Up!
( Je ferais bien de m´occupper de ma fic d´abord lol)
Nanak
je te comprends c´est pareil pour moi avec ma " fic". mais moi au moins je sais que je la finirais
même si Phantom Brave est très tentant^^
Bah, tu connais pas la dernière...
J´étais en train d´écrire, puis d´un seul coup j´me mets à War3... je ferme ni n´enregistre pas ma fic... je joue, pépère, je perds ( comme d´hab lol ) et puis d´un seul coup... BUG !
J´ai perdu les 3 pages préécritres du chapitre 7... chuis vénère...
C´est à peu près la même chose qu´il m´ait arrivé j´ai perdu quatre pages.... Me restait plus que les deux premières lignes de mon 38ème chapitre....
Bon pendant que j´y pense vu que tu veux lire quelque chose de moi ![]()
https://www.jeuxvideo.com/forums/1-58-36845-1-0-1-0-0.htm
Après m´être troué le c*l j´ai quand même réussi à retaper et finir le chapitre 7.
J´vais essayer de relire, mais j´ai pas trop la tête à ça, et surtout de voir c´qui va pas.
Pour ton truc, Fana, je lirais sûrement c´soir, ou demain ^^
Merci en tout cas ![]()
Chapitre 7 : Adieu père...
Il faisait maintenant nuit. Les étoiles, poussière de diamants plaquée contre les ténèbres, ainsi que la Lune offraient de minces filets lumineux, qui permettaient à l’ombre d’avancer. Le sol, humide et frais, s’enfonçait légèrement à chacun de ses pas, tandis que son souffle prodiguait de petits nuages de buée. Bien trop occupée par ses pensées et questions, l’ombre ne remarqua ni n’entendit ses poursuivants. Le vent inexistant, ne risquait pas de les trahir, n’apportant pas leurs odeurs nauséabondes jusqu’au naseaux de leur proie.
Une brindille craqua. Ils se ruèrent alors, oubliant toute furtivité. Pivotant sur ses talons, tout en tendant son arme à l’horizontale, l’ombre n’eut le temps que de sentir une douleur intense à son mollet gauche. Elle siffla. En guise de réponse, un long hurlement, ténébreux, puissant, horrible, puis le bruit de mâchoires claquant dans le vide. L’Iksar ne savait pas qui étaient ses poursuivants, mais il ne pouvait pas non plus les voir. La nuit était trop profonde et sombre, les étoiles trop fluettes, et la lune était cachée derrière de gros nuages noirs et opaques. Il ne se battait qu’à l’ouïe, mais les deux monstres étaient très silencieux, trop même. Sur la défensive, les nerfs tendus au maximum, « Opale Nacrée » bien empoignée, Korialstraz attendit. Et plus le temps passait, plus le silence se faisait menaçant. Le souffle court, les yeux clos, il repartit, non sans d’extrêmes précautions, mais il ne pouvait pas rester ainsi, immobile, car il savait que la ou les choses qui l’avaient surpris ne l’attaqueraient pas maintenant. Elles avaient toute la nuit, nuit qui venait de tomber quelques heures auparavant…
Il marcha donc, somnolent mais attentif, se raidissant à chaque souffle de vent, à chaque son suspect. Il faillit se rompre la cage thoracique lorsqu’une chouette s’envola en hululant. Le vent se leva, apportant une douce odeur d’herbe humide, ainsi qu’une autre encore inconnue. Il ne fallut pas longtemps à l’Iksar pour comprendre qu’elle provenait de ses poursuivants.
Les heures défilèrent… l’inquiétude diminua peu à peu, mais, au fond de lui, Korialstraz sentait deux paires d’yeux qui l’épiaient. Il réussit même à les apercevoir.
Il avançait, encore et toujours, puis se retourna brusquement. Il vit alors quatre points brillants se détachant de l’obscurité. Il ne lui en fallut pas plus pour frémir et emboîter un pas beaucoup plus rapide.
La nuit passa ainsi, alternant moments de tension et périodes de relâchement. Mais, même lorsque les « choses » semblaient l’avoir laissé, il sentait une présence fantomatique derrière lui, et il reprenait sa marche. Le soleil se leva, tel une délivrance, libérant sa douce chaleur, qui cette fois-ci fût intérieure pour l’Iksar. Il pensait que maintenant que le soleil serait levé, les monstres le laisseraient en paix. Il se trompa. En se retournant, il vit alors deux corps reposant sur quatre pattes chacun. Leurs silhouettes cadavériques ne faisaient qu’accentuer la pression morbide qu’ils effectuaient sur Korial, tandis que les mâchoires pantelantes semblaient l’appeler, l’avaler encore vivant… Il se figea, prêt à affronter la mort, prêt à combattre pour sa vie.
Les deux loups approchèrent. Leurs fourrures grisâtres et leurs gueules allongés se raidirent. Ils arrivaient. Les babines retroussées, les crocs à l’air libre, la bave dégoulinant, les oreilles en arrière… Deux loups…
Korialstraz siffla, puis bondit en avant.
