Et bien voila, on m´avait dit de refaire un topic pour mettre ma fic une fois les fautes corrigés.
Alors merci à fffanatic ( donc si y reste des fautes faut se plaindre à lui
)
Et j´ai aussi amélioré les descrpitons des bébêtes comme on me l´avai dit
J´ai décidé de laissé une intro très courte ( et rès nul lol ) pour ne mettre aucun spoiler et qui li est un plus grand mistère
FIC : Le signe
Introduction :
Le monde a été créé avec le ciel, la mer et la terre. Créé aussi avec les animaux, les humains et tout autres êtres vivants. Donc, créé avec Aby et sa famille. Même si certains pensent que leur destin est déjà écrit, nous allons vous raconter celui de Aby.
Chapitre 1 : Ryll
Aby venait d’avoir 15 ans, c’était donc une jeune adolescente. Elle était brune avec des mèches rouges grenat et les yeux verts. Elle possédait certes quelques rondeurs, mais n’était ni grosse ni sportive. Même si elle adorait sa mère, quelque chose la poussait à la quitter : son père, parti quelques années après sa naissance.
Ils habitaient dans un petit village du nom de Ryll et comme dans tous les petits villages, il fallait chasser car les autres villes étaient à plusieurs lieues ce qui engendrait un commerce minime. Or un jour, son père était allé chasser et n’était jamais revenu.
Sa femme Coleen avait fini par perdre espoir et disait maintenant qu’il était mort. Mais Maya, elle ne le croyait pas car personne n’avait retrouvé la dépouille de son père, donc il y avait encore une lueur d´espoir.
Une tradition voulait qu’un jour par an, une grande fête du commerce qui se nomme El Liiko ait lieu. Cette fête consiste à rassembler tous les villages et villes à plusieurs lieus à la ronde et chaque commerçant amène ce qu’il vend. Aby fêtait donc ce jour-là son 15ème El Liiko. Elle avait attendu très longtemps ce jour car, cette année, la fête se passait ici, dans son village et elle allait pouvoir être seule. Elle était en effet la seule adolescente du village, obligée de passer son temps à s’occuper des plus jeunes. Mais ce soir les parents étaient obligés de jouer leur rôle et de surveiller leurs bambins.
Enfin, il était minuit et la fête battait son plein. Le village était lumineux, chaud. Des tables en bois avaient été renversées, des gamins courraient dans tous les sens sous les cris de leurs mères. Les gardes, logiquement chargé de surveiller les portes avaient aussi profité de la fête et étaient ivres. Facile maintenant de passer le mur d’enceinte.
Juste avant de partir, elle laissa un mot sur la table de chevet de sa mère, technique classique mais qui marchait à tous les coups. Seulement, on ne saura sans doute jamais ce que cette lettre contenait. Elle prit ce qu’elle avait préparé dans un sac c´est-à-dire des fruits, du pain, des mouchoirs, de l’eau, des ustensiles, du papier et une couverture en particulier. Aby s’enfuyait en pleurs, mais marcha pendant longtemps toutefois. Au bout d’un moment, elle se retourna pour regarder la ville et espéra que ce n’était pas la dernière fois qu’elle voyait son foyer et se jura que la prochaine fois, elle franchirait les portes avec son père.
Les lumières et multiples lampions flamboyaient comme si la ville était en feu. On put entendre quelquefois des cris de joie et des pétarades puis de gros bruits sourds, des feux d’artifices. Enfin, après avoir passé la colline verdoyante qui surplombait la ville, elle s’appuya contre un arbre, un magnifique pommier aux fruits dorés et au feuillage vert puis s’endormit épuisée. Elle avait parcouru son chemin en courant pratiquement tout du long.
La nuit était fraîche et claire, un vent doux, une brise légère soufflait sur son joli visage, faisant voleter ses mèches. Les étoiles brillaient comme pour l’encourager, la Lune éclairant la Terre d’un léger voile bleuté. On entendait le bruit des grillons, des chauves-souris qui voletaient.
Le lendemain matin, elle se réveilla à l’aube, et admira le lever du soleil, beau et lui redonnant de l’espoir. Les rares nuages que l’on voyait à l’horizon étaient orangés puis se déclinaient en une couleur rosée qui se fondait presque avec le ciel plus rouge, plus pourpre. Auprès du sol, les cieux étaient bleu clair, de la même couleur qu’en plein jour, peut-être un peu plus foncé, le bleu de la nuit qui vient de s’éveiller.
Elle décida de manger une ou deux pommes, de rationner ses provisions et de partir sur-le-champ.
- Il vaut mieux que je garde mais réserves de nourritures. De plus on peut encore me rattraper en chevaux. Je suis vraiment bête, pourquoi j’en est pas pris un ?, pensa-elle.
Et la voilà repartie, ne sachant pas toutefois où aller, vers où se diriger. Après un temps de réflexion, elle se rappela que dans sa jeunesse sa mère lui interdisait d’aller vers l’ouest, dans la forêt, il y a là-bas une sorte de petite chapelle avec des papiers et autres bric-à-brac. Elle décida de si rendre et d’eu donc revenir un peu sur ses pas. Elle regarda en même temps le paysage : à sa gauche, la montagne est couverte de conifères. Les troncs s’élèvent dans la lumière, bien droit ou inclinés, et leurs aiguilles courent tout le long. A sa droite, un bois de chêne cette fois, et une pleine luxuriante la sépare des bois. Elle traversa la pleine au petit trop supportant la morsure cruelle du soleil. Puis un animal peut reconnaissable sortit des bois, elle eu alors un moment d’arrêt, une hésitation mais elle continua, elle aimait les bêtes et n’avait pas peur d’elles. Aby est maintenant arrivée à la lisière et traîne ses pieds engourdis sur le sentier qu’elle suit fixement du regard, le chemin est parcouru, en large, de racines et de pourpier. « Il paraît que le pourpier se mange en salade ! » Le soleil perce les chênes et l’on voit de magnifiques faisceaux de lumière, ou flotte des grains de poussière, qui descente et s’arrête net sur le sol. Elle atteint enfin l’endroit tant espérer.
