CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Final Fantasy VII
Forum
  • Accueil
  • Actus
  • Tests
  • Vidéos
  • Images
  • Soluces
  • Forum
Liste des sujets

Fic : L'Epopée Iksarienne

Sephirot2fr
Sephirot2fr
Niveau 10
15 mai 2005 à 23:14:21

bon demain je vais pas en cours alors promis une critique digne de ton histoire!

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
16 mai 2005 à 11:53:47

Soit, si tel est ton choix :ok:

Sephirot2fr
Sephirot2fr
Niveau 10
16 mai 2005 à 12:26:04

Chose promise, chose due^^

Fautes: 15 a peu près

C´est un chapitre bien mené. Le début reprend bien le fil de l´action, tandis que la fin laisse la suite en suspens(digne du feuilleton policier du dimanche soir^^). J´ai revu quelques parties qui me semblaient incorrectes, et dont je peux proposer une alternative:
Par exemple pour: " [En ce moment], ils franchirent un abime.". L´imparfait de description qui suit cette phrase rend cette cette espression a mes yeux inutile. Je proposerai plutot " Les deux Iskars entrèrent alors dans un abîme.".
Alors je te propose trois critiques differntes. Soit celle-ci vue plus haut, soit une petite analyse toute simple, soit une correction complete avec copier-coller ( vive copier-coller) sachant que j´ai rien a faire^^

Zorcy
Zorcy
Niveau 10
16 mai 2005 à 12:27:45

Je le lirais , promis ! ( d´ici la fin de la semaine . ..)

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
16 mai 2005 à 13:07:20

Seph :d) Ils n´entrent pas dans l´abîme, mais passent au dessus, tout simplement :ok:
Après, merci du conseil, et fais la critique que tu veux :ok:

Zorcy :d) Comme tu veux, me te sens pas forcé :ok:

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
17 mai 2005 à 18:21:31

:up:

Sephirot2fr
Sephirot2fr
Niveau 10
17 mai 2005 à 18:33:05

" Les promesses n´engagent que ceux qui y croient"
Excuse bidon made in sephirot2fr

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
17 mai 2005 à 18:36:46

lol :p)

Aibe974
Aibe974
Niveau 10
17 mai 2005 à 19:05:55
  • Un long couloir, tout est obscur, des bruits de pas se font entendre, les pas sont lourds et réguliers.Dans le stade la foule de Tions attend avec impatience en regardant vers la grande porte. Il crie tous en coeur: " Bébé! Bébé!"

Alors un jeune homme passe la porte, il est torse nu, il a juste un petite short de boxeur au couleur de la France. Il avance au centre du stade. Un micro apparaît dans sa main, la foule se tait, il va parler:
- Mais chers amis, je fais mon grand retour sur le forum ff7 de JV.COM sur le topic de Nanaki
La foule s´écrit alors " OUAIS AIBE"
L´homme lève les mains en l´air pour leur indiquer qu´il faut se taire et reprend :
- Le commentaire maintenant; alors ce chapitre est très bon, je pense. Ca y est nous sommes en plein coeur de l´action et cela se sent, quelques incohérences ou choses plutôt maldites qui gâchent la lecture mais une relecture aurait pu éviter tout ça.Ensuite niveau description, ben disons que c´est le niveau habituel. Tu donnes des commentaires qui font très documentaires sur les Iskars et je trouve ça très bien, cela rajoute du réalisme à ton récit et c´est très bien. Continue comme ça !
Bonne chance Nanaki!
Sur ce, Aibe s´en va sous les acclamations du public qui commence une hola pour ce cinquième chapitre!

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
17 mai 2005 à 19:07:50

Ouais j´ai pas relu, la flemme, et si tu aimes, tant mieux :-d

Aibe974
Aibe974
Niveau 10
17 mai 2005 à 19:12:47

:content: Oui j´aime héhé !
Bien sûr!

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
17 mai 2005 à 19:15:37

C´est alors que, surgissant de nulle-part, un Tion se jette sur le pauvre Aibe. Impuissant, l´Homme ne peut que se soumettre et reconnaître sa faiblesse.
" Alors comme ça on s´la pète hein ? Bah tu sais, t´aurais pas dû !
Des incohérences hein ? Tiens bouffe ça ! "
Le Tion met alors un coup de pattes surpuissant dans la tronche de l´homme, lui déchirant la chair.

Bon allez j´arrête, et puis, tu t´la pêtes dpuis que t´as bouffé des pattes hein ? :p)
Et t´as vu la Tour de Pise, et pise quoi encore ? ( ok ok je sors )
Nan, merci, et sache que le 6 va être long je pense :-d

