria.
Denzel voulait répondre mais il ne savait pas qui avait dit ça. Il entoura son bras autour de la taille de l’enfant et l’amena jusqu´à un des panneaux en fer qui servaient à fixer les rails aux pilier de soutien. Pourquoi personne ne l’aide ? Alors qu’il se posait cette question, il baissa les yeux pour voir que le dos du garçon était imbibé d’une substance sombre. Il retira sa main violemment. C’est la même chose….que ce qui sortait de madame Levy.
La voie était libre et les gens recommencèrent à avancer. L’enfant continuait à pleurer et à gémir, «Ca fait mal. Maman…»
Denzel se rappela ce qu’une des personnes lui avait dit : «Tu vas l’attraper toi aussi». Il voulait crier. Il était en colère contre ce garçon. Mais, soudainement, il se rappela Madame Levy. A quel point il s’était sentit malade à la vue du liquide noir sortant d’elle, celle qui avait été si gentille avec lui. Comment il s’est enfuit, apeuré. Un sentiment de culpabilité l’emplit. Peut-être que s’il était gentil avec ce garçon, il pourrait être pardonné. Il voulait que Madame Levy le pardonne. Il decida de s’asseoir juste en face du garcon.
«Où est-ce que tu as mal ?» demanda-t-il.
«Dans mon dos»
«Vers le haut, ici ?»
«Oui»
Il place doucement sa main sur le dos du garçon. Quand son estomac lui faisait mal, sa mère le massait et la douleur disparaissait. Pareil quand il se cognait. Peut être que je peux utiliser une partie de la magie de maman, moi aussi. Denzel commença le massage, essayant d’oublier le collant liquide noir qui s’enduisait sur ses mains. Au début, le garçon grimaça de douleur mais, par la suite, il tomba, endormi.
Trois heures. Peut-être plus. Denzel continua à masser le garçon et, de temps en temps, discutait avec lui. Les gens ignoraient Denzel et le garçon continuant simplement leur chemin vers les bas-fonds.
«Il est déjà mort»
Denzel leva les yeux pour voir une femme qui les regardait avec un visage fatigué.
Elle avait un bébé attaché contre elle par une corde et tenait les mains d’une fille qui devait avoir le même âge que Denzel.
«C’est un pull pour femme. Il est bizarre. Maman, est-ce qu’on peut y aller maintenant ?» dit la petite fille.
La femme que la petite fille avait appelé maman enleva la veste bleue de sa fille, la donna à Denzel et lui dit «met ça sur lui»
Sa fille, qui semblait porter trois couches de vêtements, sembla approuver.
«Prends-le. C’est à ma sœur plus âgée, donc cela devrait être assez grand» dit la fille.
Denzel regarda le garçon qui était profondément endormi. Il ne pouvait entendre sa respiration et ses forces soudain l’abandonnèrent. La fille prit la veste des mains de sa mère et rapidement recouvrit le garçon.
«Il est avec elle maintenant» dit la fille.
«Merci» fut la seule chose qu’il pu dire. La mère avait déjà repris sa route, la fille lui emboîta le pas, glissant sa main dans celle de sa mère. Comme les siennes, leurs mains étaient souillées de taches noires.
Pendant que Denzel regardait fixement le sac Chocobo que la fille portait, il pensa à lui-même. Allons-nous mourir, pleurant de douleur pendant que cette chose noire et collante saignera de notre corps ? Allons-nous être malade et mourir ?
(Retour au présent)
«Sur ça, on ne sait absolument rien sur le Geostigma. Ceux qui ont été exposés à la rivière de la vie ont des écoulements de ce pus noir qui sort du corps et meurent. Certains disent que cela se transmet par contact. En réalité, c’est la volonté de Jenova mélangée à la rivière de la vie qui… non, oublie ça. Même si on savait ce que c’est, cela ne changerait pas la situation.»
«Et spécialement pour les enfants»
«Ouais»
«Je réfléchissais à ça pendant que j’étais sur les voies. Je souhaitais devenir un adulte rapidement. J’espérais qu’il y aurait juste quelque chose de moins que je n’avais pas compris.»
(Nouveau flashback)
Denzel observait les gens qui étaient venus avec lui à la station de train des taudis pour s’échapper. Ils semblaient préoccupés par quelque chose. L’un après l’autre, les gens descendaient des plateaux supérieurs, marchant vers l’avant comme s’ils allaient mourir s’ils s’arrêtaient. Il pensa qu’il devait faire la même chose mais, il était peut-être intéressant de rester ici pour voir s’il voyait quelqu’un qu´il connaissait. Ce fut une faim douloureuse qui sortit Denzel de son état hésitant.
Il explorait autour de la station en quête de nourriture quand il aperçut tout proche une grande pile de bagages. Il pouvait aussi voir un peu plus loin des hommes en train de travailler à quelque chose. On dirait qu’ils sont en train de creuser un trou. Ils avaient l’air tous fatigués. Un homme portait une femme qui venait d’arriver et, lentement, la fit descendre dans le trou. C’était un cimetière provisoire. Il se retourna et tenta de partir, il ne voulait pas voir ça. A ce moment-là, il remarqua un sac qui lui était familier dans la pile de bagages. Il y avait un chocobo imprimé dessus. Guidé par une impulsion incompréhensible, il se saisit du sac et regarda à l’intérieur. Il y avait des cookies et du chocolat. Denzel pensa que c’était le sac de la fille. Elle est partie maintenant.
«Manges-les» lui dit une voix. C’etait Gaskin.
Denzel leva les yeux, heureux de le voir de nouveau.
«Tu es inquiet de tomber malade ? C’est juste une rumeur. Peut-être qu’elle est vraie mais, pour l’instant c’est juste ce que les gens disent. En outre, tu mourras de toute façon si tu ne manges pas. Si tu dois mourir, autant que soit le ventre plein, hein !» Gaskin plongea la main dans le sac et pris un cookie. «Ils sont bons. Encore comestibles. Ils seront périmés si tu ne les manges pas. Et cela serait du gâchis. Donc, vas-y»
Denzel mangea un cookie. Il était délicieux.
«Merci» dit Denzel en se concentrant sur le sac.
Gaskin décoiffa sans douceur les cheveux de Denzel. Bien qu’ils n’avaient rien en commun, Gaskin lui rappelait son père quand il faisait ça.
Denzel vécu là pendant près d’une année. Son premier travail fut de chercher de la nourriture dans les bagages. Il se fit rapidement des amis. C’était tous des enfants qui avaient aussi perdu leurs parents. Gaskin aussi se fit d’autres collègues. Gaskin les appelait la bande d’idiots. Au début, le groupe passa son temps à enterrer les morts. De temps en temps Denzel se surprenait à sourire. Il commençait à redevenir lui-même. Cependant, en à peu près deux semaines, le nombre de personnes qui évacuaient Midgar commençait à diminuer ainsi que ceux qui étaient à la station. Le travail de Gaskin et de son groupe allait prendre fin. Denzel eu beaucoup de nuits agitées, inquiet sur son avenir.
Un jour, un homme marchait comme s’il cherchait quelque chose. Bien vite, l’homme s’approcha de Denzel et de ses amis.
«J’ai besoin de tuyaux en fer. Le plus sera le mieux»
Les enfants se mirent à chercher des tuyaux en fer. Ils devaient en trouver un grand nombre dans les ruines du secteur 7. L’homme les remercia et partit. Apres ça, l’homme revint un certain nombre de fois. Apres la troisième visite, il commença a venir avec des collègues qui, eux aussi, cherchaient des choses. Ils dirent qu’ils commençaient la construction d’une nouvelle ville sur le bord Est de Midgar et ils cherchaient du matériel utilisable. En retour du matériel qu’ils leurs fournissaient, les enfants recevaient de la nourriture.
Denzel et ses amis, qui s’étaient auto-batisés le groupe d’expédition du secteur 7, eurent beaucoup de commandes. Ils étaient fiers d’eux-mêmes, de travailler et de vivre comme des adultes. Ils étaient contents de travailler tous les jours. Il y avait des nuits où ils se rappelaient leurs parents et pleuraient mais, ils s’encourageaient les uns les autres. "Partager le même destin". C’était leur diction favori. Cependant, le destin n’avait pas rapproché les gens de la façon heureuse que pensaient Denzel et ses amis.
