Oui, beaucoup de retard pour un petit chapitre. Bref, si je peux lundi vous avez le prochain...
Chapitre XXVI : Eveils (Partie I)
Il avait l’impression de venir dans un autre monde. Vaguement coloré, empli d’une musique douce et sereine. Cela atténuait largement le fait d’avoir eu la tête pleine d’un brouillard atroce qui l’empêchait de repenser aux évènements d’avant. La notion même d’avant lui semblait vague. Cela faisait plusieurs jours au moins qu’il nageait dans ce monde douceâtre, mais agréable. Un peu comme s’il était décédé. Un instant, il avait remué cette idée dans son esprit, et s’aperçut que finalement cela l’indifférait. Il était bien là où il était, peu importe que ce soit en vie ou mort. Ce ne fut qu’au bout d’un long moment, qu’il n’avait pas su définir, qu’il prit conscience qu’il était effectivement en vie. Par le bruit. Autour de lui, il commençait à saisir des bribes de discussion, des morceaux de phrases. Cela ne l’informait pas du tout, mais certaines voix lui étaient familières. Il savait qu’il avait perdu le siège de son monastère, et avoir l’écho des voix de Samael ou de la Valkyrie qu’il avait servie lui apportait la preuve qu’il était vivant. Alors dans le coma ? Sans doute. Les cuves de régénération. Cela lui revint assez lentement en mémoire. Ces fameuses cuves au liquide vert émeraude. Il devait sans doute flotter dans l’une d’entre elles, après une sale blessure.
- Réveille-toi crétin, j’ai besoin de toi !
Difficile de faire moins agréable comme réveil quand on flottait en stase. Ziegfried se demandait bien pourquoi on le maltraitait de la sorte. Il n’était pas sensé être blessé ? Surtout qu’on le secouait vigoureusement, ce qui accentuait un mal de tête certain. Il finit par ouvrir les yeux doucement, péniblement même. La lueur crue de l’éclairage lui tombait en plein visage. Il ne distinguait pas grand-chose. A part une silhouette féminine, s’il en jugeait par la longueur des cheveux et certaines particularités anatomiques qui rendaient son jugement sûr, qui le dévisageait d’un regard sévère.
- Dame Brunehilde ? Qu’est ce que je fais ici ?
- C’est bien la question que je me pose. Après tout, je crois que tu as bien assez fait la sieste pour le moment non ?
- Je ne suis pas sûr, intervint un médecin. Sa blessure était profonde et…
- Et rien du tout, si tu ne veux pas finir en épouvantail, coupa la Valkyrie. J’ai besoin de mon aide de camp, et ce n’est pas un caprice de ce sale gosse dormeur qui va m’en empêcher. Debout saleté, je t’ai amené des fringues décentes. Un peu de shopping t’aurait fait du bien, mais je me suis débrouillée seule.
Le jeune moine tituba un peu en se relevant. Il avait du mal à marcher, preuve d’une longue immobilisation. Il ne voulait pas savoir combien pour le moment. Après tout, il le sentait c’était déjà suffisant. Plissant les yeux, il aperçut son armure de combat prête à l’accueillir. Il en sut de la gratitude à sa supérieure. Cette dernière l’observait avec un sourire narquois. Mais Ziegfried n’était pas gêné d’être simplement vêtu de son pantalon noir traditionnel. Il enfila toutefois prestement sa tenue, notamment la chemise blanche et les bottes noires qui constituaient le reste de la parure qu’arboraient les membres de son ordre en général. Lui passa aussi la longue bande de tissu vert, un peu Sali, autour de sa taille, l’enroulant plusieurs fois. Le tissu portait toujours les charmes protecteurs qu’avaient tissés les vieilles de son village quand il avait voulu partir. Cela le protégerait, avaient-elles dit. Elles ne devaient pas avoir tort, il était toujours en vie. Apercevant un miroir, il s’approcha lentement et fut surpris de son aspect. Il avait énormément pâli, faisant ressortir sa cicatrice qui traçait un sillon rougeâtre sur sa joue de part et d’autre de son œil gauche. Ses pupilles plissées faisaient ressortir l’éclat inquisiteur de ses yeux bruns. Mais cela ne cachait pas l’aspect fatigué et amaigri qu’il émettait. Il n’était déjà pas très étoffé naturellement, à peu près aussi grand que la Valkyrie venue le tirer de son sommeil réparateur, mais voila qu’il semblait aussi épais qu’un clou… Dans un sens, cela l’arrangeait puisque le prendrait encore moins au sérieux en tant que combattant. Et les dieux savaient combien de cadavres ses adversaires allaient voir pour comprendre qu’il ne fallait pas le négliger. Il remarqua quelque chose de nouveau. Une impressionnante balafre qui lui courait le long de la tempe droite. Il laissa courir son doigt le long des points de suture habilement posés et fut interrompu par le médecin.