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
19 mai 2005 à 21:43:17

Chapitre 6 : Quand la passé ressurgît pour influencer le futur…

Une forte douleur se propageait dans le crâne de l’Iksar, encore abasourdi. Il tâta sa tête, et y découvrit une bosse de belle taille. Il n’avait pas encore la force de réfléchir, dû à un mal de crâne comme il n’en avait jamais connus. Tout en se redressant contre quelque chose de dur et froid, Korialstraz sentit son flanc le meurtrir. Il ouvrit alors lentement les yeux, avant de devoir les refermer à cause d’une lumière trop forte. Il mit du temps avant de s’y accoutumer…
Il détailla alors une pièce rectangulaire, faîte d’une matière grise et froide. De longues zébrures se dandinaient sur des murs en bien piteux état. Devant lui se dressaient fébrilement des bâtons noirs, dont les ombres se mêlaient au sol rocailleux de la pièce. Il referma les yeux, tout en se remémorant les instants passés. Un arrière goût de vengeance lui re-parvînt, mais il s’efforça de l’oublier.
Une petite larme coula le long de sa joue écailleuse, lorsqu’il entendît un bruit suspect venant d’un peu plus loin. Il ouvrit alors les yeux, et à travers les barreaux noirs vît un corps. S’ensuivît un bruit de métal, puis un faible grincement tandis que les barreaux se décalaient sur la droite. Une voix autoritaire jaillit tel un flot de lumière :
- Sors, on t’attend.
Ne se le faisant pas dire deux fois, Korialstraz se leva, en essayant de cacher ses courbatures. Il avança donc péniblement jusqu’à la sortie. Son geôlier était un homme haut de taille, de bonne musculature et à l’odeur forte mais pas désagréable. Il avait un visage fin et des traits très peu prononcés. Ses cheveux long et blonds recouvraient des oreilles se terminant en pointe. Quelque chose de gracieux émanait de cet être, que Korialstraz ne pu que remarquer. Il tourna ensuite, dans un long couloir où une porte se profilait, au loin. Il avança, suivit de près par l’être qui le toisait du regard ; regard perplexe et méfiant. De nombreuses pièces semblables à la sienne défilaient de part et d’autre de l’Iksar, qui demanda alors :
- Où sssuis-je ?
- En prison, lui rétorqua sèchement le garde, ce qui dissuada ledit lézard de continuer la discussion.
Il avança donc, lentement, découvrant des assemblages de métal et lumière, accrochés au plafond, parcourant un sol humide et frais, se laissant bercer par l’odeur tendre et accaparante de la viande rôtie. Il arriva finalement à la porte, qui s’ouvrit seule, dévoilant la nature…
Un soleil calme et bienfaiteur répandait une douce chaleur dans l’air, lui-même doux et apaisant. Des gens marchaient, calmes et jovials, sur un sol terreux couleur d’or. De larges ombres se répandait sur ce même sol, tandis que les rayons de soleil filtraient à travers les couronnes végétales des arbres centenaires. En haut de ces mêmes arbres se dressaient des bâtisses faîtes de bois, à l’aspect vétuste mais dont une musique très légère s’échappait. Korialstraz fût ébahi par ce nouveau monde, lorsque le garde le ramena à la réalité par un petit grognement.
L’Iksar descendit alors un mélange de bois et corde : une échelle, et pu enfin poser ses pattes griffues sur le sol terreux, ce qui souleva un léger nuage de poussière. Le garde l’imita, puis lui indiqua une cabane, droit devant lui. Tout en suivant la direction indiquée, en écoutant le gazouillis des oiseaux, et en se délectant de la douce chaleur répandue sur ses écailles, il se rendît compte que ces êtres étaient soit noirs de peau, soit crème. Des premiers émanait une sensation de peur constante, tandis que des autres -comme son garde- jaillissait la grâce ancestrale de leur race. Au détour d’un arbre, Korialstraz vît une bête encore inconnue. Quatre longues pattes griffues, poilues et musclées soutenaient un corps blanc zébré de noir. Une fourrure épaisse semblait lui tenir -trop- chaud, tandis qu’elle baillât longuement au soleil, dévoilant de puissants crocs blanc. Elle poussa ensuite un petit grognement, ce qui fit frémir ses moustaches.
Intrigué, l’Iksar posa un regard plein de questions sur son accompagnateur, qui lui répondit aussi sèchement que la fois précédente :
- C’est un Tigre.
Le remerciant d’un regard, Korialstraz tenta de s’approcher du Tigre, qui en réponse lui fournît un petit ronronnement. Il fût coupé dans son élan par une lame, qui vînt se poser entre sa patte et le corps de l’animal. Il repartît, pour finalement arriver à destination. Encore une fois il emprunta une échelle, mais dans le sens inverse cette fois-ci ; puis il poussa la porte de bois, et pénétra à l’intérieur. Le garde ne suivît pas.
L’intérieur était spacieux, bien qu’empli de meubles en bois. Des fioles reposaient sur une étagère, de couleurs et senteurs diverses et variées. Un parfum léger embaumait la pièce, tandis que sur une petite table, située dans le coin gauche de la masure, se reposaient une outre d’eau et deux petites coupes. Assis sur une chaise, elle-même à côté de la table, un autre de ces mystérieux êtres attendait. Korialstraz, bien qu’intrigué, entama la discussion :
- Sssalutatttions, dit-il à voix basse et tremblotante.
- Salutations, cher Iksar. Je ne sais ce qui t’amène dans notre pays, mais prends donc un siège et une coupe d’eau.
Ecoutant l’être, Korial s’assît sur une chaise, qui craqueta mais ne s’effondra pas. Il prît ensuite la fameuse coupe, examina le contenu, puis but une longue gorgée. Le liquide se répandît le long de sa gorge, chaleureusement et doucement.
- Bien, bien. Maintenant parle, et explique moi ce que tu fais ici, et pourquoi tu es là, lui demanda l’elfe.
L’Iksar ne savait pas si il devait lui faire confiance, mais après tout, il n’avait pas vraiment le choix. Il entama donc son récit, calmement, en évitant de parler de ses facultés spéciales, ainsi que de celles de son « ami ». Il termina en expliquant que le monde lui était inconnu, et qu’il aurait aimé en apprendre plus. L’homme resta pensif quelques instants, avant de reprendre la parole de sa voix mielleuse :
Malgré le passé, je sens que tu dis la vérité. Je te donne ma parole d’elfe que tu auras quelqu’un pour t’apprendre les rudiments de notre langue, de notre culture, de notre histoire et enfin de notre monde. Maintenant, sache que tu ne seras pas le bienvenu, de part tes ancêtres et les maux que tu nous as causés. Sache aussi qu’il se peut que l’un des nôtres te cherche querelle. Maintenant pars, je dois réfléchir.
Korialstraz s’exécuta, tout en saluant son hôte, l’elfe.
A peine arrivé dehors, il vît un autre elfe qui le salua. Ils échangèrent quelques mots, grâce auxquels l’Iksar comprît qu’il serait son guide et professeur, puis ils se rendirent dans une autre cabane, retirée du petit village.
- Je me nomme Arya. Je serais donc celle qui t’aidera à comprendre notre peuple, et surtout celle chargée de veiller sur toi.
Tout en parlant de sa voix chaude et envoûtante, elle lui montra une épée qui garnissait son flanc ; pour accentuer ses derniers mots pensa l’Iksar.
Vêtue d’un long manteau vert pâle, qui lui descendait jusqu’aux genoux, elle mesurait presque autant que son élève. Elle arborait un visage aux traits aquilins, deux oreilles en pointe et des yeux azur recouverts par une mèche d’or. Elle ôta ensuite son manteau, dévoilant une tunique cendrée à laquelle pendait la fameuse lame, rangée dans un pommeau de cuir relié à son corps par une ceinture noire.