Un matin, Gaskin regroupa l’ensemble de ses collègues, désigna les enfants et les adultes pour l’expédition et proposa que tous allaient partir pour aider à la construction de la nouvelle ville. Apres que tout le monde fut d’accord de faire ce que Gaskin suggérait, un enfant remarqua que Gaskin se frottait le torse quand il parlait.
«Monsieur Gaskin, est-ce que vous vous sentez bien ?»
«Pas trop» dit Gaskin tout en desserrant un bouton de son manteau. Un sentiment familier apparu dans la poitrine de Denzel.
Sa chemise était imbibée de noirs filets.
(Retour au présent)
«Monsieur Gaskin est mort un mois plus tard. Tout le monde participa à l’enterrement qui eu lieu sur un lieu particulier. Les personnes bonnes meurent toujours, n’est-ce pas ?»
Reeve inclina la tête en signe d’acquiescement. Denzel porta sa tasse à ses lèvres et but une gorgée de café. C’était très amer. Il détestait le café mais il voulait devenir au plus tôt un adulte. Boire du café c’est ce que font les adultes.
Episode 1-4
(Nouveau flashback)
Les adultes étaient partis et l’équipe de recherche du secteur 7 n’était plus composé que d’une vingtaine d’enfants.
Ils avaient entendu parler d’Edge City et ils savaient que la construction avançait bien. Ils savaient que l’on y avait construit un orphelinat. Cependant, ils avaient appris à vivre sans dépendre des adultes. Il était certain que, s’ils décidaient d’aller à cet orphelinat, les adultes les considéreraient comme des orphelins et s’occuperaient d’eux. Comme cela devait être embarrassant, des adultes qui prennent soin d’enfants qui avaient appris à s’occuper d’eux eux-mêmes. Mais cette crainte ne dura pas longtemps. Les ouvriers d’Edge City avaient des machines bien plus puissantes que celles qu’ils avaient. Pendant que Denzel et ses amis transportaient une petite armature d’acier, une grande grue pouvait soulever et transporter une maison entière. Petit à petit, le nombre de membres de l’équipe de recherche diminua. Une nuit, Denzel comptât seulement 6 membres, lui compris. Bien sûr il voulait les en empêcher de partir mais il ne pouvait les blâmer. Ils avaient tous faim et n’avaient pas réellement d’endroit où aller. Peu de temps après, la dernière fille partit en disant qu’elle allait à Edge City.
(Retour au présent)
Denzel éclata de rire.
«Qu’est-ce qu’il y a de si drôle ?» Demanda Reeve, le regard curieux.
«Je n’aimais pas cette fille. Tous les hommes disent des trucs comme "les femmes ne sont rien d’autre que des poids morts". A l’inverse, ils veulent toujours être dans le groupe où il y a une fille. Le travail devenait de plus en plus dur à mesure que les gens partaient. Et elle partit aussi.»
Reeve riait à son tour.
«Mais je la comprends, maintenant. Pendant cette période je m’inquiétais et m’énervais contre des choses normales.»
«Tu devrais peut-être la remercier maintenant»
«Elle n’est plus ici»
(Nouveau flashback)
Quand il se réveilla, il constata qu’ils n’étaient plus que deux, lui et un jeune garçon nommé Ricks.
«Au train où vont les choses, des vis et des ampoules seront les meilleures choses que nous pourrons trouver» dit Denzel en plaisantant.
«Cela ne va pas faire grand chose» répondit Ricks avec une grimace.
«Je vais acheter le déjeuné. Regarde s’il y a quelque chose à faire d’ici mon retour»
«Attends une seconde». Ricks alla jusqu´à leur cachette et ouvrit le couvercle.
«Eh, Denzel, nous avons été cambriolés !»
Il ne restait pas suffisamment d’argent pour acheter une simple tranche de pain. Ils restèrent assis pendant un moment. Ce fut Ricks qui parla en premier.
«Nous devons aller vivre à Edge City. On dit qu’il y a de la nourriture gratuite là-bas»
«Nous avons échoué»
«Oui, mais je préfère vivre avec des adultes qui me considèrent comme un bébé plutôt que de crever de faim.»
Denzel se rappela soudainement ce que son père lui avait dit. «Nous pourrions attraper et manger des rats ?»
«Des rats ?»
«Oui. Mon père m’a dit que les gens des taudis étaient si pauvres qu’ils mangeaient des rats. Des rats gris dégoûtants. Ici, c’est les taudis et nous sommes pauvres…»
«Tu es sérieux ?»
«Oui, je vais manger un rat. Je vais faire comme un vrai garçon des taudis.»
Ricks se leva en enlevant la poussière de son pantalon et de sa chemise. Denzel s’était levé aussi et déjà il commençait à regarder aux alentours.
«Nous avons besoin d’une lance»
«TU as besoin d’une lance et TU vas le faire toi-même» lança Ricks. «Je suis un "garçon des taudis" depuis ma naissance et je n’ai jamais mangé de rats»
Denzel réalisa son erreur et essayât de la corriger. «…je ne savais pas»
«Et qu’est-ce que tu aurais fait ? Tu ne serais pas devenu mon ami ?»
«Non, bien sûr que non !»
«Tu ne comprends pas, hein ? Tu es juste un de ces garçons des plate-formes. Des rats ! C’est vraiment ça que tu penses de nous ?»
«Ricks…»
«Souviens-toi de ça, tous les rats qui sont ici sont porteurs de germes à cause des eaux sales que tu as rejeté ici. Il n’y a personne d’aussi stupide pour manger un de ces rats.» Apres avoir fini, Ricks partit.
(Retour au présent)
Denzel laissa échapper un soupir.
«Je ne l’ai pas suivi. Je ne pensais pas qu’il allait pouvoir me pardonner, donc…»
«Pourquoi pas ?»
«J’étais juste un gamin des plate-formes. J’étais bien à la station et dans le secteur 7 parce que j’avais une occupation. Mais, je ne voulais pas aller dans un autre taudis. Je voulais aller à Edge City mais je pensais que ce n’était rien d’autre qu’un autre taudis. Un lieu sale et pauvre.»
«Et Ricks ?»
«Il va bien. Mais, il ne veut pas me parler.»
«C’est bien, au moins tu as une chance de renouer le contact avec lui»
(Nouveau flashback)
Seul comme il l’avait été si souvent, Denzel prit un bâton qu’il avait taillé à un bout et se mit en quête d’un rat. Il avait prévu d’en attraper un et de le manger. Papa, pensa-t-il, les gens des taudis ne mangent pas de rats après tout. Mais moi je vais le faire. Parce que je n’ai pas d’argent ou de travail et que cet endroit est encore plus bas que les taudis. Je suis un enfant du secteur 7 qui vivait dans la ville supérieure. Je ne peux pas grandir comme ça, ici.
L’isolement sapait la volonté de vivre de Denzel. C’était la même situation que lors de la destruction du secteur 7 mais cette fois ses parents, Arkham, Madame Levy, Gaskin, le groupe de recherche, toutes les personnes qui l’avaient aidé étaient partis, pour toujours.
Il sentit qu’il ne pouvait même plus sourire. Qu’est-ce que maman disait ? Ce n’est pas la peine de vivre si on n’est pas capable de sourire. C’est vrai maman, pensa-t-il. Un rat dégoûtant couvert d’horribles germes devrait me sauver.
(Retour au présent)
«Whoawhoawhoa !! !» Johnny avait écouté depuis le début tout en étant resté inaperçu jusqu´à ce qu’il commence à beugler, ce qui fit sursauter Denzel.
«Hé, c’est comme ça que j’ai pris l’habitude de penser» dit Denzel. «Mais, j’avais tort et c’est pour ça que je suis ici maintenant»
«Je pense que tu as raison»
«Parce que j’ai rencontré la meilleure personne que tu ne puisses rencontrer.»
«Et tu avais touché le fond, en plus» dit Johnny.
