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Liste des sujets

Yggdrasil, le vain espoir

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
22 octobre 2007 à 00:53:03

Nan, de ma faute uniquement. J´ai bientôt fini le chapitre, mais depuis samedi, je voulais taper un morceau de mon mémoire de Master qui me servira bien. Sauf que mettre en forme ce pâté, c´est nettement plus délicat que prévu^^

Parkko
Parkko
Niveau 38
22 octobre 2007 à 13:13:55

Accorde toi une demi heure pour terminer le chapitre et met toi à ton mémoire :ange:

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
22 octobre 2007 à 23:25:57

Beuh finalement ce sera pour mercredi, désolé >_< Le chapitre suivant, samedi qui arrive sans faute (sauf empêchement de derniere minute encore inconnu)

Parkko
Parkko
Niveau 38
23 octobre 2007 à 10:53:12

Un chapitre mercredi, et le suivant le samedi :o ! Deux chapitres dans une semaien c´est une bonne nouvelle :coeur:

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
23 octobre 2007 à 22:39:05

Bon, j´ai un peu modifié une fiche pour me coller à ce que je voulais faire^^

Chapitre XXIV : Intemporel.

Qui disait prisonniers disait geôlier. C’était le boulot de bien des gens sur les lunes autour de diverses planètes. Parce qu’il fallait vivre. Quitte à passer pour un monstre, on devait suivre les consignes et favoriser la dureté de l’emprisonnement de certains qui n’étaient pas forcément des monstres. Mais l’athéisme, dans ce monde, c’est comme la peste. Ca se propage et cela détruit tout. C’est du moins ce qu’affirmaient pendant longtemps les dieux d’Yggdrasil. C’était ce qui avait fait vivre la famille de Kris.

Kris, la Mort Blanche. C’était tout ce que l’on trouvait dans son dossier, pas de référence de pénitencier lunaire dans lequel son père aurait travaillé, pas de trace de ses études. Samael avait interrogé le jeune homme, par pure curiosité, il n’avait rien obtenu si ce n’était quelques haussements d’épaules à l’interprétation incertaine. Contrairement à Laïa, il n’était pas amnésique, mais il semblait vouloir effacer toute trace de son passé avant ses dix-huit ans. Et la venue de sa cécité. On ne savait trop ce qui s’était passé. Il y avait effectivement bien eu un attentat de la part des Eddas. Le commando de dix hommes avait été taillé en pièces alors qu’il tentait de regagner une de ses planques. Ce qui avait fait enrager Samael à l’époque, parce qu’il espérait que la cachette aurait contenu des indices ou des prisonniers à interroger. Le genre de détail qui vous coûte des vies inutiles dans la lutte contre ce qui n’était à l’époque qu’une guérilla minable. Aujourd’hui, la planète était passée depuis longtemps sous le contrôle de Loki, notamment après la mort du gouverneur assassiné par une autre cellule terroriste. Beaucoup de familles avaient payé cher durant cette période, et Samael s’était parfois demandé si celle de Kris avait fait partie du lot des victimes que contenaient les charniers de la planète…

L’autre question qui était restée en suspens toutes ces années, c’était la raison de l’attaque. Certes, le groupe visé était constitué de soldats. Le hic, c’était que ce n’étaient que des recrues de fraîche date, pas des hommes aguerris, loin de là même. Personne dans le groupe n’avait un quelconque intérêt, et s’attaquer à Kris ne présentait aucunement un moyen de pression sur son père, d’après ce que l’on en savait, puisque Kris avait révélé qu’au moyen de son accident, cela fait deux ans qu’il avait quitté la maison familiale. Son père était un partisan des Eddas… On avait classé l’affaire comme un débordement d’ivrognes qui se pensaient les garants de la cause de Loki. C’était ce qui était le plus vraisemblable après tout. Mais Samael s’était renseigné à posteriori. Le groupe qui s’était sacrifié constituait en quelque sorte l’élite des Eddas de la planète. Des baroudeurs, des vétérans. Des types qui avaient survécu aux carnages de Tilsau et Korgani. Pas le genre de bonhommes à aller jouer de la gâchette avec un coup dans le nez. Plutôt le genre à faire profil bas quoi qu’il arrive. Alors pourquoi ?

Il avait compris depuis longtemps que seul Kris en portait la réponse, ou du moins peut-être que d’autres de ses camarades l’avaient connue. Mais sur les vingt attaqués, douze étaient restés sur le carreau. Kris avait perdu la vue et trois autres la raison. Ils étaient d’ailleurs irrécupérables. Les derniers étaient morts quelques semaines plus tard lors de l’engagement spatial contre le vaisseau-amiral de Loki. Mais il lui restait une dernière carte à jouer. Il avait pensé que l’Humain apporterait plus de soucis que de bienfaits. Il avait même eu envie de lui mettre sur le dos la trahison de Laïa qui portait un plus sale coup à son camp que la perte d’une armée. Après tout, dans le combat de la triade divine, le score était forcément de deux à un. Mais s’il avait été longtemps à son avantage, il venait de tourner contre lui. Et les effets avaient été immédiats. Une nouvelle planète et sept lunes avaient rejoint le camp de ses ennemis. Le souci était qu’une des lunes n’étaient qu’à douze heures de vol superluminique d’ici. Autant dire que Loki avait un pied-à-terre pour lui rendre visite quand il le voudrait.

Ce qui constituait la bonne nouvelle n’était finalement que quelque chose de futile, il le savait. En perdant Freyja, il avait récupéré Charon. Une autre mythologie, inconnue dans son monde. Même si Reynard usait de ses talents et de son prestige, il ne serait en rien un remplaçant efficace. Et puis lui aussi était un traître aux yeux de beaucoup. Ou un espion, ce qui ne valait pas mieux en fin de compte. Mais il avait des bons rapports avec Kris. Les deux étaient relativement différents. L’aveugle était en permanence affable, et capable de remonter un moral. Reynard était plus froid et réfléchi, mais semblait porter toute la misère du monde, même si vu le récit des Chiens Chanceux, cela se comprenait aisément. Mais finalement, le contact entre les deux hommes produisait du bon. Ils avaient sympathisé, et traînaient souvent ensemble. Kris était un guide fiable et plus bavard que n’importe qui sur cette planète. Tandis que Reynard voulait comprendre ce nouveau monde. Une paire formidablement bien trouvée en fin de compte. Qui lui permettrait peut-être de savoir ce qu’était le secret de Kris…

    • **********

Samael était perdu dans ces pensées plus futiles qu’autre chose, il le reconnaissait d’ailleurs, quand il entendit taper à sa porte. Il ne connaissait qu’une personne encore incapable de sonner quand il voulait le voir, ou même de demander à sa secrétaire de le réveiller doucement. Il lança simplement un « entre, Stéphane » avant de voir la mine contrite du jeune amiral. Ca aussi, il connaissait depuis le temps. Il ne savait trop pourquoi, on considérait que Stéphane, en tant que Siegfried, était le seul capable de donner des mauvaises nouvelles à Samael sans risque. Ce dernier n’était pourtant pas un tyran. Un râleur, une grande bouche quand il entendait des nouvelles déplaisantes, et il y en avait dans ce conflit, mais jamais contre son personnel. De toute façon, il savait bien, et avec un certain cynisme, qu’il ne pouvait même pas se permettre de perdre un simple scribouillard incapable de tenir une lance droite. Et de moins en moins maintenant, au risque de se faire tuer dans les heures qui venaient.

