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Les Silences d'Anna : vol 3

Silverdragoon92
Silverdragoon92
Niveau 10
15 août 2005 à 11:13:12

J´peux prendre en cours ton récit ou j´dois d´abord lire les deux premiers volumes ?

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
15 août 2005 à 13:29:01

Tu peux prendre en cours, t´auras pas trop de mal je pense, mais je devrais te résumer un peu...
Mais je te conseille quand même de lire rapidement les deux précédentes parties...

MagusCT
MagusCT
Niveau 10
15 août 2005 à 13:50:10

C´est à dire tout, Silverdragon :-))) Ah, il est drole bravo_leader :ok:

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
16 août 2005 à 09:32:30

Bah quoi, il s´est pas passé tant que ça de choses, au fond...Et puis le prochain volume sera indépendant des autres :ok: silver pourr ala lire sans problème, il sera entamé pour laé rentrée :-)))

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
17 août 2005 à 09:34:45

Chapitre 4

Le tremblement se faisait maintenant si fort qu’on aurait cru que la chose se trouvait sur le toit de la pièce. Que devrait Affronter Anna ? Celle-ci demeurait appuyée au mur, les yeux rivés sur le plafond, comme pour attendre qu’il cède. C’était toute la somme qui tremblait, faisant danser les tubes sur les étagères qui se vidaient de leurs strates de poussière. Lorsqu’elle vit la porte, la jeune femme se décida à partir, mais alors qu’elle se déplaçait avec prudence pour ne as chuter dans les vibrations, elle se retourna et aperçut sur une étagère qui perdait ses appuis une arme à feu. Anna hésita, puis elle se jeta finalement vers le pistolet. Ce dernier se trouvait dans une sacoche qui pouvait être sanglée à la cuisse, mais elle s’occuperait de cela plus tard, ne sachant même pas ce quoi lui servirait cette arme, si ce ne fut à se donner la mort elle-même…

Elle poussa la porte de la paume de la main et se retrouva bientôt en dehors de la pièce ; elle vit avec horreur que plus rien n’était comme quand elle était arrivée…Le sol s’était entièrement dérobé et s’ouvrait sur u n précipice dont le fond était nappé par l’obscurité et d’énormes stalactites de roche rouge se disloquaient pour tomber dans la gorge à chaque coup de tonnerre. Celui-ci refaisait toujours plus envahissant ; c’était un enfer sonore. Soudain, un craquement se fit entendre, et en se retournant, la jeune femme aperçut la pièce où elle se trouvait deux minutes auparavant s’affaisser et se précipiter dans l’abîme qui venait de s’ouvrir dan un assourdissant fracas de tôles froissées et de verre explosé. Anna tenait donc presque en équilibre sur une colonne de roche qui semblait tanguer de plus en plus dangereusement. Mais il ne s’agissait pas de cela ; c’était sa tête qui tournait de plus en plus vite, et elle ressaisit ses esprits juste à temps pour bondir vers le plafond et se cramponner à un stalactite. En dessous ses pieds, elle regarda la colonne où elle se tenait s’effondrer vers le fond de la grotte où elle se serait fait écrasée…

Le séisme ne se calma pas pour autant, et la jeune femme entreprit de se hisser aussi haut qu’elle ne le pourrait avant que son stalactite ne se sectionnât à son tour. Arrivée à la base de du cône, alors que son souffle et ses forces étaient à bout et que ses bras lui faisaient atrocement mal, elle réalisa avec stupéfaction qu’il y avait un puit à quelques dizaines de centimètres de son emplacement sur le plafond. Un petit trou béant juste assez large pour y faire glisser les hanches de la jeune femme. Cette dernière se demanda comment elle pourrait s’y faufiler, mais les tremblement de plus en plus forts et fréquents lui pressaient les idées. Dans sa confusion et son désespoir, elle prit un ultime appui sur le rocher et les bras tendus devant elle, elle fit un saut miraculeux, survolant le vide, ignorant les vibrations, Anna, seule avec son corps, semblait voler au travers de la trentaine de centimètres qui la séparaient de son objectif. Puis ses mains touchèrent quelques chose de dur, ses doigts s’emboîtèrent dans une encoche. La jeune femme rouvrit les yeux et admira son exploit avec une surprise infinie ; elle avait réussi. Son corps pendait dans le vide, suspendu à ses mains qui s’agrippaient fébrilement aux gros cailloux disposés en anneaux qui formaient le puit ; elle eut du mal à croire qu’elle était capable de faire cela…

