pas encore de commentaire enfin si moi
donc voila sa devien seulemnt intérésssant maintenant c´est éxtrémement bien ecrit c´est trés bien il n´y a rien d´autre a ajouter ![]()
c´est un très bon chapitre ![]()
kikuchi
oui, en effet, les commentaires ont du mal à arriver en général ^^
Extrémement bien écrit ? Holala, je travaille sur le prochain chapitre, je me suis moi-même surpris d´un passage...Quoi ? Mais non, arrêtez de dire que me vente
axnyff
toujours fidèle au poste ![]()
Bravo
ne t´inquietes pas pour ça ... je serais fidèle
et arrete de te vanter
![]()
voilà j´ai enfin lu ta fic, comme j´avais lu le premier chapitre il y a plus de trois semaines, j´ai recommencé au début, (j´ai copié/collé les chapitres sur word et imprimé le tout, plus agréable à lire dans un fauteuil que sur un ordi
)
Le verdict : J´ai tout lu en une fois avec plaisir, c´est agréable à lire (avec quelques défauts que je te signalerais plus loin), avec de belles descriptions du monde de la mine, du cynisme de la Shinra, du voyage en train (on s´y croirait), du retour dans un foyer qui lui est devenu étranger, et enfin la mise en place en douceur de l´intrigue. donc bravo.
Maintenant au tour des quelques petits défauts:
Il y a parfois des fautes comme sals au lieu de sales 1er chapitre ou un mot qui manque dans le chapitre 2 (dont son père avait [fait] partie), mais c´est plus des fautes de frappes que des fautes d´orthographes etc et je sais que c´est difficiles de voir ces propres fautes (expérience d´une traductrice sans correcteur)
Par contre il y a des expressions qui sont fausses, bizarres ou lourdes:
chapitre 3:
dans le contexte du texte, il faut dire en ´guise d´explications´ et non pas en dépit d´explications´
´qu´il n´entende le songe de la locomotive se faire plus sourd. songe???? il doit y avoir une erreur dans el mot, mais j´ai pas trouvé
´criaient dans les yeux des passant´: je trouve que ´juraient aux yeux des passants´ va mieux (à moins que tu ai voulu dire autre chose)
´il s´agissait d´une cuisine sur laquelle était penchée une quadragénaire´ : on peut se pencher sur une cuisinière pas sur une cuisine .
Chapitre 4
´la joue gauche emmitouflée dans l´oreiller´: emmitoufler veut dire envelopper,e t d´après le contexte, je crois que ´enfoncée´ serait un peu mieux (je suis sûr qu´il y a une plus jolie expression mais elle ne me vient pas.
´une jeune de son âge´ : une ´jeune fille´ de son âge est plus jolie comme expression.
´crispé de stress´ : ´crispé par le stress´ plutôt.
´gros yeux bleus´ : pour moi ça fait globuleux, je préfère ´grands yeux bleus´
des fois tu écrit ´de Shinra´ et dans certains cas je trouve que ´de la shinra´ serait mieux.
Voilà les petits défauts qui m´ont fait tiquer pendant la lecture de cette fic qui sinon est agréable à lire et que je trouve très intéressante et j´aurai bien continuer sur ma lancée mais il n´y avait plus de chapitres
Voilà, et bonne continuation pour la suite. ![]()
Bon cinquième chapitre... les noms ne se sont pas si étrangers que ça, Fanny, avec Adeline, est un prénom qui me permettrait de repérer tes nouvelles des lieux à la ronde. Ensuite Baach... bach apparait dans FF9, on a aussi un compositeur... Toujours musicalement parlant, Fender c´est une marque non? ( la Fender Stratocaster par exemple si je ne me trompe pas^^)
Sinon on se retrouve dans une école de Soldat, qui me semble ressembler au Universités du VIII ( la BGU, la TGU, GGU).
Sinon le chapitre est interressant avec l´opposition entre le mysticisme qui baigne le jeu et ton héroïne si terre à terre, profondément cartésienne.
Matéria violette? 500 000 gils? des turks et heidegger? ca promet de belles poursuites ca^^
Armiel
merci pour cette décridibilisation, comme ça, on dirait pas que t´as aimé ^^sinon, pour les couleurs qui crient dans les yeux des passants, c´est une figure de style, ça s´apelle la synéstésie
fffanatic
mh...alléchant, non...En effet, je ne m´en rends presque plus compte, c´est tout le temps les mêmes persos qui reviennent...En parlant de perso, je vous propose d´en découvrir un autre avec ce nouveau chapitre...
