Non, Zell. ._. -_-
Mais euh, si on peut plus déguster tranquillement du bon papier. ![]()
l´encre est un peu amère ces temps-ci ![]()
Ben voilà, je vous poste ce que vous attendiez tous avec autant d´impatience, essuyez donc les filets de bave qui coulent le long de vos joues, prenez du plaisir à lire
Chapitre IX : Passion rules the game. Par FFFanatic
Pâris, avant de quitter le Fort, avait pris soin de bien préparer sa fuite. Il savait que ce soir, comme tous les soirs, les soudards qui étaient ses compagnons de siège allaient encore se ruer sur les lignes adverses causant plus de dégâts au moral des troupes ennemies qu’autre chose. Il allait en profiter pour se fondre dans la foule des assaillants avant de fuir ce lieu maudit. Le groupe d’assaut fit grise mine en le voyant, il était plus un semi otage qu’autre chose, mais ils ne pouvaient pas le retenir s’il voulait les aider. Il écouta les directives avec patience, son supérieur très provisoire était un homme court sur pattes, sale dans son treillis boueux, à l’haleine chargée d’alcool fort et de mauvaise qualité. Il se prit même à penser que ce plan était assez bien conçue pour un être plus proche de la barrique que de l’homme. Les vingt membres du petit commando, pourvus en supplément de leur arme à feu d’un couteau cranté, de deux grenades et d’une matéria Sentir, se disperseraient une fois sortis de l’enceinte du fort et mèneraient des actions courtes et aussi dévastatrices que possible face aux nids de mitrailleuses, le premier objectif, qui les gênaient énormément lors des sorties plus massives.
Comme prévu par le plan, Pâris prit un poste sur l’aile de ce dispositif offensif, vers la zone où se trouvaient peu de sentinelles par absence de véritable volonté de défendre coûte que coûte un secteur rocailleux, peu accessible, difficile à emprunter et dont le seul chemin vraiment praticable amenait sur un poste de garde à l’arrière du dispositif de la Shinra. Il se dirigea donc en rampant dans la zone, éraflant sa robe monacale de temps à autre, mais fuir cette folie comptait plus qu’un simple bout de tissu. Il fut surpris de voir que la zone était très peu gardée. En observant attentivement, il ne vit que trois sentinelles qui patrouillaient et deux véhicules blindés qui étaient là, leurs occupants attendant sagement de se servir des mitrailleuses lourdes qui ornaient les engins. Pâris savait qu’il n’avait aucune chance, en bon moine, il se tourna vers sa divinité pour lui permettre de se créer un passage. Rien… Il se mit à jurer silencieusement, maudissant l’homme qui l’avait initié aux mystères d’une foi même pas capable de le sauver alors qu’il partait faire acte de paix… Au loin commencèrent des détonations, ses anciens compagnons attaquaient. Il se tourna légèrement et vit que les flammes montaient d’un secteur concentré. Visiblement, le meneur n’avait pas pu leur imposer sa stratégie et les hommes s’entêtèrent dans cette stratégie inutile de concentrer leurs efforts sur une seule zone, permettant à la Shinra de mieux contenir leurs poussées. Alors qu’il s’apprêtait à faire demi-tour, il entendit un bruit de moteurs et de pneus qui couinaient. Les véhicules partaient, laissant un seul homme pour surveiller la zone, décision logique au vu des précédentes nuits qui étaient la répétition d’assaut sur un point unique du campement. C’était sa chance, elle serait courte, mais il la prendrait sans aucun remords, tant pis pour la sentinelle, pour sa famille au loin. Rampant un peu plus vite, il profitait de la nuit pour ne pas qu’on le voit, mais aussi de la décontraction du soldat qui venait de s’allumer une cigarette.