- Ca a l’air impressionnant comme cela, mais dans trois semaines, il n’y aura plus aucune trace du choc subi.
- C’était donc à ça que je dois mon sommeil prolongé. Mais… Et mes camarades ? Je suis le seul survivant ?
- Non, le rassura Jessie. Loin de là. Enfin, vous n’êtes plus qu’une douzaine encore vivants. La surprise a été totale, nous pensions qu’ils allaient renforcer les positions autour de l’ancien sorcier principal de Loki. Ce dernier était en mauvaise posture à ce moment là. Nous n’avons rien pu faire.
- Bon, on a encore quelques survivants. Est-ce que vous avez des noms à me donner par hasard ?
- Le petit groupe que tu couvrais est rentré indemne. Ils sont repartis il y a deux semaines, avec l’une de mes lieutenantes. Vestri a lancé une attaque contre une autre lune. Une certaine demoiselle faisait partie du lot, lança-t-elle avec un sourire amusé.
Le guerrier rougit, ce qui fit rire Jessie. Cette dernière jeta toutefois un regard attristé à l’armure. Le heaume était neuf, parce que refondu et reforgé. Mais elle lui tendit un petit rouleau de tissu dont dépassaient ses trois sabres. Le jeune homme sut de suite ce qui l’attendait, vu que l’un d’eux rendait un bruit de grelot. Faisant la moue, il tira ses lames une à une. Les deux premières étaient intactes. Un peu émoussées, mais c’était normal d’une part, et d’autre part un simple aiguisage leur rendrait vite leur tranchant. La troisième était par contre en ruine. La garde avait été réparée et paraissait parfaite. La lame était par contre complètement fichue. Elle était brisée en sept endroits, et n’était constituée que de débris. Le cœur de l’acier avait été déchiqueté, ce qui la rendait irréparable. Le berserker eut presque envie de pleurer en constatant les dégâts. Il se contenta de grommeler en guise de réponse.
- Merci, votre geste compte beaucoup. Mais je suis devenu inutile, à deux sabres, je suis certes fort, mais trop commun dans cette guerre. Et ma troisième arme est inutilisable.
- Je sais que cela ne te rendra pas le lien que tu avais avec la lame détruite, mais je connais quelqu’un qui peut te forger une arme de qualité presque supérieure. Enfin si ça te dit.
- Evidemment que cela me dirait. Même si je vois mal qui pourrait me faire une meilleure lame que le forgeron de Loki. C’était ce dieu qui me l’avait offerte quand il avait été forcé de punir Tyr. Il disait que cette lame protégerait la justice. Pourquoi me le dire alors qu’il comptait se rebeller ?
- Pour la même raison qui fait de toi mon aide de camp. Tu n’as pas les qualités requises pour un tel poste, mais tu te bats pour tes convictions, pour ta justice. C’est cela que tout le monde récompense chez toi. Quant au forgeron, il ne s’agit ni plus ni moins que de ton presque homonyme, Siegfried.
- Ce… Ce sera un honneur d’accepter une arme de sa part, bafouilla le moine.
Pénétrer dans l’antre de Siegfried, c’était en quelque sorte faire un bond dans une autre atmosphère. La maison était immense, d’un blanc éclatant à l’extérieur, tandis que l’intérieur était plus sombre. Mais spacieux et attractif. Le nouvel aide de camp se sentait mal à l’aise en armure au sein de la demeure du jeune forgeron. Ce dernier le jaugeait étrangement, et l’invita à le suivre à travers le parc densément boisé. Ils atteignirent tous les trois un petit bâtiment en briques rougeâtres, avec une cheminée largement noircie signalait de loin son emplacement.
En pénétrant dans la pièce, Ziegfried fut surpris de la chaleur qui y régnait. L’âtre semblait bien plus brûlant que celui de son monastère. Il sentit très vite la sueur perler son front, alors que ses deux guides ne semblaient rien ressentir. Jessie lui indiqua un siège, qu’il rejoignit gauchement. Elle s’assit à sa droite, et les deux passèrent l’heure suivante à observer les lents mouvements de Stéphane. Ce dernier finissait une lame qu’il avait déjà ébauchée depuis longtemps. Visiblement, l’acier avait été trempé de nombreuses fois sur de nombreux jours. Elle semblait presque parfaite, mais son concepteur voulait absolument parfaire son œuvre. Il ne mit pas très longtemps à obtenir le résultat voulu, et entreprit de rendre le tout présentable. Il récupéra la garde de l’arme brisée de Ziegfried et fit sauter les rivets pour sortir l’emmanchement de la précédente et la remplacer par la nouvelle. Une fois son œuvre fixée, il grava simplement le nom du possesseur de l’arme et de son forgeron. Puis la tendit à son vis-à-vis qui la prit, à moitié émerveillé, à moitié trop impressionné. Il remercia Stéphane, moins longuement qu’il ne l’aurait voulu puisque Jessie le traîna presque dehors. La jeune femme regagnait le camp des Valkyries pour présenter son nouvel aide de camp à sa clique. En chemin, elle dût mettre le jeune homme au courant des derniers rebondissements.
