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FIC : PLacebo de Mako

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
20 novembre 2005 à 00:18:50

J´ai longtemps pensé que tu avais ta place dans le carré d´as actuel des fanfiqueurs du forum aux côtés de Jess, Capelle et l´Indyen. Tu me trouves que je n´avais pas tort, ou alors je suis stupide...
Sinon on est dans quelque chose de très bon et Sugy a eu la même impression que moi sur le lieu... Enfin y a pas non plus trente six mines de mytrhil dans le jeu donc ca limite les possibiltés. Et on a même le droit à une descritpiton du travail des mineurs chargés d´ourir les nouveaux tuennels, description proches de celles que faisait Germinal de cette tpache... influence?

Pour le site, on t´avait déjà parlé de fanfiction.net puisque c´est là que, une fois un nom trouvé pour notre équipe, nous posterons la fic commune^^

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
20 novembre 2005 à 20:28:15

fffanatic :d) Tu me trouves que je n´avais pas tort, ou alors je suis stupide... hum, dsl, mais je comprends pas trop ce que tu veux dire :?

Sugy :d) je viens d´aller voir les sites que tu me propose, et c´est en anglais...pas trop confiance, moi...il fausrait que quelqu´un me guide :p)

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
20 novembre 2005 à 22:39:29

Hum il fallait bien évidemment lire "prouve" et pas trouve... une coquille quoi...

Et pour le site, je pense que Jess se ferait un plaisir de te détailler les subtilités de ces sites, sur lesquels je suis depuis peu mais où je suis encore pas mal perdu :rire:

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
26 novembre 2005 à 10:22:54

coquille un jour, coquille toujours :sarcastic:
Bon ben je repasse tout à l´heure pour revenir sur les Silences d´Anna, en attendant, voici déjà le trsoième chapitre de cette fic...
Notez que ça commence enfin parcequ´il y a un perso qui apparait, mais bon...le retenez pas trop ; il sera pas important, ni le lieu où il habite non oplus, parceque ça a déjà été surrexploité...Ce n´est qu´un chapitre de transition :ok:

Chapitre 3

La dernière mine de mythril ne ferma pas pour soucis de rentabilité, mais par sécurité. Car les monstres qui avaient surgi de la grotte ce jour-là décimèrent les trois quarts des ouvriers alors présents dans le puit, et comme le patron de l´excavation n´était pas aux normes de sûreté minimale, il fut traîné en justice. La Shin-Ra se garda de révéler aux journaux indépendants du système de censure le drame de la mine de mythril. Même les mineurs licenciés ne surent jamais ce qui s´était passé, et en dépit d´explications, la Shin-Ra leur distribua un billet de train pour retourner dans leurs familles. A peine eurent-ils plié valise que derrière eux, les démolisseurs arrivaient avec leurs grands monstres de métal pour détruire les maisonnettes de bois noir, rayant ainsi Mythrilat de la carte du monde qui ne cessait de s´agrandir à cette époque. La Shin-Ra mit ensuite le feu aux débris du petit village et condamnèrent l´excavation à grands coups de dynamite, enterrant à jamais les monstres de la mine.

Dans l´ombre de la tour aux soixante-dix étages du QG Shinra, le département scientifique s´interrogea sur les raisons de l´apparition soudaine de ces créatures. Les Turks tissèrent le lien avec les récents incidents de Nibelheim, confirmant ainsi la thèse qu´avait émie Sephiroth quant à la dangereuse mutation des animaux que provoquaient les fuites de Mako au niveau d´un réacteur sauvage. La présence de Mako fut donc démontrée dans les monts Mythril, mais Mr Shinra refusa d´y installer le moindre réacteur, le financement pour le développement de Midgar était la priorité de la firme, ce qui bloquait également tout capital pour lancer une campagne contre les monstres errant dans la nature créés par la Shin-Ra elle-même…

