Allez, avant le dodo, un chapitre.
Merci beaucoup, Greg, pour la correction. désolé à tous de ma "non-présence" ces temps-ci.
« Une foule de sentiments s’entassèrent alors dans mon être, suite à la lecture minutieuse des lettres. Je ne savais absolument pas comment réagir. Après tout, je n’étais pas un être sans coeur, mais chambouler à nouveau ma vie qui avait repris un chemin qualifié de correct... Peut-être était-ce un signe du destin? Je devais avoir un but. Je veux dire, je devais avoir une raison d’exister, non? »
Chapitre 7 :
Lorsque Rémi replia la lettre, il comprit que ses doutes étaient fondés. Un long soupir déchira le silence, alors qu’il se demandait dans quel pétrin elle s’était mise. Tout en émettant diverses hypothèses, le jeune homme arpentait sa petite chambre décorée dans les tons de vert. Il jeta distraitement un coup d’œil par la fenêtre. A travers le paysage hivernaux il distinguait maintes silhouettes, mais aucune d’entre elles n’était Violine. Il n’aurait peut-être pas dû agir de la sorte avec elle. Le jeune garçon aurait du rester calme et lui soutirer tout ce qu’elle savait par la suite. La dernière lettre datait d’une semaine. Cette information ne fit qu’accroître sa panique, peut-être était-il déjà trop tard? Tant de questions s’entassaient dans son esprit. Ses yeux gris fixèrent un moment son précieux fusil entassé dans un coin de la pièce. Il n’y avait pas touché depuis des mois, il refusait de combattre quoi que ce soit mais, aujourd’hui, Rémi se demandait s’il ne devait pas reprendre les armes et partir.
Évidemment, sa destination première était Costa Del Sol mais, pour s’y rendre, il n’avait que deux options. L’une était de marcher jusqu’à Junon et d’y prendre le traversier où se rendre au port de Midgar. Évidemment, le temps pressait trop pour traîner ses pieds jusqu’à Junon. De toute façon, il n’avait aucune crainte à avoir. À vrai dire, le port de Midgar était éloigné de la métropole. Il se trouvait dans une petite ville nommée Dehoro. Ainsi, il n’aurait pas à se presser dans cette affreuse ville, si on pouvait la qualifier ainsi, ce qui le rassurait grandement. Ses mains devinrent moites, le jeune homme blond se trouvait dans une impasse et il le savait. Ignorer le message de son amie était être totalement insensible aux autres. Avec un nouveau soupir, résigné cette fois-ci, le jeune homme commença la noble quête de vider sa chambre. Les choses dites importantes furent enfouies dans un sac. Le même sac à dos qu’il y a un an. Les préparations furent courtes, à peine une heure. Avant d’abandonner son logement pour quelques temps, le garçon observa son reflet dans son miroir. Il était méconnaissable, il se demanda même si Jessie le reconnaîtrait. Il faut dire qu’avec cette tignasse blonde qui était plus courte que dans le passé et ses yeux d’un gris acier, c’était bien difficile d’associer Rémi à Robbie. Il avait enfilé un manteau de cuir brun, avec un col en fourrure, cachant ainsi son chandail noir et rouge. Son arme pendait à sa hanche, grâce à une ceinture. Après s’être accordé un dernier regard, il mit la clef dans la serrure. Il ne prit pas le temps d’avertir certains habitants de son départ, sauf un : son patron. L’homme dans la quarantaine, svelte et petit, goba le mensonge de Rémi à propos de sa mère mourante. Il lui accorda donc le droit de quitter le village, quelques temps. Ceci fait le jeune homme commença son ascension vers le port. Quelques regards lui furent lancés et certaines têtes se détournèrent sur son passage. C’était rare qu’un habitant quitte le village. La plupart restait ici jusqu’à la fin de leur petite vie.
C’était une journée plutôt humide, le froid semblait traverser plus facilement le veston de Rémi, alias Robbie. La traversée vers le port de Midgar était longue et terriblement ennuyante. Il n’y avait aucun compagnon de route avec lui, cette fois-ci. Le garçon cheminait donc plus rapidement, pressant le pas, malgré la fatigue accumulée. Il n’aimait pas dormir seul, dans ces plaines-là, où les êtres humains étaient rares. C’était donc en guettant la moindre ombre et le plus petit bruissement de feuilles que Rémi se reposait. Orgueilleux comme il l’était, il ne s’avouait même pas qu’il avait peur. Ça, c’était un vrai homme, orgueilleux. Comme dix. C’était tout de même plus facile de dormir lorsque quelqu’un d’autre surveillait les environs. Au moins, cette personne vous réveillait si un furieux loup surgissait et vous prenait comme future cible. Ce fut au bout du troisième jour que le port de Midgar apparut à l’horizon. Un sourire réjouit apparut sur le visage du jeune homme. Le premier depuis bien des jours. Il était fatigué, épuisé, abattu, exténué par ce voyage. Plusieurs loups avaient tenté de le tuer, afin d’en faire un repas convenable, mais Rémi s’était rappelé du conseil de Jessie à propos de leur point faible. Il avait donc prit un réel plaisir à vider son chargeur sur ces pauvres mammifères. D’autres, bestioles ayant soit soufferts de mutations de génétiques ou n’ayant tout simplement pas été choyées par la nature avait attaqué Rémi. Il avait néanmoins réussis à bien se débrouiller, au prix de quelques blessures. Ce fut donc d’un pas énergique qu’il se dirigea vers le port, espérant pouvoir se reposer très bientôt.