Lorsqu’elle réussit à se hisser à la force de ses bras qui se trouvaient au paroxysme de la douleur, elle put enfin s’appuyer sur ses jambes et l’étroit boyau fut aussi facile à escaler qu’une échelle. Au fur et à mesure qu’elle gravissait les échelons de minerai, le grondement se faisait plus lointain, plus sourd, bientôt bercé par la rythmique de sa respiration, de son arme qui ballottait contre sa cuisse droite et de crissement de ses doigts sur la pierre. Lorsque le tonnerre se tut définitivement, Anna avait escaladé une quinzaine de mètres et l’obscurité était absolue. Elle grimpa encore une demi-dizaine de mètres dans le noir, son point de côté déchirant sa poitrine à chaque battement de cœur, et une lumière parut timidement, indiquant le bout du tunnel. « J’y suis arrivée !  » pensa-t-elle. En effet, elle était arrivée, car ses mains touchèrent enfin le sol, et dans un ultime effort, elle s’extirpa du puit et s’étendit par terre, tordue de douleur, suffoquant de fatigue, de soif et de poussière…

Elle se reposa ainsi pendant de longues minutes, puis elle rouvrit les yeux pour embrasser la douce lumière qui régnait à cet étage. Une lumière bleue presque déstabilisante car elle recouvrait et nuançait absolument tout dans on épaisseur ; impossible de distinguer les couleurs. Il s’agissait d’une vaste caverne cependant assez haute de plafond animée par la bruit des gouttes d’eau qui unissaient les stalactites aux stalagmites. La jeune femme prit le temps de s’observer ; elle était toute poussiéreuse, sale, ses mains étaient déchirées et il lui sembla que son visage avait été déchiré par les émotions. Elle n’avait aucun moyen de savoir l’heure qu’il était, où elle se trouvait et par où rejoindre la sortie…Alors elle se hasarda dans une direction sans conviction, se voyant plus dépérir lentement dans cette grotte où nul ne pourrait la trouver. C’était un long boyau qui décrivait une forme de long croissant. Au bout d’une demi-heure d’exploration, Anna trouva l’extrémité du croissant et ce qu’elle découvrit l’assomma de surprise, tirant les traits de son visage bruni de crasse ; elle se trouvait devant une échelle menant à un niveau supérieur. Si il y avait une échelle, cela voulait irrémédiablement dire que des hommes étaient venus l’installer et qu’il y avait donc une sotie quelque part…

La miraculée grimpa à l’échelle qui escaladait la paroi de la grotte et traversait la roche sur plusieurs mètres avant de déboucher sur le prochain étage bien pus inquiétant que tout ce qu’avait traversé l’aventurière depuis qu’elle était arrivée à Paris. Car ce n’était plus une caverne, mais un sombre couloir de briques éclairées par des torches murales semblant se consumer depuis la nuit des temps. Des courants d’air parcouraient ces lieux inquiétants et léchaient dans toute sa froideur le corps d’Anna comme la mort, sifflant doucement en dansant entre les murs. Elle avait horreur de ce genre d’endroits. De temps à autre, un drôle de bruit résonnait, c’était certainement un courant d’air dans un lointain couloir plus exposé, mais il était si sourd et mystérieux que l’on aurait juré entendre le glas des condamnés à l’enfer…

Cet endroit n’était qu’un dédale de couloir perpendiculaires, un vrai labyrinthe terrifiant par sa colossale grandeur dans lequel avait été placé la petite Anna. Lorsqu’elle marchait, ses pas résonnaient lentement, emportés par les courants d’air. A de rares carrefours, des échelles sortaient du sol pour joindre cet endroit à des cavernes en contre-bas, comme celle d’où elle venait. Il y avait bien une sortie, ou au moins une frontière à ces infinis couloirs construits par les hommes, la simple présence du vent rendait cette hypothèse évidente. Soudain, la jeune femme entendit résonner d’autres pas, plus pressés que les siens. Persuadée de l’avoir entendu, Anna mit ses mains e porte-vox et vida ses poumons : « Il y a quelqu’un ?  » mais elle s’y attendait ; seul l’écho de sa voix lui répondit. Le même bruit de pas se répéta mais d’un autre endroit, avant de disparaître comme précédemment. Elle se sentit menacée. Dégoulinante sueur froide, la petite égarée se rangea contre le mur le plus proche, se consolant de n’avoir que deux sens à surveiller au lieux de quatre à un carrefour. La série de pas résonna de nouveau, mais la confusion, la terreur et surtout la fatigue l’empêchait d’en localiser la provenance…Anna attendit longuement, puis elle entendit un étrange bruit de craquement venant du plafond.