Ni la presse libérale, ni les familles des victimes de la mine, et encore moins les actionnaires Shinra ne surent ce qui s´était réellement passé à Mythrilat, tous durent se contenter de la fermeture de la mine pour cause de restructuration de l´entreprise avancée par le journal officiel Shinra. Un gros sac de voyage dans chaque main, Adam attendait son train sur le petit quai de bois. Installée au milieu des plaines infiniment grandes qui s´étendaient à perte de vue, la gare de Mythrilat n´était qu´une chétive passerelle de bois rejointe par deux chemins en terre venant de nulle part à côté de laquelle se dressait une maisonnette de briques rouges, servant de poste de contrôle, mais désaffecté depuis des années. Aucune barrière, aucun fossé, aucun talus n´encadrait la grande ligne droite découpant l´horizon depuis les montagnes dont la cime chatouillait le vaste ciel bleu jusqu´à l´océan au Nord-est, indevinable depuis cet endroit, mais son train n´allait pas jusqu´à ce terminus ; un aiguillage dévierait sa trajectoire pour se rendre jusqu´à la région de Midgar, contournant en fait la chaîne de montagnes. Adam attendait donc le train tranquillement, il était le seul à le prendre ce jour-là et comme la navette commençait à être en retard, le puissant soleil le rendait malade. Il était si peu habitué à être ainsi aveuglé depuis toutes ces années passées dans les entrailles de la terre qu´il eut bientôt envie de vomir. Sa peau ruisselante de sueur en cet après-midi d´été était recouverte d´un polo orange et vert qu´il avait très rarement eut l´occasion de porter.

Enfin, le fracas des roues métalliques sur les traverses des rails commença à résonner dans toute la vallée et la grise silhouette du train se dessina à l´horizon, glissant agilement sur ses rails. Après avoir poussé un puissant sifflement, la locomotive ralentit et s´arrêta juste le long du quai. Les portes se dépressurisèrent et l´ouverture automatique des voitures arborant le fier logo de la corporation s´opéra dans une désagréable cacophonie de claquements mécaniques. Adam monta dans le wagon le plus proche et à l´intérieur du pitoyable habitacle tagué et décoloré, il dut se mettre de biais pour pouvoir accéder à l´espace passager avec ses deux sacs. Comme la voiture était absolument déserte, il ne prit pas la peine de s´aider du numéro de son billet pour trouver sa place et occupa donc le siège qu´il jugea le plus confortable et le moins détérioré.

Le train de province roula pendant toute l´après-midi. Appuyé contre la fenêtre soumise aux vibrations du convoi, Adam regardait les poteaux défiler le long de la voie, l´incroyable étendue des champs, vers les deux dernières heures de son périple, la montagne occulta le soleil déclinant dans le ciel violacé, les rares chocobos des prairies aux plumage canaris et aux yeux verts qui s´aventuraient à proximité des rails et qui détallaient en dansant d´une drôle de façon lorsque le train passait en soufflant tout sur son passage. La région des prairies était dite la plus vaste et la moins peuplé du monde entier, et Adam put le constater durant les quelques heures où il resta affalé contre la vitre, terrassé par la chaleur et son mal des transports. En effet, le train ne s´arrêta qu´à deux stations où montèrent quelques paysans en déplacement pour Midgar ou des huissiers de justice portant le badge de fonctionnaire Shinra revenant d´une exploitation agricole placée en liquidation agricole par le département des finances. Bientôt, les rails sur lesquels glissait inexorablement le train se joignirent à une voie plus moderne où la locomotive put déployer toute la puissance de ses moteurs, c´était avec les panneaux qui encadraient alors l´artère le signe que le convoi venait de rentrer en région de Midgar.

Alors qu´il était lancé à une vitesse pharamineuse au pied d´une falaise, le train passa à quelques centimètres d´un deuxième convoi qui empruntait les rails du sens inverse. Le bruit de ce passage à vide réveilla subitement Adam qui eut du mal à retrouver ses repères car depuis qu´il s´était endormi, le soleil s´était couché et il faisait presque nuit dans son compartiment. Le tain s´arrêta justement en gare de Julie, un petit bourg qui était le dernier avant l´arrêt qui le concernait ; Kalm. Le passager eut le temps de ranger les magazines qu´il avait déployés sur sa petite table taguée de toutes les couleurs dans le but incertain de les explorer durant son voyage et de fermer ses sacs avant qu´il n´entende le songe de la locomotive se faire plus sourd. Les voitures ralentirent alors et l´homme au micro annonça que le train arrivait en gare de Kalm. Le train s´arrêta et Adam se dirigea vers le sas de sortie, lesté de ses deux énormes besaces et enjamba d´un seul bond les deux marches pour fouler le béton de la gare. Le voyageur posa ses sacs sur le quai et se frotta les yeux pour se réveiller. Autour de lui, beaucoup de gens s´activaient, il régnait un murmure permanent et la nuit grimpante tamisait les couleurs, ce qui était d´autant plus fatiguant.