L’endroit grouillait de gens de toute sorte. Des femmes, des hommes, des jeunes enfants, des vieillards, des gens de race noire, de race blanche et bien d’autres. Certains attendaient patiemment leur moyen de transport en flânant dans les boutiques, dont la plupart étaient à caractère touristique. Dehoro était une ville beaucoup moins grande que Midgar, ayant une superficie similaire à Junon et ayant pour seul but de faire le plus de profit possible. Les habitants de cette ville, aux aspects légèrement modernes, se situaient pour la plupart dans la classe moyenne. Auparavant, le port de Midgar était retiré de toute habitation humaine, mais avec le temps, plusieurs s’étaient installés là et c’est ainsi que naquit Dehoro. La file d’attente pour embarquer sur le paquebot en direction de Costa Del Sol semblait particulièrement interminable. Des gens, provenant de Midgar et des quelques villages avoisinant, voulaient eux aussi aller à Costa Del Sol. Cependant, contrairement au jeune blond c’était plutôt pour profiter du beau temps, fuir la saison hivernale et non pour rechercher une amie qui semblait en danger. Sur le coup, il trouva bien étrange que toutes ces personnes-là ne prennent pas plutôt un avion, mais il se rappela bien vite que les avions, c’était plus cher. Rémi n’aimait pas se mêler aux gens, depuis l’incident. On aurait presque pu dire qu’il frôlait la paranoïa, par moment. Il regarda donc, pour la énième fois, son billet qu’il s’était procuré auparavant afin d’embarquer dans le bateau de croisière, c’était un bon moyen pour éviter les regards perçants des gens. Sur le papier glacé qu’on lui avait remis, il était inscrit l’heure de départ, la destination le bateau à prendre et la cabine qu’on lui avait assignée. Pour obtenir ce billet, il avait du fournir des preuves d’identités. Sans remord, il fournit les cartes falsifiées concoctées par Violine. Il ne put s’empêcher d’être excité à l’idée de faire un voyage en paquebot, Rémi n’avait jamais mis les pieds sur un engin du genre. C’est donc au bout d’une demi-heure qu’il se retrouva sur la passerelle, respirant l’air marin. Les passagers déjà à bord se pressaient vers leurs cabines, voulant être au chaud. Ils ne profitaient même pas du paysage. Ils ne devaient même pas remarquer que, sous ce paysage enneigé, justement, se trouvait un printemps vibrant. Prêt à faire exploser sa joie de vivre avec ses oiseaux, ses fleurs et ses tapis verts.
Après un laps de temps indéterminé, le garçon se trouva allongé sur un lit aux draps blancs. La cabine était tout ce qu’il y avait de plus simple. Ce n’était quand même pas un paquebot de luxe, mais ça lui suffisait. La lampe de chevet diffusait une douce lumière dans l’endroit et il entendait les rumeurs de la pièce adjacente. Pourtant, il ne s’en souciait guère ne souhaitant qu’arriver à Costa Del Sol le plus rapidement possible. Endroit qu’il n’atteindrait qu’à la fin de la journée, malheureusement. Son regard acier se posa alors sur le journal posé sur la petite table et, histoire de passer le temps, il le prit feuilletant les divers articles. Un qui l’intéressa particulièrement fut celui où l’on parlait d’une nouvelle attraction au Gold Saucer. Une énorme peluche mog capable de prédire l’avenir. Peu à peu, il sentit ses paupières s’alourdirent et Rémi laissa tomber le magazine sur sa poitrine qui se soulevait doucement au rythme de sa respiration.
« Attention. Veuillez prendre note que nous accosterons d’ici une vingtaine de minutes à notre destination finale.»
La voix du capitaine qui résonna à travers tout le bateau réussit à réveiller Rémi. Les cheveux en bataille, il se leva, faisant tomber au passage la revue qu’il lisait avant son somme. Prenant ses bagages, il quitta la cabine et se rendit sur le pont, comme la plupart des gens. Se postant entre un homme d’un certain âge et deux adolescents en cavale, le garçon blond observa le paysage. À l’horizon, les courbes du continent central faisaient leur apparition. L’adolescent à ses côtés chantonnait à propos d’une vie remise à l’heure, de fuite et d’une petite coquine qu’il désirait. Écoutant distraitement les paroles, Rémi laissa vagabonder ses esprits tout en observant les formes plus en plus nette de la terre qui s’offrait à eux.
Il en avait assez. Quelle vie misérable menait-il à présent, et pourquoi? Son grand coeur. À cause de lui, il demeurait dorénavant dans une cellule crasseuse en compagnie de son colocataire. Un homme, plus grand que lui, ce qui était rare, dont les yeux étaient un harmonieux mélange de bleus et de verts et une chevelure blonde. De quoi faire tourner les têtes de toutes les filles sur son passage. Cependant, son passé pouvait amplement les rebuter : vol à main armé, voix de fait, suivit de quelques meurtres. Ce garçon avait fait parti d’un groupe de voyous qui avait réussit à survivre grâce aux endroits qu’ils dévalisaient. Certaines rumeurs laissaient même sous-entendre que c’était lui le chef, mais, cela, ça restait à prouver. Silencieux, il ne prononçait que quelques mots par jour, sauf une fois où il avait tout dévoilé à son compagnon de cellule. Sur le coup, Arnaud était resté surpris, mais bien vite il comprit que l’homme ne lui ferait aucun mal : il n’avait pas un sou. Pourtant, il semblait presque s’y plaire ici, lui. Évidemment, cette cellule devait être l’une des plus beaux lieux où il avait vécu. C’était relativement petit et peu intime, mais toutefois c’était propre et plutôt moderne. Une lourde porte d’acier coulissante les séparait du reste du monde. Seul une petite fenêtre pouvait permettre d’avoir une splendide vue sur un corridor dans les tons de gris. Le mobilier de la pièce se résumait à deux lits, recouverts d’un mince drap de coton beige, une commode, deux petites tables de chevets, un lavabo et une cuvette. Pour les repas, un garde se chargeait de les mener aux heures convenues. Quant aux douches, c’était une activité de groupe, apparemment.
Donc, il menait une vie des plus miteuses depuis ce mois de mars. S’échapper de la prison de la Shinra, c’était rêver en couleur, être un sombre idiot, pour tout dire. Les gardes étaient des plus vifs et des plus sauvages lorsqu’ils attrapaient ceux qui avait tenté l’impossible. Une bonne correction, comme ils aimaient le dire, attendait les prisonniers. Cependant, si on restait bien sagement dans son coin, sans trop poser de problème, tout allait pour le mieux. Au départ, Arnaud crut qu’il aurait été libéré lorsqu’ils auraient compris qu’il ne dirait rien sur Jessie et Rémi. De faux espoirs, en somme. Chaque matin, Vincent allait lui rendre une petite visite et tentait d’en savoir davantage, en vain. Le garçon de Kalm était quelqu’un de très entêté. Une fois Chris, le fameux compagnon de chambre, lui avait demandé pourquoi Vincent s’acharnait tant sur lui. Avec un geste négligent de la main, Arnaud lui expliqua qu’il l’avait vaincu une fois et que ce Turk-là était du genre rancunier. Ce n’était pas toute la vérité, mais quand même une bonne partie. Puis, l’explication sembla convenir à Chris car il n’en parla plus.
C’était donc un matin comme les autres, Arnaud observait le plafond de sa cellule, allongé dans sa couchette métallique, tandis que Chris ébauchait de nouveaux croquis sur une feuille. Il observa sa montre.
- Dans six secondes, proféra-t-il.
Arnaud se tourna vers lui, un sourire plaqué aux lèvres, commençant le décompte silencieusement.
« Cinq ».
Chris reporta son attention sur sa feuille, tentant de respecter le plus possibles les proportions du corps humain.