Il était calme, la bataille était loin, demain soir il devrait avoir sa permission. Malgré le besoin d’hommes, il avait largement dépassé les quotas sur le front et avait obtenu la garantie de sa permission, signée par un général quelconque, plus occupé à faire la fête dans ses campements le soir que de protéger les soldats qui payaient chèrement le prix de son oisiveté. Il se mit à faire voyager ses pensées, vers Midgar, sa femme et la petite fille qu’elle avait recueillie et qui semblait si intelligente. Le couple qui n’avait jamais pu avoir d’enfant allait pouvoir s’épanouir dans le bonheur, tant pis s’il devait participer à une boucherie comme celle-ci, mais sa fille, dont toutes les photos la montraient vêtue de rose, méritait une vie calme, de mourir la plus vieille possible, après une vie paisible et heureuse. Il aspirait la nicotine puis recrachait la fumée, calmement, sereinement. Il calculait tout dans sa tête : veilleur de nuit, il serait tranquille jusqu’à midi. Ensuite il faudrait qu’il soit vêtu et nourri pour qu’on l’envoie faire quelque chose. Et obligatoirement de retour pour le dernier convoi vers l’arrière, convoi qui parait à seize heures. En fait, il prenait conscience qu’il ne risquait rien. Il ne sentit presque pas venir son assaillant. Perdu dans ses pensées, il en fut tiré par la main qui chassait sa cigarette en se collant contre sa bouche, l’empêchant de joindre ses alliés. Il essaya de se débattre, mais son adversaire était physiquement mieux bâti. Il l’entendit s’excuser pour ce qu’il allait faire avant de sentir une myriade d’étincelles de douleur jaillir de son ventre. Il y porta les mains pour sentir son sang les inonder, par la dizaine de trous qu’avait fait Pâris. Il sentit sa respiration devenir rauque, le sang inonder sa bouche et eut envie de tousser. Son assassin enleva sa main, permettant à l’homme d’évacuer le trop plein dans sa bouche. Le soldat voulait encore ce battre pour pouvoir revoir sa femme et sa fille, mais il sentait ses jambes se dérober sous lui, son corps devenir trop lourd pour les forces qui lui restaient. Il s’effondra sur les rochers, n’arrivant pas à finir par vaincre la douleur et l’immense fatigue qu’il commençait à ressentir au fond de lui.
- Je…. Je ne veux pas mourir… Je veux te revoir Elm….
Ce fut ses dernières paroles, interrompues par le couteau du moine qui avait enfin trouvé le cœur de son adversaire et qui abrégeait l’agonie de sa victime.
Paris était somme toute amer. Lui, le moine qui était venu au Fort Condor avant le siège pour essayer de négocier une solution du conflit pacifique, venait d’ôter la vie à un homme, péché qui noircirait à jamais son âme. De toute façon ce ne serait pas le dernier cadavre qu’il risquerait de semer, vu la route qu’il avait choisie d’emprunter. Il se lança dans une fouille rapide du corps, trouva une nouvelle grenade, la radio de l’homme qu’il garda précieusement puisqu’elle était réglée sur les différentes fréquences utilisées par la Shinra, quelques chargeurs qui pouvaient s’adapter à son arme et un pistolet 9 mm avec deux chargeurs. Il emporta le tout qu’il fourra dans un sac que le défunt avait laissé, sac vide à l’exception d’une petite somme de gils et d’une photo. Pâris prit la photo et la glissa dans l’uniforme du cadavre, histoire de lui donner un souvenir pour sa vie dans la Rivière de la Vie.
Puis il disposa deux de ses grenades autour du cadavre, reliées à une bande de tissu qui parcourait les roches autour du mort. Si quelqu’un le découvrait, il déclencherait un joli feu d’artifice qui dissimulerait les objets volés. Pâris tenait surtout à sa nouvelle radio, qui lui permettrait de pouvoir réagir en fonction des décisions de ses ennemis. Il se tourna vers le lieu où ses anciens camarades avaient lancé un assaut stupide et désespéré. Plus aucun écho ne lui parvenait, ce qui le troubla et le paniqua. Il se mit à courir éperdument pendant quelques minutes, manquant plusieurs fois de chuter et de se blesser sérieusement. A bout de souffle, il s’arrêta pour reprendre sa respiration. Il entendit crépiter quelque chose dans le sac à dos. Il l’ouvrit et trouva la radio en train de débiter des informations sur la situation du Fort. Il se gourmanda de ne pas y avoir pensé plus tôt et écouta. Ses compagnons de virée étaient presque tous repoussés sauf deux ou trois qui s’étaient glissé dans le camp, assassinant au couteau et autres armes blanches les infirmiers, médecins ou personnel non combattant afin de désorganiser les troupes de siège au moral déjà bien bas. Pâris eut un sourire narquois, ils demandaient aux sentinelles de ne pas s’inquiéter, les supplétifs allaient bientôt les rejoindre. Il reprit sa route calmement et beaucoup plus prudemment, essayant de se frayer un chemin dans les champs d’arrêtes rocheuses qui le mèneraient vers la route pour Junon sans pour autant passer par le poste de garde. Il savait qu’il allait avoir du mal, qu’il allait souffrir, mais il éviterait de faire remarquer sa fuite et pourrait lancer la suite de son plan concernant Achille.