- Bien, maintenant que tu m’as vue, je vais t’expliquer quelques petites choses. Tout d’abord, sache que nous sommes ici dans un avant-poste. Oui, nous sommes en temps de guerre. Nous, elfes Sylvestres, préparons notre guerre contre les nains. Ces roublards malsains qui passent leur temps dans leurs trous à rats sont allés trop loin. Bon, tu n’es pas ici pour m’écouter jurer, mais pour apprendre, alors écoute moi bien…
C’est ainsi que Arya débuta un récit que Korialstraz trouva passionnant.
A l’aube des temps vivaient les elfes, les humains, les nains et les dragons. La paix était malheureusement impossible car le pouvoir était convoité par les humains. Les dragons, les plus sages d’entre nous, s’en rendirent bien vite compte, et tentèrent de les en empêcher. Bien mal leur en prît, car les nains s’allièrent aux humains, ainsi que certains d’entre nous, et les dragons furent décimés. On raconte qu’aujourd’hui, quiconque trouve quelque chose leur ayant appartenu gagne un pouvoir si immense qu’il ne peut l’imaginer. Oui, les dragons étaient sages, trop même, et savaient utiliser la magie. Ce sont tes ancêtres, ceux qui t’ont mis au monde, pour que tu fasses perdurer les peaux écailleuses. Malheureusement, les humains ne se rassasièrent pas d’avoir tué tes ancêtres, et ils tentèrent aussi de vous éliminer. Sleyvas, un grand Iksar ayant traité avec les forces occultes, trouva une solution. On raconte aujourd’hui que votre peuple vivait dans une cité blanche perdue dans les fonds marins, et que si vous ressortiez, ce serait pour vous venger. Cela se passe il y a de cela 2000 ans.
Le cœur de Korialstraz s’emballa au nom de Sleyvas, et faillît lui rompre la cage thoracique lorsqu’il entendit que cela faisait 2000 ans. Comment un Iksar aurait-il pu vivre aussi longtemps ? La seule réponse possible venait des forces occultes…
Ils restèrent donc ainsi, à étudier l’histoire, le monde en lui-même. Korialstraz apprît que les elfes noirs étaient ceux qui avaient combattu les dragons, et que maintenant ces mêmes elfes se délectaient de la peur, vivaient avec la haine et se réjouissaient de la maladie. Il apprît aussi que les humains étaient le peuple prédominant, qu’ils développaient sans cesse de nouvelles choses. Il découvrît également beaucoup de choses à propos des elfes. D’après lui, c’était le plus beau des peuples. Ces êtres vivaient en harmonie avec la nature, pouvaient lui demander de l’aide, mais parfois la nature refusait. Ils étaient d’habiles forgerons, ne vieillissaient pas et étaient gracieux. Cependant, il n’aimait pas les elfes noirs, et ces derniers ne l’aimaient pas non plus.
Ainsi passèrent deux jours, qui furent plutôt calmes bien que tendus. La guerre était imminente, on le sentait, mais on essayait de faire comme si de rien n’était. Pourtant, l’avant poste accueillait de plus en plus de soldats, et on avait même remis « Opale Nacrée » à son possesseur. Il avait passé la plupart de son temps avec Arya, avait ainsi découvert le nom de chaque chose, et s’était également entraîné. Il était prêt à prendre part à la bataille, bataille qui allait probablement avoir lieu d’ici quelques jours.
Ce fût à l’aube du cinquième jour que quelque chose se produisît. Korial avait prît une routine très simple. Au lever, il apprenait quelques mots. Après un léger dîner, il s’entraînait tout le reste de l’après-midi, pour finir par un peu d’Histoire. Mais ce matin, il ne pu ni lire, ni s’entraîner. Il fût réveillé par un doux chant elfique, puis il dû se préparer à la hâte. En effet, dehors, il y avait déjà moult soldats qui éperonnaient leurs montures, remplissaient leurs carquois ou affûtaient leurs lames. Korialstraz suivît Arya dans une armurerie, qui était en fait une maisonnette.
- Aujourd’hui, beaucoup de nos frères périront, et toi qui es un allié dois te battre à nos côtés. Prends une armure, une lame et un arc, ils te serviront.
L’Iksar obéît donc, saisît une cotte de mailles qu’il recouvra d’une armure légère, en mythril. Ses épines dorsales n’étant pas encore formées, l’armure s’adapta parfaitement à son corps. Il revêtît également des jambières noires, mais ne mit pas de casque. Il dévora ensuite l’étalage d’armes et armures des yeux ; découvrant arcs, épées longues, épées légères si particulières, haches, boucliers, javelots, morgensterns, et autres…
Il se souvînt alors d’un petit quelque chose, à propos de son armure, qu’il trouvait si légère.
Le mythril est un cadeau des dragons. C’est une seconde peau, à la fois légère comme une plume, mais aussi solide qu’une cuirasse d’écailles. On raconte qu’il fallût un épieu lancé par un ogre pour pouvoir l’endommager.
« Le temps a dû altérer la proteccction, mais je penssse qu’avec ççça je ssserais en sssécurité. » pensa alors Korialstraz. Et ce fût dans un léger sifflement nerveux que les deux, Arya et son ami, partirent pour le front.
Ils chevauchèrent un superbe étalon blanc neige. Son pelage doux, sa crinière soyeuse, ses pattes musclées et son corps ferme, il ne fût pas freiné par la chaleur tonitruante qui régnait. Tous deux en selle, ils n’échangèrent pas un seul mot le long du trajet. Pendant ce temps, l’Iksar examina. Les plaines de Voldün s’étendaient à l’Ouest, verdoyantes, regorgeant d’animaux en tous genres, qui paissaient tranquillement. Au loin, à l’Est, dépassant le fleuve cristallin de l’Anduïr, s’étendaient de puissantes montagnes millénaires, dont les sommets toujours blancs se perdaient dans l’azur, se disputant les cieux avec le Soleil. Bien qu’intrigué, l’Iksar avait l’esprit ailleurs. Il commençait à redouter la mort, à craindre de ne pas revoir le soleil déposer ses douces teintes ocre sur les nuages cotonneux. Mais il devait se battre, car la cause qu’il soutenait lui semblait juste. C’est ainsi que, somnolent, il arriva aux Champs Sanguins…
Ici, pas de végétation, juste de la terre battue. Au Nord s’élevait le Vrombür, un volcan depuis bien longtemps inactif. Des archers y étaient postés, arcs à la main, carquois pleins. De grande envergure, les champs pouvaient accueillir deux armées complètes. On commençait déjà à creuser des trous, à ériger des herses, à préparer des pièges. L’armée elfique était forte de 5000 mille êtres. Un bataillon de 500 archers se trouvait sur le flanc Sud du Vrombür, tandis que 1000 cavaliers et environ 3000 épéistes se tenaient prêts à toute offensive. On avait établi un camp, à l’arrière, où se tenaient une bonne cinquantaine de capitaines, stratèges ou autres hauts personnages. Korialstraz ne le rejoignît pas, mais s’assit dans un coin, sur un rocher plus ou moins plat. Il ferma les yeux, et écouta. Son cœur battait frénétiquement, c’était pour lui la première grande bataille qu’il ferait. Le vent soufflait doucement, la chaleur du soleil était agréable, l’odeur de pin, bien qu’atténuée, qui parvenait jusque dans ses naseaux lui faisait aimer la vie.
Un aigle passa, haut perché dans les cieux, bien plus haut que les nuages eux-mêmes, et poussa un cri strident, qui se répercuta sur le flanc du volcan. Un cor sonna. La terre vibra. Les nains arrivaient.