Derrière lui, le train était déjà reparti vers le sud, vers la ténébreuse et légendaire métropole, disque gigantesque qui recouvrait l´horizon et diffusait dans le ciel au-dessus d´elle un inquiétant nuage de pollution noir et vert. Adam resta pensif devant Midgar et empoigna ses sacs avant de disparaître dans le hall de gare dont les murs maquillés d´orange et de poutres violettes criaient dans les yeux des passants, c´était une sorte de fusion magique de couleurs. Mais une fois passé le seuil de la station, Kalm se dévoila dans son manteau de nuit, calme, reposant, définitivement hors du temps…Le violet de la rue pavée s´accordait parfaitement avec le pourpre des tuiles, les vieux lampadaires à mythril diffusaient une bienveillante lumière orange sur les pubs d´où émanaient des chants folkloriques accompagnés d´un accordéon enflammé et des rires des ivrognes. Plus grand monde ne se trouvait à cette heure-ci dans les dédales de couloirs du village et Adam se retrouva bientôt seul au pied d´un réverbère, essayant de se souvenir où retrouvait sa maison. Our la première fois depuis qu´il avait préparé ses valises, il se demanda quelle serait la réaction de sa femme lorsqu´elle le reverrait après toutes ces années si loin à n´échanger que du courrier, la beauté qu´aurait sa fille, les doux yeux de son nouveau garçon.

L´homme retrouva enfin son chemin et frappa timidement à une porte de bois massif perdue dans l´obscurité d´un coin de rue déserté de lampadaire avant de la pousser doucement. L´intérieur était tamisé avec volupté et l´odeur qui régnait laissait deviner qu´il s´agissait d´une cuisine sur laquelle était penchée une quadragénaire. La femme parut étonnée de voir quelqu´un entrer dans sa cuisine, mais son expression s´effaça lorsqu´elle reconnut Adam. Pour autant, elle ne semblait nullement joyeuse, surprise ou outrée de cette visite improvisée. Elle se débarrassa du chiffon que manipulaient nerveusement ses mains et traversa la petite pièce jusqu´à Adam et l´embrassa sur les lèvres ; ce n´est que là qu´elle sembla reconnaître définitivement son mari et enfin, elle sourit.

" -Bonsoir Mirielle…Fit-il tout bas en laissant tomber ses sacs.
-Bienvenue chez toi, Adam. Répondit sa femme avec Malice.
-Où…Hésita-t-il. Où est Fanny ?
-Il va falloir être fort, Adam. Mais Fanny est loin, maintenant…

Axnyff
Axnyff
Niveau 10
26 novembre 2005 à 10:39:02

Fanny est loin , il va etre fort ...

sois je suis debile , sois c´est triste pour le père ..

bon chapitre bravo_leader

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
26 novembre 2005 à 14:27:13

Bien cynisme, tristesse, voilà les mots d´ordre du chapitre.

Cynisme parce la Shinra si ce n´eqst pas cynique... On ferme une mine après l´avoir acheté... Mais il y a un massacre derrière tout cela... On tait le tout, on file sans doute quelques liasses de ci de là pour accélerer la fermeture des mâchoires et hop le tour est joué. Un beau déni de justice aussi que la préférence de la rentabilité à la réparation de leurs erreurs...

On trouve aussi un mineur lamda. Jusqu´ici rien de terrible. Mais tristesse. Deja de quitter un travail qui avait du lui etre cher à son coeur, avec ses camarades de pioche. Et enfin le retour....
On a aussi un beau descriptif du train de son périple...

La suite vite!!!

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
26 novembre 2005 à 17:36:16

axniff :d) merci, je peux toujours compter sur toi pour mettre un comentaire au plus tôt, ça fait plaisir :-)))
fffanatic :d) la suite ? Attends, c´est bon, j´ai du bouloit moi :rire: ! La suite sera également le commencement, vous n´aviez jusque là droit qu´à la situation initiale...
Sinon, je propose que tu abandonnes cette idée de carré d´as des meilleurs auteurs du forum au profit d´un pentagone dans lequel tu aurais ta place, je pense que tu la mérites énormément quant à ta prestation dans la fic commune :ok:

Je vais commencer la suite ce soir, normalement...Prenez rendez-vous la semaine prochaine :)

Axnyff
Axnyff
Niveau 10
26 novembre 2005 à 17:41:10

bravo_leader :d) je peux toujours compter sur les forumeurs pour faire de fautes d´orthographe à mon nom :ok:

Raptor-cheat
Raptor-cheat
Niveau 10
27 novembre 2005 à 14:23:41

vraiment bien cte petite fic :ok:
j´attend la suite avec impatiente :fou:

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
27 novembre 2005 à 20:24:58

J´arrive sur la fin du prochain chapitre, j´aime bien, je crois que je suis arrivé à ce que je voulais...il ne reste plus qu´à trouver des trucs pas cool que devra subir mon personnage :(
Je vous envoie ça dans les jours à venir :ok:

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
29 novembre 2005 à 12:36:30

Lolo en direct du lycée pour vous envoyer le chapitre 4, là où tout commence enfin :ok:
Alors j´ai fait un bel effort pour écrire ça, le descendez pas trop vite, pleeze :gni:

En même temps, une petite news : une fois que j´aurais posté l´épilogue des Silences d´Anna, je m´atellerai à une nouvelle fic...FF7 :ok:
Là une nouvelle fois, j´essairai de faire dans l´originalité, je suis absolument (enfin presque...) que ce sera du jamais vu, et c´est déjà tout tracé dans ma tête !