En fait il n’en était pas fier, mais savait que l’otage capturé à Utaï valait beaucoup plus qu’un chef de mercenaires comme Achille, aussi doué soit-il. Il allait donc tenter de prendre l’otage puis proposer un échange afin de redonner un vrai chef aux troupes démobilisées du Fort. Pour cela, il fallait déjà atteindre Junon et à partir de là, il ne savait pas trop comment faire pour mettre la main sur sa cible… Il verrait bien une fois sur place, il voulait d’abord quitter cette folie, quitter cette boucherie qui lui enlèverait toute humanité s’il restait là. Il reprit sa route, ne tenant pas compte de ses éraflures et autres écorchures pour atteindre la fin de son calvaire vers la fin de la nuit. Peu avant il avait entendu une explosion au loin et la radio avait confirmée qu’un homme avait mis les jambes dans son cadeau. Un mort de plus sur conscience…
Enfin la route, traversée de nuit entre deux bois pour minimiser le risque de croiser un convoi de la Shinra qui le prendrait au mieux pour un déserteur. Ce qui aurait voulu dire de nouveau sur le champ de bataille autour du réacteur désaffecté, mais de l’autre côté, sans chance de désertion. Au pire, il serait pris pour un espion, et un espion avec deux balles dans la tête, ça ne va pas très loin. Il était donc resté plusieurs heures dans les bois, perché dans son arbre, un vieux frêne haut et solide. Il ne voulait pas de combat inutile, si près des lignes ennemies, avec des patrouilles qui pouvaient passer à n’importe quel instant. Il restait l’oreille collée à sa radio, guettant le moindre message pouvant lui donner un indice sur l’otage ou sur Achille. Tout ce qu’il comprit c’était que l’otage était une jeune guerrière de haute naissance. Une proie primordiale en cas de négociations pour une cessation des hostilités là-bas. Une garantie de retour d’Achille au milieu des siens. Une fois cette unique route traversée, il savait se repérer aux étoiles pour se guider jusqu’à la ville de Junon, sa destination.
D’entrée, il avait su qu’il lui faudrait plusieurs jours, mais il ne s’attendait pas à un tel calvaire. Elevé en ville, il n’avait guère de débrouillardise. Alors faire un feu, coucher à la belle étoile c’était plus son chemin de croix personnel qu’une partie de camping. Bref il se contenta les deux premiers jours de manger de la viande crue, prélevée sur ses victimes animales. Il s’y connaissait trop mal en végétaux pour prendre un risque stupide d’empoisonnement qui annihilerait ses efforts pour s’évader. Bref le premier repas fut avec une viande d’oiseau immonde, mais la faim le tiraillait tellement qu’il se força à en avaler quelques bouchées. Il regrettait amèrement de ne pas avoir pris quelques provisions, plus digestes que cette bestiole, mais cela aurait immanquablement attiré l’attention sur lui. Il put la seconde fois manger une viande un peu meilleure, une sorte de loup. Pâris prenait aussi l’habitude de manier son arme, il était arrivé à abattre le loup avec seulement treize cartouches. Cela était toutefois mieux que le chargeur plein pour abattre l’oiseau, non pas seul, mais qui volait au milieu d’une nuée de migrateurs. Bref rien de glorieux pour un moine plus habitué aux sorts, surtout de guérison. Il aurait cent fois mieux aimer tomber sur une matéria que sur le pistolet récupéré sur sa première victime. Mais bon il était toujours en vie, pour lui c’était le plus important. Il poursuivait sa route, tentant d’apprendre à faire du feu ce qu’il réussit au bout de deux journées. La pluie fit aussi son apparition rendant les marches difficiles aux travers de chemins boueux, de végétaux gluants et de monstres plus hargneux. Il dut même se résoudre à combattre avec les deux armes à feu à la main, ce qui ne lui plaisait guère en fin de compte.