- Annonce donc les mauvaises nouvelles, soupira Samael.
- Les sondes sont revenues à ma flotte, seigneur. La lune est bien utilisée par Loki, il y battit une base spatiale à très grande capacité.
- Ce n’est pas une surprise Stéphane. Et encore moins une mauvaise nouvelle, sourit Samael. Certes, ils sont proches de nous, mais nous pourrons aussi tenter des raids contre eux, intercepter leurs flottes. C’est un double risque pour chacun des camps.
- Loki est toujours aussi audacieux… A croire qu’il se pense protégé par son statut de dieu.
- En quelque sorte. Après tout, s’il est un dieu, même un dieu maléfique et mauvais de notre panthéon, il est sensé accomplir ce que d’autres hommes seraient incapables de faire. Oser, être audacieux, il le peut tant que cela marche. Cela est même bénéfique quand cela roule parfaitement. Après tout, comment mieux prouver qu’il est un dieu si ses coups les plus fous ne lui apportent aucun inconvénient, mais des victoires superbes ?
- En quelque sorte, c’est une ligne politique importante non ? Il nous suffirait de le briser une ou deux fois pour casser son mythe. D’où le fait que cette base ne soit pas si inutile et dangereuse que cela pour nous ?
- Le raisonnement est bon. Sauf que Loki se défendra sur un point qui lui donnera entièrement raison. Il se bat contre un autre dieu. J’ai utilisé cet argument plus d’une fois, et il a tendance à passer merveilleusement bien auprès de la populace la plus excitée. Ce sera pareil pour lui. Une série de défaites face à des lieutenants quand il mènera lui-même ses troupes serait le seul moyen possible pour le déstabiliser.
- Mais il fera comme toi. Il refusera l’affrontement sauf si c’est contre toi, parce que politiquement, cela ne changera rien en cas de défaite, mais offrirait du prestige en cas de victoire.
- Exact… D’autres nouvelles à m’annoncer ?
- Non, on a intercepté un transporteur qui allait rejoindre un poste séparatiste. Une vingtaine de prisonniers, le plus haut gradé est un sergent. Il y avait aussi Keinengel dans le lot.
- Le moine ? Il en a déjà marre de la base de Loki ?
- « Ils sont tous méchants avec moi ». « Ils refusent que je boive ». « Ils veulent me laver ».
- La routine quoi. Dans trois semaines, il se débrouillera pour se retrouver dans une mission suicide ou sur une planète bientôt assiégée et se fera reprendre… Si tu le croises, dis lui qu’il peut passer me voir quand il le souhaite, ce sera un divertissement amusant dans cette période.
- Vous ne devriez pas seigneur. On ne sait pas pour qui roule ce personnage. Il peut être dangereux. Il peut être un agent de Loki.
- Possible. Rassure-toi, j’ai déjà compris cela. Mais je pense surtout que Keinengel roule pour lui-même.
- D’accord. J’ai quand même une bonne nouvelle à vous annoncer. L’évacuation des civils a été terminée il y a deux heures. Plus personne dans les alentours de la base en cas d’attaques.
- Bien, bien. Toutefois, j’ai ceci à te donner.

Samael fouilla dans un sac qui semblait fait pour contenir quelque chose de précieux. Il en sortit une pièce d’armure noire, liée à deux lanières faites d’un cuir que l’on disait indestructible. Il la lança à Stéphane qui l’attrapa au vol.

- Loki est au courant, lança simplement Samael à son amiral qui blêmit soudain.

    • ***************

Si un jour, on avait dit à Samael qu’il trouvait un excellent amiral dans les zones effroyables d’Asgaroth, il aurait sans doute éclaté de rire. Le coin était sur une des planètes mineures qui servaient de lunes à l’immense masse de roche qui servait aujourd’hui de base principale à Loki. Cinq ans déjà. Quand Loki se contentait de râler et de taper du poing sur la table pour obtenir ce dont il avait le droit. Quand le séparatisme qu’il voulait incarner ne semblait qu’une menace dans le vent…

Il avait reçu l’ordre d’Odin d’aller chercher un gamin là-bas. Il comptait le faire devenir un membre des Berserkers de Tyr. Quelque chose qui convenait très bien aux clichés que l’on véhiculait sur la région. Les habitants n’utilisaient jamais d’armes à feu. La zone était d’ailleurs interdite à ce type d’arme. On considérait que pour les jeunes aristocrates de la confédération d’Yggdrasil, cela forgeait parfaitement la fin de la jeunesse que d’aller se mêler aux « primitifs », surtout ceux du petit village d’Asgarack, pour chasser l’ours à l’ancienne, avec les lances en mithril, aujourd’hui désuètes, mais terriblement efficaces contre les trolls, ours sauvages et autres joyeusetés que la contrée abritait. C’était d’ailleurs la fin de l’Age du Mithril qui avait condamné le village, qui perdait ce qui avait fait sa richesse durant des siècles.

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
23 octobre 2007 à 22:39:51

Samael avait déjà fait cette chance quelques mois plus tôt. Avec Loki. Les villageois avaient été ravis d’accueillir deux dieux parmi les leurs. Et la chasse s’était révélée abondante. Comme les récoltes. Les villageois avaient attribué cela aux deux hommes. Aujourd’hui, même s’il savait au départ qu’il aurait un bon accueil, il avait plutôt pesté. Le mioche aurait beau être le futur Siegfried, il n’en restait pas moins qu’il était né dans un endroit pourri. Quoi qu’idéal pour former une future brute épaisse…

Mais les ennuis avaient commencé au poste de sentinelles qui gardait l’entrée dans la zone d’Asgaroth et qui servait à empêcher tout trafic technologique dans la zone. Il avait compris bien avant qu’il y avait un souci. Après tout, une longue colonne de fumée noire et un tas de charognards dans les airs, cela donnait tout de suite de quoi savoir ce dont il retournait. Il n’y avait aucun survivant, et les armes utilisées étaient clairement des blasters. Militaires en plus. Il s’aperçut aussi que la carte de la région avait été arrachée du mur et que les gardes assassinés avaient été dépouillés de leurs armes et boussoles. Autant dire que ceux qui étaient rentrés n’avaient pas le profil du contrebandier de base…

Sa traque dura quinze jours. Il n’avait plus de doute sur les raisons d’agir des membres du groupe qui avait passé la frontière. Chaque village avait été saccagé, pillé, ses habitants tués. Il s’agissait ni plus ni moins à chaque fois que de quelque chose qui tenait lieu de mélange entre l’épuration ethnique et les sacrifices humains, mais il n’aurait pas su dire à quelle cause. Il finit par arriver à Asgarack, une semaine en retard sur les assaillants. Il avait choisi d’escalader la colline qui surplombait le village. Parce que si le groupe était encore là, ils auraient sans doute l’idée d’y mettre une sentinelle. Dégainant son sabre dans un matériau qui ne réfléchissait pas la lumière. Il commença l’escalade sans trop forcer. Il avait aperçu une silhouette plus haut. Et il s’était rapproché peu à peu, passant par un à-pic que peu de gens devaient prendre la peine d’escalader. La personne semblait complètement insouciante d’ailleurs. Comme si elle était sûre d’être en sécurité.

Ce ne fut que quand il passa le sabre sur la gorge de son adversaire qu’il se rendit compte que ce n’était sûrement pas l’un des membres de cette escouade de la mort. Il n’avait pas la corpulence d’un adulte, mais d’un gamin. Il comprit qu’il avait affaire à l’un des survivants du village. Il calma tant bien que mal le jeune homme, devant notamment l’assommer un instant, mais il put s’expliquer calmement. L’histoire de l’adolescent collait à ce qu’il avait constaté. Les troupes ennemies avaient surgi en lançant des grenades. Et leurs snipers avaient visé les femmes musculeuses. Les archères… Ils avaient donc choisi de massacrer le village, pas de faire des combats. Le reste avait été d’une banalité vomitive. Les corps massacrés avaient été mis de côté. Ils avaient été dénudés sur le haut, et après une inspection du dos, ils étaient incinérés. Toutefois, une bonne moitié du village avait été capturée. Mais pas lui, il était dans les mines à compter fleurette à une demoiselle à ce moment-là. Elle était repartie vers le village, et lui avait ouvert le chemin secret.

Le temps qu’il revienne, il avait découvert que les hommes qui avaient attaqués revêtus de leurs armures noires avaient rassemblé les habitants qui devaient se cacher les yeux. Une petite fille les ouvrit alors qu’ils ôtaient leurs casques. Elle fut la première victime. Amenée sur un petit autel en bois noir, on dénuda son dos. Visiblement, ce qui s’y trouvait ne convenait pas aux hommes qui la sacrifièrent à leur idole, une sorte d’immense loup. Les villageois avaient subi le même sort, un par un, et il avait fui dans le lieu secret.