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
19 mai 2005 à 21:43:48

Une mer d’ombres ridicules se profilait à l’horizon. Le martèlement de milliers de petits pieds provoquait de légères secousses. Les elfes se relevèrent, formèrent deux rangs, et attendirent ; stoïques statues de la mort.
De leur côté, les nains avancèrent, jusqu’à ce que les deux armées ne soient plus qu’à quelques mètres d’écart. Revêtant des hauberts noirs, et tenant des marteaux et haches de guerre, les nains semblaient d’habiles combattants, taillés pour des taches harassantes.
Un corps, un peu plus grand que les autres s’avança. Baigné dans un rayon de soleil, il parla d’une voix forte et caverneuse :
- Je ne vous salue pas, ignobles elfes. Aujourd’hui une de nos races périra. Ce sera la votre. Quoi que vous tentiez, vos archers ne vous sauveront pas. Préparez vous à mourir !
Tandis qu’il parlait, les archers elfes bandaient leurs arcs. Les lanceurs de haches nains, quand à eux, se préparaient aussi.
La première ligne des elfes attaqua, une volée de flèches partît. Beaucoup de nains tombèrent, surpris par la détermination, puis, bien vite, ils s’engagèrent eux aussi dans la bataille…
C’était le chaos. La mêlée était horrible, les bruits de métaux s’entrechoquant assourdissants, les râles fatigants, le sifflement des flèches stressant, et le désir de vivre omniprésent.
Korialstraz s’était jeté, à corps perdu, dans la bataille. Ils voyait beaucoup d’elfes tomber, mais autant de nains. D’après lui, ce serait une tuerie sans nom, mais, en verrait-il la fin ?
Il frappa, esquiva, fouetta de sa queue. Deux nains tombèrent. Deux autres surgirent de la dépouille d’un elfe. Le premier frappa, Korial bloqua, puis, en s’aidant de son buste, il le renversa. Il lui brisa la nuque. Le deuxième, transcendé par la mort de son compagnon, hurla, puis perdît tout sang froid. Le bois percuta, le deuxième corps tomba. Mais quand les armes n’étaient pas de taille, c’était soit sa queue, soit ses griffes qui tranchaient de la chair. Bientôt, il sentît la douce chaleur du sang perler le long de ses flancs…
La bataille semblait équilibrée, lorsque, de nulle part, surgît une catapulte naine. Le projectile partît, des elfes tombèrent. La garde chargée de surveiller l’engin de destruction était imposante.
Aussitôt, les archers tentèrent d’atteindre les gardes, mais la distance additionnée aux boucliers des nains ne donna qu’un échec cuisant. La balance oscillait maintenant du côté des nains. Les elfes étaient impuissants. Les archers étaient trop haut postés, et les nains trop bien préparés. Pourtant, sur aucun visage on ne pouvait lire de peur. D’ailleurs, aucune expression n’était retranscrite.
Korialstraz tua un autre nain, d’un coup de griffe dans la gorge. Quelque chose se passait en lui. Plus il tuait, plus il prenait du plaisir. Chaque goutte de sang qui coulait lui faisait voir un peu plus rouge. Chaque ennemi qui tombait le plongeait dans ce désir de tuer, grandissant. Bientôt, il ne se contrôla plus. Contrairement aux dernières fois, il ne sentît pas cette fameuse force monter en lui, lui faire frémir les écailles, lui donner des pouvoirs si meurtriers et fascinants. Là, c’était tout autre. Il avait besoin de tuer. C’était une faim inapaisable, une drogue, et il y avait tant de nourriture…
Il frappa, un autre nain tomba. Puis, de sa queue il envoya valser un autre, qui retomba sur ses compatriotes. Les elfes les achevèrent. Soudain, il entendît un sifflement derrière lui puis peu après le sol trembla dans un vacarme assourdissant. Un projectile gros comme un homme venait de le frôler. Instinctivement, la rage l’emplît, et il fracassa deux crânes nains, mais bien vite, il se rendît compte que la bataille tournait à son désavantage. C’est alors que la soif de sang s’apaisa, et que peu à peu la peur s’installa.
Il battît en retraite, le temps de reprendre ses esprits.
Il se mit alors à regarder le ciel. Des nuages étaient apparus, grisâtres, dont certains tiraient sur le noir. Il regarda aux alentours, et vît une masse épouvantable qui avançait inlassablement. Une goutte de sueur perla sur son front, avant qu’une goutte de pluie ne lui tombe sur le bout des naseaux.
Ce fût le déluge. Des trombes d’eau s’abattirent sur le champ de bataille. Cette pluie, froide, passait à travers les armures des soldats. Elle glaçait les os, ralentissait les mouvements, diminuait la précision, l’envie de combattre, de survivre… Elle était à la fois si innocente et coupable, si inattendue. Elle allait peut-être faire pencher la balance, car la catapulte rouillerait peut-être… Non, il fallait plus de temps.
- J’en ai marre de cccette guerre qui ne mènera à rien, de cccette pluie qui me gèle lesss écailles, de ccces nains qui m’horripilent, j’en ai marre ! !!
Korialstraz hurlait maintenant. Un éclair illumina le ciel, maintenant noir, et le tonnerre gronda, sourd cri de rage céleste. Une ombre se détacha, quasiment invisible dans ce ciel ténébreux. Peu à peu, elle descendait des cieux, grossissant à vue d’œil. Elle se révéla être un animal volant. Elle fondît, la catapulte vola en éclats, puis aussi subitement l’ombre remonta. Les nains tentèrent de lui lancer des haches, mais leurs armes étaient impuissantes. Un nouvel éclair dévoila une gueule grande ouverte munie de crocs blancs, deux fortes ailes et, dans un cri effroyable, le monstre disparût. Korialstraz était encore choqué par ce qu’il venait de voir. Les nains étaient pétrifiés, les elfes abasourdis.

