Chapitre 3 : La confrontation
Dio méditait devant cette immonde porte. Il essayait d’écouter ce qui s’y passait de l’autre côté. « Qu’ai-je fait pour mériter ça » ne cessait-il pas de répéter dans sa tête. Rien que l’idée que John avait un amant, et de plus un homme l’obsédait et l’énervait avant tout. Il choisit donc de défoncer la porte, tant pis si John ne l’aimait plus, il fallait qu’il règle le compte de ce Sylvain coates. Il prit de l’élan, mit son épaule en avant et fonça dans la porte afin de la démolir, si fort, qu’après avoir démoli la porte en deux, il s’affala sur le plancher et fit bien vingt mètres de plus. Un tel vacarme fit sursauter Sylvain et John qui s’embrassaient tendrement dans le séjour, juste à côté de l’entrée. Ils vinrent alors voir la cause d’un tel boucan. « Dio ! Tu m’as encore suivi ! Alors ça te plaît de gâcher ma vie intime ? » Fit John en voyant Dio à moitié écrasé sur le plancher. « Qui c’est celui-là » répliqua, inquiet, Coates, puis il rajouta « Il te pose des problèmes ? Tu veux que je le démolisse ». Sous l’effet de cette phrase, Dio se releva face à Coates. Il le dépassait de deux têtes et Coates n’arrivait qu’à la hauteur de ses épaules parfaitement carrées. C’était un homme paraissant assez vieux par ses cheveux gris, il avait une couleur de peau assez foncée et portait un costume vert et une cravate jaune. « Il a un problème le vieux clown ?» d’exclama Dio. Coates fronçait ses sourcils et essayait de se faire un peu petit. « Vas-t’en » ordonna John à Dio, d’une voix sévère. « Quoi ? Encore une fois tu me dis de m’en aller ? Mais alors on ne peut jamais se voir sans être dérangé ! Et d’abord, c’est qui ce vieux débile » faisait-il en tenant durement l’épaule de Coates. – « C’est mon petit copain, ça te va ? Tout est finit entre nous Dio ». Dio pris un regard terrifiant et regarda Coates d’une irritation indescriptible. Malheureusement, Coates ne put pas voir très longtemps ces yeux de monstre, car à peine les avait-il remarqué que se fut le noir complet…
Coates se réveilla dans un hôpital, il voyait flou, des têtes de médecins avec des masques étaient suspendus au-dessus de ses yeux, il était horriblement fatigué. « Que me faîtes-vous » demanda-t-il tout doucement. Il continuait à voir les médecins et entendit « Ne parlez pas trop, vous avez besoin de repos ». Il se rendormit alors. Il fut réveillé quelques heures plus tard, ou quelques jours plus tard : Il était impossible de se situer dans le temps étant donné que l’hôpital restait toujours éclairé. C’était Scotch, son fils, qui venait lui rendre visite : « Papa, papa, ça va ? C’est horrible ce qui t’es arrivé, fracture de la tête ». C’était donc ça, le mal de crâne que Coates ressentait depuis son réveil. Dio lui avait en fait donné un coup de boule juste après l’altercation chez Coates. Sylvain se remémora la scène et put enfin s’en souvenir. Son téléphone sonna, et Scotch répondit à sa place histoire de ne pas le fatiguer : « Coates, c’est toi ? » fut une voix au bout du téléphone. Scotch expliqua la situation à la personne au bout du fil, et l’homme était consterné. « Je peux peut-être faire regretter à l’homme qui a fait ça à Coates, comment s’appelle-t-il ? ». Coates qui entendait la conversation s´écria « Dio, ça y est, John l’a appelé Dio, je m’en souviens ». Scotch répondit alors à l’homme : « Il s’appelle Dio ». L’homme au bout du fil « dio ? Le nouveau gérant du parc d’attraction de Cherwood ? Il va payer pour son crime » et l’homme raccrocha. « Qui était-ce ? » demanda Sylvain. Et son frère, Scotch, lui répondit « C’était Robert Cornéo, votre ex-patron »…