Voilà, bonne lecture à tous :-)))

Chapitre 4

Le soleil se levait sur l´horizon violacé. Chaque rayon de l´astre du jour venu chasser comme tous les matins les démons de la nuit se reflétait sur une crête de l´infini océan écumé par les monstres de la mers, qu´ils soient animaux ou métalliques. Le ciel était particulièrement clair en ce petit matin de plein été, il faisait déjà chaud et le jour si dense et coloré était toujours aussi ponctuel. En quelques minutes, le soleil était rapidement monté et se détachait bientôt de la ligne d´horizon, inondant la voûte de son rayonnement protecteur. La lumière se fondit ainsi dans la glace et aveugla la jeune fille qui dut se résoudre à plisser les yeux et à abandonner cette superbe vision de l´océan.

Elle se frotta lentement les yeux et s´étendit sur son lit placé sous la fenêtre de façon à être baigné de la lueur de l´astre nocturne dont le rayonnement était, disait-on, bénéfique pour les cellules cutanées. Les mains sous sa chevelure, l´adolescente se tortilla et se prélassa avec volupté, et lorsque son visage effleura le doux tissu de son oreiller, elle ne put résister à la tentation de Morphée et plongea dans le sommeil avec un délicieux sourire au coin des lèvres. Elle ne dormait pas encore et par la fenêtre, elle pouvait entendre les premiers passants dans la rue, la comptine lyrique des vagues mêlé à la complainte des grands oiseaux marins, guettant l´arrivée au port des chalutiers, rappelait l´envoûtant chant des sirènes cachées dans les profondeurs de l´Océan des Origines. Mais la jeune fille dormait déjà profondément lorsque le signal du réveil sonna dans tout l´établissement.

Un quart d´heure passa et elle dormait toujours, se massant le ventre avec plaisir, la joue gauche emmitouflée dans l´oreiller. Un bip retentit et la porte de la chambre se déverrouilla. Elle fut poussée lentement, comme pour éviter de faire du bruit, et la tête du pion se révéla dans l´embrasure. L´homme explora la petite chambre du regard, en face de lui, la fenêtre inondait tout de lumière, le mur de droite était recouvert d´une étagère garnie de livres d´études, des dictionnaires en tous genres, des mappemondes enroulées, des ouvrages scientifiques recouverts d´une fine couche de poussière cristalline. En faisant quelques pas outre le seuil de la porte, le jeune homme découvrit encore un peu plus la chambre de l´adolescente, contre le mur de gauche était installé un bureau d´étude décoré d´une lampe, une demi-dizaine de cahier, de divers outils scripteurs et sur le mur même, des posters à la gloire de groupes de rock ou d´approximatifs planisphères Shinra étaient affichés. Le matin était palpable dans la petite pièce encore toute chaude du chauffage centrale durant la nuit, l´homme mesura ses pas de façon à ne pas faire craquer le parqué et lorsqu´il fut au-dessus du lit de la jeune fille, il regarda d´abord par la fenêtre. Il y avait là la vue la plus fantastique de l´océan. En contre-bas s´étendaient les quartiers inférieurs, déjà animés par les habitants partis travailler. A l´horizon océanique, le jour était déjà plein et le soleil pointé par l´impérial canon "Sister Ray" qui se levait impérialement à l´Est.

Le soleil avait grimpé un peu plus dans le firmament et éclairait maintenant le visage de la dormeuse. Le pion était troublé par la beauté de cette fille. Elle souriait toujours dans son sommeil, comme si ce fût le seul moment de sa vie où le bonheur pouvait l´attendre. Sous ses paupières closes aux épais cils noirs, ses yeux d´un pur bleu dormaient profondément, fermant son âme au monde le temps d´une nuit. Son visage caressé par le flux solaire devenait éblouissant de clarté, et toujours ce sourire troublant au coin des lèvres, un nez droit parfaitement taillé, des joues gourmandes, donnant une rondeur plaisante à sa figure où la peau blanche baignée de soleil révélait le moindre pore, le moindre grain à quiconque prenait le temps de l´observer aussi attentivement. La longue arcade de ses sourcils était grandement séparée de l´implantation de ses longs cheveux blonds par un vaste front dégarni. Dans son sommeil, l´adolescente se tordit de nouveau, prenant plaisir à changer ainsi de position, le soleil mettant sensuellement en évidence ses formes relativement peu développées pour une jeune de son âge. Elle poussa un petit gémissement à peine perceptible.