Désoler, j´ai eu un petit pplantage qui fait que je n´est pas pus mettre en page avec les alinéas et les sauts de lignes ( sa commence bien )
Faut pas chercher pour les alinéas. Ici ça n´existe pas, ce qui est bien dommage je trouve aussi.
En tout cas, ta fic est mieux tourné qu´avant.
Continu comme ça ![]()
Chapitre 2 : La chapelle
Une foi arrivée à la chapelle, elle essaya de trouver l’entrée mais tout était recouvert d’un épais lierre bleuté et brillent, quelques fleurs éclosaient de ci, de là. Les fougères poussaient abondamment en décrivant un cercle à deux ou trois pas aux alentours. Encore plus loin, certains arbres étaient morts, déracinés, dévorés par des castors ou des biglofs, une espèce cousine du castor, bien plus imposante toutefois, portant les poils très longs, ayant des pattes palmées et de très grandes incisives. D’autres troncs encore étaient ravagés par les champignons ou encore recouverts d’un lierre jaune et laid. Comme si la zone autour de la crypte était protégée par un bienfaiteur quelconque ?
Aby se dit que peut-être une personne habitait près d’ici et qu’elle conservait cet endroit. Ce lieu était peut-être sacré pour elle et entrer voudrait dire qu’elle le profanerait. Elle s’assit sur une pierre et réfléchit :
- Non ! C’est trop nul d’avoir fait tout ce chemin pour rien, et puis qu’est ce que je vais faire si j’abandonne ? Tant pis.
Elle se releva et attaqua à contre cœur la jolie toison de feuillage. Ses mains commençaient à être ensanglantées quand elle se rappela que dans son sac, elle avait mis un canif. Non, pas un canif, un couteau suisse, encore mieux ! Elle se rassit sur la pierre, sortit aussi des mouchoirs et fit un bandage de fortune à ses mains. Puis elle déplia le couteau et se remit à ses occupations. Une heure après, la porte était dégagée. Sur cette porte en bois brut, était gravé un opts, une bête qui combinait les traits du chien et du dragon. Les opts avaient une crinière de la taille de celle d’un jeune lion qui était, la plupart du temps, plus foncé que le reste du corps. Ils possédaient aussi de minuscules ailes en écaille sur leur dos, cachées sous leur toison. Ils ne s’en servaient jamais car les opts marchaient à quatre pattes. Leur queue aussi était légèrement écailleuse suivit d’un plumeau de poils. Ils avaient aussi une caractéristique particulière, des pierres étaient enfoncées dans leur chair.
Curieuse dans apprendre plus, elle abaissa la poigné en fer forgé, elle, gravée non pas d’un opts mais de multiples plantes. Mais le déclic ne se fit pas entendre. Alors elle se recula et donna un violent coup de pied au niveau du verrou, la cloison vibra, la porte s’ébranla puis s’ouvrit avec un grincement long et sinistre.
Elle entra et observa l’intérieur une fois que ses yeux se furent habitués à la pénombre. Aby remarqua tout d’abord les toiles d’araignée mais ne s’en inquiéta pas. Puis elle aperçut des dessins, des peintures sur les murs. Il y avait d’innombrables animaux en action, dans leur habitat naturel. Comme une immense fresque représentative ! On voyait aussi dans la chapelle des meubles, des caisses, des boîtes remplient de papiers avec des inscriptions.
Sur chacune de ces caisses, tiroirs ou boites étaient écrits des noms de familles que ce soit Matthews, Kerson, Durupt, ou Optiniss et bien d’autres encore. L’intérieur contenait des fiches et des documents sur lesquels on pouvait lire une foule de détails sur l’histoire de la famille en question.
Elle ouvrit le tiroir qui correspondait aux Optiniss, c’est à dire sa famille. Leur tiroir était plus gros, plus beau et plus orné comme s’il était plus important. Cependant, quelqu´un avait dû toucher aux fichiers car le peu qui y restaient étaient déclassés. En cherchant bien elle ne trouva que des explications bénignes mais rien qui ne puisse l’aider.
Puis elle souleva un paquet de papier et prit l’arbre généalogique. Au niveau de son père, elle lut sa date de naissance suivit d’un tiret et d’un point d’interrogation et enfin sa date de disparition entre parenthèses. Elle scruta ce bout de papier et machinalement regarda les années de naissances et de décès de chaque personne. Son oncle du côté paternel n’était pas mort et elle avait lu précédemment qu’il vivait en ermite dans cette même forêt depuis la disparition de son frère. Aby décida donc de se mettre à sa recherche.
Avant de partir, elle prit une carte accrochée au mur, se reposa quelques instants et grignota un petit peu. Elle voulut passer par la lisière du bois, non pas par ce qu’à l’intérieur il y avait des bêtes mais parce qu’elle risquait de s’y perdre.
Chapitre 3 : L’oncle ermite
En chemin, elle rencontra des bêtes sauvages, qu’elle contempla tout en poursuivant sa route. Mais au bout de deux heures de marche, elle fut surprise par un pécari. Ne pouvant pas le contourner, elle s’abaissa, détacha les sangles de son sac et y prit une pomme qu’elle fit rouler un peu plus loin. Le bestiau s’empressa d’aller se goinfrer à l’ombre et Aby se dépêcha de passer. Une autre fois, quand elle dut passer dans un lapié, un lyps bloqua le passage entre deux grandes roches. Le lyps, dormait, ce n’était pas un animal agressif, mais au contraire très craintif. Ils ont une grosse tête ronde avec d’énormes lèvres humaines. A leur corps minuscule semblait être accrochées deux lianes serties d’une feuille à chaque bout. Ils ont aussi la peau lisse comme un nouveau-né.