Chapitre 6
Olinda était une sombre et énigmatique adolescente. Troisième fille de la classe, elle se faisait discrète à souhait. La plupart des élèves avaient été admis dans cette prestigieuse école après de dures qualifications, Fanny et quelques privilégiés avaient été raflés à l’encontre leur insu et ainsi placés sous la tutelle de Shinra. Mais aucun membre de la division ne savait la façon dont Olinda avait été admise. Cette adolescente semblait obscure de toutes parts ; elle ne laissait paraître que sa grande robe noire, sa cascade de cheveux de couleur encre et ses yeux dont l’iris semblait plonger quiconque la fixait dans un abîme de nuit et de cauchemar. Car tout ce que l’on pouvait savoir de sa personnalité se limitait à ce regard ; très timide et ténébreuse, seule la solitude semblait la satisfaire.
Mais lorsque la nuit portait conseil, que l’appel des étoiles dans la voûte céleste allait jusqu’à la crête des vagues de la mer d’encre, Olinda se réveillait en silence et de sa chambre de l’internat, elle s’enfuyait sur le balcon. Le zinc jaune chromé de la gigantesque carcasse de Junon semblait être un obscur mur d’acier sur la mer, et sur chaque plaque boulonnée se reflétait le firmament coruscant de milliers d’astres. Assise sur le bord du balcon, les bras les genoux, le regard perdu dans l’infinité de l’espace au-dessus d’elle, Olinda attendait que la nuit passe, qu’elles s’échangeaient tous leurs secrets, car l’univers aussi pouvait se sentir seul et livrer ce qu’il avait sur le cœur. Mais en tant qu’humaine, Olinda ne pouvait que se fondre dans la nuit et la regarder pleurer ; pour la consoler, il aurait fallu être une Cetra.
Lorsqu’elle attendait assez longtemps et que la nuit silencieuse s‘était vêtu de son manteau étoilé, Olinda avait des chances de voir apparaître sur son balcon Fanny. Alors, les deux adolescentes adoptaient la même posture et appuyée contre l’épaule, elles regardaient les vagues mourir sur les quais en contre-bas. Le bord du balcon n’était pas doté de barrière et se retirait en une dangereuse courbe. Ce soir-là, ce fut Olinda qui trouva Fanny. Une légère brise annonciatrice de l’automne soufflait dans les cheveux de la blonde emmitouflée dans une petite laine. Lorsque la brune se fut assise à coté d’elle, Fanny dit :
« -Je t’attendais.
-Oui… L’été arrive à sa fin et il ne sera plus possible de se voir ici. Ca va mieux ?
-Oui. Mais je voulais te parler de quelque chose.
-De quoi ?
-De ça. Annonça Fanny en sortant de sa poche la matéria de Baach. La petite sphère violette illuminait de sa douce lumière les deux jeunes filles perdues dans l’irréalité de la nuit.
-Une matéria indépendante, hein ? Je suppose que tu ne l’as pas acheté au MatériaSold du troisième quartier. Remarqua Olinda avec ironie.
-En effet, elle est tombée du coffret Baach en quittant le cours de matéria. J’aurais voulu la lui rendre, mais il avait l’air pressé. Mais en la gardant dans ma poche, je la sentais me brûler, et je suis tombé malade pendant la cours de linguistique étrangère…
-C’est pour ça que tu es sortie…Je vois ce que tu as ressenti, les matérias indépendantes ont des effets très particuliers, tu sais.
-Oui, mais ce qui m’inquiète, c’est lorsque je suis arrivée aux toilettes ; il y avait Baach et le directeur Fender de l’autre côté et je les ai entendus parler d’une matéria qu’achèterait Heidegger en personne pour un demi million de gils…demain…
-Tu penses que c’est de cette matéria là dont ils parlaient ? Demanda Olinda avec chaleur, Fanny répondit avec un simple hochement de tête.
-Heidegger est un home très puissant ; il est à la tête des Turks et de l’armée !
-Ils règleront leurs affaires ensemble, Fanny. Affirma Olinda en glissant sa main frêle sur le genou de son amie. Ne te dénonces surtout pas, ils croiront que tu l’as volée !
-Mais qu’est-ce que je vais en faire, moi ? Demanda soudainement la jeune fille avec panique.