« Viensss à moi, mon enfant. »

Cette vois résonna d’innombrables fois dans le crâne de l’Iksar. Mais… il ne savait pas comment faire.
Instinctivement, il tendît les bras vers les cieux. Le tonnerre roula dans la plaine, tandis que Korial décollait.
Solidement agrippé par deux serres, l’Iksar se trouvait maintenant à plusieurs mètres du sol. Il continuait de monter, voyant la plaine rapetisser, jusqu’à ce qu’elle ne devienne qu’un cercle infime. Il dépassa les nuages, passant à travers ces masses cotonneuses, sentant les gouttelettes d’eau se déposer sur ses écailles. L’air se rafraîchît subitement, provoquant un frisson chez les deux êtres.
Korialstraz n’avait toujours pas levé la tête, et ne le ferait pas. Il comprît que la voix, c’était ça, et fit très vite le lien entre le monstre et la chose qui l’emmenait.
Par delà les nuages régnait un ciel bleu azur, parfaitement lisse et unicolore. Le soleil brillait lui aussi. Cependant, plus ils montaient, et plus la mer céleste s’assombrissait, tirant sur le bleu marin, ou sur l’indigo. Au loin se dressait une montagne, seule et fière. Ils y atterrirent.
La paroi rocheuse était ici étrangement creusée, laissant place à une ouverte de quelques mètres de diamètre. L’Iksar y fût déposé, et son transporteur se dévoila alors à lui.
Une peau écailleuse et noire recouvrait un corps énorme et musclé. Perché sur quatre pattes et soutenu par deux grandes ailes à la membrane grisâtre, le dragon souleva un nuage de poussière en se posant. Il étendît ensuite son long cou, faisant craquer ses épines dorsales et vertébrales avant de tourner sa gueule vers l’autre lézard. Deux yeux jaunes et luisants transpercèrent littéralement le jeune Iksar, tandis qu’il se découvrait des ressemblances avec son ancêtre. La même gueule allongée, les même naseaux - qui ici libéraient de la fumée opaque et noire - et des crocs aiguisés. C’était lui en cinq fois plus gros, et en plus majestueux, avec des ailes… Derrière cette apparence de brute sanguinaire, enfouie plus profondément, se cachait une infinie splendeur. Elle paraissait vieille, peut-être trop, mais les quelques traces qui daignaient paraître, tel le vol fluide et rapide, donnaient une légère touche respectueuse et majestueuse.
Le dragon avança, l’Iksar le suivît. Ils pénétrèrent dans une grotte de cristal. Sur le plafond gisaient stalactites transparents, vagues de lumières ondulantes et multicolores et sculptures du temps en tous genres. Un bruit sourd d’eau qui coule résonnait, se mêlant au rythme des gouttes tombant au sol.
Korialstraz avança, les sens émoustillés par tant de nouvelles splendeurs, jusqu’à ce que son hôte ne s’arrête.
- Bienvenue, fils, dit-il d’une voix mélancolique et ancestrale. Tu t’es enfin réveillé à ce que je vois. Es-tu prêt ?
- Prêt à quoi ? Demanda l’Iksar intrigué.
- Je ne devrais normalement pas avoir à répondre à cette question. A t’entendre, tu ne connais pas ce monde. Serais-tu un de ces lâches qui vit dans les fonds marins ?
- Je ne sssuis passs un lâche, et, qui que vous sssoyez, sssachez que l’on n’insssulte pas mon peuple impunément.
Le dragon poussa alors un sifflement strident et saccadé : il riait.
- Bien, ainsi ta fierté n’est pas morte.
- Et elle ne le sssera jamais, car nous, les Iksssars, ne devons nous plier à aucuns des êtres.
- Doucement, petit, car malgré toute ton envie, tu ne pourrais rien faire contre moi. Vois-tu, je contrôle toutes les choses n’ayant pas de volonté propre.
- Pourquoi m’avoir enlevé ?
- Tu es idiot ou quoi ? !? Tu ne comprends donc pas que j’ai besoin de toi ? Que tu as besoin de moi et que ces maudits elfes vont mourir ?
- Non, nousss aurions pu gagner, il sssuffisait jussste que cccette maudite catapulte tombe.
- Alors soit, retourne te battre, va mourir, et offre à ton peuple une mort prématurée. Retourne avec ces elfes, qui ne t’apporteront que des ennuis, combattre ces traîtres de nains. Tombe nez a nez avec un humain et voit ta mort en face. Espèce d’ignorant. Tu ne connais rien de ce monde, et tu crois pouvoir survivre ?
- Je… n’en sssais rien. Mais que doisss-je faire alors ? Avant tout je dois me venger, mais je ne sssais pas où est passssé le traître…
- Ignore-le et écoute moi. Vois-tu, aujourd’hui nous sommes encore quelques dragons, et j’ai une mission pour toi. Tu vas devoir aller tuer un de ces survivants, quelqu’un d’inutile, d’inférieur…
- Et pourquoi tuerais-je ma race, mon ancccien peuple ?
- Car sinon je te tuerais… Maintenant, pars et tues le dénommé Sleyvas, et ne faillis pas, c’est un conseil.
- Et pour ccce qui est de la bataille ?
- Vous la gagnerez, ne t’inquiète pas.
C’est ainsi que Korialstraz redescendît, porté par le dragon.
La bataille n’avait pas cessée, et s’était équilibrée. Bien qu’en sous nombre, les elfes résistaient bien mieux depuis la destruction de la catapulte, une arme de guerre encore rare. Les archers abattaient toujours très peu de nains, mais la fatigue subie par ces derniers les rendait moins prompt à éviter les carreaux meurtriers. Korialstraz fût déposé un peu en retrait, à l’arrière de la masse naine. Ces derniers s’en aperçurent et se mirent à avancer dans sa direction.
Le vent amplifia, la pluie cessa, le sable se souleva en gros nuages. S’infiltrant partout, ces particules rocheuses étaient horripilantes. Elles grattaient, piquaient, brûlaient. Les nains perdirent leur attention, l’espace de quelques instants, avant que les elfes ne les transpercent.
Le vent continua d’amplifier, jusqu’à ce qu’il créé une tornade de sable. Au lieu de piquer, ce fameux sable frappait. Bien sûr, un grain ne faisait pas grand mal, mais des millions de grains, le harcèlement d’une petite brûlure, suivie d’une autre, et de milliers d’autres, s’en était trop. Les elfes quand à eux, ne se laissèrent pas intimider et foncèrent, tête baissée, dans le nuage sableux. Leurs lames transpercèrent, peau, os et chair. Le sang coula, le sable s’en imprégna mais ne se stoppa pas. Beaucoup de nains tombèrent, d’autres fuirent, et les elfes gagnèrent. Peu d’entre eux survécurent, mais ils avaient gagné une grande bataille, et la joie emplît bien vite leurs visages. Le soleil descendait, baignant l’horizon de ses couleurs chaudes et vives. Le sang avait coulé, mais il était encore trop tôt pour que les pleurs viennent. Le temps était à la joie, à la satisfaction, au remerciement du ciel de les avoir fait survivre. Cette bataille resterait gravée dans leurs mémoires, à jamais, mais aussi les coups durs, les amis perdus, les maris perdus. C’était à la fois logique et méprisable, c’était la guerre, sanglante, ne se souciant pas des conséquences, détestée de toutes les femmes, affabulée par les enfants, contée autour des feux de camp par quelques survivants. Korialstraz pourrait peut-être lui aussi raconter ce qui venait de se produire ; il s’imaginait bien autour d’un feu, de la chaleur des braises, tous les yeux rivées sur ses lèvres articulant des mots, des phrases. Et quand enfin il terminerait, il entendrait les applaudissements, il verrait les yeux pétillants des enfants mais surtout pleurerait en cachette la mort de ces alliés, de ces amis l’espace d’un instant…
Aujourd’hui, sa quête était autre, il devait tuer un des siens, et était bien résolu à le faire… Il partît donc, seul, vers le soleil rougeoyant, laissant derrière lui des milliers de corps inertes, perturbé par beaucoup de questions dont les réponses viendraient en temps voulu.
- Adieu.
Un mot, une larme, un corps, un départ…