Elle tendit le bras et prit un caillou qu’elle lança de toutes ses forces. Il se réveilla en sursaut et courut se cacher aussi vite qu’il le put. Elle se reposa et s’assoupit à l’endroit même où l’étrange animal était un instant auparavant. Elle observa le lapié. De multiples pierres calcaires, façonnés par d’anciens ruissellements, étaient posés en couches successives, formant des puits très profonds. Il n´y avait pas ou peu de végétation, de gros rochers étaient en équilibre sur d’autres plus petits. Vint le moment où elle reprit son chemin.
Enfin un sentier ouvrait le bois, il était clairement indiqué sur la carte que plusieurs kilomètres après le champ de cailloux, il y avait un petit passage qui menait vers quelque chose désigné par un carré, se devait être un cabanon.
Au bord du chemin elle cueillit des champignons, des bolets, vesses de loups, ce qu’elle trouva de comestible.
- Ca lui fera peut-être plaisir, vu que je débarque à l’improviste. Dommage que je n’ai pas emmené une galette et un petit pot de beurre…, se dit la jeune fille.
Elle arriva à une cabane très aménagée, près d’une clairière, avec des enclos, un contenant des émeus, l’autre des chevreuils, une volière avec des choucas, et aussi un bassin rempli de cistudes. Elle frappa à la porte qui s’ouvrit :
- Aby ! dit sans surprise le vieil oncle.
- Hein ?
Elle tomba dans ses bras, terrassé de fatigue. Quand elle rouvrit lentement les yeux bien plus tard, elle vit un visage se rapprocher du sien avec une haleine fétide. Il avait de grands yeux bleus, des cheveux longs d’un noir de geai, une barbe de plusieurs jours, un nez fin, et ses joues formaient des creux. L’homme l’aida à relever son buste. Aby était dans un lit étroit, dans des draps bleu ciel et une couverture vert foncé.
La personne qui se tenait debout devant elle devait être son oncle, il était grand, très grand, il atteignait presque les deux mètres. Il était habillé d’un pantalon bouffant, une sorte de baggy qui cachait sans doute sa maigreur. Il portait aussi une vielle veste de cuir. Il lui dit :
- Bonjour Aby, je suis ton tonton. Comment te sens-tu ?
- Ca va ! répondit-elle. Je ne t’avais pas reconnu sur le coup oncle Waly, tu dois avoir la cinquantaine maintenant.
- Et oui, ca fait longtemps, j’ai 53 ans cette année. Comment va ta mère ? lui demanda-t-il.
- Ho, bien, du moins jusqu’à ce que je parte.
- J’ai préparé tes champignons, t’en veux ? lui proposa-t-il.
- Pourquoi pas, je ne me rappelle pas tes talents de cuisiniers.
Ils dînèrent en parlant de choses et d’autres. Elle reconnut que, malgré ses airs bourrus, c’était toujours un homme au grand cœur. Du moins avec elle. Puis ils en vinrent au fait :
- Je sais que tu arrivais, les animaux le disaient. Je suppose que c’est à propos de ton père.
- Les animaux te l’on dit ?
- Non, les animaux ne me l’on pas dit, ils le disaient. C’est une subtilité à saisir…
- Oui, je veux en savoir plus sur papa.
- Bon et bien que dire sur mon frère… Ton père se nomme Masao, les Optiniss sont une sorte… de grande famille pour ne pas dire clan. Ils ne sont pas d’ailleurs tous de la même famille mais de même origine. Je vais te le dire autrement : les Optiniss sont une famille dans la famille des Iruka, tu comprends. Ta mère en connaît un bon bout sur ton père, même si elle ne devait pas, mais elle ne sait pas la vraie raison de sa disparition…
- La vraie raison de sa disparition ?
- Laisse moi continuer. Ton père était un homme honnête, fier de sa merveilleuse petite fille. Il était grand, les cheveux grenat, le même nez que moi. Il possédait une particularité, les yeux jaunes…Il mesurait un peu moins d’un mètre quatre vingt pour environ 65 kilos… Il aidait le village et faisait partie du conseil. Si le vieux maître n’était pas la, c’est à lui que l’on faisait confiance. Bref, c’était un très bon père.
Elle avait tout avalé les yeux grands ouverts.
- Tu disais tout à l’heure que les bêtes annonçait ma venue.
- Oui, j’écoutais les animaux. La carte vient du monastère ! Tien, prend cette clef, en dessous du tas de boites, il y a une caisse sous le plancher, ouvre-la et le reste de mes explications seront là. Tu partiras demain après une bonne nuit de sommeil mais ce coup-ci, tu passeras par la forêt.
- Par la forêt ! Mais…
- Mais rien, écoute, soit attentive aux animaux, ils te guideront. Même si tu ne comprends pas ça, ce que je te dis, fais-le. Un jour tu sauras.
Puis ils allèrent se coucher sur ces dernières paroles énigmatiques.
J´attend vos commentaire sur cette nouvelle version surout de la par de ceux qui mon promis d´aller la voir une fois corriger.
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Pour l´instant 9 chapitres sont écrit et ils deviennent de plus en plus long.
Chapitre 4 : Mésaventures
Le lendemain matin, à l’aube, elle se sentit secouée et se réveilla brusquement :
- Allez, dépêche-toi, le jour est bientôt levé.
- Hein ? Hein ? Ah, oui ! fit-elle la bouche pâteuse
- Tiens, mange, habille-toi, prend ton sac et vas-y.
Dix minutes plus tard, elle était sur l’allée qui conduisait à l’enclos des chevreuils. Aby se retournait de temps en temps pour faire, encore, un signe de la main à son oncle. Elle était déçue de devoir déjà partir, elle aurait bien aimé rester un peu plus longtemps.
Il faisait beau ce matin là, elle contempla le ciel magnifique, avant de s’engouffrer dans la forêt. Le soleil était baigné dans des couches de nuages colorés, tout au-dessus une couleur indigo se déclinant en un superbe rose, rose pourpre puis orange, et enfin orange pale. Autour du soleil, lui aussi rosé, était suspendu un halo de lumière jaune, presque doré.