-Je ne sais pas, Fanny…Je crois que je vais te laisser décider…Mais je serai là si tu as besoin de moi. »
Fanny répondit par un simple hochement de tête puis fit disparaître la lueur de la matéria en la plaquant contre sa poitrine, elle avait envie de pleurer, mais comprit bien vite que cela n’aurait aucun sens…Comme ni elle ni Olinda n’avait l’envie de parler d’avantage, elle se serrèrent l’épaule et attendirent de la sorte que la voûte céleste ne tourne sur elle-même, dévoilant à chaque instant une étincelle de vie différente. Fanny s’endormit bientôt, bercée par le mélodieux chant des vagues. Au loin luisait la vigie d’un navire, mais ce signal se perdit dans l’immensité étoilée du ciel.
L’adolescente fut réveillée par un grondement inhabituel dans l’océan du firmament. Olinda était toujours là et le soleil faisait paraître ses premiers rayons bleuâtres quelque part dans la direction de Corel Sud. Le grondement se rapprocha et vers le Nord, les deux filles virent une étoile se détacher de la sombre voûte. Il ne s’agissait pas d’une étoile mais d’un hélicoptère de Shinra. L’appareil passa à quelque distance des amies et se stabilisa au-dessus de l’aéroport où il amorça sa descente avant de disparaître de leur champ de vision. Cet événement marqua la fin de la nuit pour les deux adolescentes qui se séparèrent silencieusement, regagnant chacune leur chambre respective avant que le soleil ne puisse les apercevoir.
Le lendemain, les Turks effectuaient leur troisième visite des élèves d l‘année. Comme à leur habitude, ils se montrèrent dédaigneux et ne croisèrent aucun regard. Seul Reno qui était lui-même issu de SOLDIER University regardait certains apprentis avec un minimum d’humanité. Lors d’un intercours, Tseng s’entretint avec lui et lui avoua sa haine pour ce genre d’école, car elle plaçait l’armée de Shinra et particulièrement les Turks sur un piédestal qui n’avait nullement lieu d’exister, les Turks étant une division de l’ombre dont le recrutement ne pouvait se limiter à un si ridicule casting, de plus, la guerre ne pouvait être ainsi instruite ; avec un minimum d’éthique, l’école de Junon n’aurait jamais du être fondée.
Mais par-delà de ce mépris dont ils semblaient blasés, les élèves se rendirent bien compte que quelque chose n’allait pas dans l’attitude de ces hommes en costume noir. Pourtant, la journée se déroula sans incident ; les cours eurent lieu normalement, aucun absent n’était à recenser et les notes que faisaient semblant de prendre les hommes de Shinra paraissaient toujours plus accablantes…Mais seule Fanny savait ce que signifiait ce malaise. Et pourtant, elle n’avait nulle envie de restituer l’objet qu’elle avait en fait volé. Le repas du soir fut marqué par le départ de l’équipe de Shinra, les Turks paraissant toujours aussi indifférents à la journée qu’ils venaient de passer. Fanny et Olinda réunis pour la seule fois de la journée, car elles n’étaient pas dans la même division, dînaient généralement en même temps, sur la même table. Elles avaient alors coutume de se raconter leur journée et au milieu des songes qui volaient bruyamment de tous côtés, elles trouvaient silencieusement leur bonheur en discutant tête à tête. Le réfectoire était grand, mais lorsque ce soir-là, Fanny regarda par dessus l’épaule d’Olinda en face d’elle, elle vit le visage d’un jeune homme un peu plus âgé qu’elle, semblant la fixer des yeux depuis un moment, mais lorsqu’il s’aperçut du regard de l’adolescente, il détourna lui-même le sien.
