Voilà, après avoir vécu l´enfer des exams, et la folie des fêtes qui suivirent, me revoici, pour votre plus grand bonheur, pour continuer mon humble fic.
Je crée un nouveau sujet, pour que ce soit plus clair. J´ai modifié quelques passages, donc je conseille aux rares personnes ayant déjà lu de relire (surtout que depuis un mois vous avez sûrement oublié ^^).
J´ai désespérémént tenté de rajouter des descriptions, mais pour le moment ce n´est pas encore terrible. Mais bon, jusqu´à présent, je n´ai fais que modifier le prologue qui était déjà écrit, je promet de faire mieux lors de l´écriture de la suite.
Enfin voilà, j´espère que ça vous plaira.
Voici le prologue et le début du chapitre 1. Si tout va bien, vous aurez la suite et fin du chapitre 1 demain au plus tard.
Bonne lecture ^^
LA DERNIERE AUBE
Prologue
Isaac se tenait devant la porte. Il n’osait pas frapper, ce qui est compréhensible vu l’aspect sinistre de la maison. Mais s’il ne s’agissait que de la maison…
En fait, Isaac avait commencé à ressentir un profond malaise bien avant d’atteindre la petite cabane (car une habitation minuscule faites de quelques planches de bois ne mérite pas vraiment d’être appelée « maison »). Il se sentait mal depuis qu’il avait aperçu la colline au sommet de laquelle elle était perchée. Elle n’était pas vraiment haute, ce qui n’empêcha pas Isaac d’être essoufflé en arrivant au sommet. Il mit cela sur le compte du stress, même s’il savait au fond de lui que la cigarette et le manque d’exercices physiques étaient seuls responsables de son endurance lamentable. Mais il n’avait guère le temps de faire du sport, et fumer une cigarette était peut être la seule chose qui lui apporte un certain réconfort dans sa vie. Il pensait que journaliste était un métier de rêve, qu’il deviendrait un reporter célèbre, qu’il aurait une immense maison et voyagerait dans le monde entier en première classe, ou – pourquoi pas - dans son propre jet ! Mais tout cela n’était qu’un beau rêve. Ce reportage était sa dernière chance de ne pas se faire virer. Sa dernière chance de pouvoir payer le loyer de son trois pièces minable. Sa dernière chance de ne pas complètement rater sa vie…
Et, pourquoi pas, enfin rencontrer une fille...Depuis sa puberté, on aurait dit qu’une barrière invisible le séparait du sexe opposé. Si un jour quelqu’un voulait créer un répulsif à femme, il n’aurait qu’à prendre un peu de sueur d’Isaac, ça marcherait sûrement...
Mais cette répulsion qu’ont les femmes vis-à-vis de lui vient sûrement de son physique ingrat. Grand et presque rachitique, il n’avait aucune allure. Ses long bras pendaient comme des pendules lorsqu’il se déplaçait, et ses longues mains fines donnaient des frissons aux gens qui lui serraient la main. Ses cheveux blonds ressemblaient à de la paille, et son nez imposant contrastait fortement avec son fin visage. Il avait essayé de se laisser pousser la barbe, pour lui donner un air plus mature. Mais elle poussait bizarrement par plaques, et était donc parsemée de trous. Et comme Isaac était très sensible au soleil, sa peau brûlait très vite. Il y avait donc des trous rouges au milieu de sa barbe blonde. Si Isaac avait voulu avoir l’air plus ridicule, il n’aurait pas réussi.
C’est pourquoi il misait tout sur son travail. Une bonne situation pouvait gommer tout les problèmes physiques aux yeux des femmes (c’est une certitude qu’il avait depuis qu’il avait vu la femme de son patron...). Mais inversement, une mauvaise situation exacerbait ces problèmes...
