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Liste des sujets

Fic : L'Epopée Iksarienne

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
20 octobre 2005 à 19:00:27

Triple F ! :coeur:
Mici d´avoir lu, mici pour ton comm ^^
Le chapitre prochain est un peu space, au début tout du moins, mais bon, j´vais pas tout raconter.
Si tu veux, en ce moment, je viens sur msn qu´une à deux fois par semaine, histoire de consulter mes messages. Alors j´ai en même temps pas boucoup de courage pour écrire, mais ça va être les vacs, alors si il fait pas beau, j´pense gruger un ou deux chapitres ^_^.
Clad :d) Si tu critiques Warcraft, j´te bouffe ! :p)
Armiel :d) Merci beaucoup, et je peux te dire que si t´aimes la fantasy, tu seras servie car je trouve que l´histoire s´améliore avec le temps (comme l´a dit fffana ^^ )
En tout cas, bon courage, et un p´tit comm de temps en temps, ça aide toujours à s´améliorer :-)))

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
24 octobre 2005 à 15:46:44

:up: ^^

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
25 octobre 2005 à 20:02:48

Plus de petits lecteurs ? :snif:

Sephirot2fr
Sephirot2fr
Niveau 10
25 octobre 2005 à 20:21:18

Moi je suis là, encore faudrait-il qu´il y aie quelquechose à lire :o))

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
25 octobre 2005 à 20:34:13

Ca vient, ça vient, mais euh... J´ai fait que 2 pages pour le moment ^^

alexetflo69
alexetflo69
Niveau 1
26 octobre 2005 à 02:35:22

jai pas tt lu mai pour l´instant sa a l´air de peter sa race ton roman!!!!!!!!!!!!!!!!!!:::::::::))))))))

alexetflo69
alexetflo69
Niveau 1
26 octobre 2005 à 02:38:45

par contre c serai pas pluto l´epopée Iskarienne et non pas Iksarienne come tu l´a ecri?(c juste une suggestion) mai sinon continu ton roman kan meme il es tro bien!!!!!!!!!!

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
30 octobre 2005 à 20:27:55

Alex :d) Nan nan, c´est bien Iksar et pas Iskar ^^
Merci bien d´avoir lu en tout cas :-)

alexetflo69
alexetflo69
Niveau 1
31 octobre 2005 à 21:30:51

a kan la suite . de rien o
fait..............................................
............................

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
01 novembre 2005 à 12:17:03

D´ici la fin de la semaine si chuis courageux ^^

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
01 novembre 2005 à 20:26:32

Chapitre 12 : La porte des Enfers…

Le néant. Le vide complet où rien ne se distingue d’un tout blanc. Le blanc pur de la magie. Voilà comment il voyait son environnement. C’était un blanc pressant et plein de liberté, où aucunes contraintes de relief n’existait, où il pouvait avancer à sa guise, dans ce tout qui l’englobait. Mais il avançait pour aller où ? Car peu importe le point cardinal recherché, ici, ils n’existaient pas. Il vogua donc durant un temps infini, où il resta perdu dans cette mare lumineuse. Il aurait très bien pu être dans l’océan, mais ici il n’avait pas besoin de respirer, de boire ou même de vivre. Son cœur ne battait pas, il n’était même plus sûr d’en avoir un. Pas un bruit, ni même une once colorée. Il tenta de regarder ses mains, il n’en avait pas. Il tenta de se toucher, il n’y parvint pas. Il était un spectre invisible perdu dans les méandres de la vie. Une vie inconnue et déroutante car inexistante. Il eut beaucoup de mal à comprendre qu’ici tout naissait, et il ne su même pas comment avant de le voir de ses propres yeux. Il voulait hurler mais ne pu, le son se perdit dans cette masse effrayante. Il se mit alors à courir, ou plutôt à accélérer sa progression, car il ne pouvait pas réellement courir puisqu’il flottait. Il flottait dans cet éther blanc homogène, de plus en plus apeuré par cet inconnu qui l’avalait. Il se demandait si un jour il en verrait la fin. Il tenta ensuite de fermer les yeux et de se blottir dans un coin, mais il n’y parvint. Mêmes les larmes refusèrent de lui obéir. Soudain, une image se forma devant lui, ce qui le soulagea profondément. Il voyait deux êtres se parler, et très vite il se reconnut. Il revit aussi son meilleur ami, qui aujourd’hui n’existait plus. Puis il vit un autre être qui fit frissonner son âme de part sa beauté. Finalement, il en vit un dernier. Tous il les connaissait bien, peu être trop d’ailleurs. Et chacun était relié par la mort. Probablement l’était-il aussi. Voilà donc pourquoi il les revoyait, pour ne pas les oublier. C’était peut-être une forme de pardon involontaire. Un dernier soupir de vie dans tous ces morts. Ou bien même était-ce une torture qu’il devait endurer sans pouvoir se voiler. Toujours était-il qu’il sentit une parodie de rage monter en lui. Une rage impuissante. Sa vue se brouilla jusqu’à ce qu’il redevint calme et que la peur reprit le dessus. Il aurait voulu se mettre fin à ce supplice, mais cela lui était impossible. Il était dégoûté de cette vie, ne ressentait plus rien. Il errait comme une âme en peine, se posant tout un tas de questions exigeantes pour son bien être. Il en devenait presque fou, mais savait se maintenir. L’idée de suicide lui était doublement impossible. Il ne pouvait pas, et ne le voulait pas. Il avait vécu trop d’épreuves pour abandonner maintenant. Il se résigna donc à se morfondre et continua de voguer. Et soudain il la vit. La vie naquit devant ses yeux ébahis…