- Le culte du Loup Garou. On raconte qu’il reste encore une centaine de ses membres, qu’il est presque exterminé.
- Une centaine ? Cela fait plus que la population de mon village, objecta l’adolescent.
- De là où je viens, répondit Samael avec un sourire, on compte les habitants des villes en millions. Donc cent, c’est très peu.
- Mais suffisant pour des massacres. On a vu les villages brûler autour de nous, on se demandait s’ils se faisaient la guerre. Mais les cinq guerriers qui sont partis sont sans doute morts.
- Ils le sont, j’ai enterré leurs corps il y a trois jours. Ils se sont bien battus, ils ont tué deux Loups Garous. Mais ils ne pouvaient rien faire. Ils ont tenté de les retarder pendant qu’un des leurs fuyait, mais c’était sans compter sur les armes à feu.
- Une arme de lâche. Personne ne devrait l’utiliser…
- Sans doute petit, sans doute. Mais c’est une bonne arme pour se défendre. Tu sais où ils sont allés ?
- Evidemment ! Il y a un ancien temple du dieu Loup Garou dans les bois, à une trentaine de kilomètres. Ils ont l’intention d’en faire leur camp de base pour chercher ensuite les survivants, les villages cachés.
- Ils cherchent quoi en fait ?
- Siegfried. J’ai dit quelque chose qu’il ne fallait pas ?, demanda l’adolescent alors qu’il voyait Samael blêmir.
- Je le cherche aussi. Nous voulions le ramener chez nous et le protéger, le faire grandir et l’élever. Le transformer en fier guerrier. Mais il n’a visiblement pas été trouvé.
- N’empêche que j’ai eu du bol, lança l’adolescent. Ils fouillaient le dos de tout le monde et ils semblaient en pétard ne voyant que des grains de beauté. Qu’est ce que j’aurais pris s’ils avaient découvert la tâche or dans mon dos.
- Tu plaisantes ?, s’étrangla Samael.

L’adolescent, visiblement vexé, se tourna et remonta sa chemise noircie. Il ne mentait pas. Malgré une crasse compréhensible de le part de quelqu’un qui se cachait, on voyait nettement la teinte or de la peau entre les omoplates. Le haut fut vivement remis en place.

- Qu’est ce que tu sais de ta tache dans le dos ?
- Et bien, on me disait souvent que je serais invincible tant qu’on ne me toucherait pas à cet endroit. Et que si j’étais blessé à cet endroit, je risquais de mourir. Mais c’est une belle histoire pour me faire plaisir non ?
- Quel est ton nom gamin ?
- Stéphane, pourquoi ?
- Stéphane, je peux officiellement te dire, moi la réincarnation de Balder, que tu es Siegfried…
- Alors la petite fille qui a ouvert les yeux pour voir les visages des Loups Garous, elle serait quand même morte ?
- Oui, mais toi tu peux te venger.
- Ca, ça me plait comme programme…

Parkko
Parkko
Niveau 38
24 octobre 2007 à 16:29:43

A nouveau le premier à donner mon avis :cool:

Un chapitre divisé en deux temps. Le premier s´attarde sur un passage plus descriptif, avec en particulier Kris en star, le second temps est centré sur la rencontre Samael - Stéphane.

Un bon chapitre, et j´ai particulièrement aimé la seconde partie, qui était dynamique et surtout très drôle quand on sait lire entre les lignes :rire:

Stéphane Siegfried est donc la fiche de notre cher Lazzuzu :coeur: ! Hors ce cher Lazzu a échappé aux adorateurs des Loups Garous. Et un détail a notamment frappé notre cher Lazzu c´est qu´au moment où les Loup Garou dévoilent leur identité, une petite fille ouvre les yeuxd au mauvais moment, et est directement la première victime :sarcastic:

De plus, notre cher Stéphane nous pose une question sur la petite fille à la fin :hap: Alala, coïncidences ? :-p J´en doute fort^^ ! Plutôt un petit clin d´oeil à notre cher Lazzu et ses fiascoteries :fou: !

En tout cas bon chapitre, on attend de voir la suite des choses avec notamment l´arc sur Kein qui semble se dessiner.

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
24 octobre 2007 à 22:18:03

Tu comprends maintenant pourquoi j´ai un peu galéré en reprenant la fin de mon chapitre :rire:

Pas d´arc sur Kein en fait :p)

Parkko
Parkko
Niveau 38
25 octobre 2007 à 13:37:04

Oui je comprends :rire: j´attends samedi maintenant pour la suite :p) !

Parkko
Parkko
Niveau 38
27 octobre 2007 à 11:45:52

Chapitre aujourd´hui :-d

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
27 octobre 2007 à 15:12:32

Demain, ce soir je suis d´anniversaire, donc j´aurais pas le temps de le finir :p)

Parkko
Parkko
Niveau 38
27 octobre 2007 à 15:43:18

Ben si l´anniversaire commence ce soir t´as le temps de finir cette aprem :hap: :p)

El_Indyo
El_Indyo
Niveau 9
28 octobre 2007 à 01:09:52

Chapitre croix croix bâton bâton bâton

J’admets à ma grande honte que je n’ai pas compris le titre du chapitre. Enfin si, j’ai compris bien sûr, mais pas le sens profond des mots, ni la référence éventuelle qui pourrait se cacher là. Mon œil perçant et aguerri a bien noté qu’il s’agissait des dogues de LA guerre et non des dogues de guerre, ce qui revêt à mon sens de l’importance même si je vous imagine d’ici en train de croire que je raconte n’importe quoi. (Oui, cette phrase était longue mais là aujourd’hui je suis chaud). Les chiens de guerre ? Le fou de guerre ? Le maître de guerre ? Nintendogs ? Non, décidément, je ne vois pas à quoi FFF fait allusion.

Ce chapitre ccbbb commence de manière gentillette, tranquille, dans la prison aux barreaux dorés qu’offre le sieur Loki à ses petits camarades qui se sont, chacun à leur tour et chacun à leur manière, faits faire prisonniers. Une « famille » ?! Oula, ça commence à devenir sérieusement louche, cette histoire. Une sacré famille recomposée, oui ! Le grand frère baba-cool qui se prend pour un dieu et milite pour la survie des baleines, les deux frangines qui torturent les petits animaux et assassinent maman, l’adolescente rebelle à qui on a interdit de se faire tatouer « je suis méchante » et enfin le parachutiste américain qui a atterri dans le jardin et qui s’intéresse aux mœurs des autochtones autant qu’à la jolie fille dont il partage la chambre. J’allais oublier le petit dernier, celui qui n’a pas bien été fini sur les bords, qui finira un jour par se coincer le doigt à force de se curer le nez et que les deux jumelles martyrisent pour étancher leur soif de sadisme.

Oh le beau portrait de famille !

Bref, c’est une fresque familiale digne d’un sitcom américain des années 70. Même la blaguounette sur les baleines volantes n’apporte pas une once de « dark side » à cette scène qui se déroule, ne l’oublions pas, chez les salauds de l’histoire.

Ah si, il y a une petite interrogation qui reste… Et elle concerne les baleines justement… Comment a-t-on fait pour les « créer » ? Je sens que quelqu’un a brisé un tabou de l’alchimie (spéciale dédicace à ma petite Kimie qui m’a un jour comparé à Roy Mustang, de Full Metal Alchemist).

***

Le gus s’amuse ! On le met en prison et lui il raconte des recettes de cuisine. Si on est réduit à ça pour faire rêver les gens, c’est le cas de dire que Cendrillon ne fait plus recette.

On redevient sérieux assez vite dans le reste du chapitre. J’ai assisté avec effarement à la transformation de mon personnage fétiche, à savoir (mais vous l’aviez deviné) Keinengel Payaso. Cette farce humaine était, à la base, une manœuvre de sabotage réalisé avec la bénédiction de FFF. Je lui avais promis un héros ridicule et incapable, pour faire la balance avec les sex-symbols ténébreux et bourrés de qualités que tout le monde fait habituellement. Et voilà qu’on me le lave ! Qu’on me le nettoie ! Qu’on me le récure ! Qu’on lui enlève la crasse sous les orteils ! Toujours est-il que c’est amené d’une fort belle manière et que FFF a dû se creuser la tête pour trouver tout ça. Le bassin de stase inhabituel qui surprend même une Valkyrie, la nouvelle tenue, … Le moine prend ici une nouvelle dimension… Enfin non, le moine prend une dimension tout court. Du personnage bouffonesque d’origine, il passe au rang de héros dont on aimerait mieux connaître l’histoire et les motivations. Si Loki lui a effectivement fait une proposition « qu’il n’a pas pu refuser » (référence au Parrain), il n’a pas forcément l’air plus dévoué qu’un autre. Comme il le fait remarquer à Laïa avec beaucoup d’aplomb, chacun a changé de côté pour finalement se retrouver encore ensemble.
Le sujet de la réunion n’est qu’un prétexte à montrer les personnages dans une joute verbale autrement que sur des sujets triviaux. On notera que chacun use de l’ironie et que le mot ressort d’ailleurs un peu trop souvent, comme si personne n’était sérieux. A part Mat, bien entendu, que le pragmatisme a rendu hermétique à l’humour.