Enfin, au bout de quelques minutes, elle commença son périple d’un pas décidé. Elle sortit la carte soigneusement pliée dans sa poche puis l’examina attentivement : des ronds, des ronds verts, simplement une multitude de petits ronds verts séparaient deux carrés rouges… Etant inutile, elle la replia et la fourra là où elle se trouvait quelques instants auparavant. Aby se remit en route, elle marchait tout droit, toujours tout droit, jusqu´à ce quelle se rende compte qu’elle tournait en rond. Elle le remarqua quand, pour la seconde fois, elle aperçut une pierre de la forme d’un grand trône avec, sur le dessus une déformation ressemblant à un chapeau melon. Elle si assis pour réfléchir. Son ventre la tiraillait, elle avait faim. Elle ouvrit son sac et y vit de magnifiques sandwiches emballés dans un plastique fin, transparent et collant.
Ils sentaient très bon, mais quant à savoir ce qu’il y avait dedans… Souriant à la pensée de son oncle les lui préparant la veille, elle se rappela de ce qu’il lui avait dit d’écouter les animaux, qu’ils la guideraient.
Sans trop y croire, elle se concentra et fit le vide dans son esprit. Quelques secondes, quelques minutes peut-être s’écoulèrent avant qu’elle ne perçoive un son, une parole. C’était une impression étrange, comme des milliers de bruits, de craquement, de piaillement, de grognements, de bourdonnements qui, ensemble, formaient une voix qui disait : « Regarde à droite, ces deux arbres tordus, passe entre eux. » et qui répétait inlassablement la même chose, d’une voix douce, comme une évidence. Elle continua jusqu´a ce qu’Aby se lève et traverse la bande de racines des deux arbres qui sortaient de la terre et s’enroulaient entre elles. La voix changea, pour lui dire qu’en marchant, elle devait se décaler légèrement sur sa gauche. Elle obéit, la voix lui précisa d’aller encore plus sur sa gauche et de continuer jusqu´au rocher.
Cette voix mystérieuse, cristalline, presque angélique lui dicta sa conduite au fur et à mesure de sa progression. Puis, pour la première fois, elle se fit moins douce et lui cria de faire attention.
Une énorme bête velue et indéterminable courut dans sa direction avant de s’arrêter net à quelques pas. Elle avait des yeux exorbités et rouges. Elle se tenait sur ses pattes arrières terriblement griffue. Tout le pelage, ras et légèrement bouclé au sommet de son crâne était du même noir luisant et profond. Des tâches se formaient de ci, de là. Elle avait le museau écorché mais ne semblait pas avoir de dents. La panique la prit, Aby ne savait que faire. La voix reprit enfin pour lui dire de penser très fort, se dire à l’intérieur que le monstre allait partir. La bête ne semblait pas entendre cette voix. Ecoutant toujours, elle se mit à genoux, se concentrant au maximum comme elle l’avait fait la première fois. Tout d’un coup la bête éclata, dispersa ses organes et ses os un peu partout autour d’elle. La jeune fille paralysée, se releva couvert de sang épais et gluant, une larme lui coula au coin de l’œil quand elle vit ce qu’il restait de la chose : juste une carcasse rouge mélangée à des poils, il en sortait les tripes baignant dans une flaque de boue. Une odeur nauséabonde commença à se dégager, elle eut un relent et plaqua les mains sur son nez pour ne plus pouvoir renifler l’air alentour. Elle s’enfuit…
Au bout de deux heures de marche, elle entrevit la chapelle. Un rayon de soleil qui perçait le feuillage éclairait la porte. Elle huma les senteurs suaves qu’émanaient les fleurs, qu’elle parfum délicat qui venait à point après ce qu’elle avait senti un peu plutôt dans la journée. Soudain, elle galopa en sa direction. Une fois arrivée, elle se précipita à l’intérieur. Puis elle débarrassa le plancher tant bien que mal, en balançant et parsemant la pièce des caisses de différentes tailles. Elle essaya d’arracher le plancher avec ses doigts, en vain, ses ongles étaient cassés et ses mains blessées. Elle reprit son canif qu’elle avait accroché à son ceinturon, malheureusement, il tomba entre deux fentes à cause de l’état d’excitation dans lequel elle était. Aby regarda autour d’elle, se leva brusquement et arracha un linteau rouillé de la porte. Elle s’en servit pour faire levier en glissant la barre de dans les fentes du bois vers moulu. Les planches cédèrent avec un bruit de sucement humide. Du trou, elle en sortit la caisse qui s’y trouvait.
Chapitre 5 : La révélation
Dans la caisse, il y avait un vieux livre relié en cuir. Elle l’ouvrit, c’était une bible, une bible plutôt bizarre. Elle en lit quelques lignes :
Tu ne croiras en aucun dieu car aucun dieu n’existe. Tu es le seul responsable de tes actes… Si tu commets ce que les croyants appelle un pêché, ce n’est pas en l´avouant et en t’excusant qu’ils seront effacés et que tu seras gracié. Il n’y a pas de paradis ou d’enfer, tous les humains naissent bons mais peuvent changer. Tu devras toujours faire le meilleur. Bien sûr, si tel est ton désir tu peux croire en un dieu car ces lignes ne sont que des conseils. »
Sur les dernières pages, elle lut aussi la raison pour la qu’elle il ne fallait pas y croire :
Si tu ne crois pas en dieu et que dieu n’existe pas alors tu as raison. Mais si tu ne crois pas en dieu et que dieu existe alors c’est lui-même qui t’a créé non-croyant. Pourquoi ? Telles sont les paroles du peuple Iruka, qui se donne pour but de régler tous conflits.
Il y avait aussi un tas de feuillets presque calcinés disant :
Le peuple Iruka est créé 60 millions d’années après la naissance de Tipiat notre planète. Le peuple choisit lui-même pour symbole l’opts, animal mi-chien mi-monstre possédant des pouvoirs élémentaires. Il ne lui sera voué aucun culte. Le peuple remet le calendrier lunaire à zéro, nous sommes donc l’année 1.