Enfin arrivé aux portes de Junon, il se précipita dans les strates inférieures de la ville. L’ancienne ville de pêcheurs était maintenant couronnée d’une chape métallique, enlevant pas mal de lumière et de charme à l’agglomération de maisons de bois, peu luxueuses, mais chaleureuses et confortables. Il savait qu’il pourrait se cacher dans le niveau supérieur encore en travaux, mais il pensait avoir un appui de confiance dans le secteur inférieur, un ancien moine qui avait renoncé à sa fonction quelques semaines plus tôt pour s’occuper d’un bébé orphelin. Cet ancien coreligionnaire s’était installé ici, pensant trouver la paix. Les deux hommes n’étaient pas à proprement parler des amis, mais il y avait une forte appréciation mutuelle. Toutefois, Sammaenosuke ne s’était pas attendu à voir débarquer son ami dans un tel état. Lorsqu’il avait ouvert la porte sous la pression des coups répétés qui la martelaient, il découvrit un homme hébété, aux vêtements fortement abîmés, râpés et couverts de boue. Sous cette apparence peu reluisante, se cachait un homme aux allures de fugitif, l’air hagard, les yeux virevoltants vers le moindre mouvement dans la rue.
Toutefois Pâris se fendit d’un large sourire quand son interlocuteur lui fit signe d’entrer dans sa demeure. Il n’osait pas s’asseoir sur un fauteuil vu sa tenue peu reluisante, se contentant de poser son sac sur le sol. Son ami lui indiqua le chemin de la douche, lui donnant au passage une tenue civile plus convenable. Avec un jeans et un pull, le moine serait beaucoup moins remarquable qu’avec sa robe de bure marron tachée de boue, d’herbe, déchirée en de multiples endroits. Il emmena son sac dans la salle de bains par mesure de précaution, en cas de fuite précipitée, il voulait quand même être équipé. La maison était proche de la sortie du village, la garnison ne perdrait pas son temps à le suivre en pleine nature. Le contact de l’eau chaude lui ôta une partie de ses préoccupations actuelles, mais il se surprit à garder l’oreille aux aguets. L’armée Shinra continuait de communiquer normalement sur sa radio, diffusant des informations qui auraient été capitales au Fort pour briser son siège. Une fois redescendu, toujours sa besace sur le dos, il se fit accueillir par une collation constituée de café et de gâteaux. Il expliqua le but de sa venue ici, faisant tressaillir son interlocuteur. Pâris assura le moine défroqué qu’il ne resterait là qu’une nuit, l’otage venue de l’est arrivait normalement le lendemain. Il lui expliqua pourquoi il voulait capturer cette jeune fille, arrachant un sourire à son interlocuteur. Ce dernier était devenu un athée convaincu et cela le faisait sourire de voir un religieux lui expliquer qu’il avait tué et qu’il allait le refaire, alors que les dogmes de la religion qu’ils avaient prêché considéraient le meurtre comme un péché ineffaçable, et être sûr d’être absous parce qu’il agissait pour la bonne cause, même si cette bonne cause avait beaucoup de relents d’égoïsme à première vue.
Ne pouvant le loger, Sammaenosuke l’emmena vers une amie, une veuve d’un âge avancé qui disposait d’une chambre de libre depuis le départ de son fils, parti à Kalm pour le compte de la Shinra. Pâris eut à subir tout un laïus sur les bienfaits de la vie d’antan, se gardant bien d’évoquer son goût pour le confort actuel, même au prix de quelques misères à certaines personnes trop réactionnaires pour accepter le changement. A l’heure prévue, elle alluma la télévision, les informations du jour défilaient à l’écran, concernant majoritairement les deux guerres menées de front par le consortium monopolistique. D’après les communiqués, le Fort Condor ne devait guère avoir de réserves et les assauts nocturnes répétés servaient surtout à des ivrognes pour augmenter leurs rations journalières, ce qui arracha un sourire à Pâris qui savait que le lieu avait des réserves de nourriture abondante et une source interne qui lui garantissait un apport en eau fraîche et potable permanent. A Utaï, on disait que l’armée archaïque et médiévale allait bientôt céder, un ultime baroud d’honneur pour des guerriers qui ne savaient pas le vrai prix de la vie. Le moine ne tenait pas trop compte de cette propagande, ce qu’il voulait entendre c’était que les deux conflits étaient encore en cours, ce qui était le cas ? Autrement sa mission aurait été vaine et il n’aurait plus qu’à trouver une bonne planque, le Fort ayant conservé la liste de ses bienfaiteurs et résidents, permanents ou temporaires. Lui, il figurait sur les deux… La vieille femme lui montra ensuite sa chambre, ayant vu Pâris exténué, ce qu’il était après des jours de marche et un qui-vive permanent. Elle lui continua son laïus sur un passé bien meilleur que le présent que la Shinra offrait, prenant comme exemple le Fort Condor où des hommes se battaient et mourraient pour défendre cet idéal. Cela laissa Pâris perplexe, se demandant dans quelle mesure elle avait raison. Toutefois Morphée ne lui laissa guère le temps de s’appesantir dessus, s’emparant de lui à peine la tête en contact avec l’oreiller.