« Quatre ».
Le jeune garçon se leva de son lit, se plaçant exactement face à la porte.
« Trois ».
Seul le bruit de la mine graphite frottant sur le papier venait gêner le silence.
« Deux ».
Bientôt un bruit de pas lointain se joignit à celui de la mine graphite. Arnaud rabattit la capuche de son sweat-shirt, dévoilant ainsi son visage aux traits résolus. Ses yeux verts fixaient la porte, prêt à toiser le nouvel arrivant.
« Un... »
La porte coulissante s’ouvrit faisant place à un jeune homme élégant, toutefois plus petit que les deux prisonniers, vêtu d’un costume bleu tirant sur le noir. Ses cheveux d’un brun pâle devenaient presque blonds à la lueur du néon qui flottait au dessus de lui. Néanmoins, ses yeux vifs gardaient leur éclat. Chris esquissa un mince sourire sur ses fines lèvres, tandis qu’Arnaud poussa un soupir de découragement. C’était quelqu’un d’aussi têtu que lui, malheureusement. Aucune expression de surprise ne se peignit sur le visage de Vincent. Il était presque habitué à voir Arnaud debout devant la porte de sa cellule à chaque matin.
- Non, je ne sais toujours rien. Remarque, c’est difficile dans apprendre, quand on est enfermé dans une prison, émit-il.
Il leva les yeux vers son interlocuteur et remarqua aussitôt le sourire moqueur qu’il affichait. Que tramait-il exactement derrière son esprit tordu et vil? Avec son index, il l’invita à le rejoindre sous le regard incrédule de Chris. Hébété, Arnaud s’extirpa de son lit et suivit d’un pas lent le Turk Migayron. C’était bien la première fois que Vincent agissait ainsi, avait-il donc finalement changé sa stratégie? Après quelques minutes de marche, ils se retrouvèrent dans une pièce isolée, dénudée de tout objet servant à égayer l’endroit aux murs blancs. Arnaud prit place sur un fauteuil gris, tandis que Vincent s’installa face à lui.
- J’ai retrouvé sa trace.
- Quoi?
Toujours avec cet air supérieur plaqué sur son beau visage, Vincent lui fit part d’explications. Retrouvé Jessie avait été plus dur qu’il ne le pensait, mais après des mois de recherche, il avait réussit. Cependant, ce qui surprit encore plus Arnaud fut le fait qu’il ne voulait pas la ramener ici.
- Tu m’as bien compris, continua-t-il en voyant l’air incrédule de son prisonnier. Jessie n’est plus la cible de la Shinra, alors, par la même occasion, je pourrais te libérer, mais...
Quelques secondes passèrent durant lesquels un silence parfait trôna.
- Mais, je souhaiterai lui indiquer qu’elle n’a plus à se cacher et, par la même occasion, la sauver de cette stupide secte, cracha-t-il amèrement.
Le jeune homme originaire de Kalm garda ses yeux verts braqués sur Vincent, attendant de nouvelles explications. Explications qui vint immédiatement.
- Le groupe duquel elle fait partie a pris un tournant très inquiétant.
Se levant, il lui expliqua que, dorénavant, les activités des Giterchirtz étaient des plus louches. Plusieurs membres avaient été retrouvés mutilés. De plus les autorités les soupçonnaient de plus en plus de tous les trucs louches se déroulant à Costa Del Sol, ces derniers temps.
- Elle en fait partie, des suspects? hasarda Arnaud.
Vincent hocha la tête.
- Je ne la croyais pas comme ça, votre amie. Manipulée, sans aucun doute, Reno, Rude et Tseng me l’avait décrite autrement. Bien que la Shinra se soit désintéressée d’elle, il ne faudrait tout de même pas qu’elle se fasse remarquer par ses activités criminelles, car la compagnie pourrait bien la revoir comme l’ennemi.
Il marqua une pause, durant laquelle il passa sa main dans ses cheveux. L’autre laissa voguer son regard sur son bureau et il trouva une chemise sur laquelle était inscrit « Affaire L-8673 : Giterchirtz ». Arnaud comprit immédiatement où il voulait en venir. Faire équipe. Il devait savoir que le jeune homme qui lui avait foutu la pire défaite de sa vie connaissait bien ce groupe.
- Ensuite, je te laisse la vie sauve, assura-t-il levant solennellement sa main droite en l’air.
L’autre eut à peine le temps d’entrouvrir ces lèvres que la porte s’ouvrit. Le jeune homme, âgée dans la début vingtaine fixa Vincent.
- Recrue Migayron, au rapport.
Une voix sèche et autoritaire, dénudée de tout sentiment. C’était le timbre caractéristique de Rufus Shinra Junior. Malgré la pelisse blanche qu’il portait, on pouvait apercevoir un revolver, semblable à celui de Rémi, battant à sa hanche. Ses yeux de glace se posèrent ensuite sur Arnaud qui resta indifférent face à la situation. C’était la meilleure attitude à adopter, conclut-il. Manifester quoi que ce soit, vis à vis le vice-président aurait pu le mener à la perte de sa vie. Perte qu’il ne désirait pas, enfin pour le moment. Entre temps, Vincent s’était levé et offrit un salut militaire au jeune homme. Satisfait, Rufus tourna les talons, son manteau et ses cheveux cendrés suivant le mouvement et claqua la porte. Aussitôt, le corps de Vincent se détendit et il échappa un juron.
- Quel sale type, murmura-t-il. Imbu de lui-même. Prétendre que je suis encore une recrue. Comment peut-elle le trouver séduisant?
Arnaud faillit échapper un rire, mais se retint au tout dernier moment. Vexer Vincent n’était pas la meilleure des idées, mais le fait de trouver quelqu’un imbu alors que lui-même l’était s’avérait tout à fait cocasse, voire ridicule. Sans dire un mot de plus, ladite recrue guida le prisonnier jusqu’à sa cellule et partit dans un silence boudeur vers le lieu de rencontre avec son supérieur. Il reprit place dans son lit, ignorant les yeux interrogatifs de Chris posés sur lui. Repensant à son entretien avec son futur ‘coéquipier’, le châtain ne pût s’empêcher de resté intrigué par la dernière phrase. Qui diable ‘elle’ pouvait-elle être? Sans doute une secrétaire assez mignonne, conclut-il après un moment. Il croisa ses bras derrière sa tête et entreprit de faire un somme, histoire d’encaisser tous les chocs du moment. D’abord Jessie, ensuite les activités plus que louches des Giterchirtz et, finalement, la proposition
[Notes :
La la la la... 23h21 (14 septembre, j’ai pris un peu d’avance sur la fic car, en ce moment le chapitre de transition est même pas posté), j’ai cour demain à 8h, je vais devoir me lever vers 7h. Donc, environ 6h de sommeil... Joua :D Mais bon, c’est ma faute. J’ai été prise d’une inspiration soudaine après la lecture d’une fic et la joie de voir d’Advent Children. Vous comprenez donc immédiatement pourquoi Rufus apparaît, hein? Ah, quel canon. Enfin, il assez présomptueux, comme vous avez pus le remarquer, vis à vis Vincent. Ce n’est plus une recrue, car si on fait un rapide calcul, il est Turk depuis un an, même un peu plus. Simple provocation. Pour une raison inconnue, il ne semble guère l’apprécier, Vincent. Parlant de lui, une mission lui a été confiée. Et, une mission ne se déroule jamais seul....