Elle se hasarda à lever ses petits yeux verts qui s’écarquillèrent bien vite, laissant échapper une petite larme, elle cria de toutes ses forces, un cri d’effroi venu du plus profond de ses entrailles, imprégné de toute la terreur dont elle était capable…

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
19 août 2005 à 09:45:05

Bon bah moi je poste demain et si j´ai plus personne, ça va pas être cool...

AcHeParGus
AcHeParGus
Niveau 8
21 août 2005 à 09:57:26

Pas mal, mais pourquoi cet insuccès pour ta fic? Il n´y a rien de mauvais là-dedans!
note (4 chapitres) : 18,5/20

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
21 août 2005 à 18:36:41

"18,5/20"
:d) et bien, je dois avouer que je suis très touché par cette note !
pour mon insuccès, je dois dire que poster pendant les vacances n´est pas une bonne idée, personne n´est là, et de plus, je suis plutôt inpopulaire sur ce forum, n´étant lu que par un petit groupe de personne qui ne se mainfeste même plus, en fait (quoi que Sugy ait bcp de travail, biz !) , je suis un oublié, c´est vrai...mais merci d´avoir pris la peine de me lire ^^

MagusCT
MagusCT
Niveau 10
21 août 2005 à 18:38:27

Tiens, encore un admirateur, bravo_leader!
Je suis tjrs là :)

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
22 août 2005 à 09:21:27

oui, merci magus :-))) je voulais dire à tous mes lecteurs invisibles (enfin...pour peu qu´il y en ai...) de laisser un p´tit com quand même pour se manifester, c´est la moindre des politesses...
Bah alors, que pensez-vous du déroulement, ceux qui ont lu ?

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
24 août 2005 à 09:35:22

Bon bah continuons ceci, alors...On arrive au bout du volume trois et les choses pour Anna ne s´améliorent pas...

Chapitre 5

Un crâne pendait du plafond. Un gros crâne humain encore tacheté de sang frais et de lambeaux de peau carbonisée, mais il brillait au fond de ses orbites une vive lueur jaune et au sommet de son visage se dressaient deux grandes cornes de bouc toutes tordues. La mâchoire inférieure s’articula pour ouvrir la gueule de la créature qui poussa un effroyable rugissement sourd et ténébreux qui couvrit le cri d’effroi d’Anna. Lorsque celle-ci s’enfuit en courant, le monstre lâcha sa prise au plafond du couloir et posa ses lourds pieds déformés sur les pavés du sol. Tout son corps squelettique aux os cassés en certains endroits était recouvert de sang et de chair rouge sombre. Comme il ne pouvait rivaliser à la course contre Anna, le démon déploya de son dos deux grandes ailes à la peau noire dont les extrémités se trouvaient elles aussi en lambeaux. Poussée par une sorte de force obscure, la créature décolla du sol presque sans aucun effort et malgré sa maladroite silhouette humaine, il se déplaçait avec l’agilité du plus petit oiseau.

La jeune femme ne pouvait pas se cacher, seulement courir, hasardant un regard derrière elle. Mais le souffle de la bête semblait lui déchirer la poitrine lorsqu’à chaque battement de son cœur, son point de coté se faisait de plus en plus douloureux. Le démon poussa un cri aigu et perçant inspiré de la frayeur de tous les êtres humains qu’il avait du terrasser avant Anna. C’est là que cette dernière sentit le toucher de la chose dans sa nuque ; elle sut qu’il était temps de ruser. La jeune femme s’arrêta subitement en posant un genoux à terre pour faciliter sa pause et comme elle l’avait espéré, le monstre continua sa course pendant quelques mètres ; Anna en profita et dégaina l’arme qu’elle avait emportée sur sa cuisse droite. Les deux mains sur la crosse du pistolet, elle appuya sur la détente, ne sachant ce qui allait sortir du canon. Dès la première pression, une balle jaillit de la gueule de l’arme et fendit l’air jusqu’à traverser la base de l’aile du démon d’où gicla une importante quantité de sang.