Ce qui l’éveilla le lendemain matin fut l’odeur forte d’un café noir très serré. C’était la boisson que lui préparait son hôtesse, accompagnée de quelques croissants et pains aux raisins. Il en but deux tasses, chaudes et revigorantes, avant de se ruer avec ardeur sur la panière de viennoiseries qui accompagnaient ce petit déjeuner. La dame avait pris la peine d’acheter les « Echos Juniques » le journal local, réputé indépendant. Ceci dit, le journal était en fait le plus indépendant, son faible chiffre de lectorat n’intéressait pas assez la Shinra pour qu’elle prenne la peine de « récompenser » les chroniqueurs de ce qui ressemblait plus à une sombre farce qu’autre chose. Les gros titres étaient plutôt loufoques, entre une recette de l’immortalité avec une concentration mortelle de Mako, mithridatisation qu’ils appelaient cela, et une apologie d’un certain Damian qui aurait inventé le moyen de comprendre ce que disent les poules. Il prit pourtant la peine de lire le quotidien de fond en comble et tomba sur un étrange entrefilet qui annonçait que les divinités d’Utaï aidaient les guerriers de cette ville à tenir contre les envahisseurs. Il se dit au premier abord que c’était bien dans le ton du journal de marquer cela, mais y réfléchit en tombant une deuxième fois dessus alors que ses yeux vagabondaient sur la page. La région avait toujours été très richement baignée en Mako, les matérias étaient somme toute abondantes. Qui sait si ces monstres, ses chimères apparues aux troupes de la Shinra n’étaient pas des manifestations de l’intense concentration de ces billes magiques ? Il se dit aussi que c’était une manifestation divine possible, contre la Shinra qui avait interdit son Eglise et qui opprimait les gens qui voyaient autrement les matérias et le Mako comme une source de profits. La question resterait sans doute éternellement en suspens à moins que l’existence ou non d’une quelconque divinité soit prouvé, ce qui promettait encore de belles ères aux diverses sectes, églises et autres communautés religieuses.
Il partit vers le milieu de la matinée, se dirigeant vers le grand ascenseur qui menait vers la partie supérieure de Junon. La ville étant encore en travaux et le bureau de recrutement au niveau supérieur, les gens pouvaient accéder librement à la zone de travaux, le garde n’ayant pas de consigne particulière vis-à-vis des passagers. Pâris, son sac sur le dos, put monter librement sans être fouillé. Beaucoup d’hommes, jeunes ou moins, venaient se faire recruter ici pour pouvoir travailler et ceux qui venaient d’assez loin, comme ce groupe venu à la Costa del Sol, trahi par son accent, amenaient leurs paquetages complets afin de tenir ici sans avoir à trop gaspiller l’argent qu’ils gagneraient au cours des quelques mois où ils auraient un contrat.