Il était venu à Corel dans l’espoir de trouver un bon sujet. Dans une grande ville comme celle là, il suffit parfois de sortir dans la rue et d’attendre que quelque chose d’intéressant se produise. Mais au final, Corel n’était qu’une ville banale. Isaac n’avait jamais aimé les grandes villes, et celle-ci ne faisait pas exception. Elles semblent toutes riches et belles de l’extérieur, mais une fois qu’on s’y aventure un peu, on n’y découvre que corruption et mensonges, pauvreté et désolation. Mais les problèmes sociaux n’intéressaient plus personne, et Isaac n’avait donc rien trouvé, ou en tout cas rien qui vaille la peine. Il voulait trouver LE sujet, écrire un article exceptionnel, pour que tout le monde reconnaisse enfin ses capacités de journaliste. Mais même lui commençait à douter qu’il n’en ait jamais eues… Ce fût le jour où il s’apprêtait à partir qu’on lui parla de l’homme de la colline. On le surnommait aussi parfois le fou ou l’ermite. Personne ne savait son nom ni son âge, et rare sont les personnes à l’avoir vu. Aussi certains prétendaient qu’il n’existait pas, que cette vieille bicoque sur la colline était abandonnée depuis longtemps. Mais personne n’osait aller vérifier…
Isaac trouva l’idée intéressante.
C’est ainsi qu’il se retrouva devant la porte du fou, hésitant à frapper depuis déjà vingt minutes. Il se retourna pour regarder encore une fois la colline. C’était étrange. Si Corel était une grande métropole, le paysage qui l’entourait était plutôt verdoyant et agréable à l’œil. Seule cette colline était grise et triste. L’herbe qui y poussait semblait pourrir et devenait brunâtre, les quelques fleurs qui tentaient de percer mourraient aussitôt, … tout n’était que désolation. Et surtout, un silence de mort pesait. Pourtant, d’après les habitants, c’était autrefois un endroit gai où poussaient de magnifiques fleurs. Mais maintenant…. Il se demandait comment un homme pouvait vivre dans un endroit pareil.
Il écrasa sa cigarette et se décida enfin frapper à la porte. Il pensait devoir attendre longtemps, il pensait même que personne ne répondrait. Il fut donc surpris de voir la porte s’ouvrir assez rapidement.
L’homme qui lui ouvrit semblait étonnement jeune, vingt-cinq ans tout au plus. Il était plus petit que lui, mais Isaac était très grand, ce qui, vu sa carrure ridicule, lui valut le surnom de « fil de fer » lorsqu’il était à l’école. Surnom qui n’aurait pas été à l’homme, car sous ses vêtements noirs on distinguait clairement une musculature imposante.
L’homme le regarda. Son visage ne laissait passer aucune émotion.
- « Heu ! Bonjour… dit Isaac. »
Aucune réaction.
- « Je suis journaliste et… »
L’homme se retourna et voulut fermer la porte. Mais Isaac n’allait certainement pas en rester là, même s’il avait eu une soudain envie de s’enfuir lorsque l’homme lui avait ouvert.
- « Attendez ! S’il vous plaît accordez-moi quelques instants ! J’aimerais écrire quelque chose sur vous, je pense que ça pourrait faire un article intéressant. «
L’homme se retourna et le fixa dans les yeux. Isaac tenta de soutenir son regard mais se détourna après quelques secondes. L’homme avait des yeux d’un noir profond, qui donnaient l’impression de vous transpercer et de jauger votre esprit juste en vous regardant. On dit souvent que les yeux d’un individu peuvent tout vous dire sur lui, permettent de savoir s’il ment, ses émotions, … Isaac utilisait souvent ce stratagème lors d’interviews pour savoir si son interlocuteur disait la vérité, il avait un don pour juger quelqu’un d’après son regard. Mais les yeux de cet homme ne révélaient rien, si ce n’est peut être une certaine lassitude. En fait, ils semblaient ne pas lui appartenir. Ils ne collaient pas avec le reste du corps. Ils étaient trop… « Trop vieux », se dit Isaac. L’homme était jeune, mais il avait des yeux qui témoignaient d’une longue vie. On dirait même que…
Perdu dans ses pensées, Isaac n’avait pas remarqué que l’homme était rentré en laissant la porte ouverte.