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
20 mai 2005 à 13:22:56

Interessant. c´est le mot qui m´est venu à l´esprit en finissant ton chapitre. Je ne m´arrêtes plus sur les fautes d´orthographes ou de français. Passons plutôt à une critique du scénario
On a donc une bataille avec un élément assez étonnant, que viens faire une arme de siège dans une bataille rangée? Je veux bien que cela fasse des dégâts, mais vu les rapports de tailles de jambes entre les elfes et les nains et donc la vitesse d´éloignement du point d´impact qui en découle, les projectiles feraient sans doute plus de dégâts aux nains. Ce serait donc peu bénéfique pour eux à vrai dire...
Ensuite tu nous propose un scénario assez captivant, une intrigue qui semble bien ficelée, j´ai hâte de lire la suite pour voir ce que pourrait raconter le vieux crouton océanique

Aibe974
Aibe974
Niveau 10
20 mai 2005 à 16:24:06

Alors un chapitre long c´est vrai, intéressant avec de bonnes descriptions, cela laisse présager une suite intéressante, néanmoins je trouve cette bataille arrivée un peu vite et finir tout aussi vite, j´aurai aimé voir durer un peu tout ça. Une intrigue qui se complique et une très bonne idée sur les origines des Iskars.
Bon et bien , les fautes d´orthographes et de grammaire ne sont pas inexistantes et gâche un peu la lecture de temps à autre.
Bon et bien l´âme du guerrier habite ton héros et ce n´est pas ses pulsions meurtrières qui me contrediront. Ce chapitre fait un peu oublié le reste du récit et on perd de vue le but de départ de Korialstraz mais j´ai hâte de voir la suite!

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
20 mai 2005 à 19:23:29

Triple :d) Je suis désolé pour les fautes, et c´est pas pour dire mais je chercherais bien un chtit correcteur lol, enfin bon, on verra bien ^^.
Je sais que cela peut apraître surprenant, mais la catapulte, pour moi bien sûr, était plus qu´utile, mais surtout très rare. J´ai pas assez appuyé ce point, et m´en suis rendu compte qu´après ^^
Pour l´intrigue ? J´ai essayé de faire innovant, parce que le départ était basique ^^ Je pense avoir quelques idées, et surtout de beaux combats en perspective ^^
Et vive Baldur´s Gate ( c´est de là que vient le nom de Sleyvas lol )

Bébé :d) Tu te plains toujours que c´est trop court, et aujourd´hui tu me dis que c´est long o_O Pour les descriptions, j´essaie de faire ni trop lourd, ni trop léger, mais des fois je dois me retenir lol sinon j´y passerais des pages entières xD
Tu aurais aimé voir la bataille durer ? Disons que, arriver dans la matinée, et terminer au soleil couchant, j´ai jugé ça assez long mais bon ^^
Pour l´orthographe, je fais c´que j´peux, tandis que pour la Grammaire, chuis nul, j´en ai quasiment jamais fait ^^
Eh oui, mais n´est-il pas vrai que c´est à force de cotôyer et donner la mort que l´on aime le plus la vie ? Et puis, il est pas aidé par son passé ^^
On oublie rien, ou oublie pas, on met de côté, histoire de tout poser, et quand le temps viendra, tu ressurgiras ^-^

Merci à vous deux :coeur:

Sephirot2fr
Sephirot2fr
Niveau 10
20 mai 2005 à 20:07:47

Bon ben voila deux critiques en retard^^
Chuis vraiment pas un critique ( ni un ecrivain)ponctuel...