Le pion ne prononça aucun mot, la jeune fille se réveilla automatiquement après plusieurs secondes en la présence de l´homme."Ne t´avises plus d´être en retard." Grogna celui-ci avec une pointe de dégoût et de déception avant de quitter la chambre en prenant la peine de laisser la porte ouverte. L´adolescente s´assit sur le bord de son lit qu´elle avait laissé en désordre, saisit ses vêtements qu´elle avait mis à pendre à l´autre bout de sa couche et les revêtit en vitesse. Elle s´étira rapidement et en jetant un rapide coup d´œil par la fenêtre, elle vit le fantomatique reflet de son beau visage encore engourdi par le sommeil, mais le sourire caractéristique avait disparu du coin de ses douces et luisantes lèvres rouges. Elle sortit à son tour de la chambre en bouclant la ceinture de son pantalon.

Lorsqu´elle arriva dans la salle de bain, seul le murmure de l´eau coulant dans les canalisations derrière les murs carrelés masqua le silence ; elle était toute seule. La jeune fille se toiletta en vitesse et après s´être épongé le visage de l´eau limpide qui ruisselait sur ses pommettes en étincelant, elle sortit de nouveau dans le couloir, mais elle négligea de retourner s´habiller convenablement dans sa chambre pour filer directement au réfectoire, presque en courant, prendre le petit déjeuner en compagnie des autres pensionnaires. Lorsqu´elle apparut dans la grande salle à manger richement décorée de couleurs chatoyantes et de lustres dorés et où se promenaient le timbre de la voix de dizaines d´étudiants, l´adolescente prit un plateau repas qu´elle emboîta dans le rail qui la guidait dans le choix des divers mets possibles pour constituer son repas matinal. A chaque zone, un oeil informatique surveillait les jeunes et les rappelaient à l´ordre si ils prenaient quelque chose de trop. Elle prit ainsi un œuf de chocobo bacon, quelques tartines et un bol de céréales aux "arômes des Prairies".

Une fois sortie du rail, son visage était déjà crispé de stress à l´idée d´être ainsi en retard. A chaque pas qu´elle faisait en cherchant son chemin entre les tables, les autres la regardaient avec un certain amusement, les récalcitrants à l´heure du lever étant facilement blâmé…Mais le calvaire que représentait pour elle cette humiliation prit bientôt fin car elle aperçut deux rangées plus loin la table à laquelle étaient assises ses amies. Elle fut accueillie par un salut général et s´assit à côté du groupe qui piaillait et rigolait avec entrain dès le matin. De façon à rattraper son retard certain, elle se précipita sur sa maigre portion de confiture qu´elle tartina sur la tranche de pain et s´empressa de la manger. Alors quelle mastiquait la denrée restée entassée depuis trois jours dans le bac prévu à cet effet, elle baladait ses gros yeux bleus ronds tout autour d´elle, inspectant le moindre recoin du réfectoire très agité en cette fin de service. La propreté et l´impression royale qui se dégageait de cet ornement était impressionnant, tout était drapé de rouge, trois grands lustres dorés pendaient du plafond en inondant la salle d´une étrange lueur chatoyante et surtout, malgré le bruit, aucun écho ne se propageait.

Plusieurs adolescents passant à proximité de la jeune fille s´arrêtèrent ou du moins, ralentirent pour lui adresser un amical clin d´œil généralement accompagné d´un "salut Fanny !" . Fanny y répondait volontiers, mais le sourire qu´elle dessinait sur ses lèvres scintillantes était éphémère et provoqué, en fait bien plus triste que celui qui dessinait son visage au petit matin lorsque le sommeil se faisait le plus profond. Elle se surprit de nouveau à rêver de ces singulières matinées où le bonheur se levait en elle pour se répandre sur ses douces lèvres. Lorsqu´elle reprit conscience, libérée de ses inconscients automatismes qui la guidaient au quotidien lors du petit déjeuner, elle était sur le rail de sortie, vidant son plateau sur le bloc poubelle. Elle se dirigea ensuite à grands pas vers la sortie pour ne pas faire paraître son retard sur les derniers de la file, refermant le zip de sa veste car les couloirs à cette heure-ci étaient parcourus par de lugubres courants d´air.