Il tenta de frapper un des deux loups, mais ce dernier esquiva. Son congénère n’attendit pas et, profitant de la faille, sauta sur son adversaire. Korial fût déstabilisé, et faillit tomber à la renverse. Il réussit néanmoins à rester debout, et d’un revers de son arme frappa. Le loup vola, et retomba sur le sol, soulevant un petit nuage poussiéreux. Le premier loup se raidit alors, puis montra les crocs, offrant une de ses plus belles grimaces : babines retroussées, oreilles tirées en arrière, poils hérissés, crocs luisants ; puis il sauta au niveau du torse de L’Iksar. Ce dernier bloqua la mâchoire, mais ne pu éviter la patte meurtrière. Les griffes tranchèrent, chair, tendons, ligaments, tandis qu’un filet de sang écarlate coula. Le deuxième loup se releva, et passa par derrière. Korialstraz était maintenant cerné, un loup devant, l’autre derrière. Pourtant, il gardait son sang froid, tout en restant de profil face au deux canidés. Il attendait… tournant la tête d’une bête à l’autre, lisant sur leurs visages la soif du sang, la faim tiraillant, le désespoir… Il regarda plus attentivement, et vit alors que les deux monstres n’avaient que la peau sur les os. Ils luttaient pour survivre, pour manger, et leur cause était juste. Mais, celle de Korialstraz : la survie, l’était encore plus. Les deux bêtes bondirent, simultanément. Les crocs transpercèrent de la chair, le goût du sang se déversa dans la gueule, la viande, tendre et chaude, fût happée en un rien de temps, et ils sentirent une vive douleur le long de leurs museaux. L’Iksar avait en fait esquivé les deux crocs, qui s’étaient refermés sur les museaux respectifs.
La rage… état physique, et surtout psychique, notamment dû a de trop nombreux échecs, à une douleur profonde ou un désarroi… Les deux canidés venaient d’entrer dedans. La bave dégoulina le long de leurs babines, ils se mirent à grogner comme jamais, tandis qu’ils oubliaient toute prudence et fonçaient sur leur proie. S’aidant de leurs pattes souples et musclées, ils frappèrent, usant de leurs crocs et griffes ; tranchant la chair, se heurtant à l’armure. Ils étaient en transe, ne cherchant plus à s’armer de patience, de prudence, il fallait qu’ils se vengent, qu’ils tuent… tuent… tuent…
Ils voyaient rouge : c’était la fièvre du sang, celle qui avait gagné Korialstraz la veille, et qui avait failli lui ôter la vie. A travers leurs yeux, ils allaient gagner, à travers leurs pensées, ils étaient vainqueurs, pourtant, lorsqu’un des deux se prit un coup de bâton sur la gueule, et qu’il s’effondra quelques mètres plus loin, cela ramena le deuxième à la réalité. Si, à deux, ils n’avaient pas abattu leur proie, comment ferait-il alors, seul ? Il détala, à contre cœur, un air de revanche dans le regard. Epuisé, Korialstraz s’assit, histoire de récupérer un peu de ses forces…
« Je n’ai passs envie de tuer Sssleyvasss, moi… mais qu’adviendra-t-il sssi je ne le tue pas ? Tsssss, je ne sssais que faire… tant pis, c’est décccidé, je vaisss y aller… »
C’est ainsi que l’Iksar se releva, faisant craquer ses os, puis il repartit vers l’Ouest, en direction de la mer…
Le soleil venait de se dévoiler, sortant de derrière un nuage. La plaine environnante, baignée dans le soleil et bercée par un léger courant d’air frais, était paisible. Au loin se dressait une petite colline, fière et impassible. L’Iksar s’en approcha, et l’escalada en quelques foulées…
La mer. Elle était en contrebas, se mouvant paisiblement, créant quelques minces vagues dont l’écume blanche venait se déposer contre le sable de la plage, un peu plus avant. La brise marine, portant les odeurs d’algues et de sel était bonne. Le soleil, dont le reflet s’étendait sur l’eau, était bien au dessus de tout ça, mais bientôt il irait se coucher, et rejoindrait les profondes océaniques de l’horizon…
Il fallait maintenant que Korialstraz descende la paroi rocheuse, d’environ vingt à trente mètres, le séparant de la plage, en contrebas. Il plaça donc « Opale Nacrée » sur son dos, et amorça sa descente. De ses pattes, il cherchait des prises, tandis que de ses yeux, il examinait le chemin. Il continua donc de descendre ainsi, en prenant moult précautions, car ses pattes griffues n’étaient pas là de très bonne facture pour cet exercice. Il était en train de poser sa patte arrière droite sur un petit rocher quand quelque chose vibra en lui. C’était… puissant… comme ancestral, comme si on lui disait de faire attention, que quelque chose allait se produire. Instinctivement, il retira sa patte de l’escarpement rocheux. Peu après, la roche s’affaissa, dans un roulement sourd et intense, et s’écrasa en contrebas, faisant vibrer le sol. Il venait d’échapper à la mort… Il redoubla de prudence, et arriva sans mal en bas, juste avec une grosse frayeur.
Le sable était chaud, il crissait légèrement sous les pattes de l’Iksar, et le bruit de la mer était relaxant. Il s’avança, prit une longue inspiration et s’immisça dans l’eau, se laissant chatouiller par l’écume, regardant quelques algues flotter, et le soleil briller. Bien que fraîche, l’eau n’était pas désagréable. Il plongea...
Que c’était bon de retrouver la mer, de virevolter avec les poissons, de contempler oursins, coquillages et autres coraux. Il nagea le plus vite qu’il pu, non sans redécouvrir son monde, et ainsi il arriva à son village natal.
