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Fic : La dernière sérénade

Sugy
Sugy
Niveau 10
05 mai 2006 à 21:46:11

«Enculé. Bon, je l´adore ce petit loup… j´adore l´appeler comme ça, j´adore! J’en jubile, littéralement parlant. Surtout quand ça l´irrite. Enfin, durant un entraînement, il a osé me donner un coup de poing directement sur la clavicule. Merde! Il sait bien que ça me fait mal, là. Il sait bien que j´ai fais une chute, jeune, et que j´en ai gardé des séquelles. C´est pas du jeu! S´il ne le connaissait pas, ce talon d´Achille, il n´aurait jamais, jamais, frappé là. Je veux dire, quel idiot irait frapper un adversaire sur la clavicule gauche, alors que je suis droitière ? N’importe quoi. Pfffff… Je sens que je pourrais pas encore me battre correctement durant quelques jours avec cette foutue blessure. En fait, je ne sens plus vraiment mon bras gauche, une espèce d’engourdissement. Faut dire que Tseng m’a drogué aux anti-douleurs et tout ce genre de médicaments qui rend les gens idiots et/ou –bah, ouais, c’est en option- endormis. Heureusement, ça n’a pas trop d’effet sur moi.

Au fait, je sais que c´est mal, mais… ce chérubin, je l´aime. C´est pas ma faute, depuis quand on contrôle nos attirances, nos sentiments? Hein, dis-le moi. Bin, voilà, tu n’en sais rien, strictement rien... J’avoue que comme tu es un objet inanimé qui ne me répondra jamais, c’est plutôt normal.»

«Tu sais quoi? J´ai remarqué que je n´inscris jamais quelle date on se trouve. Pour faire changement : 12 octobre.

Euh… Oui, c´est tout ce que je trouve à dire -écrire. Pas besoin de le dire, je suis vachement intéressante et passionnante. Mais, tu comprends, je ressentais le besoin de dévoiler cette date. Merci de ton attention, cher journal.»

«Je remarque que j´écris à des intervalles plutôt irrégulières. Je crois que c´est pour ça que je n´écris jamais les dates. Comme ça on dirait que je tiens tout ça à jour.

Je l´aime, trop. Je devrais pas.»

« Boissons, enivrantes boissons ! Plus un déguisement sympa pour la soirée d’halloween de la compagnie. Égal sexe, délicieux sexe ! C’est la recette gagnante, les amis, la recette gagnante !»

«Lendemain de veille, ô douloureux lendemain de veille ! Je me rappelais plus que c’était si... mauvais, les lendemains de veille.»

«Hep, toi.
Ma vie est un désastre. Enfin, pas encore, mais je le sens. Je le sens. Quelque chose de pas trop net va se passer. Bizarrement, je ne lui fais pas confiance. J´irai même jusqu´à le qualifier d´hypocrite. Bizarre, hein? Je me verrais plutôt mal quitter cette vie. On est bien payés, on est bien logés. Enfin, nous verrons bien… Nous verrons.»

Vincent resta silencieux. Apparemment elle avait eu raison car, de un, on parlait de Rufus Shinra et, de deux, il savait bien ce qui était arrivé à Jessie. Elle avait quitté en catastrophe son appartement et c´est lui, la nouvelle recrue, qui en avait hérité. C´est ainsi qu´il avait trouvé le journal intime de la demoiselle ainsi que quelques disques et autres babioles. Ce recueil de pensées lui avait été très pratique car c´est ainsi qu´il avait appris le point faible de l´ancienne Turk, ses clavicules. Il en avait su davantage aussi sur elle, sur sa façon d´être. Il aimait bien sa façon d´être parfois ironique parfois franche envers un paquet de papier. Il se surprit à penser, que c´était dommage qu´elle ait été licenciée, enfin plutôt mise à la porte. Et tout ça à cause de ce crétin de Rufus. Enfin sans son licenciement, lui, il n´aurait pas été accepté.

Le garçon secoua la tête, afin de mettre un peu d´ordre dans ses idées. Sans succès. Il avait déjà lu au complet le journal de l’ancienne Turk, il avait espéré y trouver un autre indice, comme pour son point faible. Il s´apprêta à fermer le journal intime de Jessie, lorsqu´il remarqua que quelque chose était glissé entre les pages, vers la fin du livre. Une feuille blanche, pliée. C’était la première fois qu’il remarquait la présence de ce bout de papier. À l´intérieur, il y était inscrit : «À toi qui trouvera ceci : bonne vie. Enfin, j´espère qu´elle sera mieux que la mienne».

