Personne ne me forcera jamais à écrire, je ne force jamais quelqu'un à lire...
Je te force pas à écrire, mais c'est un peu dur de se remettre dans le bain, on oublie un peu ce qui s'est passé la dernière fois.
Oui, j'ai eu des trucs à faire à côté. J'ai repris l'écriture, mais je ne te forçais pas à te remettre à la lecture o_O
Je sais que tu m'as pas forcé, ça me fait plaisir de lire, je disais juste qu'après une telle pause ce fut dur de se remettre dedans ^^
Chapitre XXXXIX : Emancipation.
Fenrir regardait les troupes assemblées comme toujours devant le Chat. Ce dernier prenait de plus en plus de confiance en lui, n’hésitant pas à programmer quelques raids opportuns désormais. Il s’avérait qu’à défaut d’un manche complet juste utile en terme de pigeon derrière lequel gouverner, le meneur des Loups-garous avait hérité d’un jeune homme plein d’avenir pour ce qu’il pouvait en voir. Ceci ne le desservait en aucun cas, puisqu’il en était le mentor et avait suffisamment d’influence pour voir son aura grandir. De vrai titulaire du pouvoir, il était devenu l’éminence grise, mais restait suffisamment apprécié pour qu’en cas d’accident, il reste à la tête des troupes. De même, il s’était acharné à placer ses hommes de confiance autour du jeune dieu vivant, histoire que sa faction ait un contrôle total sur les rênes du commandement. Et visiblement, cela marchait : ils venaient de faire tomber un hémisphère de la planète Helheim sous leur contrôle. Cela n’avait coûté qu’une centaine d’hommes, vite remplacés par des volontaires attirés par la perspective du butin facile, de la paye convenable, mais aussi par trois repas garantis, chose cruciale quand on vivait sur une planète à l’économie malmenée par la ponction militaire.
Helheim était un nœud spatial de moyenne importance. Pendant longtemps, le tourisme pour la chaîne montagneuse du Marteau, qui avait quatre monts qui dépassait les huit milles mètres d’altitudes et douze autres les sept milles, avait complété les ressources fiscales, notamment les taxes. Ses deux lunes en orbite fournissant du carburant à foison, elle avait les clés pour devenir un haut lieu dans ce système stellaire : quelques hôtels de luxe dont plusieurs sur les contreforts du Marteau, voire plus haut encore. L’agriculture fonctionnait bien et la betterave locale était réputée pour ses vertus sucrières. L’armée locale était légendairement restreinte avec sa force spatiale comportant dix-sept hommes seulement pour une planète de plusieurs centaines de millions d’habitants. Les forces de police assuraient en fait la plupart des fonctions militaires, avec un effectivement d’un agent pour huit cents résidents, se focalisant surtout sur des tâches douanières, afin d’éviter les fraudes en tout genre et l’importation des drogues de synthèse, formellement prohibées ici alors qu’elles étaient tolérées, ou même produites, sur les lunes voisines qui alimentaient les marchés légaux d’autres mondes avec joie. Les tentatives d’imposer un port franc avaient été un échec cuisant : le dernier avait disparu cinquante ans plus tôt, après le boycott de toute la chaîne d’acheminement qui y était moins rémunérée et qui avait été secrètement financée dans son mouvement par l’oligarchie locale, contente de voir les impôts rendre les importations complètement obsolètes du point de vue de la compétitivité des prix.