« Alcatraszzz… »
Il n’avait pas changé. Toujours les mêmes maisons nacrées, les mêmes ruelles sableuses concentriques, la même Mairie, haute et fière. Il entra, lentement, solennellement, puis se dirigea vers sa demeure. Elle aussi n’avait pas changé. Le petit jardin était en pagaille, mais pourrait bien vite être réaménagé, après un bon désherbage. Il poussa la porte, qui grinça quelque peu, et vit un Iksar assis sur son lit.
- Aibe… Tu as le culot de venir habiter chez moi…
Tout en parlant, Korialstraz raffermit l’étreinte qu’il effectuait sur « Opale Nacrée ». Aibe sortit, sans mot dire, puis continua d’avancer, lentement. Korial ne savait que faire ; il ne savait pas si il devait le suivre, ou l’achever par derrière, ou même simplement l’ignorer. Pourtant, il lui emboîta le pas. Ils tournèrent autour de quelques maisons, puis empruntèrent un sentier vaseux, que Korialstraz connaissait.
« Ainsssi nousss allons chez Sssleyvasss… » Pensa-t-il.
Et les minutes passèrent, identiques, inexorables, mais qui pourtant paraissaient croître, d’après l’Iksar. Plus il marchait, plus il était crispé et plus il se posait de questions. Pourtant il continuait d’avancer, et bientôt ils arrivèrent devant la bâtisse. Toujours cette mélopée, douce et inquiétante, cette petite lumière, les murs en bois, et Aibe. Ce dernier poussa la porte et entra furtivement. Korialstraz l’imita et se raidit.
Sleyvas était immobile, assis sur sa chaise, une tasse dans la main, les pieds en éventail.
- Je sssais pourquoi tu es là, Korialssstrazzz filsss de Sssearinoxxx, mais es-tu vraiment prêt à me tuer ? Demanda Sleyvas
Le jeune Iksar baissa les yeux, se dandina, puis répondit sèchement :
- Oui.
Sleyvas se leva, puis sifflota un air macabre ; posa sa tasse et ouvrit un tiroir. Il en sortit un bâton, puis fit un signe à Aibe. Ce dernier sortit.
- Cccela faisssait bien longtemps que je n’avais pas sssorti mon arme, et que je ne m’en étais pas ssservi. Tu as raissson d’écouter Sssmaug, mais je vais te donner un conssseil. Sssi tu me bats, ne retourne pas le voir, ressste avec Aibe. Non… je t’entends déjà, Aibe n’est passs un traître, ni même un lâche. Il a agit sssous lesss ordres de quelqu’un, mais maintenant il est libre. Ccc’est grâccce à lui que tu es ccce que tu es maintenant, ainsssi que grâccce à nous tousss. Sssache que chaque persssonne que tu croissse te transssforme, alors ne t’obssstine pas à voir les mauvais côtés, car lorsssque tu es maîtrisssé, tu n’as pas le choix.
Tout en laissant Korialstraz tirer le pour et le contre, il sortit, s’aidant de son bâton. Ce dernier était blanc neige. Des rainures grisâtres le parsemaient, et il se terminait en une légère courbe. A la fois ancien et en bon état, il semblait taillé pour le combat. Korialstraz sortit.
Sleyvas attendait, yeux clos, un peu plus au loin, dans une plaine sableuse. Ici, pas de rochers, de dangers ou autre ; juste de sable à perte de vue, réparti en dunes sculptées par les courants marins. Un serpent passa, siffla, et Sleyvas attaqua.
Il frappa à une vitesse époustouflante un coup d’une précision mortelle. Korialstraz bloqua difficilement, puis il enchaîna par un coup latéral. L’aîné bloqua. Le combat dura ainsi pendant de longues minutes, tel un flamenco, mêlant bottes, parades, attaques meurtrières et dévastatrices ; jouissant d’une tension extrême. A chaque coup que le plus jeune des deux Iksars bloquait, il sentait une vive douleur lui parcourir les bras, lui déchirer les muscles, et cette douleur ne faisait qu’empirer un peu plus à chaque seconde. Malgré tout le talent et la puissance dont faisait preuve Korial, Sleyvas avait toujours son arme pour parer, et toujours il réattaquait.