Le plan de l’attaque se met en place de manière claire et concise, ce qui, outre l’intérêt tactique pour les héros, permet au lecteur de ne pas en perdre une miette et de comprendre sans relire deux fois. Et pourtant il y a de la matière sur laquelle cogiter. Keinengel démontre avec un grand professionnalisme qu’il fait autorité dans le domaine du génie civil (ce qui n’est pas mon cas, je me suis contenté de l’option d’ingénierie mécanique). Chose amusante tout de même : Timorn et Laïa sont conviés au meeting mais Loki leur affirme ouvertement qu’il ne leur fait pas confiance et qu’ils feraient mieux de se planquer parce que tous leurs amis veulent leur peau. Loki joue un drôle de jeu, non ?

Keinengel est ensuite remis à contribution tout en gardant l’esprit initial de la fiche du personnage puisque Loki lui demande d’assassiner après avoir saboté. Avec une explosion qui plus est. J’ai comme l’impression que ça va mal finir et j’imagine mal Samael ET Keinengel survivre tous les deux. Le moine gagne par ailleurs une autre dimension (la deuxième pour ceux qui suivent). Il discute l’ordre de Loki et montre ouvertement la rancœur qu’il a contre celui qui l’appelle « mon vieil ami ». Sa haine est palpable, c’est parfaitement retranscrit. J’ai adoré ce passage dans lequel ils font référence à ce passé mythologique auquel Keinengel a participé. Ainsi ce demeuré a tué Bor ? Intéressant. Et s’il tue Balder, c’est-à-dire Samael, il aura tué le troisième dieu de la trinité ? Hmmm… Au fait, le deuxième c’était qui ? Et comment est-il mort ? Je recommence à oublier. Et il y a des anciens dieux qui peuvent refaire surface ? Oula… Vite, à l’aide !

La fin de ce chapitre est excellente, on ne sait plus où donner de la tête. Loki fait une proposition indécente à Laïa (même moi je n’aurais pas osé un truc pareil, et pourtant quand je m’y mets ça peut aller loin aussi). D’ailleurs on n’a pas la réponse de la belle, ni même sa réaction. Dommage, j’aurais voulu assister à ça ^^
On achève ce chapitre par un autre passage très intéressant qui donne au lecteur de nouvelles perspectives pour la suite. Timorn est assez lucide pour comprendre la situation géopolitique de cet univers et fait la comparaison avec le sien. Le résultat fait froid dans le dos : il y a un dieu avec un bonnet rouge parmi nous !

En conclusion, un excellent chapitre qui aurait mérité plus de commentaires. On en apprend beaucoup sur les personnages et les informations sont loin d’être inutiles. Mention spéciale à Keinengel qui devient (mais c’était obligé) un personnage un peu plus fouillé. Cela lui permettra sûrement de gagner de l’importance dans l’histoire, ce dont je ne peux que me réjouir.

Chapitre croix croix bâton vé

Ca commence bien : FFF avoue avoir modifié une fiche ! Sacrilège ! Au fait, c’est celle de qui ? Kris ou Sieg ? Honnêtement, je n’ai pas le courage d’aller les chercher pour les relire.

Il y a beaucoup moins de choses à dire dans ce chapitre. A moins que je n’ai la flemme. Non vraiment, le rythme est retombé d’un cran. La première partie est à mon sens la meilleure. Parce qu’on parle de Reynard ! Nooooonnn ! Enfin si, mais pas officiellement. Bref, le petit développement sur le passé de Kris nous permet de découvrir un peu mieux ce personnage qui a été jusqu’ici sous-exploité. Dommage qu’on en n’apprenne pas plus. En fait, on n’est pas plus avancé qu’avant si on regarde bien.
Le dernier paragraphe reste cependant assez amusant. On découvre qu’un drôle de binôme s’est formé avec Kris et Reynard. C’est digne d’Axel Foley et Billy Rosewood, Martin Riggs et Roger Murtaugh, James Carter et l’inspecteur Lee. Un vrai tandem de choc quoi. L’aveugle et l’asocial, c’est quand même assez poilant si on y pense.
Quand on réalise que tout est vu au travers des yeux de Samael, on peut noter qu’il ne tient personne en grande estime. Surtout pas Reynard, qu’il place bien en-dessous de sa chère Freyja. Il y a beaucoup de dédain dans sa façon de parler des autres et s’il voit d’un bon œil l’association entre les deux lurons (larrons ?) , ce n’est pas parce que l’amitié entre les hommes réveille en lui les meilleurs sentiments mais parce que cela va lui permettre d’obtenir, de manière assez sournoise, les informations qui satisferont sa curiosité (car on ne peut pas dire qu’il en ait réellement besoin).

La deuxième partie est plus sobre, moins sexy. Ca parle de propagande et de la meilleure façon de convaincre les gens qu’on est beau et fort. Personnellement, ça fait des années que j’essaye tout un tas de truc pour faire gober ça et les gens ne me croient toujours pas.
Le petit passage sur le moinillon est plutôt rigolo mais le fait de savoir de quoi il retourne gâche un peu le plaisir. Les répliques qu’a sorti Keinengel sont drôles, on reconnaît bien là le bougre mais on sait aussi que l’inconscience de Samael pourra lui coûter cher (même si on se doute qu’il se doute que…)

La dernière partie est assez conséquente en terme de volume mais ne nous donne pas énormément d’informations non plus. Comme pour Kris, on redécouvre un personnage que l’histoire avait mis de côté : Siegfried. A ce propos, je voulais juste souligner que « fried » signifie « frit » en Anglais. Non voilà c’est tout.
Le flash-back est un classique du genre, dont on prévoit facilement le dénouement. J’ai surtout compris qu’il s’agissait d’une référence au camping durant lequel vous avez sûrement joué au jeu du loup-garou, dont j’ai appris les règles avant-hier. Je n’avais pas fait le lien tout de suite mais le commentaire de Parkko m’a éclairé sur cette histoire de petite fille qui se réveille en premier.

Ce chapitre était plutôt bon, il faut l’admettre, mais il souffre de la comparaison avec son prédécesseur qui apportait bien plus de nouveauté au roman. C’est pour cela qu’il faut lire Paris Match après Libé (ou Le Monde, je n’ai aucune préférence) !

Le style est en revanche de mieux en mieux, on avait remarqué une tendance à l’amélioration dans les derniers chapitres et ça se confirme. C’est fluide, ça se lit très bien et je n’ai pas remarqué de faute, à part quelques virgules mal placées. On ne peut que demander la suite et je sais que cela ne tardera pas (contrairement à mes commentaires).

_betterav
_betterav
Niveau 8
28 octobre 2007 à 23:04:50

la suite! la suite! la suite!

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
29 octobre 2007 à 00:30:04

Parkko Posté le 27 octobre 2007 à 15:43:18 Ben si l´anniversaire commence ce soir t´as le temps de finir cette aprem

:d) Oui, mais il fallait que j´y aille, et que je ne passe pas deux heures à tenter de faire marcher mon écran comme ce soir...

betterav :d) Demain soir 23h59 dernier délai

El_Indyo Posté le 28 octobre 2007 à 01:09:52 Chapitre croix croix bâton bâton bâton

J’admets à ma grande honte que je n’ai pas compris le titre du chapitre. Enfin si, j’ai compris bien sûr, mais pas le sens profond des mots, ni la référence éventuelle qui pourrait se cacher là. Mon œil perçant et aguerri a bien noté qu’il s’agissait des dogues de LA guerre et non des dogues de guerre, ce qui revêt à mon sens de l’importance même si je vous imagine d’ici en train de croire que je raconte n’importe quoi. (Oui, cette phrase était longue mais là aujourd’hui je suis chaud). Les chiens de guerre ? Le fou de guerre ? Le maître de guerre ? Nintendogs ? Non, décidément, je ne vois pas à quoi FFF fait allusion.
:d) En fait, je fais référence à quelque chose qu´un historien connait peut-être, mais un scientifique sûrement pas. C´est une citation extraite du Jules César de Shakespeare et reprise dans Illium de Dan Simmons. Le titre convient bien au chapitre, je trouve. Donc point de référence aux Chiens Chanceux là derriere.

Ce chapitre ccbbb commence de manière gentillette, tranquille, dans la prison aux barreaux dorés qu’offre le sieur Loki à ses petits camarades qui se sont, chacun à leur tour et chacun à leur manière, faits faire prisonniers. Une « famille » ? Oula, ça commence à devenir sérieusement louche, cette histoire. Une sacré famille recomposée, oui !
:d) En même temps, rien ne garantit que toutes les familles soient saines d´esprit, composées de membres intègres. Ou même qu´elles soient uniquement composées de membres ayant des partages génétiques décelables (toute référence à l´actualité récente est plus ou moins fortuite...). Donc ce chapitre 2C3B pour reprendre ta formulation pourrait définir ce qu´est la famille aujourd´hui: un regroupement de personnes liées par des intérêts communs et affectifs.