Cool un chapitre
Je lis dans la journée^^
Ah oui donc j´ai lu ^^
Bon je vais plus réagir sur la seconde partie vu que c´est là où il se passe le plus de choses. Finalement pour les humains ca bouge un petit peu (ben oui parce qu´on en entendait plus trop parler en fait, notamment de Solon et l´Ange qui étaient restés en arrière plan lors des chapitres consacrés sur Syd & Tim.
Ca fait plaisir de les revoir, espérons que Syd soit tué (ben oui quoi, il est méchant avec Tim
) non je plaisante
! Ceci dit on sent quand même que leur histoire n´est pas finit, comme justement la question de l´âge de l´Ange. J´ai du mal à imaginer que ces trois personnages soient exécutés comme ça, alors qu´ils peuvent encore apporter des choses. On attends quand même des futures confrontations avec Reynard et/ou Tim pour que tout le monde puisse régler ses comptes. Mais comme ça au moins les derniers humains à bord de l´Enstein ne sont plus en dehors de l´histoire principale.
Bref j´attends la suite
oh et on a parlé de Mat comme le meilleur général ![]()
Chapitre aujourd´hui non ?
Y a intérêt =P
On a parlé du chat au fait ![]()
C’est terrible parce que les chapitres se suivent (et ne se ressemblent pas) à une vitesse inhabituelle. Du coup, je dois les commenter deux par deux. La conséquence inévitable, c’est que mes commentaires vont être plus courts, au grand dam de mes fans (même si « femmes » aurait été une meilleure rime). Certains diront que ce n’est pas la taille qui compte, d’autres n’hésiteront pas à penser (car ils ne l’écriront pas, les fourbes) que la longueur classique de mes commentaires compense la petitesse de ce à quoi ils pensent. A ceux-là je dis « zut ».
Chapitre X-ray X-ray Victor
On continue, que dis-je « on continue », on persévère dans le flash-back. On retrouve nos collègues Samael et Victoire Frite en pleine chasse, à court de renforts mais pas d’idées (à vous de trouver le jeu de mots caché dans cette phrase).
Le truc bien amusant, c’est qu’on est retourné suffisamment en arrière pour voir un « autre » Loki. Celui-là se trouve du côté de Samael et les deux complotent pour assassiner un traître de leur camp. Les forces en présence étaient donc réparties différemment à une certaine époque… Mais qu’est-ce qui a poussé l’autre à rejoindre les Loups Garous ?
L’arrivée de Keinengel apporte aussi un bon lot d’informations. D’abord on sait qu’il a déjà assassiné pour le compte de Balder. Il a sûrement étranglé sa victime puisqu’il a tué Tyr aux liens. A moins qu’il ne l’ait transpercé d’une flèche, dans ce cas il aurait tué Tyr à l’arc.
On retrouve donc un moine pleurnichard et désobéissant que l’on manipule pour tuer des dieux. Malgré les apparences, Keinengel est donc un véritable personnage principal car il a joué un rôle primordial dans la mythologie de son monde. De plus, on découvre qu’il a une famille ! Etant donné son âge, on peut deviner que ce flash-back ne remonte pas à hier. Ou alors… Ou alors je ne sais pas.
Le comble, c’est quand même la phrase finale du moine qui se veut potentiellement prophétique mais surtout menaçante. Keinengel gagne une autre dimension dans ce chapitre, ça fait trois !
La discussion entre Samael et Loki qui suit la mort de Bor ne fait que confirmer ce que je viens de dire : Keinengel a encore un grand rôle à jouer. On en profite là aussi pour découvrir la genèse de sa folie qui n’est finalement pas une tare génétique.
Les deux derniers paragraphes sont très rafraichissants et donnent une occasion de voir un autre début d’histoire, celle entre Sieg et Jess. Oh qu’ils sont mignons !
Chapitre X-ray X-ray Victor Indiana
Le personnage qu’on retrouve en ce début de chapitre avait quelque peu disparu après une introduction en coup de vent dans l’histoire. Il revient dans un état déplorable, enguirlandé par la belle Jessie qui mène décidément les hommes à la cravache.
La suite sert surtout à remettre les idées du lecteur en place en résumant les faits importants qui se sont déroulés dans les derniers chapitres. C’est Ziegfried qui est visé officiellement mais c’est surtout le lecteur que ça aide.