Ses forces s’amenuisaient encore et toujours, son corps devenait mou, plus lent, ses jambes fléchissaient d’avantage, « Opale Nacrée » pesait lourd, très lourd, trop lourd… En voulant parer, encore une fois, la puissance du coup fut telle que le bien-aimé bâton échappa des mains de Korialstraz, et tomba un peu plus loin sur le sol sableux. Il tomba à genoux, prêt à mourir. Il avait failli, perdait tout son honneur, sa raison de vivre. Il n’avait plus besoin d’exister puisqu’il était faible, battu par un vieillard. Sleyvas s’avança lentement, un pas après l’autre, qui laissaient ses empreintes sur le sable. Il avançait tel un robot qui s’en va accomplir sa tâche... Il leva les pattes, prit une dernière respiration, siffla pour crier sa victoire, et abattit les mains. Le bâton fusa, avalant la distance, sombre assassin guidé par une main meurtrière. Il allait briser les os, détruire de la chair, l’armure ne résisterait pas, pas assez. Le corps allait tomber, inerte, vide de toute énergie vitale ; les os allaient craquer, leur son horrible annoncerait l’heure du glas. L’arme percuta… Mais rien de tout ce qui était prévu ne se produisit. Pas le sombre bruit d’os brisés, ni même la sensation de résistance ; ni même le souffle de vie qui s’envole, pas de mort… En guise de réponse, l’arme rencontra le sable, créant une vive explosion à l’impact. Laissant un cratère vide de tout sang, de tout corps. C’est alors, qu’inquiet, Sleyvas se retourna. Il vit un des siens, debout, les mains droites, psalmodiant un mot, deux mots, trois… une phrase entière dans un voix pure et ancestrale. Ses deux doigts se joignirent, puis, tout en écartant les mains, un corps de matière blanche se dévoila. Un blanc pur, un blanc sans tache d’ombre, sans ténèbres. Une claymore angélique se dessina, unicolore, et sur le pommeau se joignirent cinq griffes, l’enserrant. Une puissance indéfinissable voguait dans le regard du plus jeune des deux. Une aura respectueuse émanait de lui, et son arme, si pure et parfaite, firent trembler Sleyvas. Mais, il ne pouvait se laisser abattre. Il ferma les yeux… se concentra, joignant toute l’énergie qu’il possédait entre ses mains. Une sphère noirâtre se dessina, et plus l’Iksar se concentrait, plus il murmurait vite et intensément, et plus la sphère se condensait en un noir pur, profond, absolu… Peu après, la boule commença à dessiner une forme étirée, puis peu à peu une autre claymore se dessina, déchirant la lumière alentour, captivant toute ombre, crépitant d’étincelles ténébreuses. Sleyvas poussa un long sifflement suraigu, puis, sans même respirer, courut vers Korial. Bien qu’épaté, ce dernier réagit, et se mit sur la défensive, pattes fléchies, l’arme à la verticale, les yeux fermés, le souffle court. Il rouvrit les yeux d’un seul coup, des yeux blanc et vitreux, des yeux mielleux et infinis, puis hurla, le plus fort qu’il pu, et ses bras se déployèrent. Un choc effarant se produisit. Les deux épées hurlèrent, vomirent des étincelles grisâtres, tremblèrent violemment, avant de se refrapper. Une cadence insoutenable se créa, où les coups fusaient tels des flèches d’ébène. Aucun des deux n’avait réellement conscience de ce qu’il faisait, d’où il tapait, de ce qu’il tapait, mais ils se maintenaient en vie. Les claymores se re-rencontrèrent, et cette fois-ci il y eut passe d’armes. Le métal grinça, les bras fléchirent, un cri fut poussé, et une carcasse tomba, l’arme en travers du poitrail. Sa vie défila devant ses yeux, qui se fermèrent peu à peu. Ses forces le quittèrent, sans lui faire mal. Un mince filet de sang lui dégoulina le long de la joue, puis il s’affala sur le sable, qui l’engloutit peu à peu, le recouvrit d’un léger manteau. L’autre Iksar tomba à genoux à son côté, pour découvrir une large entaille à l’omoplate. Le sang coulait à flot, mais pas assez pour le tuer.
Il pleurait maintenant, regrettait d’avoir commis cet acte, d’avoir tué. Mais lorsque son regard se plongea dans celui de son adversaire, il vit que ses yeux avaient changés. Non pas par leur teinte vitreuse, mais plutôt par leur couleur, beaucoup moins obscure, et également par la forme de leurs iris : plus arrondis. Ce fut dans un dernier souffle, dans un dernière respiration que Sleyvas prononça un mot ; un seul et unique, mais qui fit vibrer son cadet : « Merci ». Korialstraz tomba alors à genoux, implora le ciel une dernière fois, puis, après une dernière larme qui lui roula le long de la joue, fin diamant liquide, il se résigna à voir ce vieux fou disparaître à jamais, du moins voir son corps disparaître, car au fond de son cœur, une petite trace ne pourra être effacée. Il se souvint alors quelques années auparavant, lorsqu’il vit ses parents tomber et que Sleyvas se proposa de l’héberger. Il revit alors tous les bons moments, notamment sa première proie capturée, son premier repas préparé, son bâton trouvé. Son passé ressurgit dans son présent pour influencer son futur, mais il s’en fichait. Ce qui comptait, c’était de voir son deuxième père partir. Il se mit alors à maudire Smaug, à le haïr. Il regrettait d’avoir quitté son village natal, qu’il avait souvent considéré comme une prison. Il regrettait que cela tombe sur lui et pas sur un autre. Enfant il avait rêvé d’être différent, de toiser les dragons, la magie, mais aujourd’hui il se rendait bien vite compte que tous les rêves d’enfants sont des dilemmes d’adultes, et que, au fond de lui, il voulait ne pas avoir existé.
Il resta ainsi durant de longues minutes, à méditer, à se recueillir, et il ne fut extirpé de sa rêverie que par une patte griffue qui se posa sur son épaule.
- Il ne pouvait en être autrement. Viens te faire sssoigner.
A contrecœur, il se leva ; jeta un dernier regard sur Sleyvas, ramassa son arme puis jeta la sienne. Ce serait sa façon à lui de se souvenir de cet Iksar qui l’avait élevé et nourri, et sans qui il ne serait rien. Sans qui il n’aurait vécu ni enduré tout cela. Mais il savait qu’il ne pouvait en être autrement, et qu’il l’accepterait avec le temps.