• * * *

Le corps se souleva brusquement sous un spasme, provoquant des sursauts de surprise parmi les deux êtres l’entourant. Là dans son lit depuis plus de trois jours, sans donner le moindre signe d’une réouverture des yeux. L’attente, insupportable au début, semblait maintenant interminable. Et là, d’un seul coup, tout avait changé. D’abord paralysés par la surprise, Cirion avait ensuite couru chercher un médecin elfe, le premier qu’il trouva. Ce dernier, après maintes et maintes auscultations, avait fini par lancer un regard triste vers les deux. Ce n’était qu’une fausse joie qu’ils s’étaient fait. Ainsi ils se rassirent, encore plus perturbés par ce qu’ils voyaient. Les traits du « mort » s’étaient renfrognés, et cette carcasse vide de toute émotion semblait laisser transparaître la douleur profonde qu’est celle de son âme meurtrie. Un lourd silence d’inquiétude s’installa. Il durera encore, jusqu’à ce que les épreuves soient passées…

• * * *

C’était inouï. Là, devant lui, la vie naissait. Il avait d’abord discerné un petit point noir au milieu du blanc. Puis ce même point avait été rejoint par d’autres points, identiques. C’était des atomes de matière, quelle qu’elle fut. Ils pouvaient tout aussi bien donner de l’herbe, comme un sentiment, du vent, de la chaleur. Il y en avait partout, ils semblaient attirés par cette masse noire. Puis tout disparut aussi subitement que c’était apparu. Finalement, dans une déflagration de couleurs et impressions en tous genres, un œuf apparut. Se voilant instinctivement la face suite à l’explosion, il ne vit l’œuf qu’après, et le reconnut très vite. De forme ovale, un peu plus haut que le poing, parcouru de veinules grisâtres, d’un blanc crème. Il fut ému en voyant cette si petite chose se former devant lui, puis elle disparut dans un flash de lumière rosâtre. Il resta immobile durant un temps indéfinissable car il n’avait pas cours ici. Il se demandait ce qu’allait devenir l’œuf, si il lui était lié ou pas, comment il avait été créé…
En fait, il fit bien vite des rapprochements troublants. Il vit beaucoup de nouvelles choses se créer, toutes lui rappelant quelque chose, un vague sentiment de dégoût et de haine, lui faisant frémir ses sens. Il finit même par voir des images, qui se superposaient pour lui décrire une scène. Il s’assit, flottant, comme s’il lévitait dans cet éther lumineux et pur. Il contempla ainsi les messages envoyés, les déchiffrant doucement. N’avait-il pas un temps infini ? Puisqu’il n’existait pas, oui. Il se mit à somnoler, ne comprenant plus très bien, quand soudain il vit un être qu’il reconnut et qui lui rappela une forte douleur dans le bras. Tout s’enchaîna alors très vite, et comme une nouvelle lumière la vérité se dessinait dans son esprit, tissant sa toile lugubre et parfaite. Il comprenait maintenant tout, peut-être même en comprenait-il trop. Toujours est-il qu’il en resta paralysé, figé dans la stupeur de la vie telle qu’elle était vraiment. Il sentit alors une vibration dans son torse, dans sa poitrine. Il y posa la main, et de sourdes pulsation résonnaient. Il redécouvrit enfin son visage, sa main, son corps. Il se revoyait, ému par ce qu’il était mais humble car il se savait identique à tout ce qui existait. Ses parents ne l’avaient ainsi pas vraiment mis au monde, il était né comme l’œuf, comme les images, d’une association d’atomes dans un endroit qu’il définissait comme « Cœur de la planète ». Tous ces rêves d’enfants étaient ainsi effacés, tandis qu’il devenait grand en voyant maintenait la part de vraie dans la plus insignifiante particule de poussière. Il était temps, temps pour un nouveau départ, pour une nouvelle façon d’être et pour accomplir sa mission. Il avait la connaissance, mais certaines clés lui manquaient encore pour lui ouvrir la porte tant désirée. La porte vers la vie qu’il voulait se forger, qu’il allait se forger, où qu’il perdrait. Sa mission ? Prouver qu’il n’était pas qu’un ensemble d’atomes, mais bien une chose vivante même si dans l’absolu il n’était rien. Rien qu’un tout qui ne pouvait être complètement défini. Il avait ouvert les yeux, et comptait bien ne plus les fermer…