La guerre avait ruiné ce monde qui ronronnait paisiblement. L’obligation de lever une flotte et une armée, rien que pour se prémunir des assauts possibles de pirates ou de bandes militaires en marge des armées officielles, avait lourdement grevé un budget en équilibre depuis longtemps. Les réserves financières avaient vite disparues, englouties dans le financement de trois chantiers spatiaux, dont deux avaient été complètement oblitérées par des bombardements orbitaux menés par la flotte de Mat Vestri en personne. Une dizaine de milliers de vaisseaux de toute taille, allant du porte-nefs Sleipnir, le fleuron de la planète, au simple transport de troupes, mais majoritairement des chasseurs de combats spatiaux, étaient sortis des différentes usines. Cela, en plus de la mise sur pied d’une armée de deux millions d’appelés à l’équipement complètement importé, avait fini par faire tomber le gouverneur local. A la place, les oligarques avaient complété les troupes par des milices armées à leurs frais et s’étaient vite entredéchirés en quête du pouvoir, corrompant les unités militaires. Peu à peu, quelques seigneurs de guerre s’étaient détachés du lot et la planète, qui sombrait dans la guerre civile, finit par se morceler en cinq zones d’influence. L’arrivée des Loups-garous avait offert de nouveaux fronts pour le combat. Deux des potentats avaient vite disparus, assassinés sans trop de mal, laissant leurs fiefs aux mains de nouveaux dirigeants qui se disputèrent désormais l’intérieur de ces régions étêtées. Les Loups-garous visaient eux autre chose : Rhen Var et un moyen d’y arriver. Ils avaient pu se mettre au courant de la situation et l’idée d’une troupe extérieure comme maîtresse des lieux leur plaisait fortement. Ils y voyaient la possibilité d’aller conquérir l’ancien cœur économique des mondes qu’ils connaissaient, mais surtout de mettre la main sur les artistes de la guerre qu’étaient les ingénieurs spatiaux locaux, qu’ils savaient disséminés sur la surface de façon aléatoire pour échapper aux visées des Humains. Ces derniers ne s’étaient finalement même pas donné la peine de les chercher, se prétendant supérieurs dans le domaine militaire, ce qui n’avait pas accentué leurs côtes de popularité, loin de là. Toutes les conditions étaient réunies pour permettre un coup de force. Ne restait que la question pour le moins épineuse du transport. Les Loups-garous avaient quitté la planète où avait été tué Heimdall à bord d’une flotte marchande mercenaire qui les avait abandonnés sur place une fois le contrat honoré. Ils y étaient bloqués et avaient découverts que finalement un seul roitelet disposait de l’entièreté de la flotte planétaire, jamais utilisée parce qu’il tenait à capturer les différentes villes dans le meilleur état possible. Les assauts prenaient beaucoup trop longtemps au goût du Chat et de son conseil qui voyait la campagne s’éterniser à force de fuites adverses.
Fenrir était en train de réfléchir à la nouvelle tactique adoptée par le Chat quand il vit une petite escouade de la garde personnelle de son présumé maître arriver vers lui. A moitié dans l’obscurité la plus totale, dans son armure noire, il était quasiment invisible. Et le fait que les hommes le garrottèrent par surprise, car il ne s’y attendait pas, se fit dans la discrétion absolue de l’endroit qu’il avait choisi pour épier les membres de sa confrérie. Son cri de rage fut étouffé à force de coups de poings et de pieds. Groggy, il fut traîné plus que conduit vers la tente la plus à l’écart de la gigantesque ripaille à ciel ouvert. Une fois introduit, il fut réveillé à force de gifles vigoureuses, qui faisaient peu cas de l’état de ses joues postérieurement. Il ouvrit peu à peu les yeux et reprit conscience pour se découvrir les bras et les jambes liés ensemble dans son dos, le forçant à rester agenouillé. Autour de lui, le conseil au complet et le Chat sur son ersatz de trône, une chaise en ivoire synthétique, couverte d’un tissu bleu nuit au niveau du siège et du dossier. Il perçut des conciliabules à voix basses, mais aussi le bruit d’une foule qui se rassemblait. De nouveau, il fut entraîné ailleurs et put voir que son intuition se confirmait : on avait dressé une estrade précaire, où il fut amené ainsi que ceux qui visiblement avaient commandité sa chute. Il fut surpris de voir Gleipnir, son second depuis des décennies prendre la parole, commençant l’évocation des raisons pour lesquelles on convoquait le tribunal populaire : Fenrir était jugé pour trahison, ce qui ne manqua de provoquer du remous dans la foule qui s’étonnait. Il risquait donc la peine capitale, mais assurerait lui-même sa défense, ce qui laissait penser à un jugement équitable vu qu’il avait largement les capacités de défaire les arguments de Gleipnir. Et pourtant, cette évocation lui glaça l’épine dorsale. Il savait pertinemment que cette parodie était conçue pour le faire condamner. Qu’on le laisse toute latitude à mettre en évidence son innocence laissait sous entendre qu’on disposait des armes nécessaires à sa chute.