A partir de l’année 3, chaque Irukaï, une note indiquait la phonétique d’irukaye, semble naître en possession d’un de ces dons élémentaires, peut-être à cause de la fréquentation de nos amis les opts.
Année 21, les dons se sont véritablement développés, nous décidons de nous en servir pour régler les conflits par le bien après avoir appris à les contrôler.
Année 25, un conflit éclate, le conseil demande au Irukaï de se mêler aux autres peuples sous le nom de famille d’Optiniss.
Année 37, un terrible conflit est survenu, nous subissons de très lourdes pertes, le premier veilleur est mort, il faut en élire un autre, le plus sage d’entre nous, celui qui a le plus de connaissances. Notre peuple est réduit quasiment à néant.
Elle sauta quelques pages : Année 103, après avoir arrêté de nombreux conflits…
Là, elle lut toute les lignes sans exception :
Nous décidons d’envoyer, avec son accord, le conseillé du village de Ryll, Masao, membre du peuple Iruka, en mission accompagné de ses compagnons. Son frère, Waly, sera dispensé de cette tâche à cause de ses blessures physiques et morales…
Les autres feuilles étaient illisibles. Encore sur une autre feuille, il y avait les règles d’utilisation des dons et les punitions qui seraient infligées si ces règles n’étaient pas appliquées correctement. Sur un autre cahier, il y avait le nom de morts, de disparus et de leurs familles depuis l’année 100. Elle descendit les yeux au bas de la dernière page et fixa les lignes écrites :
Masao est déclaré disparu en l’année 105, il avait une épouse Collen et une fille de deux ans nommé Aby, il habitait le village de Ryll où il était conseiller de leur ancien. Après deux fidèles années de mission nous n’avons plus de nouvelles de lui, il avait les pouvoirs du vent et de la guérison et travaillai avec de multiples revolvers et pistolets. Waly, frère de Masao disparu du clan, ne pouvant pas surmonter le chagrin qui s’ajoutait à celui qu’il avait encore actuellement….
Des gouttes d’eau salées tombèrent sur la feuille, Aby pleurait, le cœur rempli de tristesse et de fierté. Elle s’assit sur la table du fond en ce remémorant ce qu’elle venait de lire. Elle tenait entre ses mains deux cartes. Une, représentant les environs, plus lointains et plus précis que la précédente qu’elle refixa au mur à son emplacement initial. Sur la seconde tous les trajets de guerres effectuées depuis la centième année. Elle enfouit les deux dans ses poches arrières. Elle compta les années. Il y avait treize ans qu’il avait disparu, c’était donc l’année 117.
Son œil fut attiré par un point doré qui brillait et se trouvait dans la boite. Elle la reprit à deux mains et la renversa sur la table, une grosse chaîne en or en tomba en produisant un bruit sourd et métallique. Elle fit voler un nuage de poussière. Aby attendit que ce nuage retombe, elle en fut recouverte car la poussière avait collé au sang séché sur ses vêtements.
Elle ramassa la chaîne crasseuse qu’elle nettoya avec un mouchoir et observa attentivement le médaillon épais et rond. Il y étai gravé un opts, sur cet opts, il y avait de petites pierres incrustées, trop dépolies pour en savoir la couleur. Elle passa la chaîne autour de son cou et descendit de son perchoir. Elle décida de partir pour la ville de Kriksma, la plus proche sur la carte.
Chapitre 6 : Départ pour Kriksma
Elle se demanda si elle ne devait pas retourner, avant de partir, chez son oncle.
- Et puis non, il comprendrait bien, résonna-t-elle.
Elle traça au crayon le chemin qu’elle allait prendre : elle passerait un peu par la forêt puis quand elle en sortirait, elle couperait la longue plaine pour, normalement, se trouver sur une route. Elle espérait atteindre la ville avant la nuit pour pouvoir prendre une chambre dans une auberge et se laver. Mais cela était quasiment impossible si elle faisait toute la route a pied, il faudrait qu’elle fasse du stop.
Tout en réfléchissant, elle c’était mise, lentement, en marche. Une heure s’écoula avant qu’elle puisse voir de la lumière au loin. Il était environ quatre heures quand elle arriva à la lisière des arbres. Le soleil était de plomb. Il faisait très chaud et l’air était lourd. Un vent brûlant soufflait dans les hautes herbes jaunies qui ondulaient tranquillement. Bien décidée à arriver le plutôt possible, elle s’arrêta juste le temps de boire une gorgée.
Tout en marchant, elle repensa à ce qui c’était passé le matin même car le sang séché sur ses vêtements, sa peau et dans ses cheveux formait une croûte qui craquelait par ce temps aride. Qu’est ce qui avait fait éclater la bête ? Etait- ce son don ? Avait-elle le pouvoir de faire gonfler les choses jusqu a se quelles cèdent ?
A ce moment précis, elle aurait bien voulu se reposer sous un arbre, seulement, il n’y en avait pas. Avait-elle le pouvoir de faire pousser les arbres ? Elle décida de ne pas essayer puis reprit sa bouteille. Aby entendit un vrombissement sur sa droite, elle tourna la tête. Elle percevait, très mal, une route au loin qui aurait pus être aussi bien à des centaines de mètres qu’à plusieurs kilomètres. Aucun obstacle ne barrait sa vue. Le vent sec lui amena encore des bruits de voitures, de moteurs mais aucun klaxon, aucune musique. L’endroit était désert, c’en était presque effrayant.
Enfin, elle arriva sur la route et décida de la suivre. Elle était caillouteuse, la terre s’effritait sous ses pas. Elle dut sauter par-dessus un fossé pour la rejoindre. Il était six heures et quart quand une forme s’avançait dans un nuage de fumée. Arrivé à sa hauteur, l’automobiliste lui proposa de monter à bord de son van.