(Nouveau flashback)
Il n’y avait aucun rat aux alentours. Après avoir erré et chassé pendant des heures, il arriva au secteur 5 et rentra dans une église abandonnée. Une moto était garée devant la porte. Il n’avait jamais vu un modèle comme ça. Mais ses yeux se concentrèrent sur un téléphone portable qui était accroché à la poignée.
Un sourire apparu sur le visage de Denzel. Je vais juste l’emprunter un petit moment. J’espère que j’arriverais à joindre quelqu’un. Il se dirigea vers la moto et prit le portable. Il imaginait déjà une sonnerie retentir dans le secteur 7 pendant qu’il serait en train d’appeler chez lui. Quelqu’un le trouverait, sûrement quelq…
«Tous les services dans le secteur 7 sont momentanément hors service.»
Denzel avait cherché ses parents pendant son travail avec l’équipe de recherche mais il n’avait pu les trouver. Il pensait qu’ils avaient dû être écrasés par les débris. Il n’y avait aucune chance pour qu’ils aient pu survivre là-dessous.
«Tous les services dans le secteur 7 sont momentanément hors service.»
Denzel leva les yeux tout en pressant le téléphone à son oreille. Il pouvait voir la partie Est de la plate-forme du secteur 5. Il réalisa que Madame Levy reposait au sommet de cette plate-forme. Cet endroit est juste en dessous de sa tombe pensa-t-il. C’est pour ça que c’est si isolé.
«Tous les services dans le secteur 7 sont momentanément hors service.»
Il raccrocha, se retenant de le balancer par terre et de le casser. Au lieu de ça, il essaya une autre fois. Il essaya de se souvenir du numéro de Madame Levy, mais, en fait, il ne l’avait jamais su. Au lieu de ça, il regarda la liste des derniers appels passés et décida de composer celui qui revenait le plus souvent. Apres une sonnerie quelqu’un décrocha.
«Clad, c’est rare que tu appelles. Est-ce que tout va bien ?»
Denzel écouta la voix féminine en silence.
«Clad ?» dit la femme avec un soupçon d’inquiétude dans la voix.
«…Non, ce n’est pas lui.»
«…Qui c’est ? C’est le téléphone de Clad, n’est-ce pas ?»
«Je ne sais pas…»
«Qui es-tu alors ?»
«Je ne sais pas… Je ne sais pas ce que je devrais être.» Sa voix tremblait quand il parlait.
«…Est-ce que tu pleures ?»
Il sentit des larmes couler sur son visage. Il essaya de les essuyer et ferma ses yeux quand un élancement de douleur lui stria le front. Son corps se raidi sous la douleur et il laissa tomber le téléphone. C’était collant et humide. Non, non, je ne veux pas mourir. Il voulait implorer la planète, Dieu ou quelqu’un d’autre de l’écouter et de prendre pitié de lui. Mais la douleur ne disparaissait pas et il pria de tout son cœur. Faites que cela ne soit pas noir. Faites que cela ne soit pas noir. Mort de peur, il éloigna sa main de son front et la regarda.
Des filets noirs.
(Retour au présent)
«Je ne me souviens pas ce qui est arrivé après. Quand je suis revenu à moi, j’étais dans un lit. Tifa et Marlène me regardaient. Apres ça….vous connaissez la suite, non ?»
«Assez bien»
«Je suis vivant grâce à beaucoup de personnes. Mes parents, Madame Levy, Monsieur Gaskin, tout le monde de l’équipe de recherche, les gens qui sont aujourd’hui autour de moi, les gens qui ne sont plus. Tifa, Cloud, Marlène et…»
Reeve inclina la tête.
«Je veux devenir une personne comme celles-là pour quelqu’un. C’est à mon tour de protéger les gens.»
Reeve était silencieux.
«S’il vous plait, prenez-moi» dit Denzel avec insistance.
«NON ! NON, NON, NON» dit Johnny.
«Toi, tais toi !» dit Denzel.
«Tu n’es q’un enfant !»
«Cela ne te concerne pas !»
«Non,» dit Reeve. «Actuellement… le W.R.O. n’accepte pas d’enfants»
Johnny grimaça. «Ha, tu vois !! »
«Quoi !! Alors pourquoi ne l’avez-vous pas dit dès le départ ?»
«Je viens juste de le décider tandis que je t’écoutais. Les enfants font des choses que seuls les enfants peuvent faire. Et je veux que tu fasses une de ces choses pour moi.»
«…Ce qui veux dire ?»
«Donne nous la force, à nous les adultes»
Denzel attendait qu’il continu mais Reeve se leva comme s’il avait fini de parler.
«Oh, et…»
Denzel regardait Reeve, les yeux remplis d’espoir comme s´il venait de changer d’avis.
«Merci pour avoir cherché ma mère.»
Reeve sortit un mouchoir de sa poche arrière et le montra à Denzel. Il était blanc avec des motifs à fleur.
Après le départ de Reeve, Johnny commença à nettoyer la table. Denzel regardait le mouchoir en silence.
«Hé» dit Johnny en arrêtant son travail. «Si tu veux te battre ou quelque chose comme ça, tu peux le faire quand tu veux, non ? Tu n’es pas obligé de rejoindre la W.R.O. pour ça ? Pourquoi est-ce que tu y tiens tant que ça ?»
«Clad…»
«Quoi Clad ?»
«Il était dans l’armée il y a quelques années. C’est ce qui l’a rendu fort. Je veux être fort»
«Les temps ont changé»
«C’est à dire ?»
«Ce sont les gens qui peuvent soulager la douleur des autres qui sont importants et pas ceux qui courent partout avec des pistolets et des épées. De nos jours, c’est ce genre de personnes qui sont admirées.»
«Je n’ai pas envie d’être admiré ou quelque chose comme ça.» répondit Denzel. Il y avait eu tellement de personnes qui l’avaient soutenu, aidé. Hommes, femmes, adultes, enfants. Tous étaient dévoués à leurs tâches. «Je pense que je veux… rembourser la dette que j’ai envers eux.»
Fin du chapitre de Denzel.
Pends toi
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Tifa
Episode 2-1
Tifa raccompagna le dernier client jusqu´à la sortie de son bar, le "Septième Ciel", avant de retourner à l’intérieur pour nettoyer la cuisine. La salle était faiblement éclairée, la lumière bien que réglée au minimum était suffisante. Derrière Tifa, il n’y avait plus personne. Il y a quelques jours, le travail ne lui semblait pas aussi long. Elle avait eu plaisir à travailler au côté de sa famille, oubliant toutes ses craintes mais maintenant, l’eau semblait être devenue plus froide et elle ne savait pas par où commencer le nettoyage des couverts sales. Tifa essaya d’augmenter l’éclairage afin de changer l’ambiance. Pendant un court moment, le magasin s’illumina mais le système électrique était instable et ne tient pas longtemps. Le magasin était retourné à la pénombre. Un sentiment d’impuissance monta en elle. Elle se demandait si elle allait être capable de s’occuper seule du magasin. Elle ne pouvait rester là pendant que se sentiment s’emparait d’elle et elle appela le nom d’une fille :
«Marlène !»
Assez rapidement, des petits pas se firent entendre provenant de la chambre des enfants située au fond du magasin et Marlène apparu.
«Chut !» , dit-elle, mettant un doigt sur ses lèvres, les yeux froncés. Tifa s’excusa mais paru soulagée.
«Denzel s’est finalement endormi.»
«Est-ce qu’il souffre ?»
«Oui.»
«Tu aurais pu me demander de l’aide»
«Denzel ne m’aurait pas laissé faire»
«Je vois»
Tifa s’en voulait contre elle-même de laisser l’enfant s’inquiéter à son propos.
«Qu’est-ce qui ne va pas ?»
«Hmm… Qu’est-ce que tu veux dire ?» répondit Tifa, essayant de cacher ses problèmes. Marlène balaya la cuisine du regard.
«Est-ce que tu te sens seule ?» La petite fille lisait facilement les gens. «Je ne vais nulle part»
«Merci. Tu devrais te coucher tôt toi aussi.»
«J’étais sur le point d’aller dormir !»
«Désolée.»