Les rapports ente élèves dans cette école semblaient très étranges, les affinités étaient rares, les regards évitaient de ses croiser, l’indifférence régnait et la solidarité s’avérait décousue. La soupe au silkys était chaude, Fanny souffla légèrement sur l bouillon dans sa cuiller en surveillant attentivement le garçon sur la table de derrière ; il lui était absolument inconnu…
très interressant , plein de suspens
continue ![]()
C´est très intéressant! Un scénario original, c´est cool. Quelques coquilles ici et là et, comme l´A fait remarquer Armiel, des expression parfois étranges. Celle qui m´a marqué se trouve au chapitre 4 : "De ses gros yeux bleus". J´ai vraiment eu une image... hum... enfin. Ce n´est pas dérangeant, juste.. drôle XP
Bonne continuation, petit Bravo! ^^
quand j´ai cliqué sur ´poster le message´, je me suis dit: il va croire que j´ai pas aimé, j´avais raison
si, si bravo, j´ai aimé ta fic, je ne lis pas 5 chapitres d´affilés d´une fic si je ne trouve pas ça bien, intéressant, avec du suspens je ne suis pas maso
vivement le chapitre 7
trés bien comme d´habitude mais trop cour (fffanatic ses chpitres sont beaucoup plus long)
mais pour critiquer dans un chapitre d´avant il y avait un truc bizzare mais je m´en rapelle plus donc désolé
sugy
Les gros yeux bleux, c´était voulu, Fanny a bien les yeux globuleux...Et au fait, tu comptes toujours lir les Silences d´Anna pdt les vacances ?
Armiel
okay, merci
kikuchi
oui, bon heu...fffanatic il est en fac, je sais pas si il bosse beaucoup, ça me regarde pas, mais mo, je suis au lycée et je fais passer les études avant la fic et je trouve que le rythme d´un chapitre par semaine, c´est très bien, d´autant plus qu´ils sont courts, ça fait du suspens
Il fut un temps où c´était 2 chapitres par semaine !
Bon, j´ai bien avancé le chapitre 7 et j´ai été frappé de l´idée qui aménera l´élément perturbateur, ce qui va me permettre de réfléchir un peu plus profondément à la trame de l´histoire...Voilà, bonnne soirée ![]()
Argh ! devoir d´Espagnol demain, je vais réviser ![]()

Boh j´irai pas jusqu´à pousser le vie en affirmant que mes emplois du temps sont démentiels, mais j´ai souvent du bouklot à la maison. Pour mes chapitres, la longueur vient de l´habitude, mais certains préfèrent court, d´autres longs... Et je mets en général peu de temps sur un chapitre une fois que j´ai l´inspiration
Sinon ce chapitre 6 m´a fait sourire parce que la nouvelle jeune fille avait un nom de charcuterie ou presque ( Olida mais je ne suis pas sûr de l´orthographe). Oui je suis chiant sur les prénoms en ce moment, mais c´est parce que je suis peu inspiré dessus que je vais pinailler chez les autres en espérant trouver de l´inspiration ![]()
Donc on a une ambivalence entre deux jeunes filles qui semblent très proches, et un lycée où les relations semblent bien difficiles à établir en généraL. Enfin le mystérieux inconnu serait-il un espion de la Shinra?
L´ambiance est maussade avec la vision de Turks dédaigneux et surtout fort contrariés par la disparition de leur caillou, de leur "précieux". Non j´ai hâte de savoir quelle matéria tu nous as pondu^^
Allez hop, un petit up^^^^
merci Armiel ![]()
Alors avant de commencer, je tiens à vous souhaiter à tous mes meilleurs voeux, de reposantes vacances, de très bonnes fêtes et de la santé, de l´amitié, de l´amour et pleins de bonnes choses
Alors de mon côté, je vais apeller le vieux barbu de façon à ce qu´ils vous fasse de beaux cadeaux, à savoir pleins de petits chapitres de Bravo_Leader : vacances = rythme de vacances = au moins 2 ch
merci Armiel ![]()
Alors avant de commencer, je tiens à vous souhaiter à tous mes meilleurs voeux, de reposantes vacances, de très bonnes fêtes et de la santé, de l´amitié, de l´amour et pleins de bonnes choses
Alors de mon côté, je vais apeller le vieux barbu de façon à ce qu´ils vous fasse de beaux cadeaux, à savoir pleins de petits chapitres de Bravo_Leader : vacances = rythme de vacances = au moins 2 chapitres par semaines
Commençons maintenant cette magnifique journée par le chapitre 7 où l´histoire va enfin commencer à prendre du rythme...Bonne lecture !
Chapitre 7
La première semaine du mois de septembre était celle consacrée à l’envoi des dossiers d‘élèves vers la haute administration, les reçus et les non-reçus par rapport à une année de cours étaient ainsi séparés et à défaut d’une profonde déception, les recalés de l’école se voyait offrir un poste à la hauteur de ses compétences. L’examen des dossiers à l’école de Junon concentrait les efforts de tous les enseignants et de l’équipe administrative, c’est pourquoi à l’exception de l’internat, l’école entière se voyait paralysée pendant sept jours avant de voir se constituer les nouvelles divisions, d’en accueillir de nouvelles et d’inaugurer un nouveau cycle scolaire. Mais au grand damne de Fender, les mentions que délivraient les Turks à son égard n’étaient pas très encourageantes pour l’avenir de ce système et d’éducation et de recrutement pour la Shinra.