Ils rentrèrent avec Aibe, sans échanger la moindre parole. Ils allèrent dans l’ancienne maison de Korialstraz, y prirent un repas léger, bandèrent l’omoplate ensanglantée puis rejoignirent un monde qui leur était propre. Korial dormit mal, mais quelque chose changeait en lui, il en était conscient, mais n’en parlerait pas. Il fallait qu’il grandisse pour se venger, et surtout pour se faire pardonner, envers lui-même, mais surtout envers Sleyvas…
Un très bon chapitre encore une fois, j´apprécie bien le combat assez haletant, bien écrit je trouve. Encore une fois, tu nous propose un parvcours initiatique douloureux qui passe ici par le meurtre de son mentor, par la même occasion on a le droit à une bonne description des errements spirituels de ton héros, partagé entre deux antagonismes, problème qu´il résoud par un acte qui ferait pleurer kant^^
Je suis super content que mon chapitre te plaise, et puis j´t´adore
^-^
moin de truc a dire ke fffanatic mais c super bravo Nanaki7 je te felicite
Boarf, disons que ça compense l´attente ^^
Salut désolé de pas avoir commenté ton chapitre tout de suite mais disons que c´était mon annif hier et que j´ai pas eu de moment à moins. Alors un très bon chapitre que FFF a très bien commenté, je trouve , je n´aurais rien à redire dessus, si ce n´est qu´ apparemment toi et moi, on va à nouveau former un tandem ou tout du moins que l´on ne sera plus ennemis.
Je te souhaite une bonne continuation!
Un anniversaire ça n´attend pas, un chapitre si.
En tout cas, bon anniversaire à toi, Bébé, et puis pleins de bonnes choses et tout c´qui va avec ^^
Sinon, merci pour ton commentaire, et tu verras bien ce qui se passera ^^
![]()
Tiens, le chapitre 7 est sorti^^
La critique pour, je pense, demain.
Un petit up pour vous dire que le chapitre 8 a pas trop mal avancé ( notamment dans ma ptite tête ^^ )
Nanaki, t´as demandé des conseils, alors en voilà un :
Reste simple
Tu te perds dans les préçisions et anecdotes. Tu penses sûrement que c´est bien lorsque tu écris, mais lorsqu´on lit malheureusement, notre esprit se perd dans tous les adjectifs qualificatifs que tu emploies
Ex : Il frappa à une vitesse époustouflante un coup d’une précision mortelle.
Trop d´adjectifs tuent l´épopée
Sinon, je trouve ton style bien, même très bien par moment. Tu t´éloignes cependant du sujet quelques fois et les liaisons entre deux parties importantes de l´action ne se distinguent que très rarement.
JKe te mets donc un joli 17,5/20 ( je ne t´ai en effet cité que les défauts
)
A certains moments, j´en mets trop, à d´autres, pas assez...
Merci quand même.
Chapitre 8 : A Jamais !
Quelques fins rayons lumineux dardaient à travers la petite fenêtre de la bâtisse, tandis que la température océanique avait montée. Aibe se leva, de bonne humeur, et vit qu’il était seul dans la maison. Le lit, bien bordé, semblait n’avoir accueilli personne durant la nuit. Aucunes casseroles salies, ou chaises déplacées. Korialstraz n’avait tout simplement rien touché. Bien qu’inquiet, Aibe garda son sang froid, et passa devant une glace. Il en fut tout retourné en se voyant.
Sa peau était devenue noirâtre, tirant plutôt sur un gris sombre, tandis que ses yeux étaient devenus verts. Un vert émeraude, profond et brillant. Il resta plusieurs longues minutes, perdu dans son regard, avant de continuer son auto description. Sa mâchoire, robuste et étirée, ses dents luisantes et effilées, sa langue rouge et fourchue, ses joues saillantes. Il constata aussi que ses griffes avaient poussées, que ses épines dorsales étaient plus longues. Il était fier de ce qu’il était devenu, mais savait qu’il ne serait rien face à un dragon. Pourtant, quelque chose le forçait à croire qu’il pourrait, mais pas seul… l’espoir renaissait en lui, un espoir mort depuis bien longtemps auparavant.
La porte vola d’un seul coup, avant de s’écraser contre le mur adjacent, dans un fracas inouï. Aibe se retourna d’un bond, et vit un des siens haletant, en sueur, un baluchon sur le dos. Il reconnut bien vite son ancien ami.
- Bonjour, Korial. Comment vas-tu ?
Il n’eut qu’un grognement sourd en guise de réponse et n’insista pas. Tout en suivant son congénère du regard, il le vit déposer son butin. Une myriade de couleurs s’en échappa. D’abord ébloui, Aibe réussit tout de même à découvrir un amas de pièces dorées. Le cliquetis qu’elles prodiguaient était amusant, mais il ne fallut pas bien longtemps à l’Iksar pour faire un lien entre un vol et son ami.
- Je sssuis allé chercher ççça ccce matin. Il ssse pourrait que nousss ayons besssoin d’argent durant notre voyage. Mais nous ne partirons pas de sssuite. Il nous faudra d’abord nousss entraîner.