Enfin, il demande de l’aide à Arnaud car il sait bien qu’il connaît le clan. Il connaît l’ennemi. Le châtain accepte facilement car : il veut être libre. Bon, c’est une confiance aveugle, mais s’il refusait... que se serait-il passé? J’vous laisse deviner la suite.
Ah, apparition d’une guest star. Il se reconnaître *si il lit, oui*. Il y a un deuxième clin d’oeil, mais cette fois-ci à un groupe québécois que j’aime bien : Les Respectables. Le garçon qui chante sur le pont c’est ‘Ma vie à l’heure’. Enfin, je trouve que ça collait bien, c’est tout.
Autre point : Rémi. Il reprend du service, dirait-on. Bon comme je voulais pas qu’il fasse un pèlerinage, j’y suis allé avec la solution facile : création d’une ville. Allez pas me dire que l’univers de Final Fantasy VII comporte qu’une dizaine de ville, merci. Le bateau c’est pas la grande classe, comprenez. Ça ressemble un peu à celui de Junon, mais avec des cabines ^^’
Je crois que c’est tout... On voit bien que Rémi n’hésite pas longtemps à retrouver son amie.
Voilà, finito les notes, bonjour le lit!
Bonne nuit XD Merci à vous tous de me lire et de me donner des commentaires. Je vous aime. Peace. Love. Je tiens bon, plus que cinq heures de cours et bonjour le week (en soit, je fini demain, jeudi, à 13h30... 14h30 au max...)
See ya!]
Oh un nouveau chapitre! ![]()
Mais j´peux pas le lire à 6h du mat!
![]()
Je fini les cours à 20h (rentre donc chez moi vers 21h15, crevé certainement), je lirai ta fic vendredi au plus tard.
![]()
Helow sugy ! rô bizou, mais là j´ai pas le temps de lire ton new chapitre ! Je posterai un com d´ici ce week-end, OK ?? ?
Ok
^^
UN NOUVEAU CHAPITRE!!!!!!!!
c´est la fête
après un moi d´abscennse, franchement, j´ etait découragé,mais j´ai quand meme gardé la fic dans mes favoris,la consultant chaques jours et la: joie
franchemmment,
J ADORE!!!!
chapitre cool j´ai pas fait attention au faute, mais je suis sur qu´il n´y en a pas temps que sa.
donc j´attend la suite.
ps; j´espere être bien plus qu´un simple compagnon de céllule ![]()
Bon je passerais sur le français, si quelqu´un pense faire mieux que moi, qu´il corrige! ![]()
Sinon le chapitre est encore très bon. Il nous présente donc deux protagonistes devant des choix ambigus:
- reprendre le combat ou rester pepere pour Remi
- se debrouiller seul ou s´allier à son pire ennemi pour la bonne cause pour Arnaud
Ceci plus la secte, plus le nouveau personnage, alias Khlaine, cela nous promet un scénario savoureux et fort interressant, j´ai hâte de lire la suite, avant vous puisque je corrige ![]()
Ca y est j´ai lu ton chapitre 7 Sugy! ![]()
Très bon chapitre! On découvre le malaise qui s´installe autour de Jessie avec la ´secte´ Giterchirtz d´abord avec Rémi et la dernière lettre de Jessie qui est alarmante, et ensuite avec Vincent qui désire s´allier à Arnaud pour sauver Jessie et en savoir plus sur cette sorte de secte. En tout cas à la fin de ce chapitre les 3 sont très inquiets pour Jessie! ^^
J´aime bien le passage où Rémi enfin Robbie (héhé Hell c´est quand tu te fais une teinture comme dans la fic?
Remarque moi j´ai déjà fait des mèches blondes
bon je reviens à mes moutons ^^) se remet en question : rester dans sa vie quasi banale abandonnant son amie ou regouter aux péripéties dangereuses. ^^ Heureusement il fait le bon choix. ![]()
Je trouve que c´est une très bonne idée d´avoir inventer la ville, on en a marre de ce voyage Kalm - Ferme chocobo - Marais - Grotte - Junon! Après il a eu un trajet bateau, pas de monstre qui vient casser cette traversée si calme. :p
J´constate que Arnaud aussi est tourmenté. Héhé il a un bon cursus criminel Cris! ;)
Sinon c´est assez comique le passage où Arnaud anticipe l´arrivée de Vincent avec ce compte à rebours. ^___^
Enfin c´est surprennant de voir Vincent demander de l´aide à Arnaud. Vincent semble intéressé par Jessie! Je dirais meme qu´il semble un peu jaloux du grand Rufus quand il arrive, ya de quoi ce dernier a quand meme eu un flirt avec Jessie. :p
Voilà! Vivement le prochain chapitre! Je veux en savoir plus sur Jessie et les Gitz! Ah oui , j´ai peur que Stéphane soit un sorcier fou!
![]()
Sephirot-Junior ![]()
Bah merchi. Décourage toi pas, même si le laps de temps entre les chapitre peut sembler long, je n´arrêterais pas ce projet. J´en suis bien fière, quand même jusqu´à maintenant ^^
Au prochain chapitre ;)
Khlaine:g)
Merci Khlainy chéri! =D
OUi, on va sûrement te revoir un jour ou l´autre. Je ne sais pas encore quelle tournure ton personnage va prendre ^^
Merchi encore! =D
fffanatic:g)
Oh, les menaces =P T´es le meilleur correcteur, et le plus rapide ^^.
Et, évidemment, les protagonistes se morderont les doigts jusqu´à la fin de leurs jours s´ils font le mauvais choix. Merci beaucoup pour ces agréables commentaires. (et j´te donne déjà du boulot, mwhahah!)
Lazzuli:g)
Tout d´Abord, merci! ^^
Je suis contente de voir que tu n´as pas abandonné la lecture de ma fan-fiction.
Ca y est j´ai lu ton chapitre 7 Sugy!