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
20 mai 2005 à 20:10:53

T´inquiète pas !
T´as au moins une semaine pour rattraper ton retard. Déjà tu fais l´effort de lire, alors c´est sympa :coeur:

Sephirot2fr
Sephirot2fr
Niveau 10
21 mai 2005 à 19:15:32

Voici la critique tant attendue :þ + une correction complète(meme si tu la lis pas c´est pour me faire pardonner^^)
Chapitre 5 : Un monde nouveau

Cela faisait maintenant plus d’une heure que la course poursuite durait. A chaque battement de queue, Korialstraz craignait d’être distancé, et à chaque battement de queue, il sentait qu’il se rapprochait. Pourtant, il avait beau se rapprocher, il finissait toujours par se retrouver à la même distance des deux. Ils n’avaient pas arrêté de tourner, passant entre rochers creux, coraux râpeux, algues denses et autres dangers du fond marin. Ils franchirent alors un abîme. Le noir profond qui se profilait sous leurs deux corps était pétrifiant, s’étendant sur tout l’horizon que l’Iksar apercevait. La peur monta peu à peu en lui… Et si ses forces le quittaient brusquement ? Comment ferait-il pour remonter à la surface, ou trouver un lopin de sable?… Il commençait à regretter de n’avoir terminé la bataille contre les crabes. Mais la raison refit violemment face. Il devait protéger sa race, et se venger. C’était ce qui l’importait le plus, il le savait, le vivait, mais au fond de lui, un autre petit quelque chose le poussait à poursuivre Aibe, et sa reine…
Soudain, le traître fit un brusque demi-tour, et sortit un objet luisant. Le jeune Iksar, surpris par la vitesse du mouvement, ne put rien faire, sauf apercevoir un éclair d’acier, puis une douleur intense au flanc. Aibe avait en fait transpercé la peau sur toute sa longueur, laissant échapper un mince filet de sang. Korialstraz laissa échapper un cri, bien malgré lui. Lorsqu’il posa son regard sur la plaie toute fraîche, il n’en fût que plus horrifié. Le sang coulait abondamment, heureusement que la plaie n’était ni profonde, ni large, pensa-t-il, car sinon, seul au milieu de cet abîme, il ne s’en serait pas sorti. Il ne pouvait malheureusement pas continuer la course poursuite, ses forces envolées.[sa force envolée]

« On sssse retrouve à la sssssurface, traître… »

Ce furent les dernières paroles que l’Iksar retint, avant d’augmenter sa cadence vers le lointain. Il n’y voyait rien, seulement les ténèbres de sa mort plus que certaine. Sa queue remuait dans l’eau frénétiquement, sa cage thoracique se contractait difficilement, lui arrachant des sons rauques et brusques. Ses yeux se révulsaient à moitié, tandis que de la bave commençait à lui dégouliner le long de la joue. Il luttait contre la peur, intense, la souffrance, due à son flanc et surtout contre la mort, qui le happait vers cet abîme mystérieux et mortel…

*

La bataille faisait toujours rage, et les crabes semblaient avoir pris un léger avantage. Ils étaient bien plus nombreux, mais les Iksars n’avaient pas dit leur dernier mot…
Le combat se déroulait sur une plaine, entourée de collines sablonneuses. En plein centre se déployaient les cavaliers, tandis que les crabes formaient un cercle qui les entourait.

« Lanciers prêts ? ! ?......... FEU ! ! !!! »

C’est ainsi que, sur ordre d’un Iksar de grande envergure, à la voix rauque et puissante, des centaines de lanciers apparurent tout autour des crabes ; en haut de la colline. Ils lâchèrent tous leur projectiles en même temps. Une averse de métal meurtrier se déversa sur les crabes, qui, outre leur carapace et leurs pinces, tombèrent par centaines…
Puis, dans un sifflement commun, long, puissant et strident, les lanciers se ruèrent vers les crustacés survivants, après avoir tiré leurs lames d’un geste identique.
Les crabes étaient encerclés, et ne pouvaient ni se regrouper pour reformer leurs rangs, ni battre en retraite. La stratégie était parfaite, mais beaucoup de cavaliers moururent en ce jour de guerre…
Les moments qui suivirent furent une vraie boucherie, un carnage total et sans état d’âmes.
C’était une haine ancestrale qui faisait frapper les Iksars, et ici ils pouvaient déverser tout le mal que les crabes leur avaient fait subir… Ils ne se génèrent pas le moins du monde.
Ce ne fût que lorsque le dernier des assaillants poussa son râle de mort que la furie sanguinaire des Iksars se stoppa.
Une nouvelle bien désagréable les attendait…
Le champ de bataille fut vite dégagé, du moins enleva-t-on le corps des Iksars morts; un travail laborieux, dû au nombre de carcasses recouvrant ces derniers. C’est ainsi que la journée se termina pour les Iksars. Beaucoup de familles tombèrent en pleurs, maudissant encore plus ces crustacés ; tandis que beaucoup se tuaient à chercher des survivants, et qu’un en particulier cherchait à survivre…

Toujours ces ténèbres, partout, l’enveloppant, le happant; et la mort qui l’appelait, qui psalmodiait son nom, telle une incantation pour mettre fin à ses jours. Korialstraz était en transe, tentant de lutter contre ce mal, contre la fatigue et le désespoir. Cette transe frénétique le maintenait en vie, mais il ne pourrait tenir encore bien longtemps…
Il avançait maintenant yeux clos, luttant contre les courants, ou se laissant porter. Ses pattes, ses griffes, sa tête, tout tirait au maximum dans tous les sens, dans l’espoir de trouver une sortie.
Soudain, il aperçut un récif au loin, puis un îlot de lumière. Ses forces revinrent, l´espor renaquit en lui, tandis qu´il réussissait à retrouver son souffle. Il avait ouvert les yeux, dans l´espoir de contempler une derniere fois ce qui serait son monde et l´objet de sa mort. Il n´était même pas heureux, mais c´était autrement bon. Il regoûtait à la vie, ressentait la chaleur marine, les caresses de l’eau sur ses écailles tremblotantes. Chaque grain de sable était un émerveillement, un cadeau de la vie… Il revivait. Mais, au fond de lui, il y avait quelque chose qui l’empêchait d’être heureux. Ce traître, ce monstre, cet être ignoble : la honte des siens. Il le maudît quelques instants, pendant lesquels ses membres endoloris se reposèrent. Il retrouva une respiration normale, mais il bouillait interieurement. Il voulait comprendre pourquoi. Pourquoi Aibe était devenu un monstre, pourquoi il voulait tuer ses frères...