- « Entrez, dit-il.
Sa voix correspondait bien à son âge estimé, mais elle semblait venir de très loin, comme si entre le moment ou elle sortait de la bouche et celui ou elle arrivait aux oreilles d’Isaac elle avait parcouru des kilomètres.
Après un petit moment d’hésitation, il pénétra dans la maison. L’intérieur était sobre. Presque vide en fait. Il y avait un lit dans un coin, et une table au milieu de la pièce, entourée de deux chaises. Il n’y avait qu’une seule fenêtre, ce qui rendait la pièce assez sombre. Tout un coin de la pièce était dans l’ombre, et Isaac ne pouvait dire si quelque chose s’y trouvait, bien qu’il soupçonna qu’il fût vide... L’homme était assis sur l’une des chaises. Isaac s’assit lui aussi, et leur jeu de regard recommença. Isaac pu ainsi l’observer à sa guise. C’était ce qu’on peut appeler un bel homme. S’il avait été plus grand de quinze centimètres, on aurait pu l’appeler « un grand ténébreux ». Ses cheveux noirs lui arrivaient à mi-front, excepté une mèche un peu plus longue qui lui recouvrait en partie l’œil droit. Etrangement, celle-ci était blonde. Isaac savait très bien que la nouvelle mode était de se teindre quelques mèches dans une couleur différente, mais l’homme n’était pas vraiment du genre à suivre la mode...
Après un moment, l’homme prit la parole.
- « Vous n’êtes pas le premier à venir me voir vous savez. Mais aucun n’est resté jusqu’au bout de mon histoire. Généralement ils partent avant la moitié. Allez-vous vous aussi me faire perdre mon temps ?
- « Si votre histoire est intéressant et que vous n’inventez rien, je vous promets de rester jusqu’au bout, répondit Isaac, bien qu’il doutât de sa propre promesse…
- « Je ne vous crois pas. Mais soit, après tout je n’ai pas grand-chose d’autre à faire...
Isaac sortit de son sac son enregistreur dernier cri. Il en était fier. Il avait du faire pas mal de sacrifices pour l’acheter, mais ça en valait la peine, c’était le must du marché. Mais c’était sans doute la dernière fois qu’il l’utilisait. Si cette interview ne donnait rien – et il était persuadé que ce serait le cas – il perdra son boulot et devra le revendre…
C’est donc avec une certaine tristesse qu’il enclencha l’appareil. Le doux ronronnement qu’il produisait faisait toujours partir le stress qu’il ressentait avant chaque interview. Cette fois-ci aussi il le calma, mais pas entièrement. L’homme n’avait pas l’air fou ni méchant, mais il le mettait mal à l’aise.
- « Bien, nous pouvons commencer…
L’homme soupira et regarda quelques instants par la fenêtre. Le soir approchait et le ciel prenait une teinte orangée. L’homme eut une expression bizarre en regardant le soleil descendre lentement vers l’horizon.
Chapitre 1
- C’est triste, un coucher de soleil, vous ne trouvez pas ?
- Pardon ?
Occupé aux derniers réglages de son enregistreur, Isaac n’avait pas entendu ce que l’homme avait dit. S’il y avait bien une qualité qu’il fallait lui reconnaître, c’était d’être passionné par tout ce qu’il faisait, même par les choses les plus banales. Mais du coup il en oubliait parfois que des personnes l’entouraient et on lui reprochait souvent de ne jamais écouter ce qu’on lui disait et de ne s’intéresser qu’à lui. Ce qui était faux. Enfin, dans un sens. Le fait est qu’Isaac n’avait jamais trouvé d’interlocuteur qui vaille la peine d’être écouté attentivement. Aussi bien dans sa famille qu’à son lieu de travail, tout n’est que conversations inutiles à propos de sujets stupides, où l’on ne s’écoute pas mais où l’on attend son tour de parler, et où le seul moment où l’on est attentif est lorsque l’on s’écoute soi même parler. Isaac estimait que si l’on n’a rien d’intéressant à dire, il valait mieux se taire. Mais il était apparemment le seul à penser cela, les gens semblant tous participer à une compétition où il faut parler le plus possible pour rester en course.
