Album sortie en 1981
Goldman
Jean-Jacques Goldman ( démodé ) :
Chanson numéro 1 : À l’envers
Temps : 3 minutes 52 secondes :
Paroles :
J’ai bu dans toutes mes tasses
J’ai goûté à tous les verres
J’ai perdu cent fois la face
Mais sans rien gagner derrière
J’voudrais bien trouver ma place
Naufragé cherche une terre
Déposer au milieu de l’angoisse
Y respirer un peu d’air
Autre part autre frontière
La tête à l’envers
J’fais jamais jamais jamais l’affaire.
J’suis tombé profond profond
J’croyais tout les zéros frères
Mais dans la jungle des bas-fonds
Rallume un peu la lumière
J’suis pas plus doué pour l’enfer
La tête à l’envers
J’fais jamais jamais jamais l’affaire.
J’ai cherché dans tous les livres
En long en larges et en travers
J’ai rien trouvé qui délivre
J’ai rien trouvé qui espère
J’t’ai pas dit les mots des autres
J’connais pas l’vocabulaire
Suffit pas d’être sincère
Y’a des façons des manières
J’suis pas doué j’sais pas faire
La tête à l’envers
J’fais jamais jamais jamais l’affaire.
Chanson numéro 2 : Sans un mot :
Temps : 3 minutes 27 secondes
Paroles :
À 15 ans on m’avait dit
Si t’es sage si t’es gentil
T’auras une mobylette
J’avais que ça dans la tête yéyé
Après ça l’automobile
Pour entré en faculté
Je me faisais pas de bile
La voix étais bien tracée yéyé
À 18 ans j’avais tout
Tout ce qu’ils auraient rêvé
Ils ont rien compris du tout
Quand un soir j’suis pas rentré Non non
J’étais pas des plus malins ni un super ambitieux
Mais n’espérer que demain à 20 ans c’est un peu yéyé
On nous gonflait la tête des désirs vulgaires
De pouvoirs et d’argent qu’on aurait mis à l’eau
Nous, on parlait de l’histoire liberté univers
Et on l’aurait donné notre vis sans un mot sans un mot
Si tu dis si tu dis ça
Si tu étudie cela
Pense à ce que qu’on veut de toi
Après ça tu choisiras yéyé
Le diplôme c’est pas tout
Tu sais il y a la vie aussi
Mais sache que sans le sou
Tu te paye une drôle de vie yéyé
Les filles et puis les bagnoles
Voilà déjà la moitié
De tout le temps que tu donnes
Mais t’as pas le temps d’y penser Non non
J’étais pas des plus malins ni un super ambitieux
Mais n’espérer que demain à 20 ans c’est un peu yéyé
On nous gonflait la tête des désirs vulgaires
De pouvoirs et d’argent qu’on aurait mis à l’eau
Nous, on parlait de l’histoire liberté univers
Et on l’aurait donné notre vis sans un mot sans un mot
Y’en a qui partent en Orient
En Afrique en Asie
Pour y soigner les enfants
Et pour s’y soigner aussi yéyé
Moi j’ai choisi la banlieue
Si tu crois que c’est facile
Viens donc vivre ici mon vieux
Oublies pas ta carabine Non non !