Le monstre ensanglanté se décrocha des airs et s’effondra sur le sol dans un profond cri de douleur, mais il se releva presque aussitôt en chargeant sur celle qui lui avait porté le coup. Elle resserra son étreinte sur l’arme et pressa la détente un grand nombre de fois, poussée par une incontrôlable frénésie. Les balles zèbrent l’air à chaque tir, presque toutes touchèrent la cible, à la tête, à la poitrine, la cuisse, l’un des projectiles lui arracha même une partie de crâne. Mais rien ne vint à bout de la créature immortelle. Résolue à sortir de là vivante, Anna se sauva une nouvelle fois, prenant des directions aléatoires à chaque fois que les couloirs du labyrinthe s’entrecroisaient. Il lui sembla pendant un moment que la créature avait renoncé à la poursuivre, mais sa plainte résonna de nouveau et la jeune femme s’enfuit de nouveau.

A bout de force, elle se laissa bientôt tomber dans la fatigue à un carrefour, et assise contre un mur, elle observa autour d’elle le silence. Lé démon était peut-être parti…Après plusieurs minutes d‘un troublé repos, elle se leva en titubant et se mit face au couloir perpendiculaire, tenant debout au prix de grands efforts ; alors qu’elle était animée de frissons, ses jambes tremblaient, ses yeux se plissaient et sa vision commençait à flancher. Elle s’appuya bientôt sur le mur en posant sa main sur le pavé de celui-ci, guettant l’obscurité. Mais elle n’entendit pas la créature démoniaque approcher en se mouvant à quatre pattes sur le mur, et il fut trop tard pour se défendre lorsqu’elle se rendit compte qu’elle était prise au piège ; le démon fondit sur la jeune femme et resserra tout son corps squelettique imbibé de sang sur elle. Prisonnière de l’étreinte, la proie se débattait fébrilement, constatant avec découragement que le monstre avait une taille surhumaine. En se mouvant de droite à gauche pour se défaire de sa prison, la vision d’Anna devint floue, tout se brouilla, elle ne s’entendit plus crier, elle n’entendit plus les râles victorieux de la bête qui épuisait les dernière forces de sa victime en la ballottant dans tous les sens, et alors que ses grands ongles crochus lui déchirèrent l’épaule, Anna perdit connaissance dans un dernier râle de désespoir et de fatigue…

Durant son sommeil comateux, elle entendit beaucoup de bruit, elle se sentit bouger, mais elle ne pouvait rien décrire précisément. Seule la présence du monstre était certaine. Anna ne pouvait plus bouger, ses yeux restaient fermés et elle était couchée sur un sol rocheux, poussiéreux, elle se sentait sale, ses vêtements déchirés, son visage recouvert d’un mélange de sueur, de cendres et de sang…Il lui sembla que la créature était partie, mas elle se sentait tellement mieux morte en ces lieux qu’elle ne bougea pas ; elle n’avait plus aucune force à mobiliser pour se relever, c’était la fin de son périple…Mais après un long temps de repos, une nouvelle voix la sortit de son coma. « Anna… » Ce n’était plus une voix ténébreuse ou inquiétante comme elle avait eu l’habitude d’en entendre, mais une parole douce et calme, belle et jeune en fait. Anna poussa un gémissement plutôt qu’une interrogation et réussit à entrouvrir ses paupières. Au-delà de celles-ci régnait une puissante lumière blanche et pure qu’occultait une personne de petite taille, c’était elle la voix : « Anna…Relève-toi ». Et la jeune femme dans son nid de poussière se tordit un peu et ouvrit les yeux complètement, éblouie par cette illumination. La silhouette s’était penchée sur elle. Ses yeux recouvrirent la vue et bientôt, elle put s’apercevoir qu’elle rêvait, elle était dans le grand tunnel de lumière. Elle se tenait devant une sorte de miroir, et l’improbable silhouette qui s’était avancée vers elle, c‘était elle-même. Le même visage, la même chevelure ; elle était belle comme un ange. Elle se regarda pleine de passion avant de s’entendre répéter : « Relève-toi » de cette douce voix enfantine qui lui ressemblait tellement…Enfin, elle se décida à se lever, et pendant qu’elle se dressait sur ses jambes, elle avait fermé les yeux comme pour économiser ses forces…

Mais lorsqu’elle les rouvrit, le tunnel de lumière s’était éteint et son miroir s’en était allé. Elle n’en fut nullement étonnée car il se tenait alors devant elle un squelette enchaîné sur un pilier et dans le dos duquel tombaient deux grandes ailes de plumes blanches. « L’Ange ?  » Pensa Anna, mais les paroles du guide lui revinrent en tête : « On raconte que le Nephilim a conclut un pacte avec Satan et qu’il se cache dans son royaume pour échapper à la haine que Dieu lui porte… » C’était donc probablement le Nephilim qui se trouvait là. La jeune femme contempla l’être extraordinaire pendant un moment en songeant longuement que c’était bien cela qu’était venu chercher Adeline…Peut-être n’était-elle plus très loin ?