Vincent inquiet pour Jessie? Pas tant que ça. Lui c´est plutôt son travail, je dirais.
Ouais, Robbie/Rémi a été déchiré, littéralement. À croire que Jessie fait exprès pour chambouler sa vie XD.
Ouais, moi aussi j´en avais marre de ce trajet habituelle Midgar-Kalm-Ferme-Marais-Grotte-Fort doncor (facultatif) et Junon. Surtout que j´avais déjà pris cet itinéraire dans Mako and Love XD. Du changement, par Odin!
Normal qu´ARnaud soit tourmenté, il est en prison, le pauvre petit! XD
Oui, Cris est un véritable petit boyou, mais il a un grand coeur, quand même.
Je suis plutôt fière de ce passage là, avec le compte à rebours. Ça montre aussi à quel point la Shinra est calculé, hein?
Interessé par Jessie? Hum... Bah comm j´Te disais c´est surtout le travail, lui.
Tu vas en savoir un peu plus sur les autres personnages, au prochain chapitre, en effet ;)
Meric à vous tous =D
Mise au point : félicitations à moi qui ai manqué mes smileys ^^´
Héhé j´suis trop sentimental! Le travail pardi, le travail pour un Turk!
Ouis la Shinra c´est calculé
Héhé dans Mako and Love le Fort Condor était un passage important avec le porteur de l´anneau - ah non je me trompe d´histoire
- euh le porteur du collier!
Vivement le prochain chapitre! (je me répète mais j´ai vraiment envie d´en savoir plus
). ^^
bah de quoi tite sugy, c´est un véritable plaisir de lire ta fic ^^
J´ai rattrapé un peu mon retard, me reste plus que deux chapitres à lire. ^^
J´vais faire court ( comme d´hab remarque :/ ), mes yeux vont me lachés dans pas longtemps ... bon, c´est bien écrit, très bien même. Les descriptions sont excellentes, j´ai repéré quelques p´tites fautes de ponctuation et d´orthographe ( une en fait XD ). J´ressens un peu ma personnalité dans celle de Rémi (normal c´est moi ^-^), et ça je trouve ça génial. Ca accroche vraiment. Quand on commence une fiction de Sugy, on ne peux pas ne pas la finir
C´est une fiction émotive, et je m´attends à une fin superbe.( Bah ouais, on peux bien tout imaginé
)
Sur ce, bonne nuit et bonne continuation ! ![]()
grah ! Ca y est ! j´ai lu !! !
Kikoo !! !
Bon, avec deux jours de retard le com, mais je n´attendrai jamais les 2 mois de Sugy ![]()
Et pis bah...en 2 mois, j´ai eu quoi...la rentrée, les 1°devoirs, les cours de psicines XD tout ça pour dire que bah... ´a des trous dans ma tête...C´est devenu un véritable champ de trous dans ma mémoire et lorsque je me suis attaqué à ce fameux chapitre, et bah j´avais l´impression d´avoir sauté un chapitre du début à la fin, figure-toi
Mais lorsque j´ai fini, je suis retourné dans les profondeurs de ta fic, et je me suis aperçu qu´en fait, entre le chapitre 6 et 7, il y a rien..J´ai râté quelque chos ou c´est fait exprès ? Pourquoi Arnaud est-il en prison ? Que sont ces lettres ? Pourquoi Rémi se fait-il apeller Bobbie ?
Bon, je vais pas gueuler ; à tous les coups, c´est moi qui ai râté quelque chose
bah, que dire de plus ? On a ici un bon chapitre, sinon, avec ton style que je reconnaitrais parmi 1000 ! Il y a toujours une belle cinfusuion, entre les terminaisons en "é" et "er", mais bon...Je reonnonce à luter contre ça...des fautes de frappe à droite ou à gauche, une petite merde qui vient butter très rarement...Mais tout est là, j´ai réussi à raccrocher les wagons...
Je voulais peut-être ajouter que tes chapitres sont un peu longs...Bon, c´est vrai que deux tous les trois mois, ça promets pour le suspens, mais c´est plutôt décourageant sur le coup...
Voilà...Bizou Sugy
j´adore quand ils mettent de nvx smileys chez jv.com...
![]()
Toujours aussi exquis Sugy ^^ !! !
C´est vraiment un réel plaisir de te lire !! !
Lufiote : Merci! La suite juste ci-dessous
Bonne lecture, all!
« Finalement, après des heures et des heures dans ce traversier, je fus finalement à ma destination : Costa Del Sol. Ma première soirée dans cette ville paradisiaque suffit à me remettre en question. Moi qui croyait avoir quitté la phase d’adolescent effrayé de la vie qui errait sans but. Comme quoi la vie nous réserve toujours des surprises. Cependant, ce ne fut pas la seule surprise de cette soirée. »
Chapitre 8 :
Une paix intérieure semblait régner dans l’endroit. Une musique mélodieuse y jouait. Violons, pianos, tubas, harpes, cors, trompettes et trombones formaient un harmonieux mélange. C’était à la fois doux et ferme. Rapide et lent. Le blond ne se concentrait qu’à la mélodie qui s’échappait de son lecteur CD dernier cri. Son dos appuyé contre le cuir noir de son fauteuil. Le calme dominait son esprit, envahit par la somptueuse composition du virtuose. Il ne faisait plus qu’un avec la musique. Les notes vibraient en ce lieu. Tant bien que mal, il tentait d’oublier tous les soucis du moment, mais ils finissaient toujours par faire surface, interférant ainsi avec la musique. La porte s’ouvrit, rompant ainsi définitivement le lien unissant l’auditeur du spectacle auditif. Ses yeux se rouvrirent et se posèrent sur Vincent. Il se tenait dans l’embrasure de la porte du bureau.
- Vous voilà, recrue Migayron, fit Rufus, froid.
Il était mécontent d’avoir été dérangé, même si c’était lui qui avait demandé sa présence ici. Dans un geste irrité, sa main intima Vincent à s’approcher. Hochant la tête, gardant un visage impassible et avec un calme ahurissant, le séduisant garçon se plaça face à son supérieur, effectuant le salut. Un salut parfait, signe d’un employé de la Shinra. Sourire narcissique aux lèvres, le patron, prit d’un élan sadique ne mentionna pas l’habituel repos, obligeant ainsi Vincent à rester dans cette position. Aucun de ses muscles ne tressaillirent et aucun tic ne dévoila sa colère. Le vice-président le contempla, quelques instants, de la tête aux pieds. Attrapant une télécommande, il fit stopper l’orchestre en appuyant sur un bouton et reposa l’objet sur son bureau fait en cerisier. L’emblème de la Shinra y était soigneusement gravé. Le silence avait reprit son règne et quelques secondes passèrent. Secondes durant lesquelles Vincent resta immobile.