- Fenrir est accusé de nous avoir trahis. Et à plusieurs reprises. Nous savions que l’assassin d’Heimdall avait forcément une source dans notre camp, lança Gleipnir. Nous avons la preuve qu’il s’agissait de Fenrir. C’est lui qui a contacté la femme qui est la vraie responsable. Tout cela dans le but d’influencer Léviathan, notre dieu, afin d’orienter sa pensée de manière à accroître le pouvoir de l’accusé.
- Mais ce n’était qu’un étranger, qui ne partageait ni nos vies, ni nos coutumes. C’était même un lâche puisqu’il se faisait passer pour mort afin d’errer en paix dans le monde. Et il a trahi les siens en s’occupant du garçon qui est le dernier survivant du peuple honni par la planète Rhen Var.
- Certes, tout ceci est entièrement vrai. Mais qui l’a contacté la première fois, en sachant son identité et en connaissant sa fuite ? Qui s’est chargé de les conduire dans nos rangs malgré tout ?
- C’est moi, admit péniblement Fenrir qui subit alors quelques moqueries. Mais l’essentiel est l’enfant, pas ce vieillard décrépit.
- Alors pourquoi ne pas l’avoir chassé une fois sa tâche accomplie ? Pourquoi n’avoir pas demandé de duel rituel pour un motif quelconque ? Nous te connaissons tous et nous savons que les scrupules ne t’étouffent pas quand l’occasion est bonne à prendre à tes yeux.
- Je ne voulais pas… Parce que je pensais qu’il serait d’une quelconque utilité. Quant à l’assassin extérieur, c’est une autre histoire.
- Nous n’aborderons pas plus cela, tu as avoué en être responsable. Tu nous as donc trahi en dénonçant la position du campement. S’il s’était agi d’un agent double, nous serions peut-être tous morts à l’heure qu’il est. Mais, Léviathan a quelque chose à nous dire de toute façon.
- Je vous suis, et je vous serais toujours reconnaissant de m’avoir offert un nouveau foyer après une longue fuite où j’ai vu mon peuple traqué et massacré, où j’ai connu les batailles spatiales où nous luttions à un contre vingt et où les sacrifices servaient à couvrir nos fuites, commença le Chat. Mais je reste perplexe. Je ne me sens aucunement un dieu. Oui, je suis différent, continua-t-il dans un brouhaha tonitruant, mais je ne sais aucunement si cela vient de mon origine.
- Conneries, coupa Fenrir, tu es un dieu, je le sais.
- Tu le dis, c’est différent, reprit le Chat. Je sais toutefois une chose, cruciale. Il existe un temple sur Midgar, oublié de tous jusqu’à récemment. Le réseau de communications vous a mis au courant que la jeune Valkyrie Laïa avait changé de camp sous les menaces de Loki. Elle et sa fine équipe ont été capturées là-bas, sans avoir qu’il s’agissait réellement d’un temple, celui du Mimisbrunn. Oui, celui consacré à Mimir, le seul à disposer d’archives informatisées réellement complètes et d’un oracle fiable et reconnu par tous les cultes de nos mondes.
- N’est pas normalement un temple d’Heimdall qui a été annoncé comme lieu de leur capture?, demanda une voix dans la foule.
- Si, c’est ce qui est ironique. Le temple d’Heimdall est les constructions de surface tandis que le sous-sol est le temple de Mimir, mais personne ne se souvient de cela, parce que cela fait longtemps qu’il n’y a pas eu d’avatar de Mimir autre que la voix robotique qui sert d’oracle.
- Tu veux t’y rendre ? Et pourquoi pas demander des ailes pour y aller, après tout, nous sommes coincés ici, ironisa Fenrir.