Isaac avait perdu depuis longtemps, et dû donc se mettre à l’écart, pour ne pas gêner les joueurs. Mais d’après son expérience personnelle, perdre à ce jeu équivalait à abandonner tout espoir d’avoir une vie sociale, et donc d’avoir un minimum de respect. Il est vrai qu’être respecté par des gens que l’on méprise n’apporte rien, mais Isaac avait peur de la solitude, et se forçait donc à rester dans le troupeau, malgré tous les sacrifices que cela lui imposait.
C’est pour cela qu’il ressentait une certaine admiration envers l’homme qui se trouvait en face de lui, lui qui avait coupé tout liens avec la société. Mais cette admiration ne changeait en rien son inconfort, inconfort qui se trouvait décuplé lorsqu’il le regardait dans les yeux.
- Lorsqu’il se lève, il illumine tout, la nature entière se réveille et nous montre ses merveilles, chaque matin c’est la vie qui est recrée. On considère le jour et sa beauté comme acquis, et puis tout d’un coup, tout nous est retiré. Le soleil repart, reprenant ce qu’il avait donné. La lumière disparaît, la vie aussi, tout n’est plus que silence... Et nous restons là, dans l’obscurité, avec comme seul espoir que le soleil refasse son apparition pour nous sauver de la mort.
Isaac avait rarement entendu discours plus pessimiste. L’homme ajouta, dans un murmure presque inaudible :
- Cela fait bien longtemps qu’il ne s’est plus levé...
Il se tu à nouveau et reprit sa rêverie. Isaac avait entendu sa dernière phrase, et son sens demeurait une énigme pour lui. Il décida qu’il était temps de commencer, n’ayant pas particulièrement envie de passer la nuit avec cet homme lugubre et apparemment dépressif.
- Nous pourrions peut être commencer par les présentations... Je suis Isaac, journaliste au quotidien « Le nouveau Midgar », journal qui atteint des records aussi bien par son nombre de lecteurs que par sa médiocrité !
L’homme eut un air amusé, où du moins l’expression que prit son visage durant un peu moins de deux secondes pu faire penser à de l’amusement.
- Je m’appelle Cl...
Il eut une grimace de douleur et porta une main à son front, semblant avoir une migraine. Il se reprit rapidement et fit un geste agacé.
- Je me nomme Deniel.
Le trouble de Deniel étant bien visible, Isaac préféra ne pas poser de question.
- Si je ne suis pas le premier à venir vous voir, je suppose que vous devez commencer à avoir l’habitude des interviews ?
- J’ai du m’habituer à de nombreuses choses, et celle là ne fut pas la pire...
- Hum !. .. Je prends cela pour un oui. Hé bien, nous pouvons commencer. Je...
Isaac se rendit seulement compte qu’il n’avait absolument rien préparé, et n’avait aucune idée des question qu’il aurait pu lui poser. Il n’était pas vraiment du genre à organiser son travail, mais il avait généralement au moins une vague idée de la manière dont il voulait procéder. Mais cette fois il avait choisi son sujet sur un coup de tête et travaillait sans filet. Il se sentait stupide, et avait peur de la réaction de Deniel lorsqu’il lui dirait qu’il n’avait en fait rien à lui demander. Ce fut étrangement de la personne qu’il craignait que vint le réconfort.
- Je vais donc faire comme les autres fois, dit Deniel. Ca n’a pas marché avec les autres journalistes, et je doute que ça aille mieux avec vous, mais je ne vois pas d’autre manière de vous faire comprendre ce que je ressens aujourd’hui qu’en vous racontant ma vie.