- Repos. Donc, vous êtes fin prêt pour cette mission? Vous avez suffisamment rassemblé d’éléments?
Un simple mouvement de la tête fut sa réponse. Il avait passé des heures sur ce sujet et même une bonne partie de la nuit dernière à peaufiner les recherches sur son portable.
- Je ne comprends toujours pas pourquoi vous avez été nommé chef pour cette mission, vous savez. Mon père peut être un parfait idiot par moment.
Le président marqua une pause en échappant un soupir désespéré et secoua la tête. Que diable avait fait Vincent pour s’attirer à ce point les faveurs du Président? Pendant un instant, Rufus se demanda s’il était le seul à s’apercevoir de l’incapacité de ce Turk. Dès la première seconde en sa présence, il s’était douté qu’il ne ferait pas un bon Turk. Il manquait ce petit quelque chose.
- Enfin, Rude et Reno seront là, en cas de problème, continua Rufus.
- Il n’y aura aucun problème, monsieur, s’empressa d’ajouter Vincent.
Furieux, il tentait de contenir le plus possible ses sentiments. Il ne cherchait qu’à le faire sortir de ses gonds, en ce moment, c’était évident. Rufus leva les yeux au plafond, secouant la tête face au trop plein de confiance en soi que possédait Vincent.
- Et le prisonnier?
- Il a accepté ma requête, monsieur.
Ce qu’il pouvait trouver ennuyant de clamer un « monsieur » à chaque phrase. L’entrevue se poursuivit pendant quelques minutes, permettant au vice-président de recueillir quelques informations sur différents points. Par la suite, l’homme blond mit certaines choses au clair. Il conclut l’entretien avec leur départ vers Costa Del Sol, soit cette nuit aux petites heures. Reno s’occuperait de conduire leur hélicoptère jusqu’à destination. Après un « rompez », de la part de Rufus, le subalterne quitta la pièce, avec un dernier salut pour celui dont le seuil de respect atteignait le zéro. Les mains dans les poches, il regagna ses appartements. En fait, quand on y pensait, c’était bien pratique de vivre dans la tour Shinra. Les membres des Turks vivaient tous au quarante et unième étage. Chacun disposait d’un appartement de quatre pièces, plutôt luxueux et décoré au bon goût d’un designer. Le Turk sorti une carte magnétique et la fit glisser dans une fente prévue à cet effet. Un bruit fit comprendre au jeune homme que l’accès était autorisé et il ouvrit la porte d’entrée de son appartement. C’était silencieux, comme toujours. Il avança dans le couloir sobrement décoré et, après avoir fait un détour dans la cuisine, se rendit à sa chambre. Prenant une bouchée de la barre de chocolat qu’il avait dérobé au garde-manger, le jeune homme s’affala sur son lit, observant le plafond. Une télévision, déjà allumée, diffusait les dernières nouvelles. Indifférent et las, Vincent écouta distraitement les phrases que crachait son téléviseur à écran plasma. Apparemment, de nouveaux vols avaient eu lieu sur dans le secteur un. La pièce était un peu plus vivante que les autres : des affiches tapissaient les murs, des CD de musique traînaient un peu partout. À son arrivée, il avait encore quelques babioles appartenant à l’ancien locataire dont des albums de groupes musicaux. Sur sa table de chevet se trouvait un livre dont la couverture était d’un vert forêt. Après une demie-seconde d’hésitation, il l’attrapa, laissant la télévision en plan.
En effet, Costa Del Sol était une ville paradisiaque. Jessie disait vrai. L’accueil qui fut réservé aux passagers fut plutôt impressionnant. Plusieurs jeunes femmes glissaient des colliers, composés de fleurs exotiques, au cou des nouveaux arrivants. C’était une ville encore plus commerciale que Dehoro.
- Bienvenu à Costa Del Sol! clama une jolie brunette au nez légèrement retroussé.
Son accent était plutôt prononcé et on se doutait bien que le français n’était pas sa langue maternelle. Avec un hochement de tête respectueux, Rémi la remercia et leva la tête vers le ciel azuré. Que c’était-il donc passé pour que Jessie déteste un endroit pareil? Il l’imaginait bien ici, accoudée sur la table d’une terrasse à siroter une boisson aux fruits tropicaux. Une pression se fit sentir au milieu de son dos et le jeune homme dut avancer, poursuivre son chemin, histoire de ne pas bloquer la circulation des piétons.
Ce n’est que maintenant qu’il réalisait à quel point cette ville était grande. Les bâtiments, fait en briques beiges et possédant des toits d’un rouge éclatant, étaient identiques. Des yeux, il chercha une pancarte annonçant un auberge ou, encore mieux, un kiosque d’informations. Après quelques minutes, il repéra un immense point d’interrogation blanc sur fond bleu. Le jeune homme se dirigea d’un pas déterminé vers l’endroit et y poussa la porte.
À l’intérieur, il y a avait plusieurs sièges en osier, accompagnés de coussins verts, et des étagères possédant chacune une tonne de cartes routières et dépliants de toute sorte. Au comptoir, une dame dans la trentaine esquissa un sourire franc à son tout nouveau client. Après que Rémi l’ait salué, la femme compris immédiatement que c’était un touriste et sortit sa phrase clef.
- Je peux vous être utile? lança-t-elle d’une voix digne d’être soprano dans une chorale.
La réponse de Rémi fut ponctuée de balbutiements, mais la question fut comprise.
- Une petite brune nommée Jessie vous dîtes?, elle marqua une pause, fouillant dans sa mémoire. Ça me dit vaguement quelque chose mais, malheureusement pour vous, je ne peux placer un visage sur ce nom. Si ça peut vous aider, il y a une fête ce soir, sur la plage. Beaucoup de jeune gens s’y rendent.
Avec un air déconcerté, voire penaud, le jeune homme quitta l’endroit en traînant les pieds. Lui qui voulait la rencontrer à tout prix avant la tombée de la nuit. Malheureusement, il dut se rendre à l’évidence que ça serait pratiquement qualifié de mission impossible. Découvrant une auberge à deux étages, sur la rue principale, le jeune midgarien décida d’y louer une chambre.