A l’extérieur, le véhicule était d’une couleur mate, dans les tons verts et changeants selon la luminosité. L’intérieur était joliment décoré, on y devinait des mains d’enfants rouges et oranges sur un fond jaune à l’avant où il n’y avait qu’une large banquette, là où le conducteur était assis. Au fond, était placé un lit, les murs y étaient bleu nuit, des petites étoiles phosphorescentes y avaient été collées. Sur le mur dans face, il y avait de larges étagères et, en dessous, une petite table avec un tabouret sur le côté. La table en bois, sans nappe, touchait presque le lit et le pied du lit rejoignait la banquette. L’arrière avait donc été organisé au mieux. Le chauffeur s’allongea sur le siège pour pouvoir ouvrir la portière côté passager.
- Êtes vous un… ? fit-elle en souriant
- Un pervers… Si j’en étais un je vous répondrai sûrement que non, suggéra-t-il en plaisantant.
- Ca ne coûte rien de demander !
C’était un jeune homme agréable à voir, même plutôt mignon trouva-t-elle. Il avait les cheveux bleus électriques, sans doute une coloration se dit-elle, qu’il portait entre court et mi-longs. Ils formaient des grosses mèches rebelles. Ses yeux noirs brillaient dans l’ombre. Il était habillé tout en jeans, en jeans bleu, la veste et le pantalon. Il portait aussi des mitaines. Ils se mirent en route, le moteur crachotant.
- Je vais jusqu´à Kriksma. Je serais obligé de vous déposer là-bas.
- J’y vais aussi.
- Vous ne connaissez pas la ville n’est-ce pas ? Comment vous nommé vous ?, l’interrogea-t-il.
- Euh, hésita-elle se demandant si elle ne devrait-elle pas lui donner un pseudonyme. Aby, dit-elle, admettant qu’il avait l’air honnête et sincère, se refusant d’en dire plus .Et vous ?
- Moi c’est Warent !
Puis il ne dit plus rien, tant mieux, elle n’avait pas envie de répondre à ses questions. Il fixait la route du regard en lui donnant de temps en temps un petit coup d’œil Il remarqua le médaillon qu’elle tripotait Aby s’empressa de le cacher mais c’était trop tard Il avait un regard étrange…
- Vous l’avez trouvé ? demanda-t-il
- Mmm, non, il est à moi en fait.
- Si vous désirez le restaurer, il y a un petit joaillier au village.
- D’accord mais…, tenta-t-elle avec un geste de la main
- Ah, je vois… Mais je le connais, il est gentil, il vous fera bien une petite réduction.
Et ils se turent à nouveau. Il semblait démanger de lui demander où elle l’avait trouvé. Mais sa question aurait mis en doute la réponse de la jeune fille et ils arrivaient de toute façon à la ville. Il descendit, fit le tour du van et lui ouvrit la porte puis il se retourna.
- Il y a une auberge là-bas, demandez leur où se trouve le joaillier, les hôtesses se feront un plaisir de vous répondre. Ne vous inquiétez pas, elle n’est pas chère, reprit-il
- Merci !d it-elle timidement
- Au revoir, lança-t-il
Elle se dirigea d’un pas pressé vers l’hôtel et ne prit pas le temps de regarder le bourg. La nuit commençait à tomber, elle était fraîche. Elle prit une chambre et paya cash. Elle y monta et jeta son sac devant elle. Elle prit du temps pour se laver. La salle de bain était sobre, blanche avec un bain, des WC et un lavabo avec un petit meuble. Sa chambre était d’un bleu sombre. De chaque côté du lit étaient accrochées des lampes murales en forme de coquille Saint-Jacques d’un bleu tendre. Les rideaux et les draps étaient assortis ainsi que la table de chevet. Elle alla fermer les volets et se coucha. Elle s’enveloppa dans la couette et s’endormit sur-le-champ.
Chapitre 7 : Le rêve :
…Soudain le lièvre se retourna. Alors, comme si une vipère allait la mordre, elle ramena précipitamment sa main. Elle étouffa un cri de surprise et de frayeur. Le lièvre montra sa face et celle-ci est affreuse. Les orbites sont sans yeux, vides, profondes, sanguinolentes. Les narines béent jusqu´à l’os. Les babines remuent une putréfaction visqueuse. Seules les dents conservent un semblant de vie. Mais elle aperçut tout de suite qu’il n’a plus de langue. La peau de la tête pend, pourrie. Aby vit tout cela en un instant. Ce qui l’apeura le plus, c’est que cette tête morte reposait sur un corps vivant, gras de santé, au poil luisant et aux pattes pleines de vigueur.
Son rêve ou plutôt cauchemar changea. Elle devait se trouver très haut dans les airs. Elle voyait, en bas, de minuscules points confondus. Le sol était rouge, rouge sang. De là-haut, elle pouvait voir des gerbes d’étincelles de toutes les couleurs jaillir d’un peu partout, accompagnés des halos de lumière. Soudain, elle plongea rapidement vers la terre ensanglantée, elle frôlait les cadavres frais à toute vitesse. Elle s’efforça de ne pas regarder les membres éparpillés, les ventres et les crânes ouverts, les boyaux, les tripes, les organes et la cervelle qui en provenaient. Mais son subconscient, comme sinistre, essayait de recoller chaque tête à chaque corps. Puis, elle sembla se redresser.
Elle vit alors les combats entre monstres et des êtres bizarres ressemblant à des humains, certains étaient d’ailleurs des humains. Aby fit volte face et observa avec attention le spectacle sanglant qui faisait rage quelques dizaine de mètres plus loin. Elle entendait parfaitement le bruit des os et des tendons s’entrechoquant. Elle fut surprise par leur habileté, et elle se rendit bien compte que les humains et leurs alliées ne faisaient pas le poids … c’était un vrai massacre, les vaillants guerriers qui fonçaient tête baissée dans le combat ressortaient aussitôt comme soufflés par une explosion, les monstres s’en donnaient à cœur joie et semblaient prendre du plaisir à déchiqueter ces humains si fragiles qui volaient en lambeaux comme des fétus de paille. Cependant quelques petits groupes de combattant parvenaient à en isoler des certains et à les achever en combinant leur attaques. C’est alors qu’un grondement sourd fit stopper net tous les monstres qui se retiraient à porter de vue des hommes, comme si le chef de troupe avait sonné l’ordre de replis. Bizarrement ceux qu’elle prenait plutôt pour « les gentils » ne poursuivirent pas « les méchants » mais se réunirent et formèrent des ronds lumineux sur le sol.