Vincent remit la feuille en place et grâce à sa main gauche ferma le livre qui émit un petit son sec.

Ryle87
Ryle87
Niveau 10
05 mai 2006 à 22:29:19

Hiiiiiiiiiiii :coeur:
Je reconnais bien la patte de cette chere Sugy dans ce journal intime plein de jurons, tout toi ça :p)
Bon bah une transition donc j´ai pas grand chose a dire (comment ça j´ai toujour rien a dire? :O <--Bonhomme surpris de MSN pour ceux qui le connaisse pas )
Et continue tu es la meilleure :coeur:

Lazzuli
Lazzuli
Niveau 11
06 mai 2006 à 00:47:09

J´suis pas trop en état ce soir pour lire, mon esprit divague vers Pluton en quete de chocolat glacé! :fou: :rire:

Mais j´ai imprimé, demain matin je lirai cette transition! :hap: :-)))

Kimie7
Kimie7
Niveau 10
06 mai 2006 à 14:56:47

J´ai lu :-d

Ben, j´ai pas grand chose à dire vu que c´est une transition xD

Juste que j´ai eu beaucoup de mal à comprendre :fou: xD Après une relecture, tout est devenu limpide^^ ( mais je pense que c´était fait exprès^^)

Bref, je reste fidèle à ta fic Jess´
Bon courage pour la suite !^ ^

( Au passage, El_Indyo si tu passes par là :
J´ai plus de retard à rattraper dans mes lectures^^ Je vais pouvoir continuer ta fic :fou: voilà ^___^ )

Lazzuli
Lazzuli
Niveau 11
06 mai 2006 à 20:17:54

Moi aussi j´ai lu! :-d

Sympa la transition.
Au début j´étais un peu perdu, je savais pas quand les lettres avaient été rédigés, mais à la fin de la transition, on comprend mieux. ^^
Vivement le chapitre suivant! :hap:

Kimie :d) J´ai pas eu besoin de relire moi! :-p :rire:

:dehors:

Kimie7
Kimie7
Niveau 10
06 mai 2006 à 20:25:21

Rooooh ça va é___è

Lazzuli
Lazzuli
Niveau 11
06 mai 2006 à 20:27:49

Pour te venger, je te donne des contre attaque : j´ai honte j´ai pas encore commencé la nouvelle fanfic de Fffanatic alors que je sais que c´est fic est ENORME!
Voilà sors ton katana et bats toi now Dame Kimie! :banzai: :fou: :rire:

Kimie7
Kimie7
Niveau 10
06 mai 2006 à 20:37:27

Pourquoi je devrais me battre ? oO xD

  • réfléchit un peu*

:ok: :banzai:

Ouuuh le vilain ! il a pas lu la fic de fana !! !

ça te vas ça ? xD C´est légèrement artificiel mais bon... :rouge:

Lazzuli
Lazzuli
Niveau 11
06 mai 2006 à 20:39:06

Je sais pas j´suis taré! :fou:
Avec Armiel, on rage avec nos katana! :banzai: :rire:

Kimie7
Kimie7
Niveau 10
06 mai 2006 à 20:40:13

hum, moi je préfère pas trop l´utiliser^^

pourrait y´avoir des morts avec mon adresse habituelle :rire: xD

Sugy
Sugy
Niveau 10
06 mai 2006 à 23:34:29

Merci vous deux ^_____^

  • Jess qui est super heureuse que deux de ces lecteurs fidèles ont lus, mais aussi pour autre chose que monsieur Fana comprendre*

Ayu fait, Lucile, Indy passe jamais sur ma fic é_è

Ryle87
Ryle87
Niveau 10
06 mai 2006 à 23:39:09

Et moi personne ne me voit :snif2:

Lazzuli
Lazzuli
Niveau 11
06 mai 2006 à 23:44:32

En plus t´étais le 1er à avoir lu! :-d
C´est Kimie et moi qui avons caché ton commentaire! :-p :rire:

Ryle87
Ryle87
Niveau 10
06 mai 2006 à 23:48:01

Oui :banzai:

Sugy
Sugy
Niveau 10
06 mai 2006 à 23:53:26

Ah, merde! Je m´Excuse, j´croyais avoir répondu à ton comm´ é_è mais j´étais trop crevé hier soir pour le faire ^^´