Les festivités devenaient de plus en plus bruyantes. Les femmes, majoritairement vêtue de maillot de bain et d’une jupe courte, bougeaient leurs bassins au rythme de la musique qui montait d’un cran à chaque chanson. Aux poignets luisaient des bracelets aux couleurs fluorescentes. Des faisceaux lumineux, quant à eux, se chargeaient d’éclairer la piste de danse improvisée. Sur une petite scène, un garçon aux cheveux d’un brun foncé et au regard amusé, créait un souffle de vie à ces pauvres gens dont leurs facultés premières avaient été grandement endommagées grâce à différentes substances. La plage principale de Costal Del Sol était la place où les fêtes de ce genre avaient lieu. Il ne fallait pas beaucoup de préparatifs. Quelques bars dispersés aux quatre coins, un DJ digne de ce nom et quelques compétences techniques. Le plus important de tout restait sans doute des êtres humains prêts à s’amuser, prêts à oublier la réalité quelques instants et vivre pleinement. Jessie en faisait partie, abusant parfois de la chose, mais personne ne la sermonnait. Personne sauf peut-être son colocataire. Même s’il était plus vieux et en connaissait davantage qu’elle sur ce monde, la jeune rétorquait souvent qu’il n’était pas son père. Qu’il la laisse vivre sa vie. Pourtant, combien de fois ne l’avait-il pas retrouvé affalée sur le sable, jurant de ne plus boire? Certes, elle avait diminué la cadence, mais à chaque fois, elle revenait dans un piteux état. Donc, ce soir-là, elle était accoudée à une fenêtre du troisième étage, échappant de long soupir. Des soupirs de désespoir, de nostalgie et de mélancolie.
Elle se trouvait chez elle, dans son salon décoré avec goût, qui donnait exactement sur la cuisine.
- Tu vas rester longtemps dans cet état, dis-moi? gronda gentiment un jeune homme.
Il trempa de nouveau sa cuillère dans son bol de céréales avant de la porter dans sa bouche. Aucune réponse de la part de la fille qu’il considérait comme la petite soeur qu’il n’avait jamais eu. Distraitement, elle jouait avec son bijou platine. Un petit cadeau de la part de Stéphane, accompagné d’une matéria dont elle rêvait. Une matéria temps.
- Toute petite, commença-t-elle, je souhaitais contrôler le temps. Crois-moi, ce n’est vraiment pas facile.
Compatissant, il hocha la tête.
- Je sais, je sais. Cependant, n’oublie pas, tu es un élément clé des missions, selon eux. Tu devrais t’entraîner avec beaucoup plus de conviction et atteindre ton objectif.
Avec quelques grommellements, Jessie ferma ses yeux, cachant ses iris bruns et inspira lentement. Son esprit tenait de faire le vide. Oublier toute forme de vie extérieure et se concentrer que sur sa personne. Ne plus faire qu’un avec la matéria. Contrôler le temps était beaucoup plus difficile que lancer des sorts de glace, comme elle le faisait habituellement. Des pensées tentèrent de s’infiltrer dans elle, comme un cambrioleur dans une maison. Sa concentration tenta de les repousser. Ce qui fonctionna après quelques minutes.
- Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit...
Le débit de sa voix devenait plus rapide, les nombres devenant indéchiffrables. L’exercice fut recommencé plusieurs fois, alors que la jeune femme tenait ses mains près de son cou, croisées. La bille verte, dans son orifice, devenait un peu plus brillante. Mentalement, le jeune homme l’encouragea. Jessie, quant à elle, commença à réciter plusieurs mots. Des mots dont Gregory n’attendait pas la signification tellement ils étaient débités à une vitesse hallucinante. De son index, il remonta ses lunettes. Stéphane allait être heureux, il s’en doutait. Le silence se fut. Plus aucun chiffre ne fut prononcé, ni même un mot.
- Jessie? risqua-t-il.
Elle ouvrit les yeux et tourna sa tête vers lui.
- Je méprise la matéria temps, cracha-t-elle. J’arrive à réciter rapidement une ou deux incantations et puis, plus rien.
Habituellement, elle n’était pas de si mauvaise humeur. Un manque de sommeil devait en être la cause. Voilà déjà une semaine qu’on lui avait donné ce petit bijou. Depuis, de jour comme de nuit, ses lèvres remuaient dans l’espoir que les incantations portent fruit.
- Quelque chose te tracasse, dis?
Commençant à craquer, elle secoua doucement la tête avant de se jeter au cou de son ami. Alors qu’elle s’apprêtait à tout dévoiler, on entra dans la pièce.
- Allons, arrête d’être si faible. Je ne comprends pas pourquoi tu agis ainsi.
La rousse lui lança un regard froid, empli d’amertume, à son égard. Comment une petite sotte de son genre, si sentimentale, pouvait s’avérer un chouchou pour le patron? Violine n’en revenait tout simplement pas. Trop fragile pour être dans les rangs et trop stupide pour comprendre les motivations des Giterchirtz. Avec un soupir contrarié, elle se déplaça vers elle et la releva, la tenant par un bras.
- Ressaisis-toi!
La main droite se percuta contre sa joue. Les sanglots stoppèrent pour faire face à un visage outré, scandalisé. Grégory resta stupéfait.
- Si Stéphane te verrait, marmonna Violine, en colère. J’espère que ça avance avec la matéria temps. Ton équipe n’attend que toi, Jessie.
Le sermon dura encore, avant que la magicienne reprenne un peu de son sang-froid et toisa de son regard saphir sa protégée. Dans un élan de pitié, elle attrapa son visage et l’approcha du sien.
- Je ne te comprends pas. Est-ce vraiment ta place ici ? Aurais-je fait un mauvais choix ?
Son choix semblait plus la tracasser que la santé de Jessie. Elle la délaissa ensuite comme un vulgaire poupée de chiffon. Sa tête pencha vers l’avant, tombant presque ses genoux. Les cheveux bruns de la demoiselle, permettaient de cacher la marque rouge sur sa joue ainsi que les larmes qui se traçaient un chemin vers ses joues plus creuses qu’auparavant. Pendant ce temps, Violine lui tourna le dos et quitta l’endroit en faisant claquer ses talons contre le sol. L’autre jeune femme resta silencieuse, toujours debout. Deux bras s’enroulèrent autour de son cou et, instinctivement, elle posa sa tête sur son épaule.
- J’en ai marre, sanglota-t-elle.
Son ami l’apaisa, en lui caressant les cheveux. Peu à peu, elle sentit qu’il l’entraîna vers la droite. Ouvrant les yeux, elle put apercevoir, à travers le mur de larmes qui lui brouillait la vue un décor familier : sa chambre. Gregory la déposa délicatement sur le lit défait et remonta les couvertures sur le corps frêle de Jessie.
