Ca y est ! Le voilà le chapitre 2, plus de six mois après la parrution du premier. 
Bon, je me permet de dire que ce chapitre sert plus de transition entre le premier et celui qui suivra dans six mois qu´autre chose. Vous le constaterez vous-même, pas grand chose de très très intéressant (Ni combat, ni révélation que l´on pourrait qualifier d´"événements"), il sert seulement à introduire le troisième chapitre, chapitre dans lequel l´histoire prendra un autre tournant, beaucoup plus féérique et fantaisiste.
Sur ce, bonne lecture.
Chapitre 2 : "The account of the hearts´ hollow"
L’ombre s’avança jusqu’à atteindre le cercle de lumière. Il remit sa veste de teinte bleutée en place et salua le public.
« Aujourd’hui, dans un petit village du nord du Continent Ouest, l’atmosphère est étouffante. Les nuages se sont installés au-dessus du village ancré dans une vallée boisée.
Scène numéro un : l’arrivée. »
Il se recula d’un pas et ricana, puis disparut.
La pièce, de forme rectangulaire, était tapissée d’une couleur bleu ciel. Une dizaine de posters était accrochée aux murs, ainsi qu’une étagère supportant le poids d’une multitude de livres.
Un lit d’environ deux mètres était collé au mur, à ses côtés se trouvait une lampe posés sur une table de nuit faite de bois. Un bureau, toujours en bois, masquait une partie de la fenêtre qui donnait sur le jardin. C’était une chambre, et qui plus est, une chambre de fille.
Une jeune fille faisait des allers-retours entre son lit et son bureau, apportant chaque fois quelques affaires personnelles. Elle les rangeait dans un sac de cuir noir. Le dernier à la mode dans le village, et pourtant déjà démodé en ville.
La jeune fille était blonde. Ses lèvres, peu volumineuses, lui conféraient une certaine timidité. Son nez, petit et allongé, était encadré par deux jolis yeux bleus purs, qui semblaient démontrer une plus que probable naïveté. Ses cheveux étaient plutôt longs, elle avait pris soin de les attacher en queue de cheval. Sa chevelure touchait néanmoins le haut de son dos.
Une autre femme débarqua. Elle poussa violemment la porte en bois poli, la faisant ainsi heurter le mur et sursauter l’occupant de la chambre. Ce second personnage féminin était de taille moyenne ; a chevelure brune ondulait jusqu’au milieu de son dos. Elle semblait avoir une quarantaine d’année pourtant, son visage était épargné des rides et sa peau encore parfaitement blanche. Son nez était identique à celui de l’autre femme, il en était de même pour ses yeux. Enfin, elle était vêtue d’un pull-over de laine noir avec anti forme et d’un jogging bleu marine.
Elle prit la parole :
« Qu’est-ce tu fais avec toutes ces affaire ? dit-elle en criant.
- Ca ne se voit pas ? Je me casse ! répondit la jeune fille en épelant le dernier mot.
- Mais Laura, tu n’as que seize ans ! Où comptes-tu aller comme ça ?
- J’en sais rien, je me casse juste de ce bled paumé.
- Et quelle en est la raison ?
- J’en ai marre, c’est tout ! Aucune personne ne me plait ici, et j’ai envie de rencontrer l’homme de ma vie, quelqu’un qui soit fort, beau et intelligent, pas un paysan. »
Son interlocutrice n’eut rien à rajouter. Elle chuchota juste avec peine « Très bien… »
« C’est ici, dit-il d’un ton sec, pouvez-vous m’aider à mettre mes valises sur le diable ?
- Bien sur. »
Les deux hommes descendirent d’un taxi jaune et se dirigèrent vers le coffre du véhicule. Le chauffeur engouffra sa clé dans la serrure en métal et tourna un quart de tour. Il ouvrit le coffre, saisit une valise et tenta de la soulever.
« Qu’est-ce que c’est lourd ! Y’a quoi dedans au-juste ?
- Des affaires personnelles.
- On dirait que vous transportez un arsenal là-dedans !
- C’est peut-être ça, en effet. »
L’homme empoigna la seconde valise qui pesait à peu près le même poids que l’autre et la souleva d’une traite. Il la posa sur le diable puis en fit de même avec son autre bagage. Il accrocha le tout avec une sangle bleu marine, paya le chauffeur, et continua son chemin à pied.
En effet, le taxi ne pouvait aller plus loin : le sol non goudronné était jusqu’ici plat. Après la borne où le taxi s’était arrêté, le chemin était jonché de caillou de diverses tailles.
« C’est ici … que le jeu va commencer. dit-il. »
Khlaine resta debout, au milieu de la route, alors que la vie active reprenait son cours. La pluie avait fait son apparition, une pluie sans vent, mais composé de très grosses gouttes. L’eau venait frapper le cuir chevelu du garçon pourtant bien mouillé jusque-là. Il était complètement trempé. Il jeta un regard vers le ciel avec un léger sourire au coin des lèvres puis ferma les yeux, tout en gardant la tête relevée vers le Seigneur. Paisiblement, il resta quelques instants dans cette position, sentant la pluie éclabousser son beau visage.
Un klaxon vint briser ce moment de détente, accompagné d’un « Casse-toi salle gosse » et quelques autres jurons. Khlaine s’écarta de la chaussée et se rangea sur le trottoir, laissant ainsi passer un véhicule de couleur rougeâtre à six roues. Il s’appuya sur un mur et passa sa main dans sa chevelure blonde.