Aibe ne répondit pas. Il était surpris mais en même temps se doutait que son ami comprendrait la question muette posée sur son regard. Il tira une chaise, et s’assit dessus. Il vit alors que les mains de Korialstraz étaient tachées de sang, preuve qu’il avait tué. En s’en apercevant, le « peau turquoise » se voila les mains derrière le dos, tout en poussant un léger grognement sourd. Et ce ne fut qu’après avoir attendu durant quelques minutes, laps de temps qu’il jugea suffisant, qu’il sortit, arme à la patte.
Aibe l’imita. A peine fut-il dehors qu’il levait les deux bras, bien ancrés sur le pommeau de son arme pour sentir une douleur languissante les lui parcourir. C’était en fait son ancien ami qui tentait de le frapper. Instinctivement, il frappa, mais retint son bras au dernier moment. Il ne voulait plus le perdre, et était prêt à mourir pour regagner sa confiance. Le bâton revola, puis rencontra le métal dans un bruit sourd. Un petit rictus d’effort se dessina sur le visage du « peau noire ». Mais il n’eut pas le répit de souffler que le bâton revolait de l’autre côté, et qu’il tentait de parer. L’effort était constant, mais il sentait qu’il ne pourrait gagner. D’ailleurs il ne voulait pas. Puis, soudain, après s’être pris un coup dans les pattes, qui lui arracha un cri, il senti monter une énergie puissante en lui. C’était indéfinissablement fort, incontrôlable. Il ne pouvait tout simplement plus se retenir.
Une aura orangée l’enveloppa, tandis qu’il fermait les yeux et serrait les crocs. Il sentait cette force monter, lui couler dans les pattes, dans la tête. Il la sentait lui voiler les yeux, qui devinrent rouge sang. Puis, lorsque cela fut trop, trop envahissant, trop fort, il hurla de douleur. Dans ses pattes griffues naquirent deux boules vertes. Un vert de jade, lumières astrales incomparablement parfaites. Il les lança, comme pour s’arracher à cette force qui le meurtrissait. Les deux boules partirent, tandis que la petite foule d’Iksars qui avait formé un cercle autour des deux combattants poussait une exclamation de stupeur. Les sphères percutèrent le sol, dans une explosion rocambolesque, arrachant une volute de sable fin et laissant un cratère de plusieurs centimètres de large. En son centre se dressait un Iksar, immobile, yeux clos, poings serrés, langue pantelante. Il rouvrit brusquement les yeux, qui étaient devenus blanc, d’un blanc neigeux et pur. Il vit alors que Aibe était là, debout, rapière à la patte, le souffle court, les yeux vides. Il n’osa pas défouler sa colère, car son ami venait de réussir son test. Il referma les yeux, se concentra, grogna, puis les rouvrit, normaux. Il s’avança vers Aibe, lentement, calculant chacun de ses pas, l’arme basse. L’autre Iksar quand à lui, baissa sa garde, se résigna à continuer. Ce ne fut que lorsqu’ils se trouvèrent à quelques centimètres l’un de l’autre que Korial tendit une patte griffue à Aibe, que ce dernier serra vivement, soulagé.
- Tu as réusssi mon tessst, Aibe, mon ami.
Il n’y eut aucun mot en guise de réponse, juste un cœur qui battit différemment, et un regard plein d’espoir et de bonheur, deux lanternes vertes, deux foyers d’émeraude. La foule, quand à elle, après un grand applaudissement pour la plupart, tenta de questionner les deux amis, mais en guise de réponse, elle n’eut que des grognements sourds…
- Bien, maintenant que je sssais que je peux compter sssur toi, de par ta force et ta loyauté, je vais t’exxxpliquer ccce que nousss allons faire, expliqua Korialstraz à Aibe.
Aibe prit alors place sur sa chaise. La table accueillait un pichet et deux tasses. Korialstraz se servit un liquide blanchâtre et continua.
- Je ne sssais pas sssi tu connais Sssmaug, mais je me dois de le tuer. Ccc’est à cause de lui sssi Sssleyvasss est mort, et je ne pourrais jamais le pardonner.
Aibe ne répondit pas, mais serra quelques peu la patte, puis but une gorgée. Il se leva alors brusquement et sortit de la maison de Korialstraz. Ce dernier l’imita et sortit donc également.
- Je sssuis désssolé, Korial… Ccc’est de ma faute sssi Sssleyvasss est mort… dit lamentablement Aibe.
Il baissa alors les yeux, et une larme coula le long de sa joue grisâtre. Korialstraz, ébahi, lui tapota légèrement l’épaule.
- Ccc’est de ma faute… renchérit Aibe. Ccc’est Sssmaug qui m’a demandé de t’attirer à lui. C’est Sssmaug qui m’a dit que tu devrais tuer Sssleyvasss… Alors moi, inquiet, je sssuis allé le prévenir, maisss il m’a dit qu’il sssavait et qu’il était prêt à mourir sssi il le devait. J’ai esssayé de le convaincre… maisss en vain. Je sssuis désssolé, Korialstraz.
Là, s’en était trop. Korial s’approcha de sa bâtisse, et frappa dans le mur nacré. Un gros trou résultat de l’impact, tandis que de fines fissures noires zébrèrent les murs. Il explosa. Un sifflement suraigu sortit de sa bouche, tandis qu’il se prenait la tête entre les mains. Aibe, lui, sentait que son espoir s’envolait.