• * * *

Dix jours. Cela faisait maintenant dix jours que le corps ne bougeait que pour laisser passer un très mince filet d’air jusqu’au cœur. Les elfes avaient qualifié cet état de sommeil parfait le « comas ». Jacen ne comprenait pas très bien pourquoi son ami dormait ainsi. Il aurait voulu le frapper, lui lancer un bon verre d’eau en plein visage, pour que ce dernier ouvre les yeux. Mais on le lui avait interdit, et il maudissait cette obligation. Ainsi restait-il devant l’Iksar, attendant, résolu, que ce dernier ne se réveille et ne lui adresse un regard ensommeillé. Dame Morphée semblait aimer Korial, un peu trop au goût du Lycaon. C’était une sorte de jalousie, d‘ingénuité possessive. Il s’était lié d’amitié pour ce « bébé dragon » et ne voulait pas le laisser sombrer dans un sommeil éternel.
Il sortit. Se rafraîchir les idées, manger un morceau, frémir sous les senteurs naturelles, puis retourner veiller sur Korialstraz, tel était son plan de la journée. On lui servit un morceau de sanglier, trop peu suffisant pour son estomac criant famine, mais la guerre avait frappé, et on renaissait, tel un phénix, lentement, pour redevenir grand et fort, puissant et respecté. C’était à peu près ce que tentaient d’accomplir les elfes, ces « hommes aux longues oreilles pointues », comme le pensait Jacen. Puis il retourna dans la chambre, avec son verre d’eau. Une envie saugrenue monta en lui, et il voulut jeter le contenu de son verre sur l’Iksar. Mais les elfes étaient formels, le moindre choc pouvait le faire quitter ce monde dans la seconde qui suivait. Oh et puis hein ! Dix jours maintenant, on n’est plus à ça près. Ce n’est quand même pas un verre d’eau qui va lui faire grand mal, n’est-ce pas ? Allez, tant pis, de toutes manières, il n’est pas près de se réveiller…
C’est ainsi que, las d’attendre, Jacen déversa le liquide sur son ami. Rien. Pas un sursaut, ni même un regard méchant, aucune réaction. Ainsi il était vraiment « mort ». Quel ennui c’est d’être mort ! On reste là sans bouger à dormir… Graaah ! Qu’il se débrouille, moi je sors !