Un énorme dragon doré sortit de nulle part se mit à charger en leur direction des humains a une vitesse vertigineuse. Aby hurlait de tout son être « fuyez !! » mais vraisemblablement les humains ne l’entendaient pas et ne bougèrent pas d’un millimètre, pourtant ce colosse n’était plus qu’à quelques pas du groupe opposant qui c’était enfermé dans une bulle violette translucide. Le dragon cracha un jet d’acide dans un rugissement tonitruant. A ce moment la des vibrations tel un tremblement de terre lui fit perdre l’équilibre, sous ses yeux ébahis, il vit un tentacule sortir de la bulle où dégoulinait de l’acide, elle le fouetta vivement et lui laissa une grande marque rouge et sanglante. Un autre tentacule plus épais surgit juste en dessous du dragon et le ligota fermement. Sous les cris de victoire du groupe, le tentacule qui avait enlacé le dragon pris de la hauteur et s’écrasa lourdement sur le reste des humains qui gisaient sur le sol.
Jamais elle n’avait vu plus horrible spectacle une immense giclée de sang s’écoulait autour du cratère formé par la chute du dragon, le choc avait été inouï. Une épaisse fumée l’empêchait de voir ce qui se passait. Les minutes qui suivirent étaient très calmes pas un son ne s’échappait du champ de bataille, des plaques de terres s’étaient relevées et formaient des pieux tout autour du trou. Le second monstre était cette fois-ci sorti totalement et se dressait fièrement devant son adversaire. Il était de même taille que le précédent et possédait deux tentacules au niveau de l’abdomen qui semblaient pouvoir s’allonger ainsi que deux bras terminés par d’horribles mains fripées. Sa tête était allongée avec des petites dents pointues plantées tout le long de sa bouche. Le dragon se remit sur pied en un bond, comme si le choc ne l’avait qu’effleuré. Il faisait face à son ennemi et tous deux s’observaient en silence. Brusquement le dragon enfonça une grande pointe argentée, qui provenait de l’extrémité de sa queue dans le ventre de l’être aux tentacules. Ce dernier se rapprocha intentionnellement de l’ennemie. La pointe glissant plus profondément dans sa graisse et ressortait par le dos, un filer de sang coula de façon sinueuse le long du dos.
Au même moment les monstres qui s’étaient repliés auparavant survenaient de toute part et assaillaient les humains qui se croyaient débarrassés de leur présence. Le combat entre les deux titans continuait, le dragon pensait avoir asséné un coup fatal a son adversaire, mais celui-ci leva une main griffue qui alla s’aplatir sur les pustules du crâne de son voisin qui éclatèrent simultanément en produisant des petits bruits d’éclatement peu ragoûtants et du pus verdâtre en dégoulina. En même temps les ongles lui transperçaient les yeux jusqu´à les lui crever. Les deux choses chancelèrent mais ne tombèrent pas. Les combats faisaient rage autour d’eux.
Brusquement, elles traversa les corps encore debout et s’avança machinalement vers un groupe de personnes humaines qu’elle crut reconnaître, Ces derniers lançaient des jets de lumière sur leurs attaquants. Le croc d’un monstre taillada le bras de l’homme d’en face. Celui-ci se mit à genoux, déchirant sa manche plus qu’elle ne l’était déjà. Il prononça une incantation, un éclair rouge fusa et l’estafilade se referma aussitôt. Pendant ce temps, un homme le couvrait. Il eut le bras tranché, sûrement sans qu’il ne s’en rende compte. L’humain derrière lui se leva et regarda autour de lui, il semblait rechercher quelque chose qu’il ne trouva pas.
Il soutint l’homme manchot et il recommença avec une incantation un peu différente et fit encore jaillir un éclair, cette fois d’un rouge un peu plus soutenu. L’épaule ne saignait plus, la blessure était refermée mais le bras n’avait pas pour autant repoussé.
Une lumière dorée lui troubla la vue. Elle reconnut le médaillon qui pendait au cou de l’homme aux incantations qui soignaient. Cet homme était son père… Elle chercha vivement son oncle, mais une grosse boule de feu atterrit près d’eux en produisant une énorme explosion incandescente dans un fracas assourdissant.
Elle se réveilla en sursaut, les draps étaient trempés. Elle espérait ne pas avoir crié. Elle se leva pour aller à la fenêtre et essaya d’ouvrir les volets mais ils étaient bloqués. Alors Aby se rassit sur son lit et pensa, pensa jusqu’à ce qu’une pointe de lumière vienne réchauffer son visage. Avait-elle fait un rêve, rêvé de la réalité ? La boule de feu, qu’était-ce ? De la magie ? Une météorite ? Toutes ces nouvelles questions restaient encore une fois sans réponses. En y repensant, si elle n´avait pas aperçu Waly, c’est qu’il avait déjà été remercié.
Elle se releva et se débarbouilla rapidement puis elle compta son argent. Elle prit un petit déjeuner au rez-de-chaussée puis sortit de l’auberge
Oyo ,on voit que Fana est passé par là ^^
Que dire de plus? Heu,ça manque d´action !
Combien de temps je ne suis pas venu poster sur ce topic ? Depuis que mon ordi à flancher. Je reviens dpnc avec la suite de ma fic
Whin avait décidé que pendant une semaine, il l´entraînerait à se servir de ses dons ainsi qu´à se battre.
- Bon, je vais commencer par te montrer à quoi consiste mon don et à quoi il peut me servir tous les jours.
Ils se trouvaient dans une grande cour avec des murs très hauts. Elle était parsemée de multiples objets accumulés par-ci, par la. Il leva les mains au-dessus de sa tête, parallèlement. Il murmura quelque chose d´incompréhensible et un rayon bleu apparu reliant les paumes de ses deux mains. Il les écarta légèrement puis un petit nuage gris apparu. Il rebaissa les bras et fixa le cumulus qui se déplaça au-dessus d´un pot de fleur, il le regardait toujours. Il tendit les doigts et le nuage plu sur les fleurs.