- Malgré ccce que tu m’annonccces, je ne peux pas t’en vouloir. Il t’a contrôlé tout comme il m’a contrôlé. Je ne voulais pas le tuer, pourtant je l’ai fait. Alors maintenant, cccela me donne une raison de plusss pour le tuer, et nous venger. Susurra Korialstraz.
Aibe fut soulagé d’entendre les paroles de son ami, et se mit alors à pousser un long sifflement, venu du fond de son être. Korialstraz l’imita, et leurs deux cris de vengeance firent trembler les astres…
Ils partirent peu après, vers le nord, à la nage, les baluchons chargés, les armes à la main. Ils nagèrent ainsi durant plusieurs longues heures, parcourant des étendues bleutées et sableuses, elles-mêmes parsemées de rochers, coquillages, poissons multicolores en bancs compacts, coraux sur lesquels le soleil se reflétait, et algues verdoyantes se dandinant tels des spectres. Ils nagèrent côte à côte, sans mot dire, et finalement Korialstraz descendit se reposer dans une grotte marine, un peu à l’Est. D’aspect vétuste, la grotte était profonde et large. Elle recelait des stalactite et stalagmites rocheux, desquels dégoulinaient quelques gouttelettes d’eau. Korialstraz dégotta un petit coin pas trop humide où il déposa son chargement. Aibe l’imita, puis s’assit, les pattes en tailleur, et se mit à chantonner un air doux et mélodieux. Korialstraz, dès qu’il l’entendit, le stoppa et lui demanda, intrigué :
- Où as-tu entendu cccette chanssson ?
- Et bien, répondit Aibe, en faisant une moue, je ne sssais plus trop, je la connais, ccc’est tout. Je crois que ccc’était ma mère qui me la chantait quand j’étaisss enfant. Pourquoi ?
- Non, non, rien, laisssse.
Aibe ne renchérit pas.
Une des parois rocheuses avait une forme étrange. Elle était sculptée, parsemée de rainures blanchâtres qui formaient une spirale difforme. Intrigué, Korial passa la main sur les zébrures et sentit une force étrange. Instinctivement, il recula, mais la curiosité fut plus forte. Il repassa alors la main, palpant, fasciné, quand, subitement, il sentit un creux, une paroi creuse. Il poussa. Un flot lumineux parcourut alors les zébrures, dans le sens des aiguilles d’une montre, partant de la fin pour arriver au centre de la spirale, l’illuminant complètement. Aibe se leva d’un bond, saisit son arme puis se tint prêt à voir surgir une abomination. Un grondement sourd roula dans la grotte, puis des runes se dessinèrent autour de la spirale. Korialstraz croisa le regard inquiet de son ami, puis prit son courage à deux mains et se mit en position défensive. La paroi se releva, laissant place à un flot lumineux qui éblouit les deux Iksars. Puis, après quelques instants de cécité, ils entrèrent dans la pièce dévoilée par l’ouverture de la grotte. Le sol, froid, était carrelé, mais le dallage était en bien piteux état. La pièce était spacieuse, parcourue de colonnes de marbre éreinté. Une atmosphère tendue y régnait, tandis que des cadavres jonchaient le sol.
- Cçça ne me dit rien qui vaille… chuchota Korialstraz, comme s´il ne voulait pas réveiller les squelettes morts.
Pendant qu’il parlait, il venait de s’approcher d’un trône en pierre polie par le temps, sur lequel reposait un squelette bien plus imposant que les autres, recouvert par une armure rouillée délabrée. Il sentait que quelque chose, ou plutôt quelqu’un l’observait, mais ne pouvait en déterminer la source. Aibe, lui, restait aux aguets, mais semblait plutôt fasciné par une malle en bois sombre, qui reposait sur le sol. Il jeta alors un bref coup d’œil vers Korialstraz, qui, lorsqu’il eut compris la raison de ce regard, siffla légèrement. Aibe renonça, du moins le laissa-t-il croire.
Une porte en chêne, torturée de rainures et fissures en tous genres, voir même d’algues, gisait au fond de la pièce. Les deux Iksars s’en approchèrent, et Aibe poussa les gonds qui, après quelques résistances dues à la rouille, cédèrent en grinçant. Se dévoila une pièce exiguë, aux murs sombres et poreux, au sol froid et sableux. Un sentiment très particulier en émanait, comme une aura de terreur qui les forçait à reculer, les prévenait. Ils continuèrent d’avancer, tendus au maximum. Au fond de cette petite salle, qui s’étendait sur la longueur et était peu large, légèrement comme un couloir, brillait une lumière pâle et bleutée. Les deux Iksars avancèrent donc, lentement, précautionneusement, guettant le moindre bruit suspect, le moindre piège. Plus ils avançaient, plus ils sentaient qu’ils n’auraient pas du venir jusqu’ici, mais quelque chose les forçait à continuer, une force inconnue qui les appelait, les happait. Ils entrèrent, franchissant la porte de lumière.
