Chapitre 5 : Rencontre du troisième type
Les yeux de Dio restaient inconsciemment fixés sur ceux de John. « Tu peux répéter ? » demanda-t-il avec sa plus belle voix de fillette. « Oui…je suis enceinte » répéta-t-il. Les yeux de Dio semblaient s’émerveiller, des larmes coulaient presque, et le sourire de Dio ressemblait à celui que l’on fait lorsque l’on est ému. « Mais ce n’est pas toi le père, Dio ». Ainsi, les sourcils de Dio se fronçèrent, les larmes coulèrent finalement et il restait là, impuissant, un mal terrible apparaissant dans son ventre. « Mais qui est-ce alors ? » supplia-t-il. John répondit alors « 01 46 50 52 22 ». - « Ah l’enflure » s’exclama Dio en sortant du lit et s’habillant à toute vitesse. En sortant de chez lui, au volant de sa Mercédès qu’il conduisait à toute allure, il appelait le numéro que lui avait donné John. Trois sonneries retentirent et le répondeur arriva : « Salut…C’est Bro…Si tu tombes sur ce répondeur c’est certainement que je suis en train de prendre une douche avec mes copains, après l’entrainement de boxe, n’hésite pas à me laisser un message que je lirais quand lui et moi seront au repos.bip bip ». Dio ne laissa pas de message, il sortit un plan de Cherwood de sa boîte à gant et chercha le ring de boxe le plus proche, il était au nord de la ville, là où Dio se dirigeait comme un chauffard. Il arriva alors à l’endroit prévu, il faisait sombre dans le bâtiment, Dio alla voir la réceptionniste « Dîtes, il est là Bro ? ». La réceptionniste se creusa la tête trois secondes et rétorqua « Ah, tu veux certainement parler de Big bro...oui, il est aux douches en ce moment, impossible de lui demander d’autographes… ». Dio s’énerva alors, la réceptionniste s’évanouit sous le choc du coup de poing. Dio chercha l’écriteau où était marqué « Douches » et finit par le trouver ». Big bro prenait une douche avec un autre homme, Dio entendait les voix des deux hommes qui parlaient tout en se frottant le dos. Dio lança son pied en avant et démolit la porte en bois de la douche. Il tomba donc nez à nez avec les deux hommes, nus bien évidemment. « Tékitoa ! » fit le gros baraqué. Dio s’approcha de lui, le prix par la gorge et dit alors « C’est toi Big bro ? » avec un air de dégoût. « Oué kestuveu vieu fou » répondit-il. Dio le lança à terre contre le mur, les muscles de Bro amortirent le choc. L’autre homme interpella alors Dio pendant qu’il frappait Big bro : « Défi.. ». Dio s’interromput et se retourna vers l’homme : « Pardon ? ». L’homme à son tour : « Défi DDR. ». –« Tu plaisantes ? » répondit Dio. L’homme alors enfila le tutu qui était par terre derrière lui et s’exclama « Je connais les pas de danses ». Dio était exaspéré par la provocation de cet homme : « Comment tu t’appelles petit ? ». –« Moi ? Snail, mais mes ennemis m’appellent Palmer Snail. ». « Très bien Snail, tu as 3 secondes pour déguerpir de là avant que je te démolisse comme ton copain Bro » ajouta Dio. Palmer regarda Big bro et dit « Hum…d’accord, mais on se retrouvera beau brun. ».
Dio ramassa Big bro par les cheveux… « Alors comme ça tu as couché avec mon petit copain, John ». –« Quoi ? Mais il m’avait pas dit qu’il était fiancé, je te jure ! » Affirmait Big bro en pleurant. C’était donc de la faute de John, pensait Dio. Ce sale traître le trompait et le déstabilisait depuis le début. Il fallait donc faire quelque chose. Dio rentra chez lui, John n’était plus là, tant mieux. Il se souvint que John possédait son buggy. Il l’appela avec son téléphone portable (Précision : Le téléphone de Dio est un Nokia 9374, dernier cri) et lui demanda de venir chez lui pour le lui donner. John arriva avec le buggy devant chez Dio et s’approcha de l’immeuble.
- « Dio ? » Demanda-t-il à la porte d’entrée.
- « Salut John » fit une grosse voix
- « Voilà le buggy, je l’ai garé devant chez toi »
- « Dépose-le sur le pas de la porte et fous l’camp !»
- « Ok voilà, et pour mon argent ? »
- « Quel pognon » ?
- « Willy, le garagiste, m’a fait un tarif assez élevé… »
- « Tu en es sûr ?. .. Combien faut-il que j’te donne ? »
- « Willy a dit 1200 dollars cash… »
- « Je vais te laisser une dernière chance John »
- « Ah ? »
- « Tu vas avoir droit à 10 p’tites secondes pour déplacer ton gros cul dégueulasse, hors de chez moi ! Sinon j’te plombe les boyaux avec du calibre 12 ! Un… deux… DIX ! HA HA HA HA HA ! HAAA HA HA ! »
Des coups de mitraillettes fusèrent en direction de John. Quand les balles s’arrêtèrent, John était étalé sur le sol, mort. Et la voix continua « Tu peux garder la monnaie, ça n’me dérange pas ».