- Ca me parait parfait ! dit Isaac, rassuré.
Deniel retira une bague de son doigt et la montra à Isaac. Un symbole y était gravé. Isaac pensait le connaître, mais n’aurait pu dire ce qu’il représentait.
- Cette bague est ornée du symbole de Mideel, mon village natal...
Erf...
Pour finir la suite du chapitre 1 arrive seulement aujourd´hui. Mais bon...
C´est bien quand personne ne lit, comme ça on a pas à justifier des retards, mais quand même...
Un ptit commentaire ça ferait plaisir.
Je posterai le reste du chapître 1 un peu plus tard.
c´est vachement bien continue
il y a de bonne descrition mais ny trop ny peut
les personnage sont bien raconter et on sans tout de suite que le personnage qui va raconter son histoir est special.
maintenant il faut voir la suite
Merci à toi ! ^^
Voici la suite donc, fin du chapitre 1 :
« Mideel se trouvait au sud d’ici. C’était un petit village comme on en trouve partout, un peu perdu au milieu d’une forêt. Comme tout village digne de ce nom, il contenait bon nombre d’histoires et légendes, dont certaines n’étaient plus qu’un faible souvenir que les anciens ressassaient quelques fois. Mideel était ainsi connu pour être « Le Lieu ou se réunissent les âmes ». Plus personne ne savait ce que cela signifiait, mais ce surnom plaisait aux habitants et ils n’hésitaient pas à le citer aux rares voyageurs ou touristes qui passaient par là.
Pour y aller, il fallait traverser une partie de la forêt. Elle était luxuriante et accueillante. La seule chose qui venait troubler les discussions silencieuses des arbres centenaires était le chant des oiseaux. Les nombreuses feuilles des branches énormes formaient comme un tunnel, mais elles étaient étrangement fines et laissaient un peu passer les rayons du soleil, ce qui donnait une lumière tamisée très agréable.
Enfin, après être passé sous un grand portique en bois ou chaque gamin avait gravé une bêtise, entre les nombreux cœurs dans lesquels se trouvaient deux noms, symbolisant l’amour de deux personne - amour qui fût parfois hélas moins résistant que le bois dans lequel le cœur fût gravé – on arrivait au village.
Il n’était pas très grand, constitué seulement de maisons en bois disposées sans réelle logique, chaque habitant construisant soi-même son habitation sans vraiment suivre de plan. Passé le portique en bois, on trouvait ce qu’on pourrait appeler une rue, qui menait à une place où les enfants jouaient et où les vieux se reposaient assis sur un banc. Passé cette place, le semblant d’organisation du village disparaissait, laissant place à un amoncellement de maisons placées n’importe où. Cette disposition n’était pas toujours très pratique, mais tout le monde pensait que c’était aussi ce qui faisait la charme de Mideel.
J’habitais au fond du village avec mes parents et mon frère. Ma mère était une belle femme, douce et calme, mais aussi forte et déterminée, que presque rien ne pouvait ébranler. C’est sans doute cette partie de son caractère qui a séduit mon père, un homme fort et imposant, fils de bûcheron et fier combattant, ce qui l’a conduit à devenir le gardien du village, toujours au premier rang lors d’attaque de monstres où brigands. Il aurait aimé que je lui succède, mais je n’étais guère doué au maniement des armes, et je n’aimais pas vraiment me battre. Heureusement, mon frère pouvait jouer ce rôle. Il était sans doute le seul du village à pouvoir égaler mon père au combat, et il passait ses journées à s’entraîner avec lui. Il s’appelait Sélis et était plus âgé que moi. On ne savait pas quel âge il avait exactement, mais il devait avoir trois ans de plus que moi. Ce n’était pas mon vrai frère. Mon père l’avait trouvé un jour aux alentours du village. Personne ne savait comment il était arrivé là. Ce n’était qu’un bébé que quelqu’un avait abandonné, qui serait mort si mon père n’était pas passé par là. C’était un bébé magnifique, et ma mère en tomba tout de suite amoureuse. Ils décidèrent de l’adopter. Lorsqu’il fût âgé de douze ans, ils lui avouèrent qu’il n’était pas leur vrai fils. Il répondit que ce n’était pas grave, car lui les considérait comme ses vrais parents. Il n’en parla plus jamais par la suite. En grandissant, il devint de plus en plus beau. Il avait de longs cheveux blonds magnifiques qui rappelaient la couleur du blé, et personne ne pouvait résister à son sourire. Certains garçons du village étaient un peu jaloux. Mais Sélis était la gentillesse incarnée, et il était impossible de lui en vouloir bien longtemps. Je m’entendais parfaitement bien avec lui. Entre nous, jamais un mot plus haut que l’autre.