Ils atterrirent dans une alcôve au centre de laquelle gisait une lance étrange sur un socle rocheux usé. C’était une lance double, avec une lame de chaque côté. Korialstraz s’en approcha, mit la main dessus, et découvrit que la lance pouvait se séparer en deux sabres. Les manches, prévus pour, étaient munis pour l’un d’un creux en losange, et pour l’autre d’un bout de métal de même forme. Les deux s’emboîtaient l’un dans l’autre, puis il suffisait d’un quart de tour pour sceller les deux côtés. Le manche richement décoré, sombre et gravé de ces mêmes runes étranges, était en fait la combinaison subtile des deux pommeaux, qui, pas trop gros, s’adaptaient parfaitement à la main de l’Iksar. Aibe tremblait maintenant, il sentait que son ami n’aurait pas dû…
Ses craintes ne furent malheureusement pas infondées. A peine Korial soulevait-t-il l’arme qu’un ronflement sourd roula le long des parois de la grotte et qu’une vibration coula sur le sol abîmé. D’un regard – très inquiet – ils se comprirent et détalèrent. Des runes s’illuminèrent sur le pommeau de l’arme, tandis qu’un vertige montait en Korialstraz. Pourtant, regroupant ses quelques forces restantes, il continua de courir, aussi vite que ses pattes le lui permettaient. Il n’était même pas encombré par l’arme qu’il n’avait pas l’impression de porter entre ses griffes. Les deux sauriens sortirent enfin du couloir, se croyant saufs, et bien mal leur en prit lorsqu’ils virent que la salle commençait à s’effondrer elle aussi. Mais, parmi tous ces corps chutant, d’autres se relevaient, des os claquaient, grinçaient, bougeait.
- Une malédictttion !
Les mots avaient presque été étouffés dans le vrombissement sourd du ciel s’effondrant. L’eau entamait son impitoyable engloutissement et coulait en flots épais et puissants à l’intérieur de la salle.
La sortie était proche, le soulagement profond, mais il fut faussé par une horde de monstre sans pitié déjà morts, une armada d’os mouvant : des squelettes. Avec en tête, leur présumé roi, qui gisait quelques instants auparavant sur le trôné délabré. Le sang d’Aibe ne fit qu’un tour tandis qu’il frappait déjà le premier, faisant voler son crâne osseux qui s’engouffra dans l’eau et se perdit. Korialstraz décida d’expérimenter sa nouvelle arme, qui fusa dans un sifflement sinistre avant de s’abattre sur un autre t’as d’os qui vola en éclats. Mais le combat ne pouvait rester aussi simple. Dans un grincement machiavélique, les squelettes sortirent leurs cimeterres émoussés mais dangereux. Et dans des moulinets diaboliques ils commencèrent à frapper tout en se rapprochant. A deux reprises, Aibe sentit un sifflement lui chatouiller les oreilles, et à deux reprises il explosait le malheureux qui l’avait agressé. Korialstraz quand à lui avait séparé sa lance en deux sabres qui frappaient telles deux furies et broyaient des os en pagaille. Mais, l’inexorable affaissement du plafond rendait les choses bien futiles. Il fallait fuir, les squelettes bouchaient l’entrée, et leur nombre donnait place à la peur de la mort. Mort qui semblait figée sur les faces inexpressives des monstres renaquis. Les deux amis battirent en retraite le temps de souffler, puis Aibe repartit seul, sans même laisser le temps à Korial de comprendre. Le premier sauta dans le tas, luisit quelque peu, et une fantastique explosion rugit. Ne comprenant qu’à moitié, Korialstraz se précipita pour voir où se trouvait son ami. De petites lucioles blanchâtres voletaient, l’eau montait, et le désarroi sinua dans les entrailles du survivant. Là, juste devant lui se trouvait son ami, transpercé par deux sabres. Son sang coulait le long de l’acier, et fut bientôt englouti. Dans un dernier soupir, Aibe prononça d’une voix quasiment inaudible :
- Je tenaisss à toi, plusss qu’à moi. Pars avant qu’il ne sssoit trop tard, Korialssstrazzz mon frère…
Il ferma les yeux, vit sa vie défiler devant lui, avant de voir un voile blanc, un long tunnel et de disparaître à jamais. Korialstraz sauta l’amas rocheux qui résultait de l’explosion et sortit enfin de la salle. Il poussa un long soupir puis commença à frapper du poing la paroi de la roche. Finalement, il y eut un dernier coup rageur, la roche s’affaissa pour de bon dans un roulement de tonnerre digne des plus belles tempêtes et Korialstraz hurla sa peine. L’écho se propagea dans les roches, et un corps les entendit, bien que mort. Les lucioles disparurent en même temps que le cri s’effaçait, puis Korialstraz s’assit et pleura. Il pleura contre son impuissance, contre le sort et contre la mort. Il aurait tant voulu le sauver et se sacrifier à sa place, ou même qu’ils soient saufs tous les deux. Il entendit un léger bourdonnement, qui devint de plus en clair avant d’être aussi limpide que du cristal. Ce même bourdonnement se précisa être un chant, le chant qu’il entendait de sa mère. Aibe lui rendait un dernier hommage. Korialstraz se mit à chanter, accompagnant son frère de ses larmes. Il sentit une douce chaleur déferler dans ses veines, jusqu’à son cœur, et il comprit que même si son ami ne vivait plus, il aurait toujours une place dans son cœur…
- >A Jamais !
Il se sera fait attendre celui-là hein ?
on hop, moi je pars en vacances.
Bonnes vacances à tous ! ^^