La fin de ce chapitre est dédiée à nos deux bagnards préférés, à savoir Solon et l’Ange. Personnellement, c’est surtout l’Ange que je préfère mais bref…
Ils se chamaillent comme un vieux couple parce que le Dame ne veut pas dire son âge et que le monsieur est grincheux. Encore une fois la nature de l’Ange est remise en question : comment fait-elle pour paraître si jeune ? Qu’est-ce qui la lie à Reynard ? Comment fait-elle pour rester aussi calme ?
Le chapitre se termine par trois phrases lapidaires de Brunehilde. Les prochains chapitres devraient nous offrir un face-à-face entre deux femmes à fort caractères, les hommes jouant ici des rôles très secondaires. L’auteur a peut-être baigné dans une société matriarcale, mesdames, sachez cela. Il faudra que vous soyez au moins à la hauteur de sa mère pour le séduire ! (Ca c’est ma vengeance pour le commentaire précédent ^^).
Conclusion : deux très bons chapitres, il faudra juste penser à remettre les mots qui ont été coupés au montage. Le style garde son haut niveau et on se régale toujours à lire.
Vivement la suite.
Parkko Posté le 11 novembre 2007 à 10:21:47 Ah oui donc j´ai lu ^^
Bon je vais plus réagir sur la seconde partie vu que c´est là où il se passe le plus de choses. Finalement pour les humains ca bouge un petit peu (ben oui parce qu´on en entendait plus trop parler en fait, notamment de Solon et l´Ange qui étaient restés en arrière plan lors des chapitres consacrés sur Syd & Tim.
=>n même temps, j´avais beaucoup parlé de Reynard, j´ai tué Azerty, j´ai pas mal parlé de Syd et Tim. Normal qu´en revenant sur les humains on retrouve d´autres. Dont l´Ange.
Ca fait plaisir de les revoir, espérons que Syd soit tué (ben oui quoi, il est méchant avec Tim ) non je plaisante ! Ceci dit on sent quand même que leur histoire n´est pas finit, comme justement la question de l´âge de l´Ange. J´ai du mal à imaginer que ces trois personnages soient exécutés comme ça, alors qu´ils peuvent encore apporter des choses.
=> Wait and see comme dirait un barbu ingénieur quand il capte Radio Lhassa au début de ses aventures... (Oui, je sais, la référence est super facile)
On attends quand même des futures confrontations avec Reynard et/ou Tim pour que tout le monde puisse régler ses comptes. Mais comme ça au moins les derniers humains à bord de l´Enstein ne sont plus en dehors de l´histoire principale.
=> En même temps à bord de l´Einstein... il ne reste que Syd et Neiluj, ainsi que les deux réfugiés comme personnages utiles...
oh et on a parlé de Mat comme le meilleur général
=> Ouais, c´est bien la preuve qu´on nage en pure fiction.
El_Indyo Posté le 13 novembre 2007 à 21:32:21
C’est terrible parce que les chapitres se suivent (et ne se ressemblent pas) à une vitesse inhabituelle. Du coup, je dois les commenter deux par deux.
=> En fait non, tu lis lentement
La conséquence inévitable, c’est que mes commentaires vont être plus courts, au grand dam de mes fans (même si « femmes » aurait été une meilleure rime). Certains diront que ce n’est pas la taille qui compte, d’autres n’hésiteront pas à penser (car ils ne l’écriront pas, les fourbes) que la longueur classique de mes commentaires compense la petitesse de ce à quoi ils pensent. A ceux-là je dis « zut ».
=> En même temps, c´est sûr que ca dépayse un seul post pour deux chapitres... Ca devait faire depuis l´incipit que je n´en avais pas lu de ta part. D´ailleurs, on ne lit plus grand chose de ta part, sûr que je serais plus motivé si j´avais de quoi lire venant de ta plume.
Chapitre X-ray X-ray Victor
On continue, que dis-je « on continue », on persévère dans le flash-back. On retrouve nos collègues Samael et Victoire Frite en pleine chasse, à court de renforts mais pas d’idées (à vous de trouver le jeu de mots caché dans cette phrase).
=> Mais non, ils ne traquent pas de renards voyons... Si c´est bien le jeu de mots auquel je pense. Sinon, cela t´a marqué Victoire Frite... Comme quoi, un petit rien...
Le truc bien amusant, c’est qu’on est retourné suffisamment en arrière pour voir un « autre » Loki. Celui-là se trouve du côté de Samael et les deux complotent pour assassiner un traître de leur camp. Les forces en présence étaient donc réparties différemment à une certaine époque… Mais qu’est-ce qui a poussé l’autre à rejoindre les Loups Garous ?
=> Bah Loki taille sa route. Si un des dieux meurt, il pense peut-être récupérer la place, en se montrant à la hauteur, et donc avoir ses prérogatives. Ah la politique, c´est fourbe.