Que c’était bon de re-goûter à la réalité. Ce lit, ces draps parfumés, ces planches sentant bon le bois, la douceur de la température. C’était vraiment ce qu’on aurait pu appeler revivre. Et Korialstraz le vivait en ce moment même, tandis que Jacen faisait les cent pas, se demandant s’il n’avait pas achevé son ami.
La porte s’ouvrit violemment tandis qu’une silhouette se dessinait dans l’encadrement. L’Iksar sursauta en même temps que la porte finissait son chemin contre le mur avoisinant. Il tenta de trouver une arme, mais rien ne pouvait lui servir. Soudain, une idée lui vint. Il saisit les draps de son lit, les tira violemment, puis lança le tout sur l’homme. Ce dernier, surpris, tenta d’ôter le tissu, mais en vain. A peine était-il aveuglé qu’il sentit une pression se faire au niveau de son torse. L’instant d’après, il se retrouvait cloué au sol, ses jambes avaient été fauchées. Korialstraz releva alors les couvertures et vit qu’il venait de corriger Jacen… Il fut alors confus.
- Et bien, je vois que ton sommeil n’a en rien altéré tes forces. Mais tu aurais dû me prévenir si tu voulais t’amuser, je ne me serais pas tant laissé faire, rigola le Lycaon
- Je sssuis désssolé, je croyais que tu allais m’attaquer…
- T’inquiète, je m’en remettrais.
Et Jacen se mit à rire. Un rire amical et enchanteur, qui contamina bien vite Korial. Les deux rigolèrent alors, de bon cœur. Ceci alerta Cirion, qui faisait le guet non loin. Il rentra en trombe dans la chambre, et découvrit les couvertures sur le sol, avant de voir ses deux amis rigoler. Il se joignit aux deux, bercé dans un rire de soulagement…

• * * *

- Merci pour votre hospitalité, et pour les précieux renseignements que vous nous avez fournis. Espérons que vous ne serez plus la cible d’attaques maléfiques, déclara Cirion, d’un ton solennel.
Il n’y eut en guise de réponse qu’un chant mélodieux dont les elfes avaient le secret. Eux seuls savaient que le sort de toute une humanité reposait dans les mains des trois qui partaient. Ils avaient consacré tout le temps dont ils avaient disposé à créer de nouvelles armures pour les trois.
Jacen disposait d’une armure bleue nuit, qui couvrait les parties planes de son corps, reliée par des mailles, aux endroits où ses muscles bougeaient et où l’armure pliait, pour ne pas le gêner. D’une incroyable légèreté, le Lycaon crut qu’il n’avait rien sur le corps. On lui avait aussi fourni une hache à double tranchant, au manche d’ébène et à la lame couleur de lune. Lame ondulée et tranchante comme un rasoir. Ses muscles mirent du temps avant de s’habituer à la nouvelle arme, d’une légèreté époustouflante.
Cirion, lui, s’était contenté de refuser poliment, préférant garder son attirail personnel.
Korialstraz s’était vu offrir une nouvelle armure ; un travail long et fastidieux mais au rendu surprenant. L’armure était en fait un subtil mélange d’argent et de nuit, tel un ciel nocturne d’été sans nuages. Chaque morceau de métal épousait parfaitement son corps écailleux, tandis qu’aux jointures, notamment celles des épaules, des piques étaient dressées, luttant ainsi contre toute attaque aux points faible de l’armure. Le dos, quant à lui était hérissé le long de la colonne vertébrale, et la queue également. Les reflets du soleil sur l’armure mettaient en relief les nuances argentées parsemées sur le noir. Les deux yeux brillaient, identiques à deux lointains astres dans ce firmament mortel et protecteur. On avait également voulu lui fournir un casque, mais il avait refusé, préférant deux bracelets de cuir qu’il s’était accroché au poignet gauche, tandis qu’au droit se tenait une chaîne de laquelle pendait un croissant de lune retourné. Son cou était maintenant orné du même croissant de lune retourné, duquel une étrange aura de puissance émanait.
En plus de cela, on leur remit des provisions, trois sacs contenant chacun des lembas, qui sont des spécialités elfique, des gaufrettes aux propriétés gustatives remarquables ; ainsi que des gourdes d’eau et des pendentif qui permettaient de créer de la lumière dans le noir, la lumière sacrée des Valars.
Au début, les trois avaient refusé de tels présents, mais sous l’insistance des elfes, et il faut bien le dire, une certaine envie de posséder ces trésors, ils avaient fini par céder.
Ils étaient maintenant loin de ce peuple magique, dont l’écho du chant d’adieu voguait entre les nuages, faisant frémir le soleil qui déversa alors une chaleur bienfaisante et une clarté salvatrice. La plaine semblait renaître, l’herbe verdoyante brillait et dansait sous la légère brise, tendre, qui soufflait. Un instant, Korialstraz crut voir le paradis, mais ce n’était en fait que le prélude des enfers qui se dévoilait à lui. Maintenant, tout allait se jouer, les dés étaient jetés, les pions déplacés, et les combats s’annonçaient, nombreux et mortels. C’était maintenant qu’il devait tout donner, et montrer au monde ce qu’un Iksar pouvait lui apporter…