Je vécu ainsi, heureux et sans problèmes, jusqu’à l’âge de dix-sept ans, jusqu’au jour où Sélis tomba malade...
Sélis n’avait jamais été malade, et le docteur du village était impuissant. Il avait de fortes montées de fièvre, et souffrait d’hallucination. Il entrait parfois comme en transe, et était pris de délire. Je ne supportais pas de le voir comme ça, lui que j’admirais plus que tout. On le disait condamné, mais je ne pouvais l’accepter. Après des semaines de souffrances, ses délires prirent encore plus d’ampleur. C’était trop pour moi, et je ne pouvais plus rester à ses côtés sans risquer moi aussi de devenir fou.
Je parti alors loin, sans prévenir personne, loin de ma maison et de mes parents désespérés, loin du village et de tout les gens qui me regardaient d’un air désolé et tentaient de me consoler, comme si Sélis était déjà mort. Je voulais rester seul, pour pleurer et maudire le ciel de me retirer mon frère. Je ne sais pas combien de temps j’errai ainsi, mais le soir tombait lorsque je me décidai à rentrer au village. Je pensai y retrouver mon frère mort, et que j’allais me maudire pour le restant de mes jours de ne pas être resté à ses côtés pendant ses derniers instants. J’aperçus alors de la fumée qui venait du village. On l’utilisait parfois pour prévenir les gens d’un évènement important. Je me mis à courir à toute vitesse. Ca ne pouvait que concerner Sélis, il allait sûrement mieux, il était guéri, et il m’attendait devant la maison avec son sourire d’ange ! La fumée était plus épaisse et noire que d’habitude, mais je n’y prêtai pas attention. Je couru à perdre haleine, traversai la forêt, et arrivai enfin au village.
Mon cœur sembla s’arrêter quelques secondes. Seul le portique était intact. Tout le reste était en train de brûler. Des flammes énormes jaillissaient des maisons, et un énorme nuage de fumée noire commençait à se former au dessus du village. Je ne comprenais pas ce qui avait bien pu se passer. Je repris mes esprits et pensa toute de suite à mes parents et à Sélis, et repartis en courant vers ma maison. J’arrivai sur la place, et cette fois mon cœur s’arrêta complètement. Je tombai à genoux et n’arrivai plus à respirer.
Devant moi se trouvait un charnier. Partout où mon regard se posait se trouvait un corps. Certains n’avaient même plus de tête. Le sol était devenu rouge, le sang coulait dans les rigoles avec bruit. Presque tous les habitants étaient réunis ici, parfois disposés en tas, comme une œuvre d’art morbide.
Je ne pouvais plus bouger. Je pleurais sans bruit, les larmes coulaient le long de mes joues avant de tomber dans une flaque de sang. Je n’arrivais pas à reprendre mon souffle, et me mit à vomir tout ce que contenait mon estomac. Je croyais que j’allais mourir, lorsque je pensai à mes parents et à Sélis. Je ne les avais pas aperçu parmi tout les corps, et n’aurais pu regarder plus attentivement...