L’arrivée de Keinengel apporte aussi un bon lot d’informations. D’abord on sait qu’il a déjà assassiné pour le compte de Balder. Il a sûrement étranglé sa victime puisqu’il a tué Tyr aux liens. A moins qu’il ne l’ait transpercé d’une flèche, dans ce cas il aurait tué Tyr à l’arc.
=> A moins qu´il n´ait invoqué des volatiles, dans ce cas, il a tué Tyr aux canards... Finalement, en matière de jeux de mots pourris, tu te défends bien.
On retrouve donc un moine pleurnichard et désobéissant que l’on manipule pour tuer des dieux. Malgré les apparences, Keinengel est donc un véritable personnage principal car il a joué un rôle primordial dans la mythologie de son monde. De plus, on découvre qu’il a une famille ! Etant donné son âge, on peut deviner que ce flash-back ne remonte pas à hier. Ou alors… Ou alors je ne sais pas.
=> Ou alors, il est déjà vieux dans le flash back. Keinengel, oui, je comptais lui donner le rôle de traître ultime, mais manipulé de toutes parts, et obligé de payer son seul crime, le meurtre de Tyr. Encore qu´en matière de crime, tuer un traître... bref, j´arrête là, sinon, on risque d´épiloguer six ans sur la justification du crime, et l´aspect rituel, ainsi que sur la trahison et le déicide qui ne permet pas de prendre en compte la faute du mort.
Le comble, c’est quand même la phrase finale du moine qui se veut potentiellement prophétique mais surtout menaçante. Keinengel gagne une autre dimension dans ce chapitre, ça fait trois !
La discussion entre Samael et Loki qui suit la mort de Bor ne fait que confirmer ce que je viens de dire : Keinengel a encore un grand rôle à jouer. On en profite là aussi pour découvrir la genèse de sa folie qui n’est finalement pas une tare génétique.
=> Non Keinengel n´est pas prédisposé à être fou au grand dam de celui qui pense que le suicide est génétique... Quant à son rôle, il a déjà celui de se salir les mains, et ce n´est pas le plus facile à tenir.
Les deux derniers paragraphes sont très rafraichissants et donnent une occasion de voir un autre début d’histoire, celle entre Sieg et Jess. Oh qu’ils sont mignons !
=> Ah, comment tu es jaloux en fait.
Chapitre X-ray X-ray Victor Indiana
Le personnage qu’on retrouve en ce début de chapitre avait quelque peu disparu après une introduction en coup de vent dans l’histoire. Il revient dans un état déplorable, enguirlandé par la belle Jessie qui mène décidément les hommes à la cravache.
=> Oui, en même temps, je vois bien Sugy mener les hommes à la baguette donc j´ai un peu transposé cela. Et puis zut, on a la chef Valkyrie, autant qu´elle ait un peu de caractère.
La suite sert surtout à remettre les idées du lecteur en place en résumant les faits importants qui se sont déroulés dans les derniers chapitres. C’est Ziegfried qui est visé officiellement mais c’est surtout le lecteur que ça aide.
=> Oui, tout à fait. En même temps, vous n´êtes pas au bout de vos peines, suffit que je vous soulage un peu avant de vous achever dans la joie et la bonne humeur.
La fin de ce chapitre est dédiée à nos deux bagnards préférés, à savoir Solon et l’Ange. Personnellement, c’est surtout l’Ange que je préfère mais bref…
=> On repensera au jeu de mot que tu voulais faire au début...
Ils se chamaillent comme un vieux couple parce que le Dame ne veut pas dire son âge et que le monsieur est grincheux. Encore une fois la nature de l’Ange est remise en question : comment fait-elle pour paraître si jeune ? Qu’est-ce qui la lie à Reynard ? Comment fait-elle pour rester aussi calme ?
=> Mais que fait Pierre Bellemare dans ce corps? Oui, l´Ange est énigmatique. Mais en général, je résouds les énigmes posées par les personnages avant de les trucider. Donc elle va encore vivre un peu. Pour ceux dont tout est déjà résolu... Danger!
Le chapitre se termine par trois phrases lapidaires de Brunehilde. Les prochains chapitres devraient nous offrir un face-à-face entre deux femmes à fort caractères, les hommes jouant ici des rôles très secondaires. L’auteur a peut-être baigné dans une société matriarcale, mesdames, sachez cela. Il faudra que vous soyez au moins à la hauteur de sa mère pour le séduire ! (Ca c’est ma vengeance pour le commentaire précédent ^^).
=> Allez, petite information, tu peux dégager le peut-être. Oui, c´est ma maman qui m´a élevé et elle a pire caractère que moi. Enfin presque, quand je suis en rogne je la surpasse
. Quand à celle qui me séduira, non je cherche pas un modèle de ma mère. Ca c´est plutôt chez les machos à ce qu´il paraît. (Faites gaffe, vu le bonhomme, Renaud, y a des risques qu´il le soit^^)
Oui, sinon on sent bien que Brunehilde a vachement envie de le faire cet interrogatoire.