« On sssse retrouve à la sssurface, traître… Que voulait-il dire par ççça ? Dois-je ssssortir ? »

Pendant un bref instant, Korialstraz ne comprit pas ce qu’avait voulu dire Aibe, mais lorsqu´enfin la vérité se dévoila à lui, l’Iksar en fût tétanisé.

« Je dois donc sssortir de l’occcéan… mais pourrais-je vivre ? Oui… Sssi Aibe peut, je le peux aussi… »

C’est ainsi que, convaincu et reposé, il repartit vers la surface.
Cette membrane mouvante, brillante, et dite infranchissable ; aujourd’hui il allait devoir braver les lois de sa science, et découvrir un nouveau monde. « La Sssurfaccce… »
Battant de la queue, lentement, Korialstraz arriva finalement à une distance qu’il jugea bonne du ciel aquatique.
Il redouta de franchir cette barrière, car l’inconnu le pétrifiait, meurtrissait son esprit de questions en tous genres, mais surtout d’une : Allait-il pouvoir respirer ?
Pourtant, Aibe,lui,était sorti, du moins l’affirmait-il, alors Korialstraz devait sortir…
Il prit une dernière inspiration, ferma les yeux, souffla un bon coup, et n’osa pas… Après tout, c’était peut-être un subterfuge. Peut-être que le contact avec la surface serait mortel. Il fallait qu’il essaye, il n’avait aucune autre solution. Alors il reprit son souffle, ferma les yeux, et d’un puissant coup de queue sa tête émergea de l’océan.
Il faisait froid. Sous ses écailles, sa peau frémit, puis il eût un frisson qui parcourut tout son corps. Quelque chose le touchait, le frôlait, mais était pourtant invisible. Pourtant, cette chose était froide, et plutôt agréable.
Brusquement, il ne vît plus que de l’eau. C’était en fait une vague. Et aussi brusquement, sa tête fût de nouveau à l’air libre.
« Ainsssi, la sssurface est mouvante… Pourtant d’en haut elle sssemblait rigide… »
Il n’avait toujours pas respiré, et replongea donc pour reprendre son souffle. Puis, il ressortit la tête, et tenta d’avaler de l’air. Il ne savait malheureusement pas comment s’y prendre. Il tenta de « gober » l’air. Il ouvrit donc la gueule, puis chercha à avaler. Rien n’entra, ni dans sa gorge, ni dans ses poumons. Il replongea donc pour se réapprovisionner en oxygène, puis ressortit la tête. Il tenta alors de respirer par ses branchies, situées sur chaque côté de sa tête, derrière ses oreilles. Ce qui échoua. Il tenta donc de se remémorer des paroles de Sleyvas. Il en vint au mot " sentir.". Il fallait qu’il essaie, mais comment faire ? Le seul de ses membres qui n’était pas utilisé, c’était ce qui se trouvait au bout de sa gueule : Ses narines.
Comment s’en servir ? Il fallait qu’il essaie. Il retourna donc à la surface, et tenta de se servir de ses naseaux. Lorsqu’il sortit, encore une fois, il chercha à forcer à l’endroit désiré, et par miracle, il réussit. De l’air sortit par ses naseaux, et aussitôt après, l’air rentra, accompagné de quelque chose qui picota. C’était en fait l’odeur de l’eau. A la fois puissante et douce, cette odeur fût une nouvelle expérience pour l’Iksar. Aussitôt, il se mit à prendre d’énormes bouffées d’air, pour bien comprendre ce qu’était sentir. C’était bon. Alors il commença à scruter le paysage, et découvrit une silhouette noire qui s’étendait vers le lointain. Lorsqu’il chercha à mieux la définir, il se rendit compte que c’était une masse solide qui devait être gigantesque. Il tourna ensuite lentement sur lui-même, et fût contraint de fermer les yeux. Un énorme disque jaune lui meurtrît les iris. Il tenta tout de même de mieux le contempler, et mit alors sa patte griffue pour voiler la lumière éblouissante. Il définît alors une coupole de lumière pure et chaude, qui se perdait dans une mer bleu azur. Cette même mer était parsemée de boules voluptueuses blanches, possédant quelques teintes rosâtres plus ou moins estompées. Il était ébahi par un paysage si différent du sien, et commençait à remercier quelque peu Aibe, qui l’avait forcé à sortir. Mais bien vite, la haine reprit le dessus, et il poussa un léger sifflement strident.
Il se mit alors en route vers la silhouette au loin, tout en regardant attentivement le paysage…

« Ainsssi, le monde est formé de plusssieurs occcéans, sssolides vus de l’intérieur, mais mouvant à l’exxxtérieur » pensa-t-il lorsqu’il vît au dessus de sa tête une bête blanche haut perchée dans les cieux. Il admirait sa grâce, ses ailes ( dont il ne savait pas encore le nom ) battre dans les cieux en faisant des petits « flap flap ». Puis, il l’entendit pousser un cri, avant de piquer vers l’eau. Horrifié, il tenta de la rattraper, mais trop tard, elle entra. Il nagea aussi vite qu’il le pu et lorsqu’il vit sa carcasse inerte flottant au gré des courants, il poussa un petit cri. Il prît alors le corps entre ses pattes, délicatement, puis reprît sa route vers la forme, au loin.
Le trajet se passa sans encombres, malgré quelques vagues, un souci grandissant pour le volatile et une curiosité qui s’accroissait à chaque battement de queue…

La vidéo du moment