Une fois là-haut, le moine fut étonné par le bruit assourdissant. Il fut coupé dans ses réflexions par une tape assez appuyée sur son épaule. Un soldat… Pâris n’en menait pas large jusqu’à ce que le planton lui tende, comme il l’avait fait à tous les autres, une paire d’écouteurs. Une fois installés sur les oreilles, ceux-ci coupaient tout bruit. Pour communiquer, il fallait juste prendre pointeur laser fourni avec, viser la personne à qui l’on voulait s’adresser, ou que l’on voulait entendre, et parler dans le micro joint au casque. Enfantin comme système. Ensuite il put s’abandonner quelques minutes à examiner les lieux. Il se trouvait sur une bande goudronnée, une sorte de route avec à son extrémité est un héliport. La plupart des immeubles étaient en train d’être finis, quelques boutiques et autres commerces avaient déjà ouverts leurs portes, appâtés par les gils des ouvriers. En dessus, c’était encore les travaux pour achever la construction de deux choses primordiales pour la Shinra : le bâtiment où séjournerait la garnison et l’immense canon. En fait ce dernier avait du retard, un problème de résistance des plaques d’acier le constituant, trop fines pour une arme de ce calibre. Il avait été commencé avant le début du conflit contre Utaï et sa portée aurait du permettre de marquer les esprits en frappant la cité rebelle. Pâris se demandait toutefois si le Fort ne pouvait pas être une cible tentante pour une arme de ce genre. Mais il comprit que le canon, aussi gigantesque et puissant soit-il, n’avait guère de mobilité et pas assez de force pour propulser une de ses charges afin qu’elle fasse une rotation complète de la planète et qu’elle atteigne son ancien repaire. Il se rendit au bureau de recrutement où il eut à subir une fouille de ses affaires. Bien évidemment, le soldat préposé à cet acte sortit les armes et demanda des explications. La radio présentait la particularité de ressembler aux anciens téléphones GPS et on ne voyait la différence que si l’on examinait longuement l’objet. Le soldat n’en n’avait visiblement pas le temps, il la reposa dans le sac. Si justifier la présence de son fusil d’assaut ne nécessitait guère d’efforts non plus tant ce type d’arme pullulait dans toute la planète, le 9 mm typique de la Shinra créa un léger souci. Le soldat, fatigué ou énervé, interpréta mal la réplique de Pâris qui avait prétendu avoir acheté l’arme au marché noir, à un « soldat comme lui ». Evidemment, le sous-entendu du soldat fleurait bon la corruption et il appela son supérieur qui se lança dans un interrogatoire de notre moine.
- Nom et prénom. Date de naissance, lieu de résidence s’il vous plait.
- Boban Pâris. Né le 17 avril il y a vingt six ans. Réside à Kalm.
- Tiens j’ai de la famille à Kalm. C’est un petit village, ils doivent vous connaître, ironisa l’officier.
- En fait je n’habite pas Kalm même, coupa Pâris.
- Tiens donc, persifla l’officier.
- Non je suis réfugié. J’habitais Vornov.
L’officier qui était jusqu’alors très méfiant prit une mine désolée. Vornov était une petite localité rasée par la guerre contre le Fort, dont les habitants avaient été déplacés. Pâris était responsable de la communauté des Schismatiques, adorateurs du Sol Invictus, Mithra. Il y avait commencé sa carrière monacale et était revenu dans son village natal pour remplacer le prêtre qui avait préféré partir s’occuper de la très riche communauté de Mideel. Il y connaissait tout le monde et tout le monde protégeait le moine, même si les convictions religieuses pouvaient diverger.
- Oh désolé… Mais rassurez-vous, la Shinra reconstruira votre village une fois les hostilités finies. Et il deviendra riche avec la remise en exploitation du réacteur.
- Sans doute, répondit évasivement le moine qui n’en menait toujours pas large.
- Au fait, lança le soldat toujours présent dans la pièce, quel était votre emploi là-bas ?
- Vous étiez prêtre n’est-ce pas ? enchaîna l’officier devant le long silence de Pâris. De Mithra vu votre silence.
- Et bien je suis forcé d’avouer… Je suis censé devenir quoi ?
- Oh vous savez, l’armée est en grande partie mithraïste. La Shinra nous tolère tant que l’on ne les critique pas ouvertement, faites-vous discret et personne ne se souciera de savoir si vous êtes prêtre ou non.
- Je peux donc continuer à résider ici ?
- J’imagine que vous êtes envoyé pour voir si vous pouviez créer une communauté de croyants. Je vous donne donc un permis de travail d’inspecteur de la propreté. Votre rôle sera de vérifier la propreté des rues et si cela est trop sale, d’appeler les éboueurs. Bon séjour parmi nous.
Paris sortit en soupirant, traversa la pièce en rencontrant en route six soldats parfaitement sanglés dans leurs uniformes bleus. Ces derniers encadraient une civière portée par quatre infirmiers. Sur celle-ci reposait une jeune fille, jeune, belle et étrangère constata le moine. Il n’y prêta plus d’attention que cela avant d’entendre une personne, un membre de la garnison sans doute lâcher :
- La fille sur la civière, c’est l’otage venue d’Utaï !