Le grand frère baba-cool qui se prend pour un dieu et milite pour la survie des baleines, les deux frangines qui torturent les petits animaux et assassinent maman,
:d) Intérressant, pour Renaud, les pestes sont forcément des matricides, prenez en de la graine les filles, voyez comment ce sombre personnage vous juge....

l’adolescente rebelle à qui on a interdit de se faire tatouer « je suis méchante » et enfin le parachutiste américain qui a atterri dans le jardin et qui s’intéresse aux mœurs des autochtones autant qu’à la jolie fille dont il partage la chambre. J’allais oublier le petit dernier, celui qui n’a pas bien été fini sur les bords, qui finira un jour par se coincer le doigt à force de se curer le nez et que les deux jumelles
martyrisent pour étancher leur soif de sadisme.

:d) Je vois bien Laïa jouer les adolescentes rebelles tiens... Enfin surtout Kimie, pour l´avoir cotoyé quelques jours cet été, je suis sûr que ce qualificatif d´ado rebelle risque de lui déplaire, m´enfin bon :rire:

Oh le beau portrait de famille !

Bref, c’est une fresque familiale digne d’un sitcom américain des années 70. Même la blaguounette sur les baleines volantes n’apporte pas une once de « dark side » à cette scène qui se déroule, ne l’oublions pas, chez les salauds de l’histoire.
:d) les salauds de l´histoire? J´ai dit ca quelque part? Je ne crois pas avoir été depuis longtemps si manichéen.

Ah si, il y a une petite interrogation qui reste… Et elle concerne les baleines justement… Comment a-t-on fait pour les « créer » ? Je sens que quelqu’un a brisé un tabou de l’alchimie (spéciale dédicace à ma petite Kimie qui m’a un jour comparé à Roy Mustang, de Full Metal Alchemist).
:d) Pauvre Flame Alchemist... Bref, passons. Comment elles ont été créées? Par magie, cela répond à ta question non?

***

Le gus s’amuse ! On le met en prison et lui il raconte des recettes de cuisine. Si on est réduit à ça pour faire rêver les gens, c’est le cas de dire que Cendrillon ne fait plus recette.

:d) "Estomacs sur pattes". Dois-je te donner des cours d´anatomie et d´expressions françaises?

On redevient sérieux assez vite dans le reste du chapitre. J’ai assisté avec effarement à la transformation de mon personnage fétiche, à savoir (mais vous l’aviez deviné) Keinengel Payaso. Cette farce humaine était, à la base, une manœuvre de sabotage réalisé avec la bénédiction de FFF. Je lui avais promis un héros ridicule et incapable, pour faire la balance avec les sex-symbols ténébreux et bourrés de qualités que tout le monde fait habituellement.
Et j´ai suivi scrupuleusement tes dires, mais ma fourberie a repris le dessus en fait... Je m´excuserais si je me sentais une once de culpabilité...

Et voilà qu’on me le lave ! Qu’on me le nettoie ! Qu’on me le récure ! Qu’on lui enlève la crasse sous les orteils ! Toujours est-il que c’est amené d’une fort belle manière et que FFF a dû se creuser la tête pour trouver tout ça.
A vrai dire oui et non. Non dans le sens où j´avais cette idée d´une double rôle pour notre moinillon depuis le début. Oui, parce qu´il m´a fallu l´amener correctement et vu le cadeau, ce fut duraille.

Le bassin de stase inhabituel qui surprend même une Valkyrie, la nouvelle tenue, … Le moine prend ici une nouvelle dimension… Enfin non, le moine prend une dimension tout court. Du personnage bouffonesque d’origine, il passe au rang de héros dont on aimerait mieux connaître l’histoire et les motivations. Si Loki lui a effectivement fait une proposition « qu’il n’a pas pu refuser » (référence au Parrain), il n’a pas forcément l’air plus dévoué qu’un autre. Comme il le fait remarquer à Laïa avec beaucoup d’aplomb, chacun a changé de côté pour finalement se retrouver encore ensemble.
=> Sur Keinengel, il m´offrait quelque chose que je voulais mettre en avant. C´est que le camp de Loki fourmille de transfuges, qui ont leurs propres raisons de se battre, alors que du côté de Samael, c´est plutot par idéologie qu´on se bat. Keinengel me sert à résumer ce petit point. Il se bat aux côtés de Loki parce que ce dernier, comme pour Laïa, est forcé de suivre Loki. Tu voulais du "dark side", c´est de la fourberie pure que je te livre.

Le sujet de la réunion n’est qu’un prétexte à montrer les personnages dans une joute verbale autrement que sur des sujets triviaux. On notera que chacun use de l’ironie et que le mot ressort d’ailleurs un peu trop souvent, comme si personne n’était sérieux. A part Mat, bien entendu, que le pragmatisme a rendu hermétique à l’humour.
=> Oui, sur la répétition du terme ironie... Je n´avais pas remarqué d´ailleurs, désolé. Mat, bah c´est le bon sens paysan quoi. Rude, mais pas subtil

Le plan de l’attaque se met en place de manière claire et concise, ce qui, outre l’intérêt tactique pour les héros, permet au lecteur de ne pas en perdre une miette et de comprendre sans relire deux fois.
=> Sentirais je du sarcasme vis à vis de certains de mes antécédents de phrases?

Et pourtant il y a de la matière sur laquelle cogiter. Keinengel démontre avec un grand professionnalisme qu’il fait autorité dans le domaine du génie civil (ce qui n’est pas mon cas, je me suis contenté de l’option d’ingénierie mécanique).
=> Allez, sans doute la référence la plus difficile à trouver. Le coup de l´aqueduc, c´est plus ou moins ce qu´utilise Gondebaud lors du siège de Vienne, en Isère, pas en Autriche, pour aller trucider son traitre de frère Godégisile, en 502. Mais bon, je me demande pourquoi je le cite, tout le monde connaît son histoire du royaume burgonde sur le bout des doigts.

Chose amusante tout de même : Timorn et Laïa sont conviés au meeting mais Loki leur affirme ouvertement qu’il ne leur fait pas confiance et qu’ils feraient mieux de se planquer parce que tous leurs amis veulent leur peau. Loki joue un drôle de jeu, non ?
=> En quelque sorte, Loki s´amuse de la situation. Il a des gens à son service qui meurent d´envie de le planter, mais qui n´auraient aucune solution de survie après. Ils le détestent, mais l´aider à gagner est le seul moyen de rester en vie. Hilarant non? Enfin oui, ca dépend du sens de l´humour.

Keinengel est ensuite remis à contribution tout en gardant l’esprit initial de la fiche du personnage puisque Loki lui demande d’assassiner après avoir saboté. Avec une explosion qui plus est. J’ai comme l’impression que ça va mal finir et j’imagine mal Samael ET Keinengel survivre tous les deux.
=> Là dessus, c´est pas faux du tout... Comment les deux pourraient survivre à une explosion mince?

Le moine gagne par ailleurs une autre dimension (la deuxième pour ceux qui suivent). Il discute l’ordre de Loki et montre ouvertement la rancœur qu’il a contre celui qui l’appelle « mon vieil ami ». Sa haine est palpable, c’est parfaitement retranscrit. J’ai adoré ce passage dans lequel ils font référence à ce passé mythologique auquel Keinengel a participé. Ainsi ce demeuré a tué Bor ? Intéressant. Et s’il tue Balder, c’est-à-dire Samael, il aura tué le troisième dieu de la trinité ? Hmmm… Au fait, le deuxième c’était qui ? Et comment est-il mort ? Je recommence à oublier. Et il y a des anciens dieux qui peuvent refaire surface ? Oula… Vite, à l’aide !
=> La trinité concernant Balder est celle reliant Loki, Laïa et donc Balder. Les deux premiers étant dans le même camp... Oui, d´autres dieux peuvent refaire surface. Pas vont, mais peuvent...
Tiens petit truc pour mieux comprendre. J´utilise souvent le terme de moine défroqué pour désigner Keinengel. Quoi de mieux qu´un déicide pour l´obliger à se défroquer?