Merci d´avoir ou et, oui, une Jess sans jurons ça le fait pas :cool:

Ryle87
Ryle87
Niveau 10
06 mai 2006 à 23:56:58

De rien, c´est un honneur de t´avoir ou :O

Lazzuli
Lazzuli
Niveau 11
07 mai 2006 à 00:07:07

Oh quel coquin ce Ryle! :rouge: :rire:

Ryle87
Ryle87
Niveau 10
07 mai 2006 à 00:10:49

Meuh non :O
:banzai:

Sugy
Sugy
Niveau 10
27 mai 2006 à 22:52:25

Joyeux Noël! :noel:

Bref. Pour tout ceux qui ont finis les cours, comme moi. Ou, pour tout ceux qui finissent bientôt, courage!

Bonne lecture! (Ouf, un peu plus et vous vous retrouviez avec les paroles de She´s so high ^^´)

«Quand je l´ai revu, face à face, j´ai eu peur qu´elle me reconnaisse, qu´elle me pointe de son index, que ses lèvres s´ouvrent afin d´échapper quelques mots du genre : «Rémi, c´est toi?» ou «Qu´est-ce que tu fiches ici?». Cette fois-ci, elle était beaucoup plus lucide. J´avais peur qu´elle me reconnaisse, tellement. De tout cœur, j´espérais qu´elle ne fasse pas le lien. Deux hypothèses se formèrent dans mon esprit ; soit elle m´avait reconnu, mais ne l´avouait pas. Au contraire, l´autre hypothèse était qu´elle ne reconnaisse pas du tout. À vrai dire, elle était plutôt occupée à des derniers préparatifs. »

Chapitre 12 :

Lorsque la jeune femme eut fini de prendre une bonne douche, elle enfila un débardeur vert et, par dessus, un débardeur couleur sable, beaucoup plus décolleté, sur lequel il y avait des inscriptions vertes. Un jeans, stoppant aux genoux, moulait ses cuisses. Quant à ses pieds, ils étaient chaussés par des baskets blanches. Après quelques instants devant le miroir de la salle de bain, elle attrapa un sac à main, sa lance, et sortit, tout sourire.

Une de ses plus grandes facultés était de ne laisser aucune trace d´une soirée arrosée qui avait pu avoir lieu la veille. La tête haute, elle dévalait la rue principale de Costa Del Sol, ce paradis terrestre. Il faisait chaud et, la plupart des gens, se trouvaient en maillot de bain, se pavanant. Costa Del Sol était à la fois aussi reconnue pour ses modèles en maillots que pour ses touristes naïfs prêts à dépenser une fortune pour passer un séjour ici. Les palmiers, toutefois, étaient une source de bonheur pour ceux qui n’arrivaient plus à supporter les rayons de l’astre lumineux. Ils se dissimulaient sous les arbres tropicaux de la région. La majorité de la population ne possédait pas de voiture, les piétons semblaient alors détenir la rue à eux seuls. Ils se servaient rarement des trottoirs. Qui voudrait utiliser une voiture alors qu´on pouvait profiter du soleil?

Après une dizaine de minutes de marche, la jeune femme arriva à destination. Jessie tendit son bras, sur lequel on pouvait voir plusieurs bracelets scintillants, toqua trois coups et attendit une réponse. Réponse qui vint au bout d´une trentaine de secondes. Le visage de Violine apparut dans l´embrasure de la porte. La brune cacha du mieux qu´elle pût sa moue dégoûtée. La magicienne aux cheveux flamboyants la sermonna pour son retard et la fit entrer. Le hall était dans les tons de vert et d’orange brûlé. Violine lui fit signe de la suivre. Tout en marchant, elle continua :

- Le reste de l´équipe est ici depuis une bonne vingtaine de minutes. Si seulement tu n´avais pas passé le restant de la soirée d´hier à boire avec ce surfer à deux balles. Pourquoi il faut toujours que t´exagères, hein Jess? Dis-le moi. Oui, c´est formidable, tu peux contrôler la matéria temps, on a bu un verre. Étais-tu obligé d´aller te saouler, après?
- Ahh, ferma ta gueule, cracha la brune, la main sur sa lance.

La rousse afficha une moue moqueuse.

- Tu comptes me tuer?
- Non. Seulement détruire ta mâchoire, afin que tu fermes ta putain de gueule.