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
01 novembre 2005 à 20:26:47

• * * *

Après avoir suivi un sentier de terre battue qui les avait guidés durant plusieurs journées, ils étaient finalement arrivés à destination.
« Suivez la route du soleil jusqu’à la porte des Enfers. L’entrée sera difficile car elle se trouvera dans votre âme, répondez à la roche, caressez l’esprit de la nature, et donnez lui sa source de vie. »
Tels étaient les mots des elfes. En quittant ce peuple, peu avant le coucher du soleil, les trois repérèrent un sentier de terre battue qui semblait les guider droit jusqu´au soleil. Ils décidèrent de l’emprunter en même temps, et ils étaient finalement arrivés ici. Ils étaient à flanc de montagne, devant une porte creusée dans la roche, ancienne et usée par le vent. Derrière eux se dressait un petit lac cristallin, sur lequel la lune dessinait un croissant argenté. Les étoiles dansaient sur la surface de l’eau, l’inondant d’une clarté presque fantomatique. La végétation avait également pris une place importante, le lierre recouvrant la porte, l’herbe envahissant la paroi, tandis qu’une petite fleur bleue se dressait, timidement, sur un rocher situé un peu plus haut, à environ trois mètres de haut. Cirion s’approcha alors de la porte, et fit signe à ses amis de venir. Cachées par le lierre, des lettres étaient dessinées, courbées selon la voûte que la porte dessinait. C’était une écriture elfique, qui se traduisait par : « Seuls trois cœurs purs répondront à cette question ; ils n’auront qu’une réponse possible, devant être chantée à l’esprit de la nature après l’avoir nourri. Au clair de lune comme sous la chaleur du soleil, une chose vibre et donne du courage à tout être, le faisant marcher se battre et pleurer. Qu’est-ce ? »
Jacen n’avait pas tout compris, Cirion non plus, tandis qu’un brin de réponse poussait dans l’esprit de l’Iksar, mais avant, ils devaient suivre les autres instructions. Jacen, lui, pensait avoir trouvé l’esprit de la nature. Cette petite fleur, bleue, l’avait attiré depuis le début et il ne lui paraissait qu’une seule réponse possible, elle l’était. Ainsi, il fit part de ses conclusions à Cirion qui approuva, et Korialstraz cherchait déjà la troisième réponse.
- La source de vie d’une plante, c’est le soleil, n’est-ce pas ? Questionna Cirion
- Oui, maisss on ne peut pas la lui donner. Je penssse qu’il y a autre chossse…
- C’est pas tout ça, mais moi j’ai faim, je vais chercher de quoi calmer mon estomac. Rugit Jacen.
C’est ainsi que ce dernier partit, laissant ses deux amis se creuser les méninges. Lorsqu’il revint, environ une heure plus tard, il se rendit vite compte qu’aucune solution n’avait été trouvée. Il tendit alors son trophée devant lui, que les deux accueillirent avec un léger soupir de regret. Un petit feu fut allumé, offrant des ombres dansantes sur la paroi rocheuse, qui s’ajoutaient à cette ambiance lourde qui régnait. On dévora sa nourriture très vite, puis le Lycaon, reput, s’exclama :
- J’ai une petite soif moi, quelqu’un veut boire ?
A peine avait-il terminé sa phrase qu’il vit les yeux de Cirion s’illuminer. Il chuchota quelque chose à Korial, qui, dévoilant un sourire effrayant, laissant paraître la quasi-totalité de ses crocs blancs, s’approcha de Jacen. Ce dernier recula, surprit. Il vit l’Iksar lever la patte, et ferma les yeux, comme un enfant. Il sentit alors une tape amicale sur son épaule, et fut tellement soulagé qu’il un poussa une sorte de râle de joie.
- Merccci pour avoir répondu à la dernière partie de l’énigme. Ironisa l’Iksar.
Jacen ne comprenait pas très bien, mais sourit à son tour. Il se désaltéra, et en se retournant vit Korial et Cirion à côté de la fleur. L’Iksar tenait dans sa patte une gourde, qu’il renversa sur la fleur. Une lueur bleutée émana du sol, puis grimpa dans la plante jusqu’à la rendre totalement fluorescente. Cirion s’empressa de chuchoter quelque chose, puis un grondement sourd roula jusqu’aux oreilles du Lycaon. Les deux redescendirent, lorsque Jacen demanda :
- C’était quoi la réponse alors ?
- La nourriture de l’esprit de la nature, c’était l’eau, et c’est toi qui l’as trouvé. La réponse c’est ce qui nous unit depuis que l’on s’est battus, l’Amitié. Lui répondit Cirion, heureux.
Il n’en revenait tout simplement pas, il avait trouvé sans le vouloir. Il regarda alors Korialstraz, l’Iksar, son ami, lorsque ce dernier se jeta sur lui, accompagné d’un sifflement strident. Un trait mortel se planta dans la roche, dans une trajectoire où se trouvait le cou de Jacen un peu auparavant. C’est alors qu’un hululement de chouette retentit dans la nuit, et que plusieurs dizaines de silhouettes se dessinèrent sur chaque aspérité de la paroi rocheuse. L’horizon était également recouvert de ses ombres, dont les arcs, bandés, étaient assez intimidants. Une attente insupportable s’ensuivit, chacun des trois ayant dégainé ses armes, une hache, deux katanas et une lance étrange, voilà l’arsenal qui allait lutter contre un trentaine de flèches et une demie centaine d’épées.