Pendant cette longue semaine où le sort des élèves se jouait, les élèves se distinguaient pour la première fois de l’année entre pensionnaires et semi-pensionnaires car aucun de ceux dont le domicile se trouvait à proximité de la mégapole marine n’était tenu de rester au pensionnat. Seul un élève sur cinq environ faisait alors ses valises et un sur sept était admis en section supérieur. Cette semaine constituait également les seules vacances véritables de l’année car en dehors des heures de lever, de manger et de coucher toujours aussi strictement imposées par l’administration, les adolescents avaient quartier libre. Les restreints quartiers de vie du pensionnat restait certes ouvertes, mais ces jeunes gens avaient tout le reste de l’année pour en jouir, c’est pourquoi cette grande aile de la tour centrale de Junon se désertait rapidement.
En ce premier matin de la semaine vacante, l’énigmatique dormeuse reposait comme à son habitude dans son lit. Par la fenêtre au-dessus d’elle la lumière rentrait dans la chambre et caressait sensuellement son visage, éclairant le moindre grain de sa peau. A l’extérieur, le ciel était chargé et l’astre du jour semblait avoir épuisé sa réserve de lumière en un été, Fanny n’était donc pas sortie sur le balcon cette nuit-là, mais son sourire illuminait toujours son doux visage. Comme d’habitude, elle n’entendit ni le signal du réveil, ni le pion arriver dans sa chambre à pas de loup. Celui-ci hésita longuement, penché sur le lit de l’adolescente ; elle sortait d’une année de cours éprouvante et un seul réveil à l’hure qui lui convenait lui était amplement dû. Alors le jeune homme ne dit rien et se contenta de sourire lui aussi en admirant la beauté si pure de cette fille encore tendrement endormie. Lorsqu’il s’en alla silencieusement, il entendit derrière lui la petite voix de Fanny lui susurrer : « Merci. »
Les élèves de Junon vivaient à même la ville qui s’étendait tous les jours sous leurs yeux ébahis mais ils n’avaient pourtant que très rarement l’occasion de s’y aventurer. La structure en quatorze quartiers de Junon était inédite ; sept longues rues parallèles à la mer s’étendaient de chaque coté de la tour Shinra, mais la ville construite sur une brutale falaise imposait un empotant dégradé entre chaque rangée de bâtiments bétonnés et recouverts d’un pharaonique drap portant le logo de la puissante firme. Au pied de la mégapole s’étendaient les grands quais du port le plus important au monde ; chaque jour, quelques trois cent navires quittaient le port et autant en arrivaient. Pointé sur l’océan, le terrifiant canon Sister Ray représentait l’arme de dissuasion la plus démente jamais mise au point par les ingénieurs de la guerre, ce canon à Mako était connecté toute l’année au réacteur sous-marin et jouait en fait le rôle de centrale et de distributeur électrique.
Le ciel gris ne permettait pas au soleil de baigner de sa si rassurante lumière la ville de la mer, et c’est dans une inquiétante pénombre diurne que Fanny et Olinda quittèrent l’établissement. L’impériale école se trouvait au second niveau de la tour, juste au-dessus du canon. La porte de sortie de l’internat donnait sur la cour d’Archital, un vaste espace bétonné au centre duquel se dressait une statue en granit Junonien représentant l’insigne des Turks. Quelques jours plus tard, cette cour serait grouillante de monde à cause l’afflux des nouvelles divisions. Les deux jeunes filles se rendirent au tram allant au quartier sept ouest, elles avaient l’intention de se rendre en ville et de trouver la bibliothèque municipale où elles mèneraient des recherches quant à l’énigmatique matéria qui hantait Fanny depuis plusieurs jours.