Pâris se retourna, ne croyant pas à sa chance. Il mémorisa le visage de la jeune fille avant de prendre la route d’un petit hôtel qu’il avait repéré sur le chemin. Certes il ne payait pas de mine, mais avait le mérite de sembler confortable et peu cher. Une fois la façade blanchie à la chaux franchie, le moine pénétra dans un hall aux murs nus. L’installation devait encore être récente. Au guichet, se tenait une jeune femme, blonde, assez charmeuse. Ses yeux bleus guettaient les allées et venues du nouvel arrivant et un sourire légèrement forcé vint orner ses lèvres quand Pâris vint au guichet. Pâris fit glisser son doigt le long des caractéristiques de chambre. Il opta finalement pour une chambre avec salle de bains, équipée en plus d’un réfrigérateur. Il avait failli ne pas prendre de télévision, mais en prit finalement une, un vieux modèle, pas très onéreux à la location. La jeune femme lui donna une chambre, la numéro 13 et le moine se demanda si cela pourrait lui porter chance ou lui nuire. Il verrait bien dans les heures qui suivraient.
Il ne se mordit pas les doigts d’avoir pris la télévision. Une fois fait quelques courses avec les dernières économies qui lui restaient, il s’avachit sur son lit et alluma le poste. Il tomba sur le journal. Le commentateur, en costume bleu pâle, avait tout d’un stéréotype, le regard vide, les dents parfaitement blanches et le look d’un ancien mannequin. On l’avait sûrement engager pour fidéliser la « ménagère de moins de cinquante ans » selon le jargon e la profession. Le moine l’écouta débiter une série de lieux communs, l’insécurité à Midgar, les travaux qui avançaient à Junon, les chiffres d’affaires mensuels des diverses branches de la Shinra. Puis il capta l’attention de Pâris en passant à la rubrique des évènements à l’étranger. Les deux gros dossiers de cette partie du journal étaient évidemment Utaï et le Fort Condor. Comme toute la propagande Shinra, il annonçait la défaite certaine des deux factions rebelles et leur chute prochaine. Puis une femme entra précipitamment sur le plateau, donnant une dépêche au commentateur qui la lut et marqua un temps de pause, son visage étant figé dans une expression de surprise. Quand il reprit la parole, on sentait qu’il improvisait, sa voix était moins posée, son débit plus lent et sa surprise restait palpable.
- Dernière nouvelles. Pour les auditeurs de Midgar, un spectacle à ne rater sous aucun prétexte. Vous savez tous grâce à nos formidables équipes de journalistes que le Fort Condor était dirigé par un chef de guerre nommé Achille. Et bien sachez qu’il a été capturé, ce qui confirmerait nos informations d’une reddition proche pour cette poche réactionnaire. Mais la Shinra a décidé de faire un exemple et fera fusiller dans quatre jours ce rebelle. Cela aura lieu à la porte du Secteur 7 Inférieur. Des mesures seront prises pour que tous les habitants de la ville puissent y assister et notre chaîne, SITV, retransmettra en direct cet évènement planétaire.
La suite, Pâris ne l’écouta pas. Il avait lâché sa bouteille de bière qui roula sur le sol, répandant le liquide brun. En l’achetant, il avait été étonné de trouver une marque aussi ancienne, qui lui faisait immanquablement penser au Livre des Records. Cette dernière nouvelle l’avait assommé, il fallait qu’il agisse vite. Très vite même. Dès demain, sous prétexte de vérification, il passerait devant les fenêtres de la petite prison qui avait été ajoutée à la garnison provisoire. Peu de cellules, parce que les personnes qui manquaient aux règles de cet étage étaient renvoyé hors de la ville ou conduits au tribunal militaire, tout dépendant de l’état du coupable, civil ou militaire. Le lendemain, il commença son travail. Revêtu d’un gilet jaune fluo qui était sensé signaler sa qualité d’employé du service de la voirie. Sa tâche était aisée, on lui avait remis un papier d’évaluation des degrés de saletés, ainsi que la liste des rues inutiles à faire nettoyer, celles où passaient les convois de matériaux destinés aux travaux. Il se mit au travail, signalant quelques endroits assez répugnants, d’autres moins vomitifs. Il en profita pour passer devant la prison. Construite à la hâte, elle n’avait que six fenêtres donnant sur la rue, les six geôles. Ces ouvertures étaient assez basses, le moine pouvait jeter un œil dedans sans problème. C’était gris, sale et puant. Une planche de bois à une cinquantaine de centimètres du sol en guise de lit, un évier ébréché, et une petite porte donnant sur des toilettes qui suintaient étaient les seuls éléments de la pièce. Les cellules étaient vides, sauf celle du fond, occupée par la jeune inconnue. Pour le moment elle dormait, d’un sommeil agité. Il se promit de repasser dans l’après-midi pour voir ce qu’il en était.