- La faute à qui ?, demanda Gleipnir sur un ton dur. N’est ce pas la responsabilité de celui qui a géré nos troupes, nos finances et négocié seul avec les marchands qui nous ont transportés ?
- Pff, crois donc ce que tu veux. Mais je ne pensais pas qu’il s’agissait d’un tel bourbier ici.
- Tu nous as donc emmené sur une planète dont tu ne connaissais pas la situation, sans avoir si nous aurions un moyen de partir ou si nous serions en permanence en danger. Entre cela, la trahison vis-à-vis d’un invité et la tentative de pouvoir autocratique en promouvant un jeune homme dieu sans qu’il soit totalement d’accord, je crois que ta traîtrise est suffisamment avérée non ? Laissons les gens en décider.
Fenrir grimaça quand Gleipnir rappela les règles d’hospitalité. Elles étaient sacrées pour beaucoup de factions au sein de son camp et il les avait enfreintes avec légèreté. Il comprenait aussi que son sort était fixé dès qu’on avait parlé de l’assassin venu de l’extérieur. L’Ange lui avait rendu un fier service, mais ceux qu’ils pensaient être ses fidèles compagnons d’armes n’avaient pas hésité à mettre avant lui leur sens moral. Dans un sens, il comprenait que le fait qu’il se salisse les mains n’avait finalement pas entamé leur éthique : ils fermaient les yeux sur les indices de ses malversations jusqu’à ce que cela ne soit plus tolérable. Il ne fit même pas attention au silence assourdissant quand on demanda qui voulait le voir disculper. Ni aux hurlement rageurs quand on suggéra la mise à mort. Joueur, il avait longtemps gagné, avant de perdre définitivement. Il avait pensé mener la danse avec un carré de rois, avant de voir la banque, sur une mise de tous ses jetons, lui sortir un carré d’as et le plumer. Il resta calme quand l’assistance qui l’avait dévisagé avec mépris avant de l’emmener au tribunal le fixa de nouveau sous la tente du Chat, qui était celle dont avait bénéficié Heimdall avant sa mort. Tout un symbole… Les autres débattaient de son sort.
- Je crois qu’une mise à mort à l’arme blanche sera largement suffisante. Inutile de gâcher de la magie ou une balle pour cette sale engeance, commença Gleipnir.
- Je pensais à cela, mais d’une manière un peu différente, s’engagea le Chat. Pourquoi ne pas le tuer d’une flèche ?
- Un archer donc ?
- Non, non, on prendra une flèche entièrement en métal pour pouvoir l’achever sans mal.
- Dépêchez vous, butez moi et qu’on en finisse, tonna Fenrir.
- Bien, je ne prendrais pas de gants. Qu’on le dénude au niveau du torse. Qu’on disperse ou qu’on fonde les pièces d’armures qui forment tout ce qui est plus haut que la ceinture et les bottes. Qu’on lui ôte sa cotte de mailles qu’il dit tenir des parents du mage principal de Loki, celui dont il a assassiné les parents et qui a finit réduit en purée par Freyja… Bon, j’ai perdu le nom, mais vous voyez ce que je veux dire. Qu’il n’ait que son fourreau, mais pas son arme. La ceinture, mais pas d’armes à feu. Et enfin qu’on le tue de dos.
- Pardon ? Tu veux me donner la mort la plus ignoble qui soit ? Qui croira que j’ai tenté de m’évader ou de fuir parmi nos hommes ? Personne, sombres crétins, hurla Fenrir.
- Bon, je crois que tu es définitivement un abruti sur ce point-là, soupira le Chat. Tu mas toujours dit que l’impression la plus importante n’était pas celle qu’on laisse sur son entourage, mais celle qu’on laisse à ceux qui nous jugent plus tard. Que diront les habitants de cette planète en trouvant ta dépouille abandonnée et pillée de ses bijoux, mais sans armes et visiblement alors que tu fuyais d’après les indices, hein ? Je crois que tu passerais à la postérité comme Fenrir aux pattes rapides, un sobriquet dans le genre…
- Je n’ai qu’une question, laissa tomber Fenrir visiblement abattu. Pourquoi ? Je croyais que tu voulais gérer tes affaires avec les liens personnels ?