Dans le corridor, il suffisait de suivre le tapis rouge qui décorait le sol pour revenir jusqu´à la zone d´effets personnels. Et comme à son habitude, Fanny dévala les escaliers car les dortoirs se trouvaient à l´étage en-dessous et arrivée à la mi-palier, elle s´arrêta dans sa lancée et s´appuya sur la balustrade entre deux plantes vertes et qui faisait face à une gigantesque baie vitrée parcourant toute la cage d´escalier sur sa hauteur, et enfin, elle appuyait sa tête contre son bras accoudée à la rambarde, observant au travers de la gigantesque vitre l´Océan des Origines. D´ici, ni le canon, ni les quartiers inférieurs, ni l´aéroport ne pouvaient troubler ce panoramique si limpide, si vaste et brillant. A cette heure avancée de la matinée, les vaguelettes ne formaient plus qu´un courant continu sur toute la mer éclairée de plein fouet par le soleil. Les côtes de Costa Del Sol se révélaient presque derrière la ligne d´horizon…Junon, la nouvelle ville sortie de la folie industrielle Shinra, resplendissait de son revêtement de chrome doré, tout au sommet, les phares encadrant le logo de la firme semblaient dominer l´océan tout entier.

Axnyff
Axnyff
Niveau 10
29 novembre 2005 à 17:15:09

pas mal :ok:

mais des lettres ne passent pas sur jv.com on dirait :(

Axnyff
Axnyff
Niveau 10
29 novembre 2005 à 17:30:16

toujours moi qui met le premier commentaire ..

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
30 novembre 2005 à 10:25:49

En effet axnyff :ok:
Je suis désolé, scandalisé par les merdures, c´est parceque j´ai posté depuis la salle informatique qui reconnait pas certains caractère, le "oe" en l´occurence...Remplacez donc chaque merdure par un "oe" ou autre chose...
Ca ne porte pas atteinte à la compréhension du texte, alors ne vous privez pas de uper :ok:
Dites-moi tout, pas la peine de faire une lecture analytique de façon à améliorer le prochain chapitre
allez tout le monde, @+!

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
03 décembre 2005 à 10:36:22

Bah quoi, c´est pas bien ?
Le premier chapitre de la prochaine fic est dans la boite :-)))
Ca s´apellera "Aeris, quand tu nous tiens"...Enfin, si c´est pas trop long :ok:

Axnyff
Axnyff
Niveau 10
03 décembre 2005 à 10:39:49

je croyais que tu avais posté un new chapitre :(

j´essayerais de lire ton autre fic :ok:

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
03 décembre 2005 à 17:57:38

J´essairai de la mettre en ligne lundi...
Sinon, pour cette fic-là, je vais commencer le prochain chapitre dans quelques instants...Merci axnyff de ton enthousiasme, mais si t´es tout seul à venir me lire, les autres vont avoir du retard...

CLADn75
CLADn75
Niveau 6
03 décembre 2005 à 19:25:53

T´inquiéte, il sera pas le seul. Je suis la moi (mais pas souvent...) Déja sur une fic alors que l´autre n´est pas terminée? Tu vas vite en besogne, mon cher... :non:

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
04 décembre 2005 à 20:17:22

mouarf, tu sais que tu me manques au lycée, petit bonhomme ?!
Je mène toujours deux fics en même temps :p
Il devrait pas y avoir de problème : chapitre pour demain :ok:

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
05 décembre 2005 à 10:21:19

Voilà, je suis au CDI, donc je vais pas perdre trop de temps, si ce n´est pour dire que je suis surpris d´en être déjà au 5° chapitre...et puis les autres, trainez pas trop dans la lecture !

Chapitre 5

Le bruit des vagues s’écrasant dans l’océan était toujours aussi envoûtant, l’écume qui brassait la chaleur des eaux tropicales puis se déchaînant contre les quais avec une rage surnaturelle grondait sans cesse. Par la fenêtre à côté de laquelle elle se trouvait, Fanny pouvait distinguer l’armée de moutons qui montait à l’assaut de Junon en glissant sous la crête des vagues dans l’océan. Mais la vue du grand canon les effrayait et ils mourraient sur la coque des premiers bateaux qui annonçaient l’entrée du port. Cette salle de cours se trouvait au onzième étage de l’édifice central de la ville portuaire, soit en-dessous des quartiers secondaire de Shinra et juste au même niveau du canon d‘où émanait toute la férocité et la fierté de la firme au travers de la vaste baie vitré inondant la pièce de l’éblouissante beauté de la réunion du ciel et de la mer.

