Chapitre 2 : Le Paradise
Dio se réveilla, il était déjà 9h00 du matin, mais heureusement on était dimanche, et ce jour là, il ne travaillait pas. Il était triste de ce qui c’était passé la veille, et se sentait tellement coupable. Il se rappela des quelques paroles qu’avait prononcé John afin de savoir ce qu’il pourrait faire, et il se souvint de cette boîte dont John avait parlé. Avant d’y faire un saut, il décida de bien se préparer. Il se rendit dans un magasin, dans une petite ruelle à côté de chez lui. La vendeuse l’accueillant bien souriante, « En voilà un qui vient acheter des dessous sexy pour sa belle ! » se disait-il. Dio demanda à la femme si elle possédait encore le dernier string rouge de la marque Mukkiland, car il ne le voyait plus. La femme chercha, farfouilla, mais ne trouvait pas. Dio commençait à perdre patiente et tapa un grand coup sur le comptoir. La vendeuse s’excusa et proposa à Dio de se rendre à l’usine Mukkiland juste derrière le hangar situé à deux pas d’ici. Dio n’ayant pas le choix, et voulant être parfait pour son rendez-vous pris sa Mercedes et s’y rendit. L’endroit était animé, différent d’une usine habituelle, on entendait des petits cris bizarres en longeant l’usine. Dio tenta alors d’entrer et aperçut plusieurs hommes qui travaillaient en slip, pour tester leurs articles, se disait-il. Il observa partout autour de loin et vit un panneau qui signalait le bureau du directeur tout en haut de l’usine. Il dut monter les escaliers jusqu’à atteindre une grande salle avec une autre porte et une flèche montrant la porte où était signalé « Directeur ». Dio semblait septique, il frappa trois coups pour voir si il y avait quelqu’un et une voix douce fit « entrez ». Le directeur avait les cheveux bruns, était bien habillé, débardeur blanc, jean vert foncé, c’était original. Sa peau était plutôt foncée et ses yeux étaient bleus comme ciel. « C’est pourquoi ? » dit l’homme.Dio un peu gêné demanda si il lui restait des strings rouges dernier cri, pour une affaire urgente, et qu’il était prêt à payer cher. Mukki, le directeur, réfléchit dix secondes et enleva son pantalon : « C’est le seul qui me reste celui-là, et je vous le fait cadeau pour 200 € ». Dio n’en revenait pas du prix, surtout avec son salaire de misère…Mais bon, l’amour envers John passait avant tout et il accepta l’offre du bel homme. « Dîtes, vous ne seriez pas Dio, vous, par hasard » rajouta Mukki. –« Euh…si, d’où vous me connaissez ? » - « J’ai lu votre nom dans les journaux il y a quelque mois, bravo pour votre parc d’attraction et bienvenue à Cherwood ! ». Dio ne répondit pas, il avait déjà perdu assez de temps et s’en alla. Mukki alors versa une larme, une larme de joie bien sûr ! Il n’avait jamais vu une telle allure, une telle masculinité. Heureusement, Dio avait laissé son vieux slip traîner en prenant l’autre, et dedans, Mukki retrouva un petit papier « Paradise à 21h00 ». « Tiens ça pourrait être intéressant se disait-il en sortant un plan de la ville de Cherwood afin de trouver où se situait le Paradise.
Dio arriva vers 20h30 au Paradise, il faisait sombre et la musique était forte, mais il aimait bien cette ambiance. Il cherchait partout son ami John et finit par le voir en s’approchant des tables à strip-tease. John s’exhibait devant toutes ces femmes, qui raffolaient de joie. Dio intervint alors. Il se saisit d’une des femmes et la jeta violemment sur les quatre autres. « Alors c’est ça que tu fais, des femmes peuvent te toucher et tu te laisses faire, mais moi je t’aime John ! ». John ne savait pas quoi dire, la fête avait tourné au cauchemar sous la violence de Dio. « Moi.moi aussi Dio ». Mukki débarqua alors avec un cigare à la bouche : « Ah Dio, ce mot dans ton slip, ce string que tu m’as acheté, j’ai compris ! Tu voulais voir cet homme.si on peut appeler ça comme ça, ses biceps sont bien moins développés que les miens ! ». « C’est qui lui » demande John. Dio, fou de rage de l’intervention de Mukki renversa toutes les tables du club. John lui priât d’arrêter, et Mukki, tout au contraire adorait ce côté sauvage : « Continue, oui oui plus à gauche, ah c’est comme ça que je t’aime Dio ! ». –« Mais tu comprends pas que c’est John que j’aime, toi tu es moche et ça se voit que tu fais de la gonflette ». –« De la gonflette ? Non mais tu t’es regardé, moi qui voulais te faire des enfants tu peux te gratter ! ». John profita de l’occasion pour s’éclipser en silence. Dio s’en aperçut très vite et courut en dehors du « Paradise ». Il prit sa Mercedes et le suivit en voiture jusqu’à chez lui. Il monta discrètement les escaliers derrière lui, John, au lieu de rentrer chez lui, sonna chez le voisin en face. Après qu’il soit rentré, Dio monta jusqu’à l’étage et vu écrit sur le paillasson « S.Coates ». « Ah le charlatan ! Il me trompe. ». Dio était prêt à défoncer la porte.