- Tu m’as effectivement inculqué le fait de faire uniquement confiance à ceux avec qui je pouvais tisser des liens amenant à ce fait. Par contre, tu as toujours cru que j’avais ce genre de relation avec toi, et tu te trompais lourdement. La seule personne qui incarnait véritablement un protecteur, ainsi que ma famille, était Heimdall. Or, et c’est étrange, nos deux peuples ont comme principe de venger les êtres qui nous sont chers. Tu vois, cela a tout de personnel et tu as complètement failli. Je crois que tu m’avais dit que l’élève dépasserait le maître, en parlant de nous deux, et qu’il disposerait du vaincu comme il l’entendrait. C’est ce que je fais. Et pour te prouver à quel point je te hais, je t’annonce que ta dépouille sera pillée de ton vivant. Messieurs, si vous voulez lui couper quelques doigts pour prendre ses bagues avant de s’attaquer à sa tête pour sa superbe chaîne en or, c’est le moment de le mettre en état…
Liam Gerson était l’un de ses seigneurs de guerre qui rendait la vie impossible pour la majorité des citoyens de Helheim. Il se considérait comme étant le roi légitime de la planète car avant l’Expansion, la soumission des mondes d’Yggdrasil aux Ases, sa famille avait régné sur une moitié d’hémisphère. Le problème était que les usurpateurs qui lui faisaient face prétendaient que sa filiation était usurpée et qu’eux étaient de légitimes descendants de familles princières. La guerre faisait rage car la plèbe ne voulait pas l’appuyer d’une manière définitive. Elle avait peur des armées renégates, il pouvait le comprendre, mais même quand une des villes ennemies tombait dans sa sphère d’influence, il n’y avait aucune réaction de joie immense… Cela dénotait un manque de respect qu’il corrigerait quand il serait devenu le gouverneur planétaire. Pour le moment, il se demandait quoi faire de la flotte spatiale. Elle lui coûtait une fortune, que personne ne pouvait mettre pour en devenir acquéreur, et il ne s’en servait pas. Il fut soudain interrompu par la porte de son bureau qu’on ouvrait à coups de pieds. Il appuya sur le bouton d’alerte de sa garde personnelle alors qu’un homme vêtu de noir, trimballant avec lui un panier d’osier au contenu fleurant presque le pourri et un papier roulé dans l’autre main. L’arrivant déposant le rouleau qui se déplia, laissant voir le portrait du redouté Fenrir ainsi que la prime rocambolesque qu’avait fixé les autorités de Midgar. L’homme posa ensuite le panier pour en sortir la tête du fugitif, avant de s’exprimer avec un fort accent étranger.
- Je crois que je mérite la récompense non ?
- Mais notre planète n’a pas les moyens de payer. Il faut attendre qu’on contacte, et bien, Rhen Var, qu’on envoie la prime et qu’elle arrive pour que vous puissiez la toucher. Ou alors, il vous faut aller là-bas.
- J’ai des honneurs funèbres à rendre à Midgar, sans quoi, j’aurais choisi la seconde option. Mais j’en ai une troisième pour vous, qui va même vous faire gagner de l’argent. Vous avez des vaisseaux, mais pas de personnel. J’ai le personnel, mais pas de vaisseaux. Donnez moi votre flotte et nous serons quittes. Quand la récompense arrivera, vous garderez l’argent, ce qui offrira un bénéfice notable. Vous êtes gagnants non ?
- Je dois donner un nom pour cela…
- Mon nom ? Oh, je vais vous le donner, mais vous n’en ferez aucun usage. Je m’appelle Munemori, oui, ce nom est courant chez les Hommes-Poissons, cela tombe bien, j’en suis un. Que fais-je ici ? Simple, je viens de prendre définitivement le pouvoir chez les Loups-garous en me débarrassant d’un mentor encombrant. Ah, et chez les humains, on m’a appelé le Chat.