Aby applaudit en souriant :
- Bravo ! s´exclama-t-elle.
- Au début tu devras dire les incantations a haute voix, avec l´expérience, il suffira que tu les penses. Avec du temps, tu pourras détourner le regard des choses que tu as créé. Au fil de ton apprentissage, la puissance des tes dons augmentera. Lui expliqua-t-il.
- D´accord, j´ai compris.
- Maintenant, regarde-moi bien, je vais attaquer le pantin là-bas. Tu es prête ? demanda-t-il
- Oui, tu peux y aller.
Avec une vitesse et une amplitude magnifique, il raidit ses bras devant lui, doigts écarté. Il prononça une incantation de vive voix. Un jet d´écume apparut et se projeta sur le mannequin. Celui-ci, fouetté en plein ventre, tomba sur le sol. Whin se détourna vers des caisses, l´écume toujours au bout des ses mains. Il redescendit ses bras pour les remontés aussitôt avec les points fermés, un jet d´eau explosif alla renverser la carcasse de voiture sur sa gauche. Elle restait bouche bée.
- Impressionnent, non ? Maintenant, je vais créer une défense du type de celle que tu as vu dans ton rêve.
Il baissa les bras à terre et forma un cercle d´eau. Puis en tournant sur lui-même, une grande bulle d´eau l´encercla.
- Va-y, jette-moi un objet maintenant.
Elle le fit, la branche rebondit sur la sphère et retomba à ses pieds. Il sortit de la bulle de protection, celle-ci explosa.
« Tape, tape, tape, tape ».
Des applaudissements se firent entendre derrière eux.
- Aller, venez manger maintenant. ordonna Rostiss.
- Allons-y, je t´expliquerai à table.
Ils s´assirent autour de la table en bois.
- Pour Aby, produits régionaux aujourd´hui !
Ils commencèrent le déjeuné en rigolant.
- Si j´ai bien compris, il faut que je récite une incantation, comment je les reconnais ?
- C´est simple, elles se construisent sur une base mais il faudra les apprendre dans la langue des veilleurs. Tu commence par citer l´élément du don que tu va employer, puis le mot qui désigne une attaque, une défense... Par exemple, pour mon jet d´eau, dans notre langue, sa nous fait : eauattaquejet, si je voulais un jet de pierre, sa me donnerai rocheattaquejet. Mais moi, il me serait impossible de pratiquer ce dernier car je n´ai que le don de l´eau.
- J´ai compris, mais il faudra m´appendre les mots alors.
- Si je m´allie avec quelqu´un du don de roche et qu´il fait une attaque jet comme moi, alors nous obtiendrons un jet de boue. Les attaques et défenses principales sont connues de tous mais si tu veux plus de puissance, il te faudra les trouver seul.
- Tien, voilà une petite liste de mots. Lui donna Rostiss. Comme toi tu as le don de tous les éléments, il faut que tu apprennes tous. Hehehe ! Oui, très long sera ton apprentissage.
Eléments :
Eau : vig
Roche : casev
Nature : lhipuv
Electricité : dagxcv
Feu : dvg
Vent : bvpu
Soins : ratpr
Type :
Attaque : iuuingv
Défense : xvdvprv
Autre : dgpxap
Attaque suprême : wiruvc ( rien ne suit lors de l´incantation )
Nature :
Jet : fvu
Pluie : lhgtv
Séisme : ucvwzh
Bulle de protection : zghhv
- Je t´apprendrai de nouveau mots au fur et à mesure.
Après avoir déjeuner, Aby monta dans sa chambre pour essayer d´en apprendre un brin. Quand elle les eut, en partie, en tête une heure plus tard, elle redescendit au rez-de-chaussée. Il y avait sur, le dossier d´une chaise, un jogging de couleur bleu.
- Demain, nous irons t´acheter ton armure.
- Attrape ! Monte le mettre et retrouve-moi dans la cour. Demanda Whin
Quelque seconde plus tard, elle redescendit les escaliers quatre à quatre et se précipita dehors.
- Et bien, tu es pressés ! Viens là !
Il se posta derrière elle.
- On va commencer par une chose simple. Pour une attaque, tu tends les bras droits devant toi et tu essaye plusieurs positions de main pour voir la qu´elle est la plus efficace. Pour une défense, tu fléchis légèrement les genoux, bras écartés vers le bas et pour les autres, tu mets tes au-dessus de la tête. Alors essaye sa : lhipuvdgpxaplhgtv
Elle leva les bras en l´air, doigts écartés et prononça l´incantation : LHIPUVDGPXAPLHGTV. Et une pluie de pétales de fleurs de toutes les couleurs tombèrent du ciel pour finir-leur courses à voleter autour d´eux.
- Oua ! Très jolie ! s´exclama-t-elle
- Ah, c´est bien l´effet que je me disais. Maintenant tu fais la même chose avec une attaque.
- LHIPUV euh IUUINGVLHGTV.
Rien ne se produisit.
- D´accord, se n´est pas grave. Tu as eu un moment d´hésitation, c´est pour sa. Je te préviens, si jamais un mot fini par une lettre ou une syllabe qui est la même que celle du début du mot suivant alors tu ne la prononce q´une fois.
- LHIPUVIUUINGVLHGTV.
Une pluie d´épaisse branche fusa droit sur eux, en un éclair Whin forma une bulle de protection en criant : « VIGXVDVPRVZGHHV »
Ils s´entraînèrent toutes l´après midi. Le soir même, elle prit un repos bien mérité
Poste pas tout d´un coup comme ça , ca donne vraiment pas envie de lire
Crono-Clad Posté le 07 mai 2006 à 18:13:01
Poste pas tout d´un coup comme ça , ca donne vraiment pas envie de lire
tu veu dire que je ne doit pas metre tous un chapitre dun coup ?