Elle est ma fille. C’est comme cela que je la présente aux autres personnes. Ses parents sont morts il n’y a pas si longtemps que ça et elle m’a été confiée par le plus proche ami de son père, Barret.
Tifa avait appris beaucoup de choses à propos de Marlène depuis qu’elle avait rencontré Barret et voyagé avec lui. Il avait été normal que Barret confit Marlène à Tifa quand il décida de partir en voyage pour se réconcilier avec son passé.
Tifa arrêta de laver et suivit Marlène. Dans la chambre des enfants, il y avait deux lits l´un à coté de l’autre. C’est là que Denzel était étendu, endormi. La marque du "Geostigma" sur son front qui datait de 8 années était une chose difficile à regarder. Rien ne pouvait être fait pour soulager les symptômes quand le garçon souffrait et son état ne pouvait aller en s’améliorent. Denzel grimaça un peu quand Tifa essuya le pus qui sortait de sa cicatrice, ce pus qui imbibait son front mais il continua à dormir. Marlène, qui avait veillé auprès de Denzel, appela Tifa tout en se recroquevillant dans son propre lit.
«Tu te sens toujours aussi seule même si tu es ici avec nous, n’est ce pas ?»
«… Je suis désolée» répondit honnêtement Tifa.
«Ca va. Nous sommes tous pareil»
«Je vois»
«Je me demande où est Clad»
Tifa pencha la tête, incapable de répondre. Clad était quelque part dans Midgar. Au début, elle imaginait que le pire pouvait arriver. Peut être a-t-il eu un accident en revenant de l’une de ses livraisons ou peut-être a-t-il été attaqué par des monstres.
Elle apprit rapidement qu’il était toujours dehors en train de travailler. Il y avait des gens qui l’avait vu. Il avait quitté la maison, c’est tout. Tifa avait essayé de convaincre les enfants qu’il n’y avait pas de problèmes mais elle perdit son calme. D’ici peu, les enfants réaliseraient que quelque chose est arrivé.
«Pourquoi est-ce qu’il est parti ?»
Je ne sais pas. Peut-être que toutes sortes de problèmes sont survenues entre nous.
Mais Tifa se souvint du sourire sur le visage de Clad la dernière fois qu’elle l’avait vu. Il y avait cette gentillesse qui l’avait fait penser que tout allait bien.
Je me demande si je ne me suis pas trompée.
(Attention : Petit retour dans le passé)
En ce jour fatidique, le météore tomba depuis l’espace et s’abattit sur Midgar. S’échappant depuis tous les interstices de la planète, la rivière de la vie fusionna avec lui et le détruisit. Tifa avait observé la scène depuis le ciel avec ses amis.
J’ai souhaité que tout soit simplement enlevé. Balayé de mon passé. Notre passé. Peut être ai-je trop pressentis l’inévitable terreur qui allait succéder au soulagement apporté par la fin de la bataille. Je me demandais si j’allais pouvoir vivre de la même façon que je l´avais fait jusque-là.
Quand quelqu’un était confronté à cette même question, elle leurs répondait qu’ils devaient vivre sans se préoccuper de ce qui était arrivé. Mais maintenant qu’il s’agissait d’elle, elle en était moins sure.
Grâce au développement de l’énergie Mako par la "Shinra Inc.", le monde prospérait. La lumière inondait la surface de la Terre mais, en même temps, quelque chose de plus sombre se terrait. Le groupe anti-Shinra, "Avalanche", prit comme devoir de révéler au monde ce que ces ténèbres signifiaient. L’énergie Mako menait la planète à sa destruction. En dépit de l’activité souterraine d’Avalanche, peu de chose changeaient et les choses restaient en l’état. Une fois que vous aviez compris les avantages de l’énergie Mako, il était difficile de s’en passer. Dans un effort pour changer cette situation, Avalanche décida de faire des actions encore plus extrêmes. Dans la ville de Midgar alimentée en énergie Mako, là où cette ressource était consommée en grande quantité, ils firent exploser l´un des réacteurs.
A cause d’une erreur de calcul dans la bombe qu’ils avaient faite, la zone détruite fut beaucoup plus importante que ce qui avait été prévu. Les environs du réacteur Mako furent aussi détruit. En réponse à cet incident, la Shinra Inc. décida d’éliminer Avalanche. Un secteur entier de Midgar où Avalanche se cachait mais aussi là où se trouvait un grand nombre d’habitants fut complètement détruit. Ce fut un acte terrible perpétré par la Shinra afin de détruire le petit groupe de rebels Avalanche. Après cet incident, Avalanche devint la raison pour laquelle d’innombrables vies innocentes avaient été perdues.
Avalanche était le groupe que Tifa avait rejoint.
Elle avait pensé que des sacrifices étaient plus ou moins nécessaires pour leur grand idéal. Ils étaient tous prêts par ailleurs à sacrifier leurs propres vies. Mais après la catastrophe, Tifa et les autres perdirent foi en leur idéal d’origine. Au cours de leur lutte contre la Shinra Inc., ils se trouvèrent rapidement à combattre le puissant Sephiroth. Tifa avec son ami d’enfance Clad, l’autre rescapé du groupe Avalanche Barret, Aerith qu’ils avaient rencontré pendant le chaos et Rouge 13, tous s’embarquèrent pour un long périple. Apres un certain nombre d’évènements, Cid, Cait Sith, Yuffie et Vincent devinrent aussi leurs compagnons.
Il semblait qu’une nouvelle amitié était en train de naître mais, comme s’il y avait un prix à payer, la vie d’Aerith fut prise.
Malgré cela, le voyage n’était pas terminé. Regardant en arrière sur les différentes épreuves de leur périple, Tifa pouvait sentir que leur combat, qu’ils soient victorieux ou perdus, les amenait vers une fin.
Tout a commencé quand je n’étais encore qu’une petite fille. Il y avait eu un problème avec le réacteur Mako qui avait été construit à côté de mon village, Nibelheim. Ce problème menaçait notre sécurité.
Sephiroth avait été envoyé par la Shinra pour résoudre ce problème mais il a tué mon père. Je ne pouvais pas contenir la haine que j’avais contre la Shinra et Sephiroth. Alors j’ai rejoint Avalanche. Oui. C’était le début du ressentiment que j’avais contre eux à l’intérieur de moi. Le "leitmotiv" qu’Avalanche utilisait pour définir notre position anti-Shinra et anti-Mako était juste ce que j’avais besoin pour cacher ma réelle motivation. Mais trop de vie avaient été sacrifiées pendant que nous essayons de sauver la planète. Si tout cela n’était que pour ma vengeance personnelle, alors…
Le pêché avait un rôle important dans le cœur de Tifa.
Elle se demandait si elle allait pouvoir vivre avec ces sentiments. Tifa avait peur de son futur. Elle arrêta de regarder le ciel pour baisser les yeux vers le sol.
Immobile, Clad était assis à côté d’elle, regardant le même paysage mais souriant paisiblement. Clad remarqua qu’elle le dévisageait et demanda, «Qu’est-ce qui ne va pas ?»
«Clad, tu es en train de sourire»
«Ah bon ?»
«Oui»
«Tout commence maintenant. Un nouveau…» Clad cherchait le bon mot, «Une nouvelle vie»
«Je vais commencer à vivre. Je pense que c’est la seule manière pour être pardonné. Nous avons été confrontés à… toutes sortes de choses.»
«Je pense que tu as raison…»
«Mais quand je pense à combien de temps j’ai passé à réfléchir à commencer une nouvelle vie. C’est marrant»
«Pourquoi ?»
«J’ai toujours échoué»
«Ce n’est pas drôle»
«… Je pense que cette fois-ci c’est le bon moment pour ça»
Clad devint très silencieux pendant un moment. Puis il dit «Parce que tu es avec moi»
«Mais j’ai toujours été avec toi»
«C’est comme cela que cela va être à partir de demain» répondit Clad en souriant encore.
Iluva
tu te souviens des courses de Chocobos?