- Les trois camps ? Vous vous moquez ?
- Nous savons parfaitement qu’il n’en est rien, puisque vous ne prendrez pas le risque de vérifier et de paraître être un traître à l’un des deux camps. Et inutile d’appeler votre garde, nous les avons tous exterminés. Ceci étant, ne vous inquiétez pas, nous allons partir. Notre destinée nous appelle ailleurs. Merci pour la flotte en tout cas, finit le Chat sur un ton joyeux avant de prendre congé.
J'essaie de lire ça ce week-end
^^
la betterave locale était réputée pour ses vertus sucrières.
J'ai enfin mon personnage dans l'histoire =D
Promis, je n'avais pas pensé à toi quand je me creusais la tête pour trouver un légume à fourrer là dedans ![]()
J'ai lu
Le Chat se révèle. Dire qu'au début c'était qu'un perso secondaire. Là il est devenu très peu amical ![]()
De toute façon dès le début du second acte on sentait que Le Chat allait devenir un des personnages les plus importants.
Pour ceux qui voudraient une lecture différente en attendant le nouveau chapitre, enjoy
http://www.debilitron.com/debilitage/debilit.php?surmouche=debiliter&force=1&target=http%3A%2F%2Fwww.jeuxvideo.com%2Fforums%2F1-489-9503981-1-0-1-0-0.htm
![]()
Pas mal, j'ai vu d'autres topic avec et c'est assez fun. ![]()
Et puis je reste le ticket de bus le plus fidèle si je ne m'abuse donc je fais mes cousines éloignées moi aussi ^^
:
Up ![]()
Le Chat jeta alors le même sort à ses auxiliaires et les sorciers s’effondrèrent avec l’impression d’avoir été floués. Lui avait un sourire heureux, malgré une mine de plus en plus fatiguée. Il se rendit paisiblement à son premier lieu de culte, pour aller se placer sur le seul ornement du temple, l’orobouros. Il s’assit alors en tailleur, et leva les bras, soupirant d’une nouvelle nuit écourtée. Il resta effectivement des heures ainsi, s’escrimant à relâcher la magie qu’il avait accumulée dans le sortilège voulu pendant ces derniers jours. Il vit, avec plaisir, se former petit à petit la gigantesque sphère cristalline qu’il avait visualisé en lui et son contenu bleu sombre prendre place. Encore un peu, et le pari serait gagné… Le lendemain, l’armée s’éveilla vite. Les premiers qui avaient quitté leurs tentes hurlèrent pour faire rappliquer les autres, ne sachant trop croire si ce qu’ils voyaient : de longs rubans bleus couraient ça et là dans la plaine. L’eau était revenue et la végétation commençait déjà à faire un timide retour, sur des touches verdâtres qui apparaissaient. Le Chat sortit du temple, aidé par deux de ses gardes tellement il était exténué. Un large sourire, à la fois de satisfaction et de victoire, témoignait de sa fierté devant l’exploit accompli. Il leva timidement un bras et reçut en retour une ovation rugissante. A la première vague de la foule qui l’acclamait en lui faisant une haie d’honneur, il répliqua simplement qu’il n’avait jamais été empoisonné, la fatigue était simplement due à la conception du sort, long et pénible.
Quelques jours plus tard, profitant de certains faits en leur faveur, les Loups-garous commencèrent l’offensive médiatique. Leurs agents placardèrent de nombreuses affiches prônant la nécessité du retour à Midgar, ainsi que l’éclatante vérité qui serait bientôt révélée à la face du monde. Cela agita copieusement les planètes périphériques, surtout quand quelques journalistes se mirent à affirmer que l’eau et la végétation étaient de retour sur Midgar, ce que tous clamèrent impossible. La censure et les peines d’interdiction de publication et de passage télévisé se mirent à pleuvoir sur les quelques idéalistes qui avaient véhiculé ce message. Et puis quelques mois passèrent, où le statu quo général semblait prendre le pas. Certains parlaient même d’un possible traité d’accomodation entre Mat Vestri, successeur de Loki, et les Valkyries de Brunehilde. On avait oublié cette histoire de retour sur Midgar, qui passait pour un mauvais canular, surtout lorsque les humains, par traité, prirent une planète de plus sous leur contrôle. Helheim était désormais tombée sous une coupe bien différente.