La vitre n’était interrompue que par le tableau holographique et le bureau du professeur, lui-même blotti au fond de son fauteuil en velours rouges et encadré d’arbustes d’intérieur. Sur les trois autres murs, des posters de Junon et des blasons de Shinra étaient fièrement suspendus. Le professeur était un vieil homme vétéran de la guerre d’Utaï et l’on pouvait supposer qu’il y avait perdu une jambe à la façon dont il marchait maladroitement. Loin du stéréotype de l’enseignant retraité de l’armée et martyrisant la nouvelle génération, Baach s’avérait être un bon-vivant un peu placide, un petit bonhomme au teint grisâtre sur le crâne duquel se dressait une couronne de cheveux blancs. Des récits de guerre courant à son propos racontaient qu’il avait autrefois été un grand magicien, et c’était pour cela qu’il enseignait l’art de la matéria à ses élèves.

Fanny appartenait à la première génération incorporée à cette école militaire dépendante de Shinra.inc. A dominante masculine, les élèves suivaient la formation prêchée par le haut commandement, pendant les années de l’adolescence où les manifestations face à l’énergie spirituelle étaient sensées se révéler, dans le but d’être repérés par l’escadron d’élite des Turks, sinon d’être assimilés à des corps spécifiques de l’armée. S’inspirant ainsi du concept de SOLDIER University à Midgar, l’École pour l’Armée Shinra avait été installée dans les hauts locaux du dernier fleuron de Shinra en matière d’urbanisme ; Junon. Sous les quartiers généraux de la ville. Le fils du président, Rufus Shinra, en était le jeune sous-directeur aux côtés du grand aristocrate et maire de la ville, Fender. Ce vieux partisan du Mako s’avérait être un homme de l’ombre de la firme, bras droit de Heidegger en personne, il n’apparaissait à la lumière du jour avec un sourire faux et une poignée de main flasque que pour accueillir l’escadron des Turks venus inspecter les nouvelles recrues.

Les Turks se déplaçaient à Junon véritablement à contre-cœur car s’il y avait quelque chose d’autre que de subir les caprices de Heidegger, qui plaçait tout l’espoir de son armée dans la nouvelle génération, qui les énervait, c’était bien d’inspecter les recrues que comptait cet établissement, car malgré l’apparente fierté et l’enthousiasme certain de Fender à présenter les rangs entiers d’adolescents costume cravate, Reeve en particulier avait horreur de rencontrer ces jeunes gens ignorant ce qu’était la guerre et de croiser leur regard plein d’espoir et d’innocence. Il dévisageait donc les petits apprentis avec autant de dédain et de mépris dont il était capable de façon à les dégoûter de ce que pouvait être un Turk. Heureusement pour Reeve, ces visites n’étaient que d’ordre trimestrielle, si bien que lorsqu’il revint pour la deuxième fois de l’année à la fin du mois d’août, l’un de ses coéquipiers avait disparu, ce qui sembla marquer les esprits. En effet, à la droite du fier meneur se trouvait maintenant un jeune homme très maigre au visage mesquin et aux longs cheveux rouges légèrement ondulés, il avait été repéré à SOLDIER university et constituait ainsi une idole aux yeux des élèves de Junon.

« La matéria est un concentré de la sagesse des Anciens lorsqu’elle éclot dans une source naturelle ou bien un condensé d’énergie Mako lorsqu’elle est achetée dans les rayons d’une armurerie. » Disait une affiche représentant les cinq types de sphères multicolores, sur le mur à côté de Fanny. Baach dans ses cours répétitifs ne cessait de vanter les mérites de cette arme naturelle et surnaturelle à la fois, mais l’armée n’en avait jamais voulu ; leur utilisation demeurait mystérieuse, même au regard des plus éminents armuriers. Le coffret que le professeur avait ouvert sur son bureau en face de ses élèves émerveillait la jeune fille. Il était ruisselant de lumières, le vert et le rose chatoyaient puissamment tandis que les quelques rouges et les bleus apportaient une note de sagesse à ce concert de lueurs. Baach du bout des doigts manipula une sphère verte en en expliquant les vertus électriques pendant que les néons au plafond grésillaient étrangement. Sans ne jamais paraître inquiété par ce magnétisme, le professeur de matéria continuait son cours sur les rapports scientifiques qui avaient été rédigés à la suite d’expériences sur le contenu des corps cellulaires de matéria.