Gueule. Elle semblait n’avoir que ce mot à la bouche, en ce moment. Histoire de faire preuve de maturité, et ainsi garder ses précieuses maxillaires, Violine décide de rester muette. L´apprentie magicienne tourna la tête vers la droite, là où se trouvait le salon. Elle s´apprêta à y entrer, c´était toujours là qu´avait lieu les mises au point, avant les missions. Cependant, un bras la retint fermement. Elle fit volte face à celle qu´elle pouvait désigner par le terme supérieure.

- Qu´est-ce qu´il y a, encore? soupira Jessie tout en accentuant le dernier mot.
- Stéphane est en compagnie d´une possible recrue. C´est moi qui ferais le briefing.

«Super» voulut marmonner l´autre, mais elle esquissa plutôt un sourire rempli d´hypocrisie tout en délaissant cette idée d´accéder au salon. Les deux jeunes femmes montèrent donc à l´étage qui, contrairement au rez-de-chaussée, possédait un décor champêtre. Il était parfois difficile de se dire que les deux étages faisaient partie du même bâtiment. Violine s´engouffra dans une porte située à la droite. Porte qu´emprunta à son tour Jessie. La pièce dans laquelle elle venait de pénétrer contenait beaucoup d´éléments dans les teintes de rouge : un canapé, deux fauteuils et une table basse, pour ne nommer que ceux-ci. L´objet le plus fascinant était sans doute ce gros cadre accroché au fond de la pièce. Sur la toile, une fillette rousse y était peinte. Sa robe, dans les tons pastel, jurait avec sa chevelure. À chaque fois que Jessie avait mit un pied ici elle s´était demandé si cette enfant n´était pas Violine, ou, alors, sa mère. D´un coup de tête, la jeune femme salua ses trois complices pour cette future mission.

Face à elle, une jeune femme, environ du même âge, lui sourit. Ses cheveux brun foncé, presque noirs, descendaient en cascade sur ses épaules. Chaque mèche était bouclée, donnant ainsi un air angélique à la jeune inconnue. Quant à son visage, son nez était légèrement retroussé et lorsqu´elle souriait, ses lèvres rosées en charmaient plus d´un. Quant à ses yeux, ils n´avaient rien d´extraordinaire, mis à part cette étincelle qui semblait briller en permanence. Ils s´harmonisaient à la morphologie de son visage. Elle était sans doute native d’un village situé dans la région d’Utaï. Un débardeur noir, sur lequel le mot «dream» était inscrit en blanc, moulait légèrement ses courbes féminines, ainsi qu’un pantalon rouge qui stoppait à ses genoux. Ses pieds étaient chaussés de baskets noirs. Elle était installée sur les genoux d’un homme un peu plus jeune qu’elle, au le regard océan et aux cheveux blonds, coiffés en pétard. Son arcade sourcilière droite était trouée, sans doute un anneau avait déjà était niché là. L’homme était habillé de façon simpliste : un large short brun, un chandail blanc ainsi qu’une paire de baskets brunes et blanches. Le troisième et dernier complice était plutôt discret. Il portait une veste verte, affichant le logo d’un groupe peu connu ainsi qu’une paire de pantalon noir, malgré la chaleur que pouvait offrir Costa Del sol. Une paire d’écouteur sur les oreilles, il semblait plutôt lunatique, mais ses yeux bruns, tout comme ses cheveux courts, prouvaient le contraire. Ils semblaient vifs et se fixèrent immédiatement sur la nouvelle venue lorsqu’elle fit son apparition.

Violine prit la parole, une fois que Jessie fut assise sur le sofa, à côté de Thomas. Afin de se donner un air plus important, Violine attrapa une chemise brune qu’elle avait cachée dans un tiroir. Elle se déplaçait de gauche à droite, ce qui agaçait les trois protagonistes, d’autant plus qu’elle n’avait prononcé aucun mot jusqu’à maintenant.

- C’est une histoire de meurtre, lâcha-t-elle finalement.

Cela avait au moins le mérite d’être clair. Les réactions furent tous différentes : Thomas demeura indifférent, bras croisés, le couple semblait content de cette besogne et Jessie resta étonnée. C’était une mission bien inhabituelle, à ses yeux. Enfin, tout était relatif. Certes, elle avait déjà du faire venir la mort plusieurs fois, à la bonne vieille époque, et, même, danser avec elle. Pourtant, l’ancienne Turk n’aurait jamais crû ferait face au même genre de situation dans Giterchitz et, elle devait l’avouer, cela la déstabilisait. La rousse continua son exposé, montrant plusieurs cartes et documents. Fidèle à son habitude, elle parlait beaucoup trop, bourrant son discours de détails inutiles. Vint, au plus grand bonheur des autres, la partie intéressante : les proies. La magicienne fit tomber une photo sur la table basse et chacun se penchant, examinant ses traits.