Episode 2-2
Tifa est allée voir Aerith avec tous ses compagnons. Aerith est maintenant au fond de la source de la Cité Oubliée. Le monde qu’elle voulait sauver en échange de sa vie devrait aller bien maintenant. C’est ce que nous avons dit. Tifa entendit une voix lui demandant si elle allait bien. Elle ne savait pas si c’était la voix d’Aerith ou sa propre voix. Cela ne changeait rien mais elle commença à pleurer. Juste après que Sephiroth eu pris la vie d’Aerith, Tifa n’avait pas ressenti de la peine. Il y avait de la tristesse mais cette tristesse se changea en encore plus de colère et de haine qu’elle n’avait contre ses ennemis. Au moins maintenant elle comprenait la tristesse et la douleur qu’elle ressentait, tiraillant son cœur pendant qu’elle était en ce lieu. Etre un membre d’Avalanche et être avec un grand nombre de gens lui donnait ces sentiments. Les larmes ne voulaient pas s’arrêter.
«Je suis désolée. Je suis terriblement désolée.»
Elle sentit la main de Clad sur son épaule. Il l’a tenait fermement dans le cas ou elle aurait voulu partir. A ce moment là, elle pleura toutes les larmes de son corps. Puis, elle décida de le suivre. Seule, elle ne savait pas quoi faire.
Tifa et ses compagnons avec qui elle était pour ce voyage éprouvant se séparèrent aussi rapidement qu’ils s’étaient retrouvés. Vincent partit de la même façon qu’un de ces passagers qui c´est assit près de vous dans le train. Yuffie protesta. Ce n’était pas normal qu’ils se séparent comme ça après tout ce qui les avait fait devenir amis. Barret fut celui qui lui dit qu’ils pouvaient se voir autant qu’ils le voulaient. Ou peut-être que c’était Cid qui avait dit ça. Apres s’être fait la promesse de se réunir un jour, Tifa, Clad et Barret se séparèrent des autres en se dirigeant vers Corel, la ville d’où était originaire Barret. La tragédie qui avait eu lieu ici à cause de la Mako fut le point de départ de tout pour lui. Se tenant immobile pendant un instant, il dit aux autres de ne pas le suivre. Il devait lui aussi affronter seul ses démons.
Ils sont également allés dans la ville natale de Clad et Tifa, Nibelheim. Ils ne ressentirent aucune nostalgie. Ils se rappelèrent clairement les incidents qui avaient eu lieu dans cette ville.
«Je n’aurais pas dû venir» dit Clad. «Cela me rappel trop le passé»
Les mots de Clad trouvaient écho dans la tête de Tifa.
Ils sont alors allés à Kalm. Là les attendait la mère adoptive d’Aerith, Elmyra ainsi que la fille qui lui avait été confié, Marlène. Deux des parents d’Elmyra avaient une maison dans Kalm et c’est là qu’ils restèrent. Barret et Marlène furent heureux de se revoir à nouveau. Clad expliqua à Elmyra ce qui était arrivé à Aerith.
Il n’y avait aucun signe montrant qu’ils acceptaient ce qui était arrivé à Aerith mais Tifa, Clad et Barret s’excusèrent pour ne pas avoir été capable de sauver Aerith.
«Vous avez fait tout ce que vous pouviez. Il n’y a aucune raison pour que vous vous excusiez» dit Elmyra.
Tifa et les autres ne trouvèrent rien à répondre à cela.
Avons-nous réellement fait tout ce que nous pouvions ?
Il y avait beaucoup de gens qui arrivèrent à Kalm pour trouver un refuge. Les maisons devinrent des abris d’urgence. Les habitants de Kalm ne pouvaient les prendre en charge même s’ils le voulaient. Même l’auberge fournissait gratuitement des chambres aux personnes qui étaient dans le besoin. C’était comme si tout le monde coopérait pour reconstruire le monde.
«Allez, rentrons chez nous» dit Clad.
«Où ça ?» demanda Barret.
«Notre réalité suspendue»
«Que diable veux-tu dire ?»
«Nos vies normales»
«Et ou est-ce que nous avons quelque chose comme ça ?»
«Nous trouverons» Clad regarda Tifa et dit «d’accord ?»
«Oui !» cria la joyeuse Marlène. Tifa hocha de la tête mais tout comme Barret, elle se demandait où ils allaient pouvoir avoir une vie normale.
Les quatre arrivèrent à Midgar. La ville avait récupéré de tous les chocs et le chaos qui avait eu lieu après la destruction du météore. Les gens étaient à nouveau actifs, regardant vers leur futur… Non, leur présent été pour les choses à venir. Voir ça rendit Tifa en colère contre elle-même. Quand elle avait regardé Midgar du ciel, elle avait souhaité que tout soit balayé. Elle ne se doutait pas qu’il y avait encore de la vie ici. Elle dit à Clad et Barret à quoi elle pensait quand elle était à bord du Hauvent. Clad et Barret comprenaient ce qu’elle ressentait et ils étaient d’accord avec elle. Mais ils lui rappelèrent que quelque soit le lieu où ils étaient où quelque soit les choses qu’ils pouvaient faire, ils ne seraient pas capables d’oublier les pêchés qu’ils avaient commis.
«A partir de là, nous devons vivre avec. Nous allons tous vivre jusqu´à ce que l’on se rachète de nos pêchés. C’est la seule façon» dit Barret.
Quand Tifa et Clad étaient seuls, Clad lui disait «Cela ne te ressemble pas d’être troublée par tes propres pensées»
«C’est… juste la façon dont je suis»
«Non. Tu es plus gaie et forte. Si tu as oublié la façon dont nous en sommes arrivés là, je te le rappellerais»
«Tu le feras ?»
«Probablement», dit Clad, rougissant.
La première chose qu’ils firent, c’est de récolter des informations dans et autour de Midgar. Il y avait un grand manque de matières premières et plus important encore, il n’y avait aucune information sur où ils pouvaient en trouver. Les trois se séparèrent et partirent chacun de leur côté en partageant les informations sur les choses dont ils avaient besoin. Ils aidèrent les personnes qui ne pouvaient pas se déplacer par elles-mêmes. A la tombée de la nuit, ils dormaient sous un plateau dans Midgar là où la rumeur disait qu’ils pouvaient tomber à n’importe quel moment.
Un jour, Barret revint avec une bouteille de vin, un réchaud et différents fruits. Ils lui avaient été donné en remerciement pour avoir aidé quelqu’un à abattre une maison.
«Regardez bien» dit Barret alors qu’il commençait habilement à cuisiner quelque chose qu’ils n’avaient jamais vu. L’alcool avait été laissé là pendant près de deux semaines. Ils découvrirent que c’était un vin spécial de la ville de Corel. Tifa et Clad sirotèrent lentement leur vin. Barret en buvait tellement qu’il aurait pu prendre en bain avec ce qu’il avait bu. Il semblait l’apprécier pendant qu’il parlait de ses souvenirs des moments calmes.
Totalement ivre, il tomba comme une pierre. Il fallut un bon moment avant que Tifa et Clad s’arrêtent de rire.
Le jour suivant, Barret dit sur un ton serieux «Que diriez-vous de commencer un commerce et de vendre ce vin ?»
«Nous ?» demanda Clad, surpris.
«Bien sûr, idiot ! Nous ne pouvons pas attirer des clients ! Tifa devra le faire»
«Moi ?»
«Tu es parfaite pour ça»
Il n’y a pas si longtemps de ça, la cachette d’Avalanche avait été un bar du non de Septième Ciel. C’était dans ce lieu que les membres vivaient et planifiaient leurs activités. Tifa est la serveuse ou plus exactement le manager du bar. Barret continua.
«De mon point de vue, les gens de Midgar peuvent être séparés en deux catégories. Ceux qui n’acceptent toujours pas ce qui est arrivé et ceux qui travaillent déjà à la reconstruction. Je comprends très bien ce que les gens des deux groupes ressentent. Chacun fait face à ses propres problèmes et en cela ils ne sont pas très différents. La seule solution pour tout le monde, c’est le vin»
«Qu’est-ce que tu racontes ?»
«Je ne sais pas. Mais ce qui est sûr, c´est qu´hier, quand on était à moitie bourrés, on rigolait. On oubliait toute sorte de choses, hein ? C’est après ces moments que l’on court»
«Mouais, c’est pas faux»
«Des moments comme ça sont importants, n’est-ce pas ? Dis Tifa, qu’est-ce que tu en penses ?»