Conclusion : deux très bons chapitres, il faudra juste penser à remettre les mots qui ont été coupés au montage. Le style garde son haut niveau et on se régale toujours à lire.
=> Mais non, mais non, je n´ai pas fini le chapitre en quatrième vitesse...
Vivement la suite.
=> Elle a un peu de retard, donc attendez dimanche au pire, je pense. Voire lundi dernière extrémité. Vous en aurez au moins un d´ici là.
Vos jeux de mots, c´est du flan...
FFF
Renaud aime les grosses voitures et les armes à feu. Je vous laisse feuilleter "La psychologie pour les Nuls" pour trouver la signification de ceci.
_potiron
Mes jeux de mots te disent "flûte".
Vos grands commentaires sont presques de la longueur d´un chapitre, mais en fait il ne s´agit pas de chapitre ![]()
El_Pakistano
Vos jeux de mots c´est du flan... vous devriez allez les faire ailleurs...
Au fait, Ferrer a battu Nadal, il a essuyé l´orage de Majorque...
Bon, ceci dit, il ne me reste qu´à partir, par Tyr!
Mes jeux de mots, eux au moins, ne sont pas hors-sujet. Tes remarques, en revanche, n´ont pas leur place ici. A l´avenir, tu pourras avoir la décence de te retenir ou, si tu ne peux vraiment pas, de les faire à quelqu´un que cela amuse.
Bien cordialement,
El Indyo
Bon, c´est bon, tout ça ne nous donne pas un nouveau chapitre ![]()
rho la la... si la dernière phrase n´a ni queue ni tête, c´est bien pour souligner quelque chose, allez un indice: ça concerne les mots situés juste avant les points de suspensions. Ceci dit, je m´tire ailleurs si ça peut te faire plaisir ;)
Ta fic s´étale réellement sur un an et demi d´écriture? Oo
Parkko
Oui, bah j´ai eu quelques empêchements... Donc mercredi soir un concert
Vaan
Oui, tu comptes environ un chapitre toutes les trois semaines en moyenne^^ Avec en fait de gros trous durant les vacances d´été.
elle est finie ? genre j´arrive
)
Tu voulais pas plutôt dire "dont mercredi soir"
?
Enfin ceci ne nous renseigne pas sur quand est le prochain chapitre ![]()
Chapitre XXVII : Eveils (Partie II)
L’Ange n’était pas spécialement réjouie de voir qui avait décidé de la cuisiner. Après tout, elle aurait été certaine de s’en sortir sans souci face à n’importe quel soldat lambda. Elle avait connu pire dans le passé. Les bourreaux des Années Noires ne plaisantaient pas quand il s’agissait de récupérer des informations cruciales. Les coups, les sévices, c’était la routine, et en général le plaisir sadique qu’ils faisaient sentir dans leurs actes semblait bien plus important quand il s’agissait d’une femme. Elle y était passée deux fois et s’était jurée de ne plus jamais retourner dans les sous-sols de Raguse. La troisième fois qu’elle avait été menacée de refaire connaissance avec les sbires du noble qui régnait en dictateur sur la région, elle avait choisi de changer de camp, de servir de pion à l’homme responsable des quelques rares cicatrices qu’elle avait conservées, des années après.
Mais face à elle, il y avait Brunehilde. Avec sa mine des mauvais jours. Du moins, c’était ce qu’elle en déduisait, en voyant les yeux qui auraient pu les transpercer sur place s’ils l’avaient pu. Elle était revêtue de son armure de combat blanche, avec son arme au flanc. L’Ange ne doutait pas qu’elle les découperait en rondelles s’ils s’avisaient de se rebeller ou tentaient de s’échapper. Elle remarqua le petit homme pâle en arrière. Elle fut interloquée par son air pâle, maladif, comme s’il était revenu d’entre les morts. En tout cas, son regard ne semblait pas avoir l’éclat de son teint. Il était armé sommairement, mais son arme était visiblement défensive. Il s’agissait d’une sorte de fourche, assez étroite, et l’Ange se rendit vite compte que l’écartement était variable. Et qu’il s’adaptait parfaitement à la taille d’un cou humain. Ce n’était donc pas spécialement une arme, mais plutôt un instrument visant à maîtriser les prisonniers. Elle eut quelques frissons en pensant que ses ennemis considéraient cette pince comme nécessaire pour mener à bien un interrogatoire. Un instant, elle se sentit prise de panique en refouillant dans les souvenirs de torture qui appartenaient à un passé bien trop lointain pour qu’elle accepte de les subir de nouveau… Brunehilde prit la parole, sur un ton las et fatigué, mais déterminé. Un peu comme si elle avait planché sur quelque chose la nuit durant, mais comptait bien faire parler ses victimes.