Korialstraz ne bougeait plus, attendant un déclic pour lancer son sort de mur de feu. Il entendit la vibration d’une corde, accompagnée de plusieurs dizaines d’autres, formant un écho mortel. La magie le quitta, pour former un épais mur de flammes, voletant à plusieurs centimètres du sol. Aucun des traits ne toucha sa cible, aucune des flèches ne franchit l’épaisse barrière de flammes.
Pendant ce temps, les ennemis embusqués avaient sauté en contrebas et prenaient une formation groupée, en cercle. Ainsi, ni Cirion, ni Jacen, ni Korial ne pourrait les prendre à revers. Deux étaient néanmoins déjà tombés, sous les coups d’un Lycaon revigoré.
D’autres traits furent tirés, mais jamais ne touchèrent, car à chaque sifflement de cordes, le mur se redessinait et consumait les morceaux de bois volants. Korialstraz poussa ensuite un sifflement suraigu, qui contraignit trois hommes à porter une de leurs mains à leurs oreilles. Ils n’eurent que le temps de pousser leur râle avant de rejoindre les bras enjôleurs de la mort, ici représentée par de simples armes blanches. Cirion avait entendu le cri strident d’une lame lui frôler l’oreille ; l’autre ne la maniait déjà plus. Jacen tranchait, rugissait, glapissait de joie, et ne semblait souffrir aucunement. Korial n’osait même pas utiliser sa magie…
C’était trop simple, beaucoup trop. Il ne restait déjà plus qu’une douzaine d’ombres, encapuchonnées dans leurs tuniques sombres, et la peur se lisait dans leurs gestes, imprécis et secs. Korial donna le coup de grâce. Il se stoppa, et entama son rituel magique. Cirion l’avait vu, et s’était mis à son côté pour l’épauler. Peu après, la foudre tombait sur les dix dernières ombres les tuant net, l’électricité les secouant macabrement, et, tels des pantins, leurs corps inertes retombèrent sur le sol tâché de sang. Cette vision despotique arracha un sourire à l’Ombre, heureux d’une victoire aussi facile. Mais, il ne savait pourquoi, ses sens étaient encore aux aguets, et il ressentait un danger… Les archers ! Il était malheureusement trop tard, les traits avaient franchi le mur de flammes, qui ne s’était pas créé cette fois-ci. Alors, regroupant tout son courage, serrant les dents et bandant ses muscles au maximum, il s’interposa entre la trajectoire des traits et Korialstraz. Il tenta, vainement, d’en arrêter à l’aide de ses katanas, mais déjà il sentit la morsure de l’acier dans sa chair. A trois fois il fut mordu, tandis que certaines flèches ricochaient contre son armure. Son épaule gauche, son flanc droit, et l’abdomen étaient touchés. Korialstraz ne faisait que se retourner, et Jacen lui s’était jeté sur le sol, mais un trait lui avait déchiré l’omoplate droite.
Korial ne comprit pas très bien ce qui suivit, bien qu’il en fût l’auteur. Ses doigts se crispèrent comme jamais, sa langue vibra le plus fort qu’elle pu, et une puissance indéfinissable déferla dans ses veines, langoureuse et douloureuse, lui arrachant un long râle de supplice. Ses bras étaient mus d’une volonté qui était outre la sienne, et bientôt toute la puissance de cette volonté se regroupa dans son index griffu. Il bougea, tout seul, dessinant dans l’air des formes inconnues de lui-même. Le ciel se couvrit de nuages noirs et opaques, où le tonnerre grondait. Le vent se mit à hurler dans le lointain, tandis qu’une teinte rougeâtre emplissait le sol. Le vent ne cessa d’amplifier, tandis que l’Iksar tombait à genoux, vidé de toute son énergie, mais encore en vie. Ce fut bientôt une tempête, des bourrasques surpuissantes, qui soulevaient des mottes de terre et d’herbe. Le tonnerre grondait, la terre fumait, et la peur montait dans le groupe d’archers. Soudain, il y eut une bourrasque plus forte que les autre, et tous s’envolèrent, sans même savoir pourquoi, ballottés en tous sens. Ils stagnèrent ainsi, perdus dans le ciel, ténébreux, secoués comme des pantins. Le tonnerre gronda une dernière fois, et bientôt, la foudre frappa. L’éclair, d’une infinie beauté, frappa, encore, et encore, chacun des hommes, mais aucun ne fut tué. Le blizzard se leva ensuite, dessinant de son souffle gelé des couleurs blanchâtres et bleutées. Tous les archers furent alors pris par le froid, et grelottèrent, bercés dans les cieux comme des nuages. Finalement, les flammes vinrent clorent le spectacle. La fumée avait disparu subitement, puis la terre commença à se fissurer, tandis que de ces mêmes fissures jaillissait un liquide jaune, orange, rouge, noir, mortel. Le magma. Ce dernier dessina alors une vague, qui vint englober les groupe d’hommes, comme si ces derniers surfaient. Le tube se referma sans qu’ils ne puissent y échapper. Alors, dans un cri d’agonie commun et irréel de par sa puissance et son écho, tous moururent pour avoir infligé une peine immense à un être déjà en proie à une tristesse infinie… Tout redevint calme aussi subitement que lors du déclenchement. Les éléments avaient fait leur travail.
Korialstraz contemplait déjà le corps de Cirion, en bien piteux état. Les traits avaient tout transpercé, pour ceux qui étaient passés, et ressortaient dans le dos de l’Ombre, tâchés de sang dégoulinant sur la plaine. Cirion semblait dormir, mais son ventre se levait encore, preuve qu’il vivait. L’Iksar contempla alors la blessure de Jacen, puis il sentit un choc derrière sa tête, et plus rien, le néant…