Et puis c’est partout pareil
C’est à prendre ou à laisser
La vie avant le sommeil
Le plaisir pour oublier yéyé
J’étais pas des plus malins ni un super ambitieux
Et je plains les plus malins et je plains les ambitieux
Et je plains les plus malins et je plains les ambitieux
Chanson numéro 3 : Brouillard
Temps :5 minutes 7 secondes
Paroles :
Brouillard et matin
Blanches et froides mes mains
Le poids du sac aux épaules
Brumes dans la tête
Les secondes et les gestes
Le froid qui brûle et qui frôle
L´heure n´est plus aux projets, regrets passés, oubliés rêves et délires
Si tu ne sais pas où tu vas, l´habitude est là pour te le dire
Muscle qui fatigue
C´est l´outil qui te guide
Le feu l´acier qui imposent
Douces dans la tête
Des voix, loin, te répètent
Il y a des rêves qu´on ose
L´heure n´est plus aux projets, regrets passés, oubliés rêves et délires
La route est là, ton pas claque pour de vrai, pour ne plus revenir
Je prendrais la nationale
Guidé par une évidence
Par une fièvre brutale et je partirai
Je prendrai les pluies du Sud
Pures et lourdes à bras le corps
Les tiédeurs et les brûlures et je renaîtrai
J´écouterai les secondes dans les pays arrêtés
Elles durent tout un monde, une éternité
Et quand j´atteindrai le terme quand le tour sera joué
Je n´aurai jamais plus jamais les yeux baissés
Oublier les visages
Regretter son sourire
Les larmes au coin de ses cils
Savoir briser partir
Pour ne jamais haïr
C´est tellement difficile
L´heure n´est plus aux projets, regrets passés, oubliés rêves et délires
La route est là, ton pas claque pour de vrai pour ne plus revenir
Chanson numéro 4 : Pas l’indifférence
Temps : 4 minutes 11 secondes
Paroles :
J´accepterai la douleur
D´accord aussi pour la peur
Je connais les conséquences
Et tant pis pour les pleurs
J´accepte quoiqu´il m´en coûte
Tout le pire du meilleur
Je prends les larmes et les doutes
Et risque tous les malheurs
Tout mais pas l´indifférence
Tout mais pas le temps qui meurt
Et les jours qui se ressemblent
Sans saveur et sans couleur
Et j´apprendrai les souffrances
Et j´apprendrai les brûlures
Pour le miel d´une présence
Le souffle d´un murmure
J´apprendrai le froid des phrases
J´apprendrai le chaud des mots
Je jure de n´être plus sage
Je promets d´être sot
Tout mais pas l´indifférence
Tout mais pas le temps qui meurt
Et les jours qui se ressemblent
Sans saveur et sans couleur
Je donnerai dix années pour un regard
Des châteaux, des palais pour un quai de gare
Un morceau d´aventure contre tous les conforts
Des tas de certitudes pour désirer encore
Echangerais années mortes pour un peu de vie
Chercherais clé de porte pour toute folie
Je prends tous les tickets pour tous les voyages
Aller n´importe où mais changer de paysage
Effacer ces heures absentes
Et tout repeindre en couleur
Toutes ces âmes qui mentent
Et qui sourient comme on pleure
Chanson numéro 5 : Il suffira ( décliné en « Il suffira d’un signe « )
Temps : 5 minutes 49 secondes
Paroles :
Il suffira d´un signe, un matin
Un matin tout tranquille et serein
Quelque chose d´infime, c´est certain
C´est écrit dans nos livres, en latin
Déchirées nos guenilles de satin
Les fers à nos chevilles loin bien loin
Tu ris mais sois tranquille un matin
J´aurai tout ce qui brille dans mes mains
Regarde ma vie tu la vois face à face
Dis moi ton avis que veux-tu que j´y fasse
Nous n´avons plus que ça au bout de notre impasse
Le moment viendra tout changera de place
L´acier qui nous mutile du satin
Nos blessures inutiles au lointain
Nous ferons de nos grilles des chemins
Nous changerons nos villes en jardins
Et tu verras que les filles, oh oui tu verras bien
Auront les yeux qui brillent, ce matin
Plus de faim de fatigues, des festins
De miel et de vanille, et de vin.