Mon père aurait pu se défendre, mais Sélis ne pouvais pas se lever. Je me levai avec peine et me dirigeai vers ma maison. Chaque pas que je faisais m’éclaboussait de sang, et les flammes me brûlaient le visage et séchaient mes larmes.
Ma maison était en flamme, comme les autres. Devant la porte, je vis le corps de ma mère. Mon père se trouvait un peu plus loin, sa propre épée plantée dans le ventre.
Tout sembla s’écrouler autour de moi, et je pensai perdre la raison, lorsque je le vis. Il tenait une épée dégoulinante de sang, et ses vêtements en étaient imprégnés. Il me fixait d’un air étrange, et se dirigea vers moi.
Je le regardai sans comprendre, les yeux rougis par les larmes. Il s’arrêta devant moi et leva son épée. C’est alors que je le reconnus. Ses cheveux avaient changés, mais ça ne pouvait être que lui. J’aurais reconnu entre mille ses grands yeux turquoise...
Je parvins à murmurer son nom :
- Sélis...
Il arrêta alors son geste. Il me fixa dans les yeux, l’air troublé, puis reposa son épée.
Il me sourit, fit demi-tour et partit calmement, sans se retourner.»
Déniel se leva brusquement, ce qui fit sursauter Isaac. La nuit était tombée, et la pièce était plongée dans l’obscurité. Déniel fouilla dans un tiroir et en sortit des bougies. Il les alluma et les plaça sur la table. Elles n’éclairaient pas beaucoup, donnant une ambiance assez lugubre. Mais Isaac pu revoir ainsi le visage de Déniel. Il ne pleurait pas. Il n’avait même pas l’air triste. Après ce qu’il venait de raconter, Isaac pensait qu’il serait au moins un peu troublé. Mais il gardait ce même air impassible qu’il avait depuis le début. Mais Isaac n’était pas dupe. L’émotion qu’il avait ressentie dans sa voix était bien réelle...Mais il aurait le temps de penser à cela plus tard. Pour le moment, il avait surtout envie de connaître la suite de l’histoire.
Les bougies éclairaient faiblement le coin de la pièce qui se trouvait auparavant dans l’ombre. Après un court moment d’adaptation à la lumière, Isaac pu distinguer un objet appuyé contre le mur. C’était une épée. Elle était très vieille et rouillée, comme si elle était restée là pendant plus d’un siècle.
Isaac s’en désintéressa rapidement, vérifia son appareil et pria Déniel de continuer.
Il fût quand même légèrement troublé par cette épée. Pas par son ancienneté apparente, mais plutôt par sa taille absurde. Si la garde était assez fine, la lame, elle, était énorme...
j´aime bien
et dire que j´ai cru lire "la dernière daube"
sérieux
j´ai pas fait exprès,j´ai flashé ^^
pas mal du tous mais le truc de la ville en flamme ta ete un peu inspirer par ff7 non ![]()
sinon moi j´aime bien. par contre je voudrai te poser une question : ia t´il un raport ou non avec ff7???
Si si j´avais lu, mais j´avais déjà commenté sur l´ancien topic non? Enfin bref, fin du premier chapitre qui nous éclaire davantage sur l´histoire.
Interressant la séparation de tes protagonistes, un aux cheveux noirs, l´autre blond, l´un qui a peu d´attrait pour le combat, l´autre qui se révèle être avant l´"évènement" une fine lame, un combattant aguerri. Bref une opposition totale, même si on ne pouvait pas penser à ce qui allait arriver..
Quand j´ai lu la description de l´attaque, j´ai même cru que tu te lançais dans le passage du jeu où l´Arme attaque Mideel XD. Bien loin de cela, on retombe dans une reconversion de l´incident de Nibelheim, ce qui, avec les yeux turquoises et les crises de convulsion, laisserait penser que Sélis aurait un lien avec Séphiroth, ou Jénova, ou quelque chose dans ce genre.
Bref c´est toujours aussi bien écrit, aussi plaisant à lire, on attend donc la suite^^