La fin de ce chapitre est excellente, on ne sait plus où donner de la tête. Loki fait une proposition indécente à Laïa (même moi je n’aurais pas osé un truc pareil, et pourtant quand je m’y mets ça peut aller loin aussi). D’ailleurs on n’a pas la réponse de la belle, ni même sa réaction. Dommage, j’aurais voulu assister à ça ^^
=> Au lieu d´y voir une amourette, il faudrait plutôt se baser sur un point de vue politique. L´enfant de deux dieux serait intouchable, Laïa, tu as pu le voir, a un statut particulier et est disputée parce que fille d´un dieu. Donc l´enfant à naître serait forcément le maître incontesté de ce système solaire...

On achève ce chapitre par un autre passage très intéressant qui donne au lecteur de nouvelles perspectives pour la suite. Timorn est assez lucide pour comprendre la situation géopolitique de cet univers et fait la comparaison avec le sien. Le résultat fait froid dans le dos : il y a un dieu avec un bonnet rouge parmi nous !
=> Ouais, et lequel de Dieu? Lequel peut bien être représenté par le Magistère? Au fait, ca commence à se voir la caractéristique principale que j´ai collé aux humains?^^

En conclusion, un excellent chapitre qui aurait mérité plus de commentaires. On en apprend beaucoup sur les personnages et les informations sont loin d’être inutiles. Mention spéciale à Keinengel qui devient (mais c’était obligé) un personnage un peu plus fouillé. Cela lui permettra sûrement de gagner de l’importance dans l’histoire, ce dont je ne peux que me réjouir.
=> Oui, Keinengel était le personnage le plus creux jusque là, parce qu´il n´avait que sa dimension de farce ambulante.

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
29 octobre 2007 à 00:30:39

Chapitre croix croix bâton vé

Ca commence bien : FFF avoue avoir modifié une fiche ! Sacrilège ! Au fait, c’est celle de qui ? Kris ou Sieg ? Honnêtement, je n’ai pas le courage d’aller les chercher pour les relire.
=> Siegfried, cela concerne l´enfance de ce personnage, que j´ai largement modifiée.

Il y a beaucoup moins de choses à dire dans ce chapitre. A moins que je n’ai la flemme. Non vraiment, le rythme est retombé d’un cran. La première partie est à mon sens la meilleure. Parce qu’on parle de Reynard ! Nooooonnn ! Enfin si, mais pas officiellement. Bref, le petit développement sur le passé de Kris nous permet de découvrir un peu mieux ce personnage qui a été jusqu’ici sous-exploité. Dommage qu’on en n’apprenne pas plus. En fait, on n’est pas plus avancé qu’avant si on regarde bien.
=> Oui, mais ca laisse espérer qu´on le reverra plus tard, et vu son entente avec Reynard tu devrais t´en réjouir si les deux larrons forment un duo de comiques ambulants. Si l´on revoie Kris, il y a une chance qu´on revoie Reynard ou qu´on en reparle. Et puis de toute façon, ces deux bougres allaient bien ensemble, pour faire équipe.

Quand on réalise que tout est vu au travers des yeux de Samael, on peut noter qu’il ne tient personne en grande estime. Surtout pas Reynard, qu’il place bien en-dessous de sa chère Freyja. Il y a beaucoup de dédain dans sa façon de parler des autres et s’il voit d’un bon œil l’association entre les deux lurons (larrons ?) , ce n’est pas parce que l’amitié entre les hommes réveille en lui les meilleurs sentiments mais parce que cela va lui permettre d’obtenir, de manière assez sournoise, les informations qui satisferont sa curiosité (car on ne peut pas dire qu’il en ait réellement besoin).
=> Oui, on peut voir cela dans ce sens. Au passage, c´est la première fois que j´égratigne Samael d´ailleurs. Jusqu´à présent, à contrario de Loki que j´ai présenté comme un pourri initialement et qui redevient peu à peu le gendre idéal, Samael était le gentil, et là, petit coup de griffe à son encontre. C´est pas encore Syd toutefois. Mais Samael pense en gestionnaire d´armées. Il doit penser au "bien commun" avant toute chose.

La deuxième partie est plus sobre, moins sexy. Ca parle de propagande et de la meilleure façon de convaincre les gens qu’on est beau et fort.
=> Et blond quand on est petit, chétif et brun?

Personnellement, ça fait des années que j’essaye tout un tas de truc pour faire gober ça et les gens ne me croient toujours pas.
Le petit passage sur le moinillon est plutôt rigolo mais le fait de savoir de quoi il retourne gâche un peu le plaisir. Les répliques qu’a sorti Keinengel sont drôles, on reconnaît bien là le bougre mais on sait aussi que l’inconscience de Samael pourra lui coûter cher (même si on se doute qu’il se doute que…)
=> Ah ah, Samael est-il aussi fin d´esprit et perspicace que cela? C´est la question du jour. Parce qu´il faut penser qu´il se coltine un univers plus séduit par le trublion Loki que par le calme Balder, que ses alliées Valkyries n´en font qu´à leur tête et qu´en plus il se fait parfois battre ses armées par Mat... Tu imagines la déprime intense du bonhomme?

La dernière partie est assez conséquente en terme de volume mais ne nous donne pas énormément d’informations non plus. Comme pour Kris, on redécouvre un personnage que l’histoire avait mis de côté : Siegfried. A ce propos, je voulais juste souligner que « fried » signifie « frit » en Anglais.
=> Et Sieg la victoire en allemand. Donc en Angloallemand, Siegfried signifierait la Victoire frite... Pas mal comme propagande non? C´est encore moins compréhensible en allemand, puisque Fried est la racine de terme comme friedlich (et Friedhof le cimetière, le lieu de paix...) qui signifie paisible, pacifique. Siegfried, la paix de la guerre...

Non voilà c’est tout.
Le flash-back est un classique du genre, dont on prévoit facilement le dénouement. J’ai surtout compris qu’il s’agissait d’une référence au camping durant lequel vous avez sûrement joué au jeu du loup-garou, dont j’ai appris les règles avant-hier. Je n’avais pas fait le lien tout de suite mais le commentaire de Parkko m’a éclairé sur cette histoire de petite fille qui se réveille en premier.
=> Ouais, c´est ca en quelque sorte. Disons que l´histoire de base a été retravaillée suite au péripétie de ce jeu durant le camping. Tu aurais du vraiment venir, franchement...

Ce chapitre était plutôt bon, il faut l’admettre, mais il souffre de la comparaison avec son prédécesseur qui apportait bien plus de nouveauté au roman. C’est pour cela qu’il faut lire Paris Match après Libé (ou Le Monde, je n’ai aucune préférence) !
=> Je sais, je sais, sauf que tous les chapitres ne peuvent être aussi fournis que le précédent, c´est le calme avant la tempête...

Le style est en revanche de mieux en mieux, on avait remarqué une tendance à l’amélioration dans les derniers chapitres et ça se confirme. C’est fluide, ça se lit très bien et je n’ai pas remarqué de faute, à part quelques virgules mal placées. On ne peut que demander la suite et je sais que cela ne tardera pas (contrairement à mes commentaires).
=> C´est déjà ca de pris, et de très bien pris de ma part, que de savoir mon style plus lisible.

PS : Qu´est ce que ca va être quand tu vas rater les chapitres 30 à 40 par paire...

Parkko
Parkko
Niveau 38
29 octobre 2007 à 09:48:28

Bon et ce chapitre il vient :hap: ?

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
29 octobre 2007 à 21:43:54

Ca arrive^^

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
29 octobre 2007 à 21:44:12

Chapitre XXV : We’re Wolves.

Les deux traqueurs avaient choisi de camper près du temple qui abritait leurs cibles. Le groupe ennemi était composé d’une quarantaine d’hommes. La plupart était revêtu d’une armure noircie. La couleur d’origine était masquée par ce qui semblait être un vernis opacifiant. Sur l’épaule droite était peint une tête de loup aux yeux et aux crocs rouges, surmontant deux épées aux lames brillantes. Le tout formait un ensemble qui trahissait leur présence, un peu à l’encontre du choix de la couleur de leurs armures. Samael savait qu’il avait visé juste. Les Loups Garous, l’une des pires engeances possibles. Il ne savait trop bien ce qu’ils représentaient, et pour qui ils travaillaient. Et il connaissait son sort, ainsi que celui de Siegfried, s’ils se faisaient prendre. Il eut quelques peines à maîtriser l’impulsif jeune homme qui ne voulait penser qu’à sa vengeance. Il finit par lui asséner un coup du plat de son épée sur la tête, avant de pouvoir le raisonner.