Chanson numéro 6 : J’t’aimerai quand même
Temps : 4 minutes 52 secondes
Paroles :
Jusqu´au tréfonds de mes veines
Jusqu´aux gouttes de mon sang
Jusqu´aux lourdes portes en chêne
De tous mes châteaux d´enfant
Même si les dieux s´en mêlent
Ou si le diable me prend
Mais que nos âmes s´emmêlent
Dans le grand feu qui m´attend
J´t´aimerai quand même
Même au frisson de tes peines
Sans passions, sans émotions
Sans les mensonges et ses chaînes
Moi, je redirai ton nom
Dans le vide du départ
Sans l´image et sans la voix
Reste en plein cœur une écharde
Je te hurlerai tout bas
J´t´aimerai quand même
Même si c´est interdit
Illégal ou hors la loi
Impur, obscène ou maudit
Par les hommes et par les croix
Je me mettrai dans la marge
Je m´écarterai des loi
Parmi les fous d´être sage
Enfin délivré de moi
J´t´aimerai quand même
Chanson numéro 7 : Autre histoire
Temps : 4 minutes 16 secondes
Paroles :
J´ai vu le théâtre et je connais les décors
La pièce d´un acte joue encore
Je connais le texte, les costumes et les acteurs
Les répliques, je les sais par cœur
L´histoire est banale, elle n´intéresse personne
Le public est rare, j´envois même un qui dort
Une vie qui passe
Une vie en deux heures
Moi, le premier acteur
Je rêve d´un auteur
Une autre histoire, une autre histoire
Ecrivez-moi une autre histoire
Une autre histoire, une autre histoire
J´voudrais bien vivre une autre histoire
J´y mets toutes mes forces, tout mon talent, tout mon cœur
J´ai beau crier fort, nulle rumeur
J´accentue les gestes, les grimaces, rien n´y fait
Les effets de scènes sans succès
Mais c´est pas ma faute, ce dénouement banal
Regardez les autres, ça finit toujours mal
J´ai pas eu ma chance, ni guerre, ni grande idée
A vaincre ou à défendre, ni passion, ni secret
Une autre histoire, une autre histoire
Ecrivez-moi une autre histoire
Une autre histoire, une autre histoire
J´voudrais bien vivre une autre histoire
Seulement pour voir, seulement pour voir une autre farce dérisoire
Sans même y croire, sans même y croire, tricher avec un peu d´espoir
Chanson numéro 8 : Quelque chose de bizarre
Temps : 3 minutes 58 secondes
Paroles :
C´était moi de novembre, le samedi 17 au soir
Dans ce coin de légende où les trains ne mènent nulle part
La chaleur était pesante et le vent chaud incitait à boire
Je suis descendu fourbu tout seul à la petite gare
Il y avait quelque chose dans l´air, quelque chose de bizarre
Le silence pesant des enfants qui jouaient sur les trottoirs
Les vieux assis sur leurs bancs avec leurs drôle de regards
Qui brillaient étrangement, sans rien fixer ni sans rien voir
C´était comme si les femmes et les hommes avaient fuit tout à coup
Un rayon de lune éclairait une orée dans la forêt
Le chemin sentait la menthe, brume blanche jusqu´à mes genoux
Quand j´ai entendu plus loin leurs chants graves qui me guidaient
Il y avait quelque chose dans l´air, quelque chose de bizarre
Le silence pesant des enfants qui jouaient sur les trottoirs
Les vieux assis sur leurs bancs avec leurs drôle de regards
Qui brillaient étrangement sans rien fixer ni sans rien voir
Ils étaient rassemblés autour d´un grand trou vide et tout noir
Ils se balançaient en chantant, les mains tendues vers le Maître
Soudain, tout cessa brusquement et son doigt montra juste ma cachette
Venez, nous vous attendions ce soir, vous n´êtes pas en retard
Il y avait quelques chose dans l´air, quelque chose de bizarre
{Je m´en souviens comme si c´était hier}
Le silence pesant des enfants qui jouaient sur les trottoirs
{J´aurais du m´douter de quelque chose de pas clair}
Les vieux assis sur leurs bancs avec leurs drôle de regards
Qui brillaient étrangement, sans rien fixer ni sans rien voir
Chanson numéro 9 : Quel exil
Temps : 2 minutes 58 secondes :
Paroles :
Quelle chanson ?