Le décor autour de cette scène était celui de l’Enfer ; des roches rouges, de la poussière, un courant d’air frais dans toute la caverne… Anna se résolut à contourner le pilier du Nephilim et suivit le chemin qu’il protégeait. Au fur et à mesure que les parois du boyau se resserraient, la lumière se faisait rare. Mais en regardant au plafond, la jeune femme vit que des câbles électriques sillonnaient la roche ; elle se rapprochait enfin d’une installation humaine. Et en effet, la douce lumière d’une lampe à néon vint emplir la caverne. En poussant légèrement une porte métallique, elle se retrouva dans une grande pièce très éclairée et très sombre sur le sol marbré. Elle se rendit bientôt compte que la pièce était circulaire. Le mur d’enceinte était décoré de dizaine de piliers rouges où couraient de nombreux motifs noirs très arrondis, le tout était en fait mystérieusement très esthétique. Une sorte de haut mur bardé de composants électroniques très complexes et formant un demi-cercle se dressait au centre même, comme pour cacher quelque chose à la nouvelle arrivante. Celle-ci se rendit de l’autre coté du mur pour découvrir ce qu’il cachait, et sa surprise fut de taille…

Il y avait de grandes consoles de commandes auxquelles Anna ne prit pas garde. Car au creux du mur se dressait une grande colonne de conservation cryogénique. Dans le mystérieux liquide dansaient des bulles créant un flou que perça bientôt un être étrange. Il reposait dans cette colonne un être humain, une femme. Des centaines de capteurs en tous genre semblaient la retenir prisonnière de son sommeil. Mais le plus énigmatique n’apparut à Anna qu’après une minute d’observation ; son visage ne portant aucune expression n’était pas doté de sourcils, son crâne était chauve, elle n’avait aucun poil pubien…Pire, cette femme ; cette chose avait la peau blanche…Elle était imberbe et albinos…

MagusCT
MagusCT
Niveau 10
25 août 2005 à 09:37:11

:up:

Bientot un nouveau chapitre :ok:

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
25 août 2005 à 09:45:16

Chapitre qui sera le dernier du volume 3...

Fidjidji
Fidjidji
Niveau 9
26 août 2005 à 11:47:38

Salut,

Me donne tu l´autorisation de poster ta Fic dans mon blog ?
Je ne récolte pas les lauriers et je met ton pseudo t´inquite pas, tu peux te faire de la pub en me donnant l´adresse de ton site ou de ton blog si tu veux.

Merci beaucoup.

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
26 août 2005 à 14:27:35

Tu comprendras que ça me fasse un peu chier de dire oui, sinon, ya pas de problème :ok: tu l´as lue au moins ma fic ?

Fidjidji
Fidjidji
Niveau 9
26 août 2005 à 17:05:16

J´ai commencer mais le problème c´est que vu que j´ai pas adsl, je fait des copier coller sur word pour une fois que je me déconncte je puisse le lire. Et comme les chap sont séparer par des messages...
Sinon je les lit au fur et a mesure que je les mais dans mon blog.

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
27 août 2005 à 09:42:10

Ok...
Bon bah dernier chapitre de ce volume...Après, je vais rester en écriture jusqu´à mercredi prochain, et puis on ouvrira un nouveau sujet, quoi...Allez, bonne lecture !

Chapitre 6

La poitrine de la mystérieuse femme se gonflait et se dégonflait lentement ; elle respirait ; elle était vivante. Anna releva les yeux vers le visage dont la moitié était occultée par un masque à oxygène. Son visage rond et pâle dormait profondément, et depuis longtemps certainement. Le ronronnement des machines et des ordinateurs résonnaient doucement dans la sombre pièce, c’était inquiétant et rassurant à la fois…Depuis combien de temps cette femme reposait-elle là, dans les entrailles de Paris ? Qui s’en occupait ? Autant de questions qui s’imposaient en cet instant, mais l’énigme des sept Nephlims était encore incandescente dans l’esprit d’Anna.