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
01 novembre 2005 à 20:27:23

Voili voilou, l´est enfin viendu ce petit chapitre...
Greg, j´te l´avais annoncé avant, mais c´était pour faire plaisir au sale gnôme que tu es ^^

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
02 novembre 2005 à 19:33:49

Pitit :up:
Pour que le peu de lecteurs que j´aie lisent, si l´envie leur prend ^^

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
02 novembre 2005 à 19:49:27

Bon on a un chapitre bien long...

D´abord beaucoup de texte sur la vie, la mort, que peut-on voir ou ressentir sur le coma. C´est plutôt bien écrit, ça se lit bien.

Ensuite le départ et le voyage dans les bois. Des descriptions précises d´un nouvel équipement, digne d´un récit d´Heroïc Fantasy, avec beaucoup d´emprunt au monde elfique créé par Tolkien ( Les Lembas par exemple)

Enfin le combat, en deux phases. la première est assez classique, les "gentils" sont les plus forts. On note aussi une belle faute, on ne dit pas une vision despotique mais pathétique dans le cas que tu décris mon petit Kebab foiré.
Ensuite une partie plus énigmatique. L´Iskar vient-il d´apprendre une nouvelle capacité ou est-ce une sorte de transe causée par les plaies de ses amis. La réponse au prochain épisode^^

Sephirot2fr
Sephirot2fr
Niveau 10
02 novembre 2005 à 19:50:19

Wéééééé, wéééé, enfin XD

J´imprime tout ca... (Oo"" vu la taille, je vais avoir mauvaise conscience XD)

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
02 novembre 2005 à 20:18:46

Gnôme :d) Merci beaucoup, alors j´vais contre-commenter maintenant ^^

"D´abord beaucoup de texte sur la vie, la mort, que peut-on voir ou ressentir sur le coma. C´est plutôt bien écrit, ça se lit bien. "
:d) Ouaip, mais c´est surtout un moment crucial pour lui car il y apprend beaucou pde choses... Réponses bientôt ^^