Tifa ne pouvait pas répondre immédiatement. Elle comprenait ce que voulait dire Barret mais, ouvrir un bar lui rappelait l’époque d’Avalanche, encore. C’est Clad qui parla en premier.
«Tifa, faisons un essai. Si cela devient trop dur, nous arrêterons tout simplement»
«Cela ne sera pas dur. Si Tifa ne travaille pas, elle passera son temps à penser à toutes ces choses, alors elle ne sera pas capable de faire quelque chose»
Cela avait l’air d’être vrai.
Les trois commencèrent les préparatifs. Ils décidèrent de construire leur nouveau commerce dans la nouvelle ville de Edge qui était au nord de Midgar.
Toutes les personnes que Barret et Clad avaient aidé auparavant se joignirent à eux. Ils transportèrent toutes sortes de matériels qui pouvaient servir à construire tels que des murs ou des piliers.
Barret criait ses ordres pendant que Clad allait et venait en corrigeant les ordres donnés d’une voix plus douce. De son coté, Tifa apprenait comment faire le vin de Corel et même l’améliora. Elle pensa aussi à la nourriture qu’elle pouvait mettre sur son menu en utilisant l’approvisionnement régulier. Marlène était pour les gens qui aidaient à la construction comme la mascotte de leur bar. C’était comme si elle s’entraînait à sa future nouvelle fonction de serveuse. Chaque jour de travail était rempli de problèmes mais cela donnait de la motivation supplémentaire. Parfois Tifa aurait dû se sentir coupable de ses pêchés à chaque fois qu’elle souriait mais elle était toujours interrompue par des demandes d’aides.
«Encore quelques jours et ils seront capables d’ouvrir le nouveau bar», dit Clad. Barret demanda ce qu’ils allaient faire pour le nom. Il y eut quelques suggestions mais ceux de Clad étaient sans signification et ennuyeux alors que ceux de Barret faisaient penser à des monstres. A la fin, ce devait être à Tifa de décider. Les deux hommes promirent de ne faire aucun commentaire sur le nom qu’elle choisirait. Le jour de l’ouverture s’approchait et Tifa n’avait toujours pas eu le temps d’y réfléchir tellement elle avait eu du travail. Un jour, Marlène vint et leur demanda ce qu’ils allaient faire pour le nom.
«Nous y réfléchissons toujours»
«J’aurais aimé que ce soit le Septième Ciel» dit Marlène. C’était le nom que Tifa voulait éviter.
«Avoir le passé en moi est déjà suffisant. Il n’y a aucun besoin de rajouter à cela un nom qui me le rappel encore plus.»
«Pourquoi ?»
«Parce que nous y avons eu beaucoup d’amusement. Si nous refaisons un autre Septième Ciel nous aurons à nouveau des moments de joie»
Nous avons oublié comment les adultes ont de l’ambition mais Marlène n’en a rien à faire. Pour elle, le Septième Ciel était un endroit joyeux où Barret, Tifa et ses amis étaient.
«Hmmmm, Septième Ciel…»
Je ne peux pas effacer mon passé. Je pourrais simplement le concilier et vivre avec.
Tifa décida qu’elle était prête.
Episode 2-3
Le jour de l’inauguration du septième ciel fut un réel succès. Au goût, le vin de Corel était quelque chose que l’on pouvait faire soit-même et c’est pourquoi le prix était bon marché. A cause du peu d’aliments qu’ils avaient, ils ne purent faire que des plats ordinaires. Malgré tout cela, les gens cherchaient des lieux comme cela. Un endroit où ils pouvaient être avec des amis et boire quelques verres. Un endroit où vous pouviez laisser de côté la tristesse de la réalité ou peut-être oublier pour un temps la réalité et le futur incertain. Les gens qui n’avaient pas d’argent pouvaient quand même boire un verre en échange d’objets. Une trop grande quantité de vin avait été préparé ce qui fait que même les enfants purent aussi entrer et boire un peu. Ils ont goûté ceux que leur servait Marlène et ils ont aimé. Elle était quelqu’un sur qui on pouvait compter. Marlène fut la serveuse jusqu´à une certaine heure de la nuit mais pas trop tard. Ceux qui avaient trop bu reçurent l’ordre de rentrer chez eux.
Barret était en train de boire son verre dans un coin. Peut-être projetait-il de devenir le videur. Le rôle de Clad était d’aller chercher les ingrédients nécessaires à la fabrication du vin et de la nourriture. Il ne connaissait pas la moitié des noms des fruits et des légumes. Au début, Tifa en fut surprise mais elle repensa à la vie qu’avait eu Clad, cela devait venir de là. C’était amusant quand elle réfléchissait comment la nouvelle vie de Clad démarrait, en se souvenant des noms des légumes. Non, je ne dois pas rire, se dit Tifa intérieurement.
Clad n’était pas très fort dans la vie en société. Il n’était pas très bon pour communiquer mais, maintenant, il devait négocier pour obtenir les ingrédients dont ils avaient besoin. Les ingrédients avaient une valeur plus grande que ce qu’ils valaient réellement.
Après la première semaine, Barret dit aux autres qu’il allait entreprendre un voyage pour voir comment allaient les choses ailleurs. Il n’allait pas prendre Marlène avec lui.
«Je vais faire un voyage pour me réconcilier avec mon passé»
Clad hocha la tête comme s’il avait compris.
«Réconcilier avec ton passé… ? Mais je veux faire ça moi aussi»
«Vous, vous pouvez faire ça ici. Ne le prend pas à la légère. Je veux montrer ce que je peux donner moi aussi»
Marlène qui avait toujours dormi avec Tifa, dormi avec son père adoptif, Barret, la nuit avant son départ. Leurs conversations se poursuivirent jusque tard dans la nuit.
Tôt le lendemain, Barret parti.
Derrière lui on pouvait entendre Marlène crier «Envois moi des lettres ! Et appelle moi aussi !»
Barret leva son bras droit artificiel auquel était fixée une arme à feu. Il continua à marcher sans se retourner. C’était comme le cliché de quelqu’un qui ne vie que pour le combat.
Je me demande juste quel genre de vie il va trouver. Je prie pour qu’il reste loin des combats. Pas seulement prendre. Je prie aussi pour qu’il soit capable de prouver qu’il peut donner aussi.
«Et soit une gentille petite fille !»
Clad et Tifa se regardèrent au moment ou ils entendirent Barret dire ces mots. Soit une "gentille" petite fille ?
«Je prendrais soin de Clad et Tifa !»
Barret se retourna et cria «Fais attention !» Sa voie tremblait un peu. «Garde la famille unie et tiens à elle !»
Les amis étaient pour moi une nécessité de sorte que j’ai pu vivre en passant par-dessus les pêchés qui hantent ma conscience. Même si ce sont des compagnons qui ont eu les mêmes blessures, même si ce sont des compagnons qui portent le même fardeau, nous ne pouvons pas vivre sans nous soutenir et nous réconforter les uns les autres. Peut-être que l’on peut appeler ça une famille. Nous n’avons qu’à maintenir cette famille unie et faire de notre mieux.
Tifa pensait qu’elle pouvait faire face à n’importe quoi avec des amis qu’elle appelait famille.
Le bar était ouvert depuis plusieurs mois. Il y eut un appel de Clad qui revenait de sa collecte des ingrédients. Il voulait discuter à propos de la possibilité qu’une personne puisse manger et boire à volonté et gratuitement pendant tout le temps qu´il gérerait le septième ciel. Tifa savait sans écouter son histoire de quoi il voulait parler. Elle était sure qu’il y avait quelque chose que Clad voulait le plus au monde en échange de ce privilège.
La nuit était déjà tombée et Clad rentra sur une moto. C’était un modèle qu’ils n’avaient jamais vu auparavant. Depuis lors, il passait tout son temps libre à bricoler dessus. Il ramena un ingénieur qu’il avait connu ailleurs pour parler sur la modification de la moto. Quelques autres personnes vinrent pour aider Clad à terminer ces modifications. Marlène et ses jeunes voisins regardaient. La scène rassurait Tifa car ils avaient l’air d’une famille comme une autre.