Un soir, une image représentant le logo des troupes honnies partout dans l’espace fut diffusée : les Loups-garous avaient réussi à mettre le pied sur Midgar, ce qui semblait être un incroyable forfait, une profanation incroyable. Parce que tous savaient que leurs émissions étaient censurées avant même d’atteindre les postes de télévision. Chacun était dispensé de leur fastidieuse et vomitive catéchèse à base de bonne mort et autre stupidité dans le registre du nécessaire sacrifice au combat. Mais là, seuls les émetteurs du temple d’Odin étaient à même de passer outre les brouillages. Le Chat fit alors sa première apparition publique, utilisant des images satellites piratées, montra Midgar sous son nouveau visage et son vrai jour. Et beaucoup comprirent alors que le Dieu Léviathan s’était plié à la vieille coutume qui voulait que celui qui apportait l’eau soit le maître incontesté de Midgar. Et que personne ne serait en mesure de l’attaquer ici sous peine d’être un impie, à la forte récompense pesant sur sa tête, traqué par tous. Il avait gagné cette phase de la guerre, et l’on raconta que Vestri, pourtant d’un naturel bonhomme, avait piqué une colère noire, n’hésitant pas à faire des dégâts considérables dans ses appartements et qu’il avait fallu plusieurs heures pour que la Jumelle Solitaire puisse l’aborder et le calmer.
Morgan ne décoléra pas pendant plusieurs jours après. L’exode avait commencé avec une forte vague d’émigration de ses planètes. Les territoriaux qui gardaient les appareils et les pistes de décollage avaient fait défection quand ils n’avaient pas été dans les premiers à fuir. Au bout de quatre jours, une fois les rapports collectés de partout, elle avait imposé le blocus, faisant abattre par ses propres troupes. Sur celui le plus proche de Rhen Var, la situation était tendue, mais calme pendant un temps. Neiluj avait négocié avec les gens, les calmant et indiquant qu’ils feraient mieux de demander une autorisation officielle. Quelques unes furent effectivement délivrées aux familles qui avaient séjourné avant la Calamité sur Midgar. Mais beaucoup furent refoulés. Les émeutiers s’acharnaient sur les quartiers périphériques, depuis longtemps déserts. Les meneurs, qui avaient longuement discuté avec lui, n’osaient pas encore se lancer face au seul commandant qui avait décidé de jouer la carte de l’apaisement. Ils y voyaient la possibilité de négocier avec quelqu’un d’apaisé et de tolérant. Et donc d’obtenir plus. Le drame éclata quelques jours plus tard. En effet, dans les locaux de l’administration chargée de délivrer les permis de départ, il y avait eu une empoignade violente, laissant sur le carreau six fonctionnaires et deux civils. Morgan avait décidé qu’elle en avait plus qu’assez et avait envoyé la Brigade Fantôme, ou du moins un détachement d’une trentaine d’hommes. Des nouveaux arrivés, puisque la Brigade Fantôme comprenait désormais cinq cents hommes, le dixième de l’effectif total de cette légion indépendante. Les nouveaux arrivants ne firent pas dans la dentelle et appliquèrent scrupuleusement leurs ordres : tuer tous ceux qui n’avaient rien à faire là. Trois cent soixante douze morts plus tard, une centaine des leurs lançaient un assaut contre un quartier réputé hostile et en quasi révolte. Complètement ravagé, il ne laissa fuir que six survivants qui témoignèrent aux émeutiers du carnage. Ces derniers s’organisèrent intelligemment, s’armant avant de se lancer à l’assaut. Menés par les territoriaux encore présents, ils s’avancèrent contre la petite garnison d’une soixantaine d’hommes. Les dix premiers miliciens furent impitoyablement abattus, traqués et lynchés. Neiluj regroupa les cinquante survivants et décida de faire front un temps, prêt du tube du