« Hé hé, proposé par John, créé par Onikage… Un jour ou l’autre, on en aura fini de ces stupides machines. « La technologie est le meilleur ami de l’homme » qu’ils disent si bien. Et pourtant je n’suis pas le seul à regretter l’ancien temps… »
Khlaine détourna son regard de la route pour le poser sur son interlocuteur, un vieillard à peine plus grand qu’une chaise. Le vieil homme contempla la mine étonnée du jeune garçon avec un grand sourire, puis continua :
« Je vous ai vu vous battre. Même si vous manquez un peu de technique, vous avez eu le courage d’affronter cette horde de monstres ! Vous êtes un sacré héros !
- Oh non … répondit Khlaine en souriant timidement, si cette fille n’avait pas été là, je crois que je ne serai plus de ce monde…
- Ne dites pas ça ! C’est l’intention qui compte ! Je suis sûr que vous deviendrez un grand héros.
- Vous êtes sûr ?
- Oui, et c’est moi qui te le dis, p’tit gars ! »
Le vieillard se retourna puis s’en alla en disant « j’ai un truc à faire, alors salut ! » tout en agitant la main. Khlaine en fut tout étonné. Son acte de courage avait au moins été récompensé par une discussion avec un ancêtre, ou un doyen, peut importe.
En effet, depuis la destruction du Météore et l’extermination de Sephiroth et Jenova, la Planète allait mieux, mais pas ses occupants. Il faisait bon vivre, mais le contact humain s’était refroidi. Même si la population avait fortement augmenté, les rencontres amicales étaient toujours aussi rares : Un garçon qui passe sa soirée de Noël devant sa télévision était considérée comme normale. Khlaine était donc content d’avoir pu parler à deux personnes, même trois, même si le « dialogue » avec cet aimable chauffeur était plus un monologue qu’autre chose.
Le beau blond décida de retourner chez lui. Il était en chemise à moitié ouverte, et pourtant il pleuvait. Souhaitant éviter la crève, il pressa le pas, poussa la porte d’entrée, grimpa les escaliers puis rentra chez lui.
Il prit soin de ranger son katana dans sa vitrine puis de la fermer à double tour. Il rangea ensuite la clé à son endroit habituel, puis s’en alla dans sa salle de bain pour prendre une douche bien méritée.
L’homme était de grande taille, un mètre quatre-vingt-dix environ, et allant de pair avec cette taille, sa corpulence et sa masse musculaire impressionnaient.
Il était habillé d’un costume noir, avec la veste aux manches retroussées, le pantalon, le blason, la cravate, le tout assorti par un élégant chapeau noir.
La pente qu’il descendait menait tout droit au village. Hormis le sentier caillouteux, tout était recouvert par la forêt. L’air était pur.
Il arriva finalement au village, saluant au passage quelques aimables personnes.
Le lotissement était essentiellement composé de maisons alignées, d’une hauteur égale avec un toit de tuile rouge. Les murs avaient des couleurs différentes, soit rouges, soit jaunes, soit oranges, voire même beiges. Cette diversité donnait à ce petit village une allure plutôt sympathique.
La présentatrice allait annoncer le numéro complémentaire. L’homme qui regardait la télévision serrait un ticket de toutes ses forces. Il avait les mains moites et tremblantes. Des gouttes de sueurs déferlaient sur son visages, son regard, attentif mais ô combien figé, ses oreilles n’entendant plus que la voix de la présentatrice, il attendait seulement que son dernier numéro soit prononcé.
« Et le numéro complémentaire est … le six. «
L’homme se leva doucement, alla dans la cuisine, sortit un verre d’un bloc et le remplit d’eau. Il porta le liquide à ses lèvres et l’ingurgita immédiatement. Il posa le verre violemment, manquant de le casser, provoquant un petit craquellement dans le marbre qui composait le plant de table.
Une semaine plus tard :
Le vieillard posa une mitraillette de type M-16 sur une table où étaient déjà entreposées plusieurs dizaines d’armes et munitions.
« Tout y est, chérie.
- Nous allons enfin pouvoir nous protéger. Répondit-elle avec un ton qui trahissait sa bonne mine.
- Personne ne viendra nous voler notre argent. «
La chambre avait une forme rectangulaire. Ses murs, tapissés d’images retraçant la Genèse, supportait le poids d’une reproduction du célèbre Guernica de Picasso, ainsi que deux chandeliers ornés de pierres précieuses qui trônait au-dessus du lit de forme ovale.
La couette, surélevée à certains endroits, nous permettait de distinguer deux silhouettes enlacées, immobile. Leur sommeil fut perturbé par un coup de feu. L’homme se réveilla à l’inverse de sa partenaire. Ses paupières s’ouvrirent, et un léger sourire apparu sur ses lèvres.
Il se leva doucement, s’habilla du même costume avec lequel il était arrivé la semaine passée, puis sortie dans la rue un paquet de cigarette à la main.
« Fin de la scène une, fit la même voix qui eut annoncé le début de cette même scène.
L’homme à la veste bleue s’avança de nouveau en direction de l’avant-scène. Il salua son public et poursuivit, la scène numéro deux va bientôt commencer. Elle s’intitule… «
Vouala ! ^_^ Je pense m´être planté sur le titre en Anglais, mais ça aurait du donné " Récit du creux des âmes ", titre un tantinet mystérieux, mais ça s´éclairçira dans la suite de l´histoire.
J´remercie Marion, parce qu´elle m´a aidé pour l´anglais, parce que je l´aime, parce qu´elle m´aime, parce que nous nous aimo..*splatch*
Je vous dis donc à six mois, pour un prochain chapitre. 