Il avait un teint halé et des yeux gris, presque noirs. Le crâne rasé sur les côtés, on pouvait tout de même discerner la couleur de sa chevelure, noire corbeau, grâce à la bande restante, au milieu. Son oreille gauche était percée et une longue plume blanche y était insérée. La photo datait peu et le garçon, malgré ses traits qui pouvaient facilement accomplir un visage heureux, gardait un air stoïque, voire scélérat.

- L’Indyen, un ancien de la place, commença Violine. C’était un bon élément qui contrôle plusieurs matérias dont celle de terre et de feu. Il a certains penchants, fort désagréables, surtout si vous n´y prenez pas attention, vous souffririez assez vite.
- C’est... encourageant, n’est-ce pas, Fabien ? marmonna la brune qui était lovée dans les bras de ce même Fabien.

L’autre ricana tout en nichant sa tête dans le cou de sa belle. Ces marques d’affections décochèrent un soupir chez Violine.

- Quant à l’autre, c’est Arnaud.

À l’évocation de ce nom, le coeur de Jessie ne fit qu’un tour : tuer son ami ? Impossible. On lui avait dit maintes fois, alors qu’elle était au sein de la Shinra, qu’il ne fallait pas mélanger vie privée et le boulot, mais c’était la première fois qu’elle faisait face à ce genre de situation. Violine remarqua immédiatement le visage inquiet de la jeune femme et laissa tomber la deuxième photo, d’un air se voulant nonchalant, tout en esquissant un petit sourire moqueur. Avide, la jeune femme se penchant davantage afin de découvrir la photo d’Arnaud. Plus floue que la première, il était ardu de déchiffrer les traits de l’autre photographie. Le sujet était en mouvement et loin dans le cadre, pas du tout centré. Néanmoins, on arrivait à distinguer une masse de cheveux bruns, peignée dans tout les sens. La jeune femme se retint de pousser un soupir de soulagement : il ne s’agissait pas d’Arnaud Barrabé. Il ne s’agissait pas de son ami.

Le copain de l’autre, ce fut la première remarque de Violine. Quelques secondes passèrent et elle rajouta d’autres informations sur la deuxième victime.

- On ne sait pas grand chose sur lui, si ce n’est qu’il manie la matéria gravité avec un talent fou, qu’il est un amateur de serpent et qu’on le surnomme Narch.

Ce dernier, contrairement à l’Indyen, n’avait pas fait partie du groupe. C’est ce qu’avait précisé Violine sur un ton dédaigneux. tout en posant un chewing-gum, à la saveur de fraises, dans sa bouche, qu’elle mit à mastiquer bruyamment, de façon vulgaire. Dès lors, la magicienne perdit le peu de crédibilité qu’elle avait comme supérieure, aux yeux de la midgarienne.

- Voici la mise en situation : Thomas et Fabien, vous serez deux frères qui ont décidés d’emmener leurs petites amies à Mideel, histoire de passer du bon temps. Je vais vous fournir quelques documents et autres paperasses qui vous donneront d’autres détails. Vous partez dès cette après-midi. Question ?

Personne ne leva la main. Violine ne leur exposa pas la raison de ce meurtre. Jessie nota alors la différence, avec la Shinra. Eux, ils prenaient bien soin de ne rien dévoiler à leurs employés. Seulement le strict nécessaire.

«Je ne suis qu’un toutou, qu’un pantin, rien n’a bien changé» pensa amèrement la jeune femme tout en se levant du sofa, acceptant au passage le document que lui tendait la femme aux cheveux flamboyants.

Ses trois comparses étaient déjà sortis, plutôt impatient de se voir confié une nouvelle mission, plutôt importante. La jeune femme traîna les pieds jusqu’à la porte d’entrée mais, au même moment, une voix masculine, qu’elle connaissait trop bien l’interpella. Des bras l’enveloppèrent, l’attirant contre un corps svelte, mais tout de même protecteur.

- Tu n’es pas trop angoissée, ma chérie ? lui demanda Stéphane, passant une main dans ses cheveux.