"Ensuite le départ et le voyage dans les bois. Des descriptions précises d´un nouvel équipement, digne d´un récit d´Heroïc Fantasy, avec beaucoup d´emprunt au monde elfique créé par Tolkien ( Les Lembas par exemple) "
:d) Bah, j´ai voulu les décrire au mieux, histoire de faire un "break" dans l´histoire, que l´on se dessine mieux les héros quand on lit. Sinon, avant même de commencer, j´ai dit mes "sources" d´inspiration, et j´ai pas honte de le dire. Mais la nourriture n´est pas le point crucial de la fic, sinon j´aurais mis Maïté en héroïne ^^

"Enfin le combat, en deux phases. la première est assez classique, les "gentils" sont les plus forts. On note aussi une belle faute, on ne dit pas une vision despotique mais pathétique dans le cas que tu décris mon petit Kebab foiré.
Ensuite une partie plus énigmatique. L´Iskar vient-il d´apprendre une nouvelle capacité ou est-ce une sorte de transe causée par les plaies de ses amis. La réponse au prochain épisode^^"
:d) Je vois que t´as pas aimé mon despotisme ? Je l´avais mise, cette expression, pour souligner l´effet ressenti, mais j´ai du me gourer, encore une fois, et merci d´me l´souligner ^^
Et je te signale que les zentils sont les plus forts, mais qu´il sont quand même en bien mauvaisse posture, surtout pour ce qui arrive ensuite...
Pour le choc, je resterai muet, et je dévoilerai pas la réponse avant le prochain (un des dernier, voir Le ) chapitre.
Enfin, merci d´avoir lu, j´attend le prochain chap de TA fic avec impatience ^^
Seph :d) Lol, not´ bûcheron écolo reprend du service :-d

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
02 novembre 2005 à 20:23:34

Ah oui, petite parenthèse hors-fic...
Bon ben, déjà, je l´annonce, elle touche bientôt son terme. Je pense pas faire plus de deux chapitres encore, mais, j´ai d´autres idées.
Une suite, assez basique, mais la fin de la première laissera des flous qu´il faudra tôt ou tard combler, soit dans une suite, ce qui me paraît fort probable, soit dans un autre chapitre, ce qui ne sera probablement pas.
Sinon, j´ai déjà une trame de fin dans l´esprit, et je pense qu´elle ravira les puristes, car j´vais m´appliquer au mieux. Ensuite, la fic suivante est presque déjà tramée dans mon esprit tordu, donc attendez-vous au pire (même si je pense pas écrire suite à mon manque de temps ). Enfin, je tenais à remercier mes fidèles (bien que je sois loin d´un Dieu, sauf celui des kébabs moisis peut-être ) qui ont daigné lire ce semblant de manuscrit, un bout de torchon qui aurait pu leur servir pour des choses moins "propres " ou qui aurait tout bonnement pu terminer sa vie dans une poubelle infâme et malodorante.
Enfin voilou, Merci :coeur:

Nanaki7
Nanaki7
Niveau 10
06 novembre 2005 à 02:44:14

Petit :up: de bonne heure et de bonne humeur, en quète de petits lecteurs ^_^
(rimation ^-^ )

Aibe974
Aibe974
Niveau 10
06 novembre 2005 à 10:37:18

Nanakou c´est moi, le Bébé avec son hochet explosif, qui ne te vois pu du tout sur msn :rire: , t´as pas oublié qu´on avait un truc à faire ensemble :rire:

Bon allez commentons ce chapitre !
Alors pour les fautes, j´ai pas vu grand chose, mais j´ai lu très vite et en étant sur msn donc voilà, et la seule qui m´a gênée Fana l´a déjà dite, c´est à propos de despotisme :ok:
Bon maintenant l´histoire et bien, que dire, j´ai trouvé génial le début du chapitre, franchement j´ai été saisi et cela m´a beaucoup plus. La deuxième partie, je l´ai bien aimé aussi mais cette impression de saisissement avait disparu!Enfin c´était ptete juste un instant de grâce de ma part :rire:
Bon bien j´ai beaucoup aimé ce chapitre notamment la première partie. J´ai hâte de la voir la suite et bientôt la fin puisqu´on s´en approche @+ Nanakou :coeur:

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