Rémi posa les pieds sur la plage, stupéfait. L’odeur de l’alcool, mélangé à celui de la fumée, emplissait ses narines. S’il retrouvait Jessie ici, il pouvait se considérer comme l’homme le plus chanceux sur la planète. La musique étouffait les cris des gens. Le rythme langoureux avait été remplacé par quelque chose de plus ferme, rapide et brutal. La masse s’était regroupée sur la piste et sautait dans un mouvement collectif, se percutant entre eux. Ils criaient leurs émotions. Rémi préféra rester loin de la piste. D’une démarche se voulant nonchalante, il se dirigea vers un bar. La serveuse, une femme aux cheveux roses et au décolleté plus que plongeant, lui offrit sa commande avec un clin d’oeil aguichant. Comprenant son stratagème qui était de lui faire acheter plus d’une boisson, Rémi paya et s’éloigna de quelques pas, sirotant sa boisson au goût amer. Il vit un groupe de jeunes filles, dont l’âge ne dépassait pas les quinze ans se trémousser aux bras d’adolescents abordant tous le même habit et la même casquette. Il secoua sa tête et soupira, avant de se rendre compte à quel point il avait grandi rapidement. En fait, ce n’était pas de son plein gré qu’il était devenu, du jour au lendemain, ce qu’on pouvait appeler un garçon mature. Peut-être que, dans le fond, lui aussi aurait voulu vivre cette époque : l’époque de débauche. Il se demanda alors si c’était la même chose pour son amie. Avait-elle quitté sa jeunesse trop rapidement ? Et, maintenant, rattrapait-elle ce temps perdu ? Un cri perçant le fit sortir de ses pensées.
- Ouah! You wanna dance?
Il jaugea du regard la nouvelle venue. Ses longs cheveux bruns avaient été noués sur le dessus de sa tête et certaines mèches étaient fixées grâce à des épingles. Le rendu lui donnait un air un peu funk. Des lunettes de soleil étaient perchées sur sa tête et son regard vif fixait Rémi. Pris au dépourvu, il ne put émettre qu’un faible « Euh... » avant qu’elle l’entraîne sur la piste.
L’hélicoptère se posa à quelques kilomètres de Costa Del Sol. Les trois agent débarquèrent sans bruit et Rude rajusta sa cravate, tandis que Reno jaugeait l’engin une dernière fois. Dans quelques heures, un complice viendrait chercher leur moyen de transport afin de le ramener à Midgar. Peu après, Arnaud posa les pieds à terre, heureux de quitter les cieux. Finalement, Reno brisa le silence.
- Bah, allons-y, hein. On a pas que ça à faire.
Il prit les devants, sans rien dire de plus et les trois autres entamèrent le pas quelques instants après. Un vent maritime soufflait, s’amusant à décoiffer trois des jeunes hommes. La nuit prendrait bientôt fin, tout comme la fête qui se déroulait sur la plage. Arnaud relança un nouveau coup d’oeil à son fourreau, comme pour s’assurer que son sabre y était toujours. Son arme lui avait beaucoup manqué et il s’était retenu de ne pas sauter de joie lorsque Rude lui avait tendu. Pour la énième fois, Vincent rappela les directives et Reno poussa un soupir.
- On sait, tu veux pas te taire, un peu ?
- Je te signale que JE suis le chef, rétorqua Vincent.
- Je te signale que je m’en fous.
La discussion fut close et Arnaud crut voir un sourire moqueur se former sur les fines lèvres de Rude qui cheminait à ses côtés, tandis que les deux autres avaient quelques pas d’avance. Le jeune châtain se remémora le plan. Tout d’abord, il irait à ce qui semblerait être le quartier général du groupe fauteur de trouble. Ensuite, ils tenteraient de trouver le chef. Grâce à quelques sources, Vincent avait trouvé que c’était un certain Stéphane qui s’occupait du petit groupe de Costa Del Sol. Levant les yeux, Arnaud remarqua que la ville se dessinait à l’horizon. Instinctivement, il accéléra le pas.
[Notes :
Terminé. Le chapitre 8 est terminé. Il ne manque qu’à écrire un passage du journal de Rémi, au début. Je ne sais pas quoi dire –ou par où commencer, en fait.
J’aime bien le début, dans le bureau de Rufus –et pas seulement à cause du blond. C’est plutôt l’atmosphère que j’ai décris dont je suis fière. Bref, on en apprend un peu plus sur la condition de vie des Turks. Ils ne sont pas super maltraité, après tout, hein ? On remarque aussi que les hostilités sont pratiquement ouvertes entre Vincent et Rufus.
Deuxième partie : Costa Del Sol et Rémi. Comme je le disais il y a quelques temps, je trouve ça stupide que tout le monde parle la même langue XD. Cependant, je vais me retrouver face à un obstacle : les dialogues. Je ne veux pas faire de faute de syntaxe ou quoi que ce soit quand les gens parlent en anglais. De plus, je sais encore moins les autres langues, alors...
Je suis dans un dilemme, là. Enfin, la fille qui s’adresse à Rémi parle en anglais et on voit bien que pour la femme su kiosque d’information c’est primordial de connaître d’autres langues afin d’aider les touriste et que la préposée au collier de fleur ne connaît que cette phrase XD
On remarque que Jessie s’est laissée allée depuis son arrivée à Costa Del Sol. Ce n’est plus la petite Turk sérieuse ou la serveuse assagie qui se cache des autorités. Au début, elle craignait encore la Shinra, mais ses craintes ont diminuées au fil des mois. Maintenant, bah... elle fête XD. Son colocataire n’est nul autre que mon/notre cher Nounours/Fanachou adoré ^^.
Il a l’air un peu grincheux comme ça, surtout quand on mentionne qu’il fait la morale, mais il s’inquiète surtout pour elle et –lui aussi- a eu cette période où il faisait à peu près n’importe quoi.
Sinon, le ‘party’ qui se déroule sur la plage se passe souvent durant les week-ends. Costa est réputé pour ses « petites fêtes» ^^. Ce chapitre peut paraître plat, comme ça, mais il y a plusieurs personnages =D
Finalement, dernière partie, l’arrivée des Turks. Vous pouvez remarquer un brin de jalousie chez Reno, n’est-ce pas ? ^^ Ou on peut aussi dire qu’il n’aime pas vraiment que Vincent –le petit nouveau- soit son chef à lui. Leur mission va se dérouler dans la gaieté et le bonheur =P
Wala, c’est pas mal tout. C’est décortiqué ^^ Merci à mon correcteur adoré. Je vous aime. Tous. Tous sans exception. TOUS. ]
T´es trop folle ! Deux chapitres en un semaine !! !
Hem, mon commentaire, tu devras malheureusement attendre un moment...
Sugy t´es un amour!!!
Hier je confiais à FFfanatic que j´étais impatient de lire le chapitre 8! En plus il m´a nargué!
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