Il y eut beaucoup d’autre fois où Clad devait quitter Midgar pour les approvisionnements. La principale destination était Kalm. Avant il devait louer une moto, un camion ou même un chocobo mais maintenant, il avait sa propre moto. Occasionnellement, il devait aller très loin pour ramener des objets très rares.
Une nuit, il y eut un appel pour Clad. Après avoir parlé un moment au téléphone, Clad dit qu’il devait partir pendant un moment.
«Où est-ce que tu va ?»
«Comment puis-je te dire cela…»
Clad dit à Tifa qu’il avait eu parfois des objets à transporter à ses retours des courses. La personne qui avait appelé était justement le propriétaire d’un des magasins qu’ils utilisaient comme fournisseur de légumes. Il semblait qu’il avait quelque chose à faire livrer à Clad avant la fin de la nuit. Clad regarda Tifa du même regard que celui d’un enfant qui vient de révéler un secret.
«Pourquoi est ce que tu me regardes comme ça ?»
«Et ben…Je suis désolé de ne pas te l’avoir dit»
«A propos de quoi ?»
«Faire ce que je voulais»
Tifa explosa de rire. Clad expliqua comme il avait reçu un peu d’argent en échange de ses propres livraisons. Il se sentait coupable d’avoir tout dépenser sur les modifications de sa moto. Tifa pensa qu’il n’était rien de plus qu’un enfant. Cela aurait dû être un peu triste de voir que Clad avait un monde qu’elle ne connaissait pas mais, le fait était que cela était une bonne chose. Oui, c’est un peu le même sentiment que peut ressentir une mère. Tifa accompagna Clad jusqu´à l’extérieur et lui expliqua ce à quoi elle venait de penser.
Tifa était maintenant capable de vivre avec sa conscience même si elle n’avait rien oublié pour autant. Un jour viendra où elle sera punie. Jusqu´à ce jour, Tifa regardait droit devant et vivait pleinement sa vie. Elle vivait non seulement en prenant mais aussi se prouvant à elle-même qu’elle pouvait donner aussi.
Episode 2-4
Tifa avait fortement encouragé Clad à ouvrir un service de livraison. Ils prenaient les réservations au bar. Pour s’occuper des appels, Marlène ou Tifa pouvaient le faire. Clad hésita mais, après y avoir réfléchi pendant une nuit, accepta la proposition. En fait il avait eu juste peur de se lancer.
C’est ainsi que commença le début du service de livraison Strife. Midgar était le centre de leur commerce mais ils délivraient aussi dans le monde entier. Partout sauf les zones que Clad ne pouvait atteindre avec sa moto. Clad avait le sourire car pour lui c’était comme un jeu. Son travail reçu un franc succès. C’était l’époque où envoyer quelque chose n’était pas aussi facile que dans le temps.
Les monstres rodaient partout et un grand nombre de routes étaient coupées à cause de la manifestation de la rivière de la vie. Ce travail de voyager autour du monde n’était pas à la porté de tout le monde. C’était le travail qu’il attendait. Tifa pensait que c’était formidable de voir Clad, qui n’était pas très sociable, faire un travail qui reliait les gens au travers de son service de livraison.
Après que Clad ait commencé son service de livraison, sa "famille" en fut grandement affectée. Ce n’était pas très bon. Clad n’était quasiment jamais à la maison sauf tôt le matin et tard le soir. Et bien sûr cela réduisait les chances qu’ils aient tous les trois des conversations ensembles. Tifa essaya de fermer son bar un jour par semaine mais cela n’arrêta pas Clad de faire son travail. Clad ne pouvait refuser des offres. Bien que Tifa ait trouvé normal que chacun ait ses propres activités, elle trouvait que Clad était devenu trop égoïste. Pendant cette période c’est Marlène qui nota les changements dans le comportement de Clad. Elle dit à Tifa comment Clad parfois fixait le ciel et ne faisait attention à rien d’autre.
Clad n’a jamais été réellement proche de Marlàne mais je suis sure qu’il ne l’avait jamais ignoré quand elle lui parlait. Je sais que Clad a sa propre façon de s’entendre avec Marlène. Je sais comment certaines personnes ne sont pas très à l’aise avec des enfants et qu’ils ont des façons étranges de se comporter avec eux.
Je lui ai dit que Clad devait être probablement fatigué mais cela m’inquiétait. Marlène était une enfant sensible aux changements des adultes.
Pendant leurs vacances, Tifa et Marlène étaient en train de nettoyer ce qui était devenu le bureau de Clad. Il y avait un grand nombre de papiers en désordre. Un de ces papiers attira le regard de Tifa.
Nom du client – Elmyra Gainsborough
Objet de livraison - Bouquet
Destination – La cité oubliée
Tifa rangea le papier avec les autres comme si rien ne s’était passé. Son corps tremblait de partout. Transporter des objets à travers le monde signifiait que Clad parcourait en permanence son passé. Elle savait que Clad souffrait terriblement de ne pas avoir pu protéger Aerith. Clad était sur le point de surmonter cela mais maintenant, retourner sur le lieu où lui et Aerith ont été séparé signifiait que sa douleur et ses regrets allaient à nouveau déchirer son cœur.
Il faisait nuit et ils fermèrent le bar. Clad était en train de boire du vin, chose qu’il faisait rarement. Il vida son verre. Tifa hésitât avant d’aller vers lui et de lui remplir son verre.
«Est-ce que je peux me joindre à toi ?» Il y avait quelque chose qu’elle voulait lui dire.
«Je préfère boire seul»
Entendant ça, Tifa perdit son calme et dit «Et bien va boire dans ta chambre»
Barret avait appelé quelques fois. La plupart du temps, il ne voulait pas parler de lui et au lieu de ça demandait beaucoup à propos de Marlène. A chaque fois il voulait terminer son appel par une petite discussion avec Marlène. Marlène se demanda si Tifa était en train d’écouter ou pas quand elle dit à Barret d’une voix triste «Clad et Tifa ne vont pas très bien»
Peu importe ce qu’il y avait entre Clad et Tifa, ils ne pouvaient pas mêler Marlène à ça, pensa Tifa.
Tifa se força à parler avec Clad. Quand Marlène était là, elle choisissait un sujet positif, quelque chose qui ne faisait pas tourner la conversation sur un sujet sérieux. Clad était déconcerté par la manière dont Tifa avait changé mais comprenait ce qu’elle essayait de faire. Il changeait d’humeur et parlait avec elle. Même Marlène se joignait à leurs conversations.
Je pense qu’il ne va pas trop mal. Mais je ne peux pas lui parler de ce que je veux. Je ne sais pas quoi dire.
Un matin, Tifa raconta une histoire qui semblait drôle qu’elle avait entendu d’un client.
«C’est quelque chose qui ne peut pas être fait» pensa Clad à voix haute.
«Ca ne peut pas être fait !» cria Marlène
Les deux adultes furent surpris et regardèrent Marlène.
«Tu nous as déjà dit ça ! Clad donne toujours la même réponse !»
Cela n’allait pas bien mais nous étions ensemble. Nous étions une famille. Nous vivions dans la même maison. Peut-être n’y avait-il pas assez de conversations ou de sourires. Mais nous étions une famille, c’est ce que pensait Tifa. Non, en fait, c’est ce que Tifa essayait de se persuader.
Après s’être assurée que Clad s’était endormi, elle lui dit :
«Nous allons bien, n’est ce pas ?»
Bien sûr, il n’y eut aucune réponse. Seul le son de Clad endormit pouvait être entendu. Tifa se demandait si le fait qu’il dorme là signifiait qu’il faisait partie de la famille.
«Est-ce que tu m’aimes ?»
Clad se réveilla avec un regard un peu trouble. «Dis Clad, est-ce que tu aime Marlene ?»
«Oui, mais parfois je ne sais pas comment faire avec elle»
«Même si nous sommes ensemble depuis tout ce temps ?»
«Peut-être que ce n’est pas suffisant»
«Peut-être que nous ne sommes pas suffisant pour toi ?»
Clad ne répondit pas.
«Désolée de demander ces étranges choses»
«Ne t’excuse pas. C’est mon problème»
Clad ferma les yeux.