Il était plutôt chaleureux avec les jeunes femmes de la secte. Bien que cela rendait Fabien jaloux de le voir agir de cette façon avec celle qu’il surnommait Lulu. Selon les rumeurs, la seule jeune femme qui partageait son lit était Violine, mais tout cela ne restait que des ouï-dires. Jessie répondit à l’étreinte de son patron, lâchant un coup d’oeil derrière son épaule. Un jeune homme se tenait plus loin, appuyé contre un mur, son regard pointé sur le sol, semblant fuir celui de Jessie. Sans doute la nouvelle recrue.

- Non, ça ira, sourit la magicienne, toujours dans ses bras.
- Parfait ! Je compte sur toi, tu es mon meilleur élément !

Les mauvaises langues disaient qu’il agissait de cette façon avec tous ses membres, mais Jessie ne les croyait pas vraiment. Elle était plutôt en confiance avec Stéphane et ne voulait pas le décevoir. Son maître la relâcha finalement, ajustant ses lunettes avec son pouce et son index gauche. Il posa sa main gauche sur l’épaule de la jeune femme.

- Ne me déçois pas, hein ?

La jeune femme secoua la tête, un sourire aux lèvres.

- Ne t’inquiète pas !

Elle tourna les talons et sorti de la maison, tandis que Stéphane l’observait, avant de faire face à l’homme derrière lui.

- Robbie, bienvenue parmi nous !

Sugy
Sugy
Niveau 10
27 mai 2006 à 22:54:24

Lorsqu’elle mit un pied dans l’appartement, elle fut drôlement accueillie Dans sa main droite le jeune homme tenait une pointe de pizza. La spécialité douteuse d’une pizzeria du coin. Elle commençait à espérer que sa vue lui joue un tour.

- Fromage et thon ? demanda-t-elle, un peu surprise de ce choix.

Elle croyait Arnaud un peu plus sensé. Elle avait tort. La bouche à moitié pleine, son hôte, pointa un carton blanc et vert, tout aussi graisseux que ces doigts, dans lequel repose la pizza. À première vue, c’était très ragoûtant. Le fromage semblait encore plus élastique et caoutchouteux qu’à l’habitude. Quant au thon, il ne valait mieux pas parler de sa description qui pourrait faire lever plus d’un coeur. La jeune magicienne pinça ses lèvres, gardant toujours le même regard critique sur ce qu’on pouvait qualifier de nourriture. Le tout était arrosé de petits morceaux juteux. La pâte, à l’inverse de ses comparses nutritifs, se révélait brûlé en grande partie.

- Goûte, c’est bon ! insista son ami.

Prudemment, la main de Jessie se porta vers la nourriture. Il ne restait que deux pointes. Intriguée, elle leva un sourcil. Apparemment, Arnaud avait soit une faim de Bahamut en chaleur ou alors il n’était pas seul. Sans doute était-ce ce mystérieux garçon qui leur avait prêté main forte. Cependant, quelle était la proportion que deux garçons aiment une pizza si écœurante ? De toute façon, elle s’en fichait un peu : elle devait se préparer, afin de partir en direction de Mideel. Néanmoins, elle attrapa une pointe et y prit une minuscule bouchée. Tout juste assez pour sentir le fromage encore chaud sur sa langue, elle put même identifier l’un des petits morceaux comme étant un ananas. La jeune femme reporta la pointe à ses lèvres, engloutissant une portion plus généreuse, cette fois-ci.

- Ananas et... Des kiwis ?

Tout content, Arnaud approuva par un hochement de tête et la jeune femme dut se remémorer un vieux dicton midgarien : «Le costume ne fait pas le Turk». Ce n’était pas si mal, tout de même, quand on prenait le temps de savourer. Un goût à la fois exotique et amer. Jessie se sentie bientôt obliger de couper Arnaud qui débattait sa ô combien amusante mâtinée.

- Excuse-moi, Arnaud, mais je dois me préparer.

Elle marqua une pause, cherchant un alibi convaincant, quelque chose qui n’attiserait pas sa curiosité.

- En fait, moi et quelques copains on a préparé un itinéraire, elle pointa du doigt le dossier qu’elle tenait. On part cette après-midi et j’ai encore une foule de chose à faire, alors tu m’excuseras, hein !