- Gamin, si tu veux rendre inutile le sacrifice de ton village, fonce donc te jeter dans leur camp.
- Vous êtes soit disant Balder, mais vous êtes incapable de pouvoir vous mesurer à eux ? Êtes vous une farce ambulante ou quoi ?
- Pense ce que tu veux, ce n’est pas la première fois que je tombe sur eux. Ils sont pile le nombre qu’il faut pour qu’ils forment leur unité de combat minimale. Crois moi bonhomme, ils ne sont pas là pour plaisanter.
- Vous pensez sérieusement qu’ils me cherchaient réellement ? Pas qu’ils soient là pour un nettoyage ethnique, ou un truc du genre ?
- Rêve pas trop… Divers prophètes ont annoncé qu’on trouverait le nouveau Siegfried dans le coin. Et évidemment, beaucoup ont laissé filer l’information. Ce qui fait qu’on n’a pas attendu que tu aies vingt ans avant de m’expédier te chercher.
- Je peux vous poser une question stupide ? Mais alors vraiment stupide vu la situation…
- Vas-y toujours. Je ne sais pas si l’on va s’en tirer, et combien de temps on a devant nous, alors ne te gêne pas pour les poser tes questions durant les moments de répit.
- Bien, je suis visiblement Siegfried. Le type qui meurt quand on lui mettra une claque entre les omoplates, un truc du genre. Mais cela veut aussi dire que Brunehilde existe non ? Vous l’avez déjà trouvé ?
- Oui, cela fait un moment qu’on a trouvé Brunehilde. Jolie brin de fille, mais un caractère épouvantable, et une vraie teigne une épée à la main, la vraie Brunehilde quoi… Cette Jessie est parfaite pour être une Valkyrie.
- Une Valkyrie… Cela aurait été sympathique qu’on puisse en compter deux ou trois à nos côtés. Cela aurait équilibré les chances.
- Non, cela aurait été inégal encore, lâcha Samael avec un immense sourire. C’est vrai, ils n’auraient eu aucune chance. Bon, il va falloir les descendre petit à petit, en cachant les corps. La faune est sauvage dans le coin, donc quelques heures à les laisser croire à un accident, ce sera toujours ça de pris, et d’agréablement pris. Prêt ?
- Non, mais je suppose que cela ne change rien, soupira Stéphane.

    • ***************

Trois jours de combat éprouvant avant la première accalmie. Ils avaient trucidés une douzaine d’hommes. Les trois premiers étaient une patrouille qui était partie chercher de quoi remplir les estomacs de leurs compagnons. Ils avaient trouvé de l’acier, et avaient été laissé sur place, vu qu’un ours de taille plus que respectable était attiré par l’odeur du sang. Samael avait entendu les cris de rage de celui qui semblait le chef de la troupe. L’homme avait frappé l’ours et avait tranché la tête de la bête d’un seul coup… En tenant sa claymore d’une seule main. Pas vraiment le genre de vision qui vous rassurait, se disait le dieu. Mais il allait devoir faire avec, et de toute façon il n’avait guère le choix.
Quelques patrouilles tuées plus tard, il se rendit compte que ses adversaires n’étaient pas dupes depuis le départ. Ayant laissé Siegfried à l’abri secret où le garçon s’était déjà caché durant plusieurs jours, il était parti s’offrir la tête d’une patrouille supplémentaire. Mais il ne s’était pas attendu à tomber sur une formation de trios répartis en trident. Il avait attaqué celle au centre et s’était fait quasiment piégé. Les hurlements de ses adversaires à l’adresse de leurs compagnons restés dans le camp n’allaient pas tarder à rendre la situation impossible. Dégainant rapidement son arme, un katana à la poignée modifiée, il commença à combattre. Il lui fallait deux petites minutes. Il en profita pour fendre le plastron de son adversaire le plus proche et ce dernier mourut sans avoir pu contrer l’ample mouvement du bras qui avait fait siffler l’acier que tenait Nostromo.
Samael n’avait pas pris la peine de s’attarder sur la contemplation de l’agonie de son ennemi. Il lui fallait déjà parer le fer d’une lance qui cherchait à faire sauter la boucle d’acier qui retenait son épaulière. Il laissa filer son arme le long du bois grisâtre avant de faire une légère torsion du poignet. Le juron qui y répondit montra qu’il avait réussi. Le lancier se tenait une main largement entaillée. Et il semblait qu’il ne pourrait pas reprendre le combat avant un certain temps. Les autres s’étaient reculés, et l’observaient prudemment. Ils n’avaient pas spécialement d’intérêt à aller vite. Ils savaient que leur opposant n’était pas celui qu’ils cherchaient. Donc inutile de chercher une gloriole quelconque et de l’attaquer. Il suffisait d’attendre que le reste de la bande arrive, et la curée pourrait avoir lieu…

Samael, lui, en profitait pour reprendre son souffle. Il connaissait aussi bien que ses ennemis ce qui allait se passer. Il entendait les branches se briser sous les pas des renforts. Ils étaient encore à deux cents, trois cents mètres. Autant dire qu’il aurait à agir vite et détaler à grande vitesse. Saisissant de sa main libre son poignet, il releva son arme vers le ciel alors qu’en face, on se mettait en garde. Une légère odeur de soufre commença à apparaître en même temps qu’un sourire narquois sur les lèvres du dieu.

- Cadeau les gars. C’est sans rancune, j’espère. Enfin, je doute que vous aurez le temps de penser à m’en vouloir hein…

En même temps qu’il les taquinait, il relâcha le pouvoir qu’il avait accumulé, sous la forme d’une vague de flammes. Sans prendre la peine de chercher à savoir s’il avait vraiment fait beaucoup de dégâts, il prit la peine de courir vers la planque où l’attendait Siegfried. Ce dernier était dehors, un arc à la main, une lance à ses pieds. Il avait visiblement pris l’initiative de couvrir Samael pendant sa fuite. Ce dernier put distinguer bien plus bas dans la vallée un tas grisâtre qui révélait l’étendue des dégâts. Il reprit sa respiration longuement une fois à hauteur de son compagnon d’infortune. Ce dernier lui adressa un regard où se peignait une réelle admiration. Plus bas dans la vallée, une voix se mit à hurler.

- Je t’aurais le mage, je t’aurais et je t’arracherais le cœur avec les dents !
- Joli programme non ?, souffla Stéphane à Samael.
- Arrête de dire n’importe quoi et planquons nous. Demain, on reste au calme, cela fait cinq jours qu’on les trucide. Autant les laisser imaginer qu’ils nous ont mis en fuite non ?

    • **********

Ce fut un bruit différent qui réveilla Samael le lendemain. Il s’aperçut que Siegfried avait pris la peine de rentrer tout ce qui pourrait trahir leur présence. L’adolescent semblait effrayé, complètement paniqué même. Samael identifia vite le bruit, et comprit. Un vaisseau de transport, une des barges qui flottaient souvent dans les rues de Rhen Var. Autant ce bruit ne le dérangeait pas sur sa planète natale, autant ici, l’entendre était incongru. Et complètement nouveau pour son jeune compagnon qui n’avait jamais dû en voir un de sa vie. Samael sortit prudemment. Il apercevait l’immense coque grise à pic au dessus du camp ennemi. Ces derniers semblaient avoir reçu de la visite.

Focalisant son objectif sur les petites fourmis qui s’agitaient plus bas, il en laissa échapper un juron. Le chef des Loups Garous, une sorte de gorille massif, deux fois plus large que lui, accueillait avec beaucoup de déférence un petit individu recouvert d’une cape écarlate bordée d’or, la cagoule cachant le visage et le protégeant de la poussière soulevée par les réacteurs qui tournaient encore. Il n’y en avait pas beaucoup de ces capes, et toutes étaient réservées aux tenues d’apparat des Avatars divins. L’un de ses « frères » l’avait donc trahi. Il eut un peu de mal à identifier la marque qui ornait le transporteur. Le soleil luisait sur la coque et celle-ci brillait de milles feux. Il fallut cinq bonnes minutes pour découvrir quelque chose qui ne lui plut pas du tout…

Une fois rentré dans la grotte, il étonna Stéphane par son teint soudain blanchâtre, qui n’aurait même pas fait envie à un zombie. Il se laissa tomber sur le sol avant de prendre la parole.