Celle-ci inspecta furtivement les alentours, il n’y avait rien de vraiment intéressant, Seul un dossier reposant sur le bureau central attira son attention. « Projet A ; spécimen numéro trois »

Selon les dires de l’hologramme, c’était ce projet A qui avait donné naissance aux sept créatures…blasée de toutes ces surprises et impatiente d’en savoir plus, la jeune femme s’empara de la chemise et l’ouvrit en s’asseyant sur le coin de la table : « Chroniques rapportées par le scientifique de première classe du laboratoire de clonage humain basé sur l’île de Colonna ; Greystock John. »

Sa lecture ne s’attarda pas sur les premières pages qui relataient le protocole de l’expérience en des termes scientifiques incompréhensibles. En feuilletant vaguement le dossier, elle dénicha vers le milieu de la forêt de pages, un feuillons rapidement déchiré, griffonné et froissé. Anna prit la peine de le déchiffrer.

« Je suis tout simplement monstrueux, j’ai créé des monstres ; je devrais me donner la mort, mais je ne peux pas…Avait écrit john. C’est tellement exaltant en même temps ! Il s’agit de la première expérience de clonage humain commanditée et reconnue par l’État. Ce Marcus est un fou, nous ne savons pas ce qu’il a l’intention de faire avec ces surhumaines (bien que nous soyons sceptiques quant à la probabilité de voir se manifester des faits nouveaux chez ces hybrides…)

Je suis monstrueux. Les sept petites filles sont arrivées au monde ce matin, toutes en même temps, toutes normalement constituées, toutes identiques. Seule la petite Arza a des problèmes. Il s’agissait du sujet le plus risqué à modifier car le protocole stipulait qu’une absence de mélanine au niveau des iris devrait apparaître, mais le développement s’était mal passé, et toute sa peau était blanche à l’accouchement. Pire ; Arza n’est dotée d’aucune pilosité et l’un de ses poumons n’a pas correctement grandi. C’est un miracle que la petite soit encore en vie, nous l’avons mis en soins intensifs et nous ne savons pas combien de temps la pauvre pourra vivre…

les six autres jumelles sont en pleine forme et présentent toutes les caractéristiques que les parents avaient souhaitées…A propos du père à qui j’avais injecté sous la menace le plasma de la chose retrouvée à Paris, il n’a jusqu’à ce jour manifesté aucun signe de mutation, mais j’espère qu’il va mourir car nous ne savons pas comment l’appréhender ni ce qu’il désire faire de ces sept petits anges… »

Anna abaissa le morceau de papier et son regard se porta de nouveau sur la femme à l’intérieur du sas de cryogénisation. Cette femme, c’était donc Arza, le troisième Nephililm…l’épaisseur de la paroi de verre empêchait de distinguer clairement les traits de son visage, son expression. En fait, ce n’était qu’une grande silhouette blanche, presque brillante…Arza avait finalement réussi à survivre grâce à la technologie et reposait dans ces lieux retirés du monde. Peut-être que John avait compris ce que comptait faire Marcus et l’avait écarté de ses filles par la mort. Mais dans ce cas, il faudrait retrouver les six autres. En pensant à cela, Anna se rendit compte qu’elle nageait dans le vide de son esprit ; pourquoi était-elle là ? Que cherchait-elle ? Était-elle sensée être arrivée jusque là ?

Le siphon de ces pensées allaient l’emporter dans une atroce migraine lorsque soudain, un sourd claquement mécanique semblant provenir de derrière les parois résonna dans toute la salle. Puis le bruit d’une porte coulissante se fit entendre ; quelqu’un venait d’arriver, et ses pas claquaient sur le sol scintillant de noir. Anna devina la position du nouveau venu au bruit de ses déplacement, et se cacha contre un sombre mur, retenant au maximum sa respiration…

L’individu se rapprocha, son ombre se distingua sur le sol. Elle n’était pas aussi effrayée que les dernières fois qu’elle avait vécu des situations comme celle-là, car l’arme qu’elle portait à la cuisse la rassurait quelque part…l’ombre s’éloigna et le promeneur sembla inspecter le laboratoire, il roda autour de Arza et on put l’entendre marmonner quelque chose. Le bruit des pas s’arrêta et il y eut un moment de flottement. Anna avait la main sur le pistolet. « Tiens…Anna, tu es là… » fit la chose d’une sombre voie d’homme. La jeune femme sursauta bruyamment, sans comprendre comment elle avait put être piégée. Elle dégaina son arme et alors qu’elle se mettait à la lumière, elle pointa le canon droit devant elle, cherchant l’individu. Il n’était plus là. Sa voix tinta de nouveau : « N’aies pas peur » mais derrière elle, cette fois. Précipitée, elle se retourna à toute vitesse, tendit son arme et se prépara à faire feu, mais sa surprise l’en empêcha ; c’était le fantôme à l’imperméable !