Jessie accourue rapidement jusqu’à lui, effectua une légère bise avant de s’évader dans sa chambre. Elle entendit le garçon s’écrier que c’était génial. Lorsqu’elle fut enfin seule, la jeune magicienne prit place sur son lit et ouvrit sa chemise, afin de bien mémoriser les détails sur sa nouvelle identité. Au départ, elle avait été surprise, voire choquée, de cette mission mais, maintenant, c’était tout autre. Stéphane avec ses moult encouragements, ainsi que des vacances de rêves payées l’avait fait changer d’avis. De toute façon, elle avait eu l’habitude avec la Shinra de toutes ces histoires sordides.

Lorsque la jeune femme s’estima capable de jouer son rôle de fiancée touriste à la perfection, ce qui ne contenait pas tant de difficulté, elle débuta ses bagages. Ceci se révéla beaucoup plus difficile que mémoriser sa nouvelle identité. Celui qui avait concocté ces personnages semblait être dépourvu de toute notion de bon goût. Si sa mémoire ne lui jouait aucun tour, ce créateur de personnalité sur mesure se nommait Axl. La jeune femme fut donc contrainte à apporter avec elle des vêtements aux couleurs neutres, histoire de rester dans la peau de son personnage fonctionnaire. Ses seules folies furent un débardeur bleu, penchant légèrement vers l’azur, ainsi que maillot deux pièces aux fleurs hawaïennes.

Près de deux heures plus tard, ils se trouvaient tout les quatre sur le port, à attendre le navire en direction de Mideel. Valise à la main, ils abordaient tous un air excité sur le visage, même Thomas. Au loin, on pouvait entendre des enfants. Des cris aigus qu’on pouvait vite confondre avec ceux des mouettes qui avoisinaient les poubelles d’un restaurent huppé non loin de là. Kimie fut la première à apercevoir le paquebot qui servirait de transport.

- Le voilà ! s’écria-t-elle, lâchant quelques instants la main de Fabien pour pointer l’océan.

Et après encore quelques instants à patienter, ils purent embarquer, en compagnie de d’autres gens. Certains étaient des touristes ayant différentes destinations, la plupart retournant à leur bercail. D’autres étaient, tout simplement, des gens natifs de Costa Del Sol. Sans doute voulaient-ils s’évader de cette ville remplie de touristes et de publicités. Avant de monter à bord, Jessie lança un dernier regard derrière elle. Ce petit paradisiaque, bien qu’empli de défauts notamment ces attractions pourrîtes pour le tourismes, lui manquerait quand même pour ces quelques jours. Pourtant, d’un autre côté, cette escapade à Mideel serait définitivement une belle expérience, si on oublie cette histoire de meurtre.

La jeune femme stoppa en plein milieu de son ascension, sur la rambarde. Elle croyait avoir entendu son nom, à moins que son imagination défaillait, encore une fois. Pourtant, en scrutant bien les alentours, elle remarqua un regard perçant, un regard de glace.

Vincent.

- Non, murmura-t-elle dans un souffle, tout en se pressant légèrement.

Avec le recul, elle avait constaté que lors de leur dernière rencontre, il avait agit différemment. Son ton était plus doux, moins acerbe. De plus, il aurait pu très bien la tuer, mais ne l’avait pas fait. Mais, peu importe, elle ne voulait pas avoir affaire à lui. Même s’il ne portait pas son habituelle costume, c’était un Turk, un espion, un hypocrite, un meurtrier. Elle pressa simplement le pas et donna son billet au contrôleur.

Le Turk resta silencieux lorsqu’il remarqua le regard teinté de peur chez Jessie. Il aurait voulut la prévenir, sans avoir à combattre. Une discussion calme, pour une fois. Un peu comme le début de leur deuxième rencontre au bar de Rémi. Elle souriait d’une façon si sincère, comme si elle était heureuse de cette nouvelle vie, d’avoir quitté tous ces affreux souvenirs. Il lâcha un soupir avant de tourner les talons.

[Notes: Bah ouais, au moment oè je poste, je me rend compte que j´ai aucune note d´écrite. Rien à dire, je verrais ça dans le chapitre 13. Sauf un truc, bien marré à décrire une pizza. Et si je ne me trompe pas, j´ai effectué un petit exercice d´écriture, vers la fin du chapitre : le moins de verbe être. ^^´ On doit jamais en mettre en dissertation, en français, ainsi que le verbe avoir. Remarquez, ça enrichie le vocabulaire. Bref, Merci à vous tous, je vous aime!]

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