- Demain, on fuit. Le visiteur nous empêchera de tuer ses alliés, et je n’ai pas les moyens de le trucider…

    • **************

Samael avait toujours pensé Loki de bon conseil. Et il ne lui venait pas à l’idée que ses envies de rébellion en faisaient un conseiller moins efficace. Il lui avait expliqué la fuite à travers les bois, et la feinte des Loups Garous qui n’avaient jamais compris par où s’étaient enfuies leurs cibles. Mais surtout, il abordait le sujet qui lui tenait à cœur. Loki n’avait jamais été tendre avec ses confrères. Il fallait dire que le peu de pitié qu’on témoignait à son égard n’allait pas arranger les choses. Toutefois, Loki semblait soucieux. Comme Samael, il comprenait parfaitement ce qu’impliquait une telle alliance avec les Loups Garous. Et la sanction qui tomba fut sans détour.

- Trouve un moyen de le faire tuer.
- N’abusons pas non plus. Loki, on parle d’un dieu là, pas d’un crétin débile et immature.
- Excuse-moi, mais l’un n’empêche pas l’autre. Toutefois, tu as raison, on parle d’un type qui tente une hérésie complète, et n’hésite pas à s’allier avec des fous furieux monothéistes. Pour trucider un gamin aux origines divines. Oui, excuse-moi, on peut laisser ce type se promener en toute liberté.
- Bon, il me faut l’accord du fils pour tuer le père. Je pense toutefois avoir trouvé le gars qui nous fallait pour qu’on mène cette action. Mais cela ne me plait pas du tout.
- Si tu crois que je prends ça pour un jeu. N’imagine même pas que cela me réjouisse. C’était l’un de mes seuls soutiens, alors devoir le planter… Merci pour le cadeau. Je me retrouve à faire votre sale besogne, sans vraiment d’autres raisons que protéger mes arrières…

    • *****************
fffanatic
fffanatic
Niveau 10
29 octobre 2007 à 21:44:34

- Keinengel Payaso, avance s’il te plaît, lança Balder d’une voix assez forte.
- Oui, seigneur. Je vous remercie de m’accorder une audience. Je sais que je n’aurais pas dû, que je suis désormais un moine défroqué, mais je ne pouvais me résoudre à mourir.
- Il n’est pas faux que tu le méritais. Mais j’ai un marché à te proposer. Si tu l’acceptes, tu resteras en vie, et tu iras où bon te semblera. Ta tentative désespérée sera oubliée et tu ne seras coupable que d’impiété.
- Un sale travail je suppose. La récompense est énorme, surtout pour un condamné à mort. Mais j’ai fait ce qu’il me semblait juste de faire. Tyr fricotait avec les Loups Garous, il connaissait Fenrir. Aucune raison de manifester de la pitié à son égard.
- Soit. Ta mission sera semblable. Tais-toi avant de commencer à pleurnicher. Je ne sais pas sur quoi tu te bases sur Tyr, mais j’ai un scoop. C’est Bor leur principal contact et soutien. Il mérite de subir le même sort que l’autre non ?
- Je ne veux pas seigneur. Demandez cela à quelqu’un d’autre. Tuer un dieu m’a mené au bord de la folie. Il m’avait repéré et sa magie m’a quasiment liquéfié le cerveau. Alors cette fois-ci…
- Tu feras ce que je te demande, parce que je tiens ta famille, lança-t-il à l’homme qui se ratatina. Il est dans son temple sur Midgar. Odin est d’accord. Tu devras l’emmurer vivant, et je me fiche éperdument de ce que tu deviendras. Sors et tu vivras libre.
- Soit… Vous le regretterez un jour de toute façon…

    • ******************

Cinq heures plus tard, une déflagration retentissait dans le centre ville de la cité planétaire. On parla d’attentat avant que les dieux n’infirment cette version des faits. Selon eux, Bor avait tenté un sort trop puissant pour ses capacités magiques. L’énergie libérée s’était retournée contre lui et l’avait enfermé sous une masse de pierres trop importante. On allait donc respecter un deuil de cinq jours, pendant lequel son temple serait fermé à tous. On annonçait que quelques moines s’étaient suicidés, se sentant coupables de la disparition du dieu auquel leurs services étaient voués. Samael lui, attendait le rapport de Loki. Ce dernier le contacta, la mine réjouie.

- Alors, cela a donné quoi ?
- Keinengel est complètement barge. Je n’avais jamais vu ça, j’ai cru qu’il allait jouer les kamikazes. Un vrai maniaque des explosifs. Mais cela a été largement suffisant. Vu que le temple de Bor annulait les autres pouvoirs magiques que les siens, personne ne peut le sauver.
- Ne peut ? Tu veux dire que la vieille rosse est encore en vie ? Qu’il n’est pas écrasé sous la masse des pierres ?
- Non… Il a visiblement concocté une bulle réduite de protection autour de lui. Il se savait surveillé. Mais cela ne le sauvera pas. On sait qu’il était dans sa période de jeûne rituel. Il va perdre la vie dans trois jours environ. Juste à temps pour nous aider…
- Et le moine ? Il est mort dans l’explosion ?
- Il aurait mieux valu, répliqua Loki avec un regard noir. Il est complètement fou. Visiblement, il s’est repassé ce qu’il avait subi en tuant Tyr. Mais cette fois-ci, son esprit était encore affaibli et il n’a pas pu résister suffisamment. Il est complètement fou. Et assez dangereux. Je le soigne, et il ira sur une planète où il ne subira aucun danger ni n’en causera…
- Tu aurais dû l’achever. Ce pion nous est désormais inutile. Il va t’encombrer plus qu’autre chose. S’il survit sur cette planète…

    • ****************

Premier bal de l’Académie Spatiale. Le major de promotion devait mener la danse. Evidemment, s’il avait su cela, Siegfried aurait laissé la première place à l’un de ses rivaux. Il n’avait jamais appris à danser. Il ne savait pas danser. Et il faudrait ouvrir le bal. Donc s’humilier devant toute une assemblée qui n’attendait qu’un faux pas du barbare venu se dégrossir. C’était sa réputation au début. Sauf qu’il avait manifesté un talent réel et supérieur aux autres dans le domaine du pilotage et de la stratégie. Il était dangereux dans les airs pour n’importe qui. Et complètement inoffensif sur la piste de danse à son grand désespoir. Il n’avait pas de cavalière attitrée, comme les trois quarts de ses collègues. On attendrait donc qu’il puisse en trouver une pour vraiment lancer la soirée.

Ce fut elle qui le trouva. Une jeune femme en robe blanche lui tira poliment la manche. Ce qui attira le regard de Stéphane fut le sourire charmeur et les yeux qui l’hypnotisaient. Sa cavalière se tenait face à lui, dans un fourreau de soie pure. Et elle semblait aussi à l’aise que lui était stressé. Passant son bras sous celui du jeune homme, elle l’entraîna vers le bar, et se servit un verre. Il avait une boule dans la gorge et se contentait de fixer les cheveux bruns de la jeune fille, tout en ayant remarqué les dés en argent autour de son cou.

- Siegfried n’est ce pas ? Samael m’avait dit qu’il me faudrait t’aider. Donc tu vas danser avec moi.
- Je ne sais pas. Je n’ai jamais dansé, je risque d’être ridicule et tu pourrais trouver un meilleur cavalier que moi sans soucis. Tu mérites visiblement mieux.
- Hum. Excuse-moi, j’ai dû mal me faire comprendre. Ce n’était en aucun cas une question. C’était un ordre monsieur le major de promotion.
- Un ordre, se mit-il à rire. Bah voyons, c’est sûrement agréable de se faire commander par une jeune femme aussi ravissante que toi, mais…
- Non, non et non, bonhomme. Ce n’est pas la ravissante jeune femme que je suis qui tente de te draguer. Quoique ce ne soit pas si désagréable. Mais l’une des Valkyries les plus importantes qui te donne un ordre, major. Sur la piste de danse, exécution ! Rassure-toi, je mènerai notre couple, tu n’auras qu’à suivre mes pas, j’ai demandé un rythme lent pour que tu n’ais aucun mal. Maintenant, en route.

    • ***************

Alors que Stéphane se détendait enfin, la musique cessa. Il avait passé un quart d’heure à danser et cela en réalisant l’exploit de ne pas écraser les pieds de la jeune femme. Il s’était octroyé une pause pour boire un verre. En voyant sa cavalière arriver, il lui en offrit un qu’elle but de bon cœur. Il se sentit le devoir de la remercier. Elle répondit en riant.

- Ce n’est rien. Et cela m’a bien plu aussi. Comme quoi, les gens ont raison. L’alchimie fonctionne bien entre nous.
- Comment cela ? De quoi parles-tu ? Comment l’alchimie pourrait exister entre nous ?
- J’ai oublié de me présenter… Je suis Brunehilde, mais appelle-moi Jessie.