Portée par l’angoisse des spasmes qui rythmaient sa respiration, la jeune femme pressa finalement la détente, mais le chargeur était vide ; un simple cliquetis sortit du canon… « Mais qui êtes -vous à la fin ?? ! » Implora Anna dans un dernier élan de désespoir... Alors le spectre leva la main et la porta à son chapeau ; il allait découvrir son visage…Sous toute l’attention de la jeune femme, le fantôme montra son visage à la lumière. Il avait quelque chose d’humain, malgré sa peau comme carbonisée, il n’avait plus de paupières et ses yeux globuleux injectés de sang ne regardaient jamais rien. Son crâne détruit par endroits ne portait plus aucun cheveu et sa bouche n’était plus qu’une embrasure pourvue de quelques dents dans le bas de son visage…

« -Est-ce que vous êtes…vivant ?  » demanda Anna face à la laideur et la destruction de l’homme qu’il y avait en face d’elle, emplie d’une certaine pitié.
-Oui...Mais non… Ce que j’ai fais est trop monstrueux pour m’offrir le luxe de mourir…
-Est-ce que vous êtes…John … ?
-Oui…je t’ai aidé à venir ici par tes propres moyens…Pour que tu saches qui je suis…
-Je ne vous fais pas confiance…
-Tu as raison Anna, je devrais peut-être te tuer…
-J’ai lu le dossier d’Arza ainsi que vos notes…Vous avez réussi à neutraliser Marcus, non ?
-Non…moi et mon équipe, on s’était mis d’accord pour le tuer et disperser les Nephilims chez nos proches ou dans des centres pour s’assurer qu’elles grandissent hors de la portée de ce fou. Mais la bagarre a mal tourné, et je me suis rendu compte que les mutations avaient fait effet en lui, et il était beaucoup plus fort que moi…Il puisait ses forces ailleurs…c’est lui qui ma mit dans cet état…
-Et les Nephilim ont été oubliées, hein ?
-Oui…A l’exception de Arza dont je prends soin ici, dans les entrailles de la cité du Louvre, avec les quelques survivants de mon équipe…Le plus important est que ce fou ne les retrouve pas toutes…Non, cela ne doit pas arriver, nous pouvons encore changer le cours des choses…
- Mais bon sang…Pourquoi moi ?! Pourquoi est-ce moi qui ai été assignée à cette quête ?! Que dois-je faire maintenant ?! !
-Anna…Ce Marcus est un génie, tous les deux, nous pourchassons la même chimère…
-Je ne vous suis plus, John…dit Anna en obscurcissant ses yeux…
-Je retrouverais les autres Nephilims avant lui et elle m’emporteront au Paradis.
-Espèce de vieux fou !
-Tu n’as aucune idée de l’immensité de leur pouvoir ! Il ne s’agit pas de régner sur le monde, mais de réunir les êtres les plus « parfait » Si « parfait » que Dieu en personne n’avait pas osé l’imaginer !
-Je veux oublier ! Je veux remonter à la surface et oublier tout cela, revenir à la fac, chez mes parents et oublier tout cela !! ! Hurla finalement Anna en s’effondrant en larmes, se tenant la tête avec ses deux mains »

Puis la jeune femme sentit une profonde douleur dans sa cage thoracique ; ses poumons ne se déployaient plus, son cœur avait arrêté de battre…Elle ne put regarder une dernière fois John, le scientifique démoniaque de ses yeux révulsés et dans un dernier râle de vie, Anna tomba de son poids sur le sol poussiéreux…Elle venait de mourir…

MagusCT
MagusCT
Niveau 10
27 août 2005 à 09:49:07

Salut bravo_leader!
Pas mal, je ferai le comment plus tard :ok:

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
28 août 2005 à 12:25:36

Et bah j´attends toujours :-p

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