«Travaillons dur ensemble»
Clad ne répondit pas.
Peu de temps après cet évènement, Clad ramena Denzel avec lui. Denzel était déjà inconscient quand il le déposât dans le bar. C’était le Geostigma. Clad dit que les symptômes semblaient être récents. Alors qu’elle soignait Denzel, Tifa réfléchi au nombre d’enfants qui étaient atteint du même mal. Il y avait plein d’instituts qui avaient été construits pour les enfants qui avaient perdus leurs parents. Alors, pourquoi Clad a-t-il ramené Denzel ici ? Au moment où elle allait lui poser la question, Clad murmura quelque chose.
«Cet enfant est venu dans mon endroit»
«Qu’est ce que tu veux dire ?»
«Je veux dire…»
Après que Denzel ait récupéré, elle écouta son histoire à propos de tout ce qui lui était arrivé. Alors Tifa pensa qu’il était normal qu’il vienne ici. Il est l’une des victimes de la destruction du secteur 7.
Le secteur 7 a été détruit à cause de nous. C’est pourquoi je dois en prendre soin et m’occuper de lui. Il ne doit pas rester dans le repère de Clad. Il a rencontré Clad et donc il peut venir dans mon endroit.
Tifa parla avec Clad et Marlène à propos de son souhait d’accueillir Denzel dans sa famille. Clad inclina silencieusement la tête et Marlène sautât de joie.
Au début, Denzel était en permanence en train de les aider en remerciement de leur attention et, au fur et à mesure de son aide au bar et pour Clad, il commença à ouvrir son cœur.
Il faisait nuit et le bar était fermé. Alors qu’elle était en train de nettoyer la cuisine, Tifa regarda en direction de la table centrale. C’était là où s’asseyait le manager de la société de livraison Strife ainsi que ses deux assistants, Marlène et Denzel. Denzel souffrait souvent à cause du Geostigma mais, les jours où il n’avait pas de fièvre et de douleurs, il tournait autour de Clad. Tous les jours Clad passait la moitié de la journée dehors. Et une fois qu’il était à la maison, Denzel passait du temps avec son héros. Oui, Clad était un héros pour Denzel. Chevauchant sa moto, sauvant Denzel qui combattait les affres de la mort à cause du Geostigma, … Il était tout ce que Denzel voulait devenir. Denzel posait plein de questions à Clad. Il posait à Tifa autant de questions qu’elle connaissait de réponses jusqu´à ce que Clad rentre. Une fois, en plaisantant à moitié, Tifa dit qu’elle était la seule à cuisiner leur repas chaque jour. Denzel répondit d’une façon mature qu’il nettoyait la maison et le bar tous les jours aussi.
C’était vrai, il faisait un grand travail de nettoyage. Quand on lui demandait si c’était sa mère qui lui avait appris à nettoyer il répondait par la négative. Le jour suivant, Tifa demanda à Clad qui était le professeur de ménage de Denzel. Denzel avait demandé à Clad. Tifa en fut un peu blessée.
J’ai été troublé par le fait que Denzel se confie à Clad plutôt qu’a moi. Un jour, j’ai demandé des renseignements à un client qui avait à peu près l’âge de Denzel son avis sur lui. Sa réponse était que tout les garçons essaient comme ça. Il n’y a donc aucune raison de se faire du souci. Nous somme juste une famille normale.
La réponse ne l’incita pas a essayer de les comprendre d’avantage et les mots "famille normale" la rassuraient.
Après la fermeture du bar, les trois même personnes s’asseyaient autour d’une table. Cela n’aurait pas été une surprise de voir quelqu’un dire que c’était un jeune père avec ses deux enfants. Si Tifa se sentait comme cela, elle aurait pu aller à la table et être accueilli par des sourires.
Clad posa une carte sur la table. Il était en train de vérifier le chemin qu’il devait emprunter le lendemain pour ses livraisons. Denzel et Marlène triaient les papiers. Quand il y avait des mots que Marlène ne comprenait pas, elle demandait à Denzel. Denzel les lui apprenait comme l’aurait fait n’importe quel grand frère. Quand il s’agissait de mots que même Denzel ne comprenait pas, il demandait à Clad. Il avait pris l’habitude de leur donner un stylo après leur avoir dit comment le lire. Il leur dit que s’ils n’étaient pas capables d’écrire les mots, ils ne seraient pas capables de s’en souvenir. Les différents noms d’endroit sur les papiers rendaient les enfants curieux et ils demandaient à Clad à quoi ils ressemblaient. La description de Clad était simple. "Il y a beaucoup de gens", "Il n’y a pas grand monde", "Il y a beaucoup de monstres donc c’est dangereux", "Prendre la route nord est plus sûr"…
C’est ce genre de description qui vous fait demander "et c’est tout ?" mais les enfants semblaient contents. Bien vite, Tifa commença elle aussi à parler de ces différents endroits. Quand elle rajoutait plus de détails, Denzel demandait à Clad si c’était vrai. Cela ennuyait Tifa un petit peu. Mais elle pensait que c’était normal. C’est probablement la vie normale d’une famille.
Peut-être étaient-ils devenus une vraie famille depuis l’arrivée de Denzel. Clad prenait de moins en moins de commandes. Le soir, il s’assurait qu’il avait suffisamment de temps à passer avec les enfants. Les petites conversations idiotes entre Clad et Tifa avaient aussi disparus.
«Donc le problème est résolu ?»
«Quel problème ?»
«Ton problème»
«Oui…»
Clad y réfléchit. «C’est d’accord si tu ne veux rien me dire»
«Je n’arrive pas vraiment à bien l’expliquer…» Clad se racla la gorge avant de parler. «Le problème n’est pas résolu. Je ne pense pas que l’on puisse le résoudre un jour. On ne peut pas récupérer les vies qui ont été perdues.»
Tifa inclina la tête en silence. «Mais peut-être que l’on peut essayer de sauver les vies qui sont en danger actuellement. Peut-être que même moi je peux y arriver»
«Tu veux parler de Denzel ?»
«Oui»
«Tu te souviens de ce que tu as dit quand tu as ramené Denzel ici ?»
«Qu’est ce que j’ai dis ?»
«Tu as dis qu’il était venu dans ton repère»
« Oui… » Clad avait l’air d’être un enfant sur le point de se faire gronder, encore une fois.
« Dis-moi. Je déciderai après si je dois être en colère ou pas»
« Denzel s’est effondré devant l’église où Aerith avait l’habitude d’être. C’est pour ça que j’ai pensé qu’Aerith l’avait amené à moi, dans mon endroit»
Pendant toute sa tirade, Clad regardait droit devant.
«Tu es allé à l’église»
«Je n’avais pas décidé de m’y cacher»
«Tu te cachais»
«Je suis désolé»
«Je n’ai pas dit que tu ne pouvais pas y aller. Mais la prochaine fois, j’irais avec toi»
«Je comprends»
«Et tu as tort Clad»
Clad regarda Tifa d’un air dubitatif. «Aerith n’a pas amené Denzel à toi»
«Oui, c’est ce que je pense aussi»
«Aerith a amené cet enfant à nous, n’est ce pas ?»
Clad dévisagea Tifa et, finalement sourit. Il avait cette bonté qui lui faisait penser, à elle, que tout allait être bien.
Les jours d’après cette conversation, Clad parti. Tifa se demandait si le sourire qu’elle avait vu était juste une illusion. Après avoir déposé un baiser sur la joue de l’enfant, Tifa se dirigea vers le bureau de Clad. Enlevant la poussière sur la photo de famille qu’ils avaient prit, elle essaya de l’appeler. Apres quelques sonneries, c’est la boîte vocal qui lui répondit.
Fin du chapitre de Tifa.
On booste ses stats?
Pends-toi ![]()
Iluva nous fait le plasir de nous présenter une fic et toi tu gâches tout
![]()
C´est sur le site
Pends-toi Magus ![]()
Je sais qui tu es
je vais demander à ce que tu sois sur un banc ![]()
Iluva
avec moi? (j´adore ta cdv
)

si t´es de normandie pkoi pas :p je cherche un vaillant jeune homme :D