- D’habitude, je ne prends pas de gants. On utilise la méthode d’interrogatoire cortical pour faire parler les suspects les plus dangereux.
- En quoi cela consiste ?, demanda un Solon interloqué.
- Mon camarade ici présent vous maintient avec son instrument pendant que je brise les os de votre crâne et que j’insère directement sur votre cerveau des électrodes. On utilise ensuite diverses méthodes pour vous faire craquer. Mais vu que vous n’êtes pas officiellement des hostiles, on vous épargnera ce petit désagrément. Après tout, ce serait dommage que la réputation d’hôte de l’univers entier qui est celle de ma planète soit gâchée par deux décès en cellule.
- Trop d’honneur, ironisa l’Ange. Mais si nous ne sommes pas officiellement des hostiles, pourquoi nous détenir au-delà du raisonnable en prison ? Cela fait six jours que nous sommes là. Et pourquoi nous interroger ? Chez nous, ce serait un acte de guerre.
- L’espionnage est aussi un acte de guerre, et en général, cela vaut la peine de mort immédiate après l’interrogatoire, répliqua Jessie. Estimez-vous heureux de ne pas être mis à mort après avoir craché le morceau. Enfin, même si dans le cas du jeune homme, je n’espère pas tirer grand-chose. Toi, la femme, tu m’es plus utile. Je sais que tu es une proche du commandant de ton navire.
- Reynard nous a trahi je suppose, pour que vous sachiez ainsi qui est qui. Vous lui transmettrez mes amitiés, et vous lui apprendrez qu’il paiera d’une manière ou d’une autre.
- Il n’a pas trahi à proprement parler. On a simplement évoqué une ou deux fois l’ambiance dans laquelle nous vivions. Paradoxalement, il a quitté un univers qui lui était hostile. Je doute d’ailleurs, vu le bonhomme, qu’il soit vraiment effrayé par vos menaces. Après tout, cela ne doit pas être la première fois qu’il en entend de votre part, mademoiselle née aux anciens Pays-Bas.
- Intéressant… Il sait mon lieu de naissance, d’après les terminaisons qui ne sont plus en cours dans le langage quotidien depuis la fin des Années Noires. Quel atout ! J’en sais autant sur lui, donc si c’est cela le deal, je suis prête à cracher ce qu’il faut sur ce traître.
- Traître, traître, je ne suis pas convaincue qu’il mérite ce qualificatif, répliqua Jessie. Après tout, pourquoi votre maître informaticien se trouvait dans un tunnel pourri pour nous tendre une embuscade ? Comment l’aurait-il su d’ailleurs ? Il aurait fallu que vous soyez en contact avec Loki, ou que vous ne fassiez pas assez confiance à Reynard pour le traquer à ce point. Dans les deux cas, il n’a pas trahi.
- Reynard a déserté, lâcha Solon. Il a quitté le navire, puis est parti dans votre camp. C’est une peine de mort qu’il encourrait. Evidemment qu’il y avait un manque de confiance de notre part. Vous feriez confiance à quelqu’un qui est sensé être votre ami, votre frère d’armes, et qui vous abandonne au détriment de son code d’honneur personnel ?
- Bonne question, éluda Brunehilde. Mais, petit homme, tu ne sais pas du tout de quoi tu parles. Je ne doute pas que la leçon de ton commandant a bien marché, et que tu la saches par cœur. Simplement, et la demoiselle qui te permet de goûter à cette débauche de confort le sait, Reynard a agi sur des ordres supérieurs à celui de Syd.
- Des ordres supérieurs ?, s’étonna Solon. Mais Syd était le commandant de bord au moment où le Chien Chanceux est parti…
- Oui, mais pas le commandant de toutes nos forces. Reynard a été imposé dans ce voyage, mais nous n’avons aucune preuve de ces ordres qu’il dit suivre. Le secret total est une bonne excuse, mais à double tranchant. Cela lui a permis de faire un peu ce qu’il voulait pendant un temps, mais au moment de justifier réellement ses actes, et bien il ne le pouvait pas. D’où sa fuite, termina l’Ange.
- Faux, répliqua Jessie avec un sourire large. Il a toujours les ordres sur lui. Il savait que j’allais vous interroger et m’a confié ce petit bout de papier. D’ailleurs, vous lui devez un interrogatoire en douceur. Faites en bon usage, je reviendrais à la méthode traditionnelle si jamais vous êtes trop turbulents.
- Ordre donné à machin, de chercher, trouver et protéger… Qui est la fille d’Heimdall ?, demanda l’Ange. Est-ce qu’il ne s’agirait pas de Freyja, celle qui était votre lieutenante et qui a changé de camp ?