Le wagon glissait sur les rails depuis à peine quelques secondes que déjà, la ville apaisait derrière les constructions de bitume et à cette heure-ci, les grandes avenues demeuraient désertes. Le petit espace qu’offrait le véhicule se résumaient à peu de choses, des vitres et des sièges pour ceux qui ne supportaient pas de rester debout durant les deux courtes minutes que mettaient le tram à joindre le quartier supérieur aux quais. A un moment, alors qu’aucun immeuble n’était venu s’interposer entre le ciel et la vitre, les deux adolescentes avaient pu apercevoir l’aéroport, la grande passerelle érigée sur la mer et étincelant de dizaines de feux multicolores, mais malheureusement, seul quatre Gelinka étaient basés au pied des hangars.
Fanny et Olinda quittèrent le tram à sa première halte pour se retrouver dans la rue. Il faisait gris, mais la chaleur se répercutait sur le béton. Tout le long de la façade d’immeubles, les piétons passaient en silence et des boutiques de rez-de-chaussée émanaient plusieurs mélodies dont la musicalité lassait devine c qui se vendait dans les différents magasins. En fait, rares étaient les résidences. Sur l’autre rive de la chaussée s’érigeait un muret prolongé par des barrières donnant sur la mer que pouvait admirer Fanny toutes les nuits. Elle était verte et menaçante en ce jour de printemps et le vent froid que jetait l’océan sur la côté apportait la migraine et la crainte de l’hiver.
Malgré la rareté des voitures sur la chaussée, les deux jeunes filles marchèrent sur le trottoir, au côté des passants protégés du vent par leur imperméable où ils semblaient se plaire à loger leur crâne et leur nuque à l’abris du froid. Régulièrement, des véhicules de la Shinra passaient à toute vitesse en direction du port ou bien un marin faisait appel à un hélicoptère pour assurer la navette jusqu’à l’extérieur. Les deux amies ne souhaitaient pas se rendre dans une boutique de matéria pour trouver des renseignements sur la pierre qu’avait Fanny en sa possession car ces établissements étaient souvent des filières de la firme à Mako. La bibliothèque semblait en effet être un lieu de savoir et de sagesse où les questions pourraient rapidement devenir réponse.
Après une agréable promenade dans ce quartier de Junon, elles arrivèrent en vue d’un endroit où la rangée d’immeubles se faisait irrégulière, puisqu’un grand bâtiment se distinguait des autres, il s’agissait d’une grande façade imitant le style ancien avec de grandes colonnes et trois marches sous l’impressionnante porte de bois du Condor. Le front de l’édifice jauni par la rapide érosion de l’océan attenant se différenciait vraiment des immeubles voisins en béton. De vastes fenêtres d’un style Messidor ornaient la façade sur trois étages et sur le fronton au-dessus de l’entrée était gravé : « Bibliothèque de Junon». Olinda poussa la porte et entra, suivie de très près par Fanny.
Elles furent surprises arrivées à l’intérieur par l’oppressant silence qui régnait. Le songe impénétrable de la rue derrière elles semblait mourir au seuil de la porte. La faible luminosité paraissait étouffer tout bruit étranger au savoir, les couleurs chaudes des murs, des tapis et du plafond, tout s’accordait au silence et à la sagesse, jusqu’au plus petit bruissement de page assourdi entre deux étagères. Sur la droite se dressait un bureau noir et la vieille dame qui se trouvait de l’autre côté ne réagit nullement lorsque la porte claqua, poussée par un courant d’air. Ce n’est que lorsqu’elle réalisa que les deux étudiantes demeuraient devant elle à attendre une réaction que la documentaliste sembla sortir de son coma. Ses yeux usés brillaient d’une intelligence depuis longtemps éteinte derrière ses grosses lunettes noires et c’est presque sans humanité qu’elle demanda : « Vous désirez ? »
c´est toujours aussi bien, il se passe pas grand chose mais c´est extrémement bien écrit.
Comme dit si bien kikushi, c´est toujurs aussi bien.
Il y a peut etre un default : il y a un peu trop de description (du style, a chaque fois que tu passe à coté d´une maison, tu trouve le pretexte de la decrire). A mon avis ça doit dissuader quelques lecteur a lire ta fic. Et jense que tu peut eviter quelques description.
Mais c´est rien de bien grave ![]()
Continue ![]()
c´est très bien
continue ![]()
kikuchi
merci
vealeone
oui, en effet il y a trop de descriptions, je me le suis dis, mais j´avais très envie de décrire Junon
Axnyff
okay, je continue
je vais commencer le prochain chapoyre bientôt, mais mes travaux seront interrompus par la sortie du nouvel Indochine demain
En attendant, vous aurez droit dès demain matin au nouveau chapitre de mon antific...