transporteur express. S’il obtenait des renforts, ce serait par la voie des airs ou par là. Pour le moment, il commença à tenter de négocier, ce qui lui valut une pluie de pierre qui tua six hommes, mal équipés, et en blessa douze autres. Ne portant qu’un bouclier, il fut miraculeusement sauvé d’une volée de flèches qui faucha cinq autres de ses hommes. Lui n’avait qu’une flèche qui avait percé la paume de sa main droite quand son bouclier, tenu à gauche, ressemblait à une caricature de hérisson. Se faisant attacher sa lourde épée à la main, parce qu’incapable de la tenir sans cela, il fit positionner ses troupiers humains en pointe de flèche, quand les blessés et les deux territoriaux qui lui étaient encore fidèles prirent des armes à feu et des arcs pour tenir les arrières. Il prit la tête de la trentaine de survivants et chargea la foule. Les hommes, lourdement armés, ne craignaient rien, et entamèrent un carnage sur les émeutiers qui laissèrent pas mal d’hommes sur le carreau avant de commencer à réagir. Deux cris derrière lui apprirent à Neiluj que l’affaire commençait à changer d’aspect : encerclés, ils devaient faire face à des attaques tous azimuts. Ses hommes commencèrent à tomber, petit à petit, surtout quand des grêles de flèches se mirent à tomber aléatoirement. Il décida de forcer le passage quand il ne lui resta plus qu’une dizaine d’hommes. Il savait qu’il ne laissait aucun blessé derrière lui, parce tous avaient été achevés par les assaillants. La seule issue lui semblait alors de foncer vers l’endroit où s’étaient introduits les émeutiers, ses tireurs s’étant retranchés dans un immeuble assailli de toutes parts. Positionnés en losange improbable, les humains tentèrent de passer, en force. Ils y arrivèrent pour la plupart, mais un petit quintet, avec Neiluj parmi eux, fut bloqué. Et aucun espoir à attendre de leurs snipers, leur refuge était incendié désormais et ils cherchaient surtout à trouver un échappatoire. Un vaste espace se formait autour de Neiluj, sa rage et sa violence faisaient visiblement peur alors que les autres étaient impitoyablement occis. Une fois resté le seul sur place, les projectiles se mirent à le canarder. Il resta un temps debout sans souci, mais touché à la tempe, il tomba sur un genou, reprenant ses esprits pour déchiqueter les audacieux qui voulaient sa tête. Le cirque recommença plusieurs fois, jusqu’à ce qu’épuisé, il trébuche et se réceptionne sur le dos. Le temps de se relever, plusieurs piquiers des territoriaux étaient en position et attaquèrent. Il évita les deux premières lances, mais fut empalé par la troisième. Alors la curée commença et tous ses assaillants le clouèrent définitivement au sol, sous les vivats de la foule.
Ce soir là, Jessie n’indiqua que quelques lignes dans son journal de bord :
« Pour le premier anniversaire de la mort de Balder, le Chien Chanceux Renaud nous a fait part de son départ pour rejoindre le camp des Loups-garous, de ceux qui se battent selon ses termes. Il est parti immédiatement après. ».
j'ai pas compris à quoi correspond tout ce texte.. j'ai même entrevu le mot midgar et léviathan mais sans comprendre si c'est une inspiration d'un ff ou juste un délire, ou bien alors un essai...
c'est une suite?
Une fic forumeur en fait. A la base, il y a maintenant fort fort longtemps, plusieurs forumeurs m'avaient soumis des personnages à utiliser dans une histoire qui n'a effectivement aucun lien avec FFVII, mais plutôt avec différentes mythologies. Je la continue à mon rythme, tranquillement, et on en est au chapitre 50
tout est clair comme l'eau d'Oukranos maintenant ![]()
Vichad tu as beaucoup de retard
Je lis ça ce week-end ![]()
^^ça c'est clair , si j'ai loupé une quarantaine de chapitres depuis 4 ans ...