« -La matéria est donc une entité vivante ? Demanda Flore, l’une des trois seules filles de la classe sur la cinquantaine d‘élèves. 
-Il a été de nombreuses fois démontré que la matéria était entièrement constituée de Mako, d’énergie spirituelle, vous savez, la Rivière de la Vie, c‘est le sang des Cetras qui coule dans ces sphères magiques…Fit remarquer le vieil homme en regardant par la fenêtre avec des yeux rêveurs, comme si l’appel du vent traversant l’océan pouvait lui apporter la réponse à tous les mystères de la vie. »

Fanny soupira discrètement en regardant son voisin ; elle ne pouvait croire une seconde à ces histoires philosophiques héritées d’une époque de croyances ancestrales.

« Chacun de ces objets est un artefact de l’histoire !  » Déclara-t-il en levant l’index au plafond pendant que la sonnerie de fin d’heure retentissait dans le couloir, ce qui provoqua une intarissable vague de déplacement à laquelle se mêla le professeur ayant comme seul bagage son cartable et le coffret à matéria. Fanny qui était penchée sur son sac à ranger ses notes le vit passer avec un certaine hâte et à un mètre d’elle, elle remarqua une petite étincelle s’enfuir par une embrasure depuis le coffret pourtant bien sécurisé que portait le vieil homme. Après avoir refermé son sac de cours, l’adolescente s’approcha de la petite sphère que personne ne semblait avoir remarqué et s’empara entre ses doigts de la matéria. Elle l’aurait volontiers remise à son possesseur, mais celui-ci était déjà bien loin de la salle de cours, elle décida donc de la garder sur elle et de la lui restituer lors du prochain cours qui ne serait que deux semaines plus tard.

Fanny s’entacha à contre-cœur de prendre la responsabilité de la sphère car celle-ci semblait spéciale ; sa couleur violette s’avérait plutôt rare dans un jeu de matéria et surtout, il ne s’agissait pas d’une pierre sortie de la gueule d’un réacteur Mako, mais bien d’un condensé d’énergie spirituelle, comme semblait l’indiquer sa forme caractéristique de goutte. La jeune fille se sentit tout de suite mal à l’aise en présence de cette entité Cetra dans sa poche, elle avait eu plusieurs fois l’occasion de manipuler ce genre de sphère, mais pas aussi spéciale, les matérias indépendantes avaient, disait-on, un pouvoir sur l’âme de son porteur…

Le prochain cours eut lieu un couloir en-dessous, la pièce était la même que pour l’enseignement des matérias, à la différence près que l’ouverture sur la mer était clos par d’impénétrables rideaux de fer et la matière qui y était enseignée était la linguistique des régions incivilisées. Mais dès que Fanny eut gagné sa place, elle fut pise d’un terrible malaise, son ventre la tordit de douleur et la vision de l’enseignante lui troubla la vue. Ces accès de douleur étaient un mal récurent en elle, mais cette fois-là était particulière car elle sentait dans la poche de son jean la matéria lui brûler puissamment la peau, elle en gémit de douleur au début, mais lorsqu’au bout de cinq minutes le mal ne s’était pas dissipé et qu’elle n’entendait pas un traître mot de la professeur tout à l’autre bout de la classe, Fanny demanda à sortir du cours et s’évada en vitesse de la classe en se pliant de douleur sous le regard interrogateur de toute sa division.

Une fois dans le couloir, Fanny se précipita vers les toilettes en courant comme elle le pouvait, voûtée par l’inflammation au fond de son ventre. Une fois franchi le seuil de la sombre porte métallique des toilettes, elle se dirigea à tâtons dans l’obscurité grisâtre vers le lavabo et s’imprégna le visage de l’eau claie et limpide. Elle se sentait déjà mieux et la chaleur de la matéria commençait à se dissiper. Alors qu’elle reprenait son souffle appuyée contre le mur, prenant de grandes inspirations la tête l’air, elle entendit des voix venir de l’autre côté du mur ; les toilettes des hommes. Elle reconnut la voix chevrotante de Baach et celle très rare de Fender, qu’elle devait entendre pour la troisième fois depuis son arrivée à cette école.

« -Elle m’est arrivée il y a deux jours de la région de Nibelheim, elle est en sécurité, dans mon casier. Disait la voix du vieillard.
-L’échange se fera demain, à l’aéroport. Les Turks s’en chargeront à l’occasion de la visite des effectifs.
-Oui…
-Veuillez bien sur elle jusqu‘à demain ; C’est un sujet unique et très instable pour lequel Heidegger a investi cinq cent mil gils.
-Oui Monsieur, Fender, ce n’est pas à vous de m’enseigner la matéria… »

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