- Bravo. Dernière chose, répliqua Jessie, vous avez ce petit mot derrière, de la main de Reynard. Simplement pour l’Ange a-t-il dit. Je ne sais pas ce que veut dire « Raguse, -8 », mais je suppose que vous oui.
- Des souvenirs, mais pas les meilleurs…, lança l’Ange soudain perdue dans ses pensées.
Elle avait été amenée dans les geôles de Dubrovnik. Parce qu’elle n’avait pas pu quitter les lieux après avoir tué un des Chiens Chanceux. Le lieutenant Merinn Warthog. Dit le Buffle. Une cible de plus, mais de prestige. Après tout, les Chiens Chanceux avaient du prestige. Une poignée d’hommes qui stoppe une armée entière, et la voila devenue le cœur de la propagande d’un noble qui cherchait à refonder un royaume. Ses possessions, il les avait baptisés Grand Duché d’Epire et d’Illyrie. Elle ne cherchait pas à savoir si l’homme en question, sa dernière victime, était réellement un soutien du duc. Simplement le tuer pour montrer que ce n’était qu’un homme. Mais elle n’avait pas été prévenue de la présence des autres Chiens Chanceux. Elle avait l’habitude de prévoir les soucis, et c’était ce qui l’avait sauvé. Sinon la balle qui aurait dû lui fracasser le sternum, alors que le tireur était loin, ne l’aurait pas simplement laissée à court de souffle sur le sol. Cachée ses longs cheveux blonds que ses geôliers avaient dénoués, elle contenait ses larmes. La douleur était atroce. Elle ne savait même plus ce qui lui était arrivée. Elle savait simplement que les Chiens Chanceux avaient pris en main l’interrogatoire, mais qu’ils n’avaient pas utilisé autre chose que des coups pour la faire parler. Elle entendait en ce moment deux gardes qui parlaient à quelques mètres de la chaise à laquelle elle était attachée.
- C’est donc elle, l’Ange ? Je l’aurais cru plus impressionnante en fait.
- Ca doit jouer pour elle cette apparence physique frêle. On s’attend à un colosse, ou à quelqu’un de physiquement plus impressionnant quand on se sait menacé par l’Ange. Et on se méfie moins de la jolie jeune fille qui vous sourit.
- Et qui vous tue encore plus vite. Elle est super mignonne, et les Chiens Chanceux ne veulent pas y toucher… Quel gâchis, faudra qu’on lui offre notre hospitalité un de ces jours tu ne crois pas ?
- Et je vous ferais vite sauter toutes vos dents, intervint une troisième voix. Cette prisonnière est sous notre responsabilité, donc celui qui la touche aura affaire à moins. Alors si jamais vous passez à l’acte, soyez attentifs dans un rayon de cinq cents mètres après tout. Je pourrais fort bien vous avoir dans mon viseur… Cassez-vous, vite !
- Oui, monsieur Reynard. Et encore bravo pour avoir eu cette tueuse. Si vous n’aviez pas été là, elle se serait peut-être enfuie, et on aurait eu d’autres meurtres sur les bras.
Elle entendit la course rapide des deux gardes qui grimpaient les escaliers. Sa respiration se ralentit, elle se décrispait. Elle avait finalement un peu de chance, elle était tombée sur ce qui aurait pu être le mieux dans cet univers de malades. Ils frappaient fort certes, mais ne cherchaient pas à la tuer, ni à la mutiler. Simplement, elle sentait dans les coups la colère d’avoir perdu un frère d’armes. Elle connaissait plus ou moins ce sentiment, mais cela n’atténuait en rien la douleur. Elle écouta le nouvel arrivant ranger quelques instruments métalliques. Ouvrir l’eau. Et faire la vaisselle, comprit-elle en manquant de rire. Il était véritablement différent des autres. Elle n’osait pas lever la tête par peur de « provoquer » la colère de l’homme. Elle restait assise, dans l’attente. Dix minutes plus tard, elle l’entendit qui se rapprochait d’elle. Pas de bruit de chaise sur le sol, visiblement, il n’était pas là pour longtemps.
Elle eut un sursaut de surprise quand elle sentit la main sur sa joue. Une douceur inattendue dans un tel lieu. Mais elle ne voulait toujours pas découvrir celui qui l’avait eue. Après tout, elle en aurait bien le temps. Elle ne doutait pas qu’il en viendrait aux coups quand elle ne serait pas capable de lui dire ce qu’il voulait entendre. Mais pour le moment, elle profitait du répit qui lui était offert, même si ce contact faisait ressentir encore plus fortement la douleur qui parcourait sa joue meurtrie. A travers ses cheveux, elle le vit s’accroupir, comme pour lui faire face. Elle en était décontenancée, il ne comptait pas marquer sa supériorité sur elle, bien au contraire visiblement.