Asuke se réveilla au son de son geôlier qui ouvrait la lourde porte de métal qui bloquait sa cellule. Elle avait mal au crâne, ce qui l’empêcha de répondre acerbement au gardien qui lui tendit une assiette bleue, fendue sur les bords, dans laquelle on avait versé une mixture, à mi-chemin entre la purée de carottes et les épinards.
- Voilà ton festin princesse ! Régale-toi bien, lança-t-il dans un éclat de rire niais.
La jeune fille récupéra l’assiette et la cuillère en plastique qui l’accompagnait. Elle plongea une première fois son couvert dans la nourriture, la porta à sa bouche. Ce fut la seule fois qu’elle le fit du repas. C’était infâme… Elle alla verser le contenu dans l’évier et fit couler l’eau pour laver le lavabo. Elle s’abreuva, malgré le goût ferrugineux prononcé de l’eau. Un autre soldat entra dans la pièce, un de ses comparses tenant en respect la jeune fille avec son fusil d’assaut. Il venait fouiller la chambre et repartit avec les restes de ce qui lui avait été porté à midi. Elle alla s’asseoir sur la planche de bois, le dos collé contre le mur, les jambes pliées de façon à ce qu’elles soient sur le lit elles aussi.
Elle appela Mokujimbo, mais ce dernier ne vint pas. Elle se rappelait une partie du combat contre Séphiroth. Il avait été abattu et elle s’était évanouie. Le lendemain matin, elle s’éveilla dans la même rue, seule. Elle avait errée, l’air hagard jusqu’à ce qu’une femme pousse un hurlement en la voyant, l’accusant d’espionnage. Elle aurait voulu se battre, mais sans arme elle se contenta de prendre la fuite. Elle ne savait pas où elle allait et se retrouva face à une patrouille de six hommes. Elle stoppa, et avant de reprendre sa course pour arracher un fusil qui lui permettrait de se défendre, une grande tomba à ses pieds, lâchant une fumée grise malodorante. Elle sentit sa tête devenir lourde, ses paupières vouloir se fermer et ne put plus résister plus. Elle se réveilla dans la pièce malodorante.
Après cette séance souvenir qui la laissa de glace, elle se mit à réfléchir sur ce qui pouvait bien se passer chez elle. Si les Turks avaient raison, si Achille avait vendu tous les secrets à sa disposition, alors les siens ne seraient guère en mesure de se défendre longtemps. Elle sentit les larmes couler le long de ses joues et sanglota le nom de son frère. Au bout d’un court instant, elle entendit une voix venant de l’extérieur qui lui parlait :
- Pleure pas gamine, tu vas le revoir ton grand amour de Tenshi.
- T’es qui pour me parler comme ça ? lança la jeune guerrière qui n’arrivait pas à distinguer autre chose qu’un gilet fluo chez son interlocuteur.
- Un moine, chuchota-t-il après avoir vérifié scrupuleusement que personne ne pourrait l’entendre. Je viens du Fort Condor.
- Condor ?, s’étonna la jeune femme. Mais tu as donc réussi à passer les lignes ennemies ! Que viens-tu faire là ?
- Te délivrer. Je m’appelle Pâris. Cette nuit tu seras libre.
- Pour aller où ensuite ?
- Ca, je ne peux rien te dire tant que tu ne seras pas sortie de cette cellule.
Asuke ne pipa plus mot. Elle comprenait les intentions de l’individu. S’il avait des complices et qu’il était pris, il se tuerait sans doute. Et ne rien lui dire éviterait qu’elle ne cède aux méthodes de persuasion de la Shinra, qu’elle pensait redoutablement douloureuses et efficaces. Ainsi il sauverait ses hommes. Elle considérait que tout guerrier avec de l’honneur agirait pareil. Même courte, cette visite fit remonter en flèche son moral. Ce soir, elle serait dehors, demain sans doute loin de Junon et avec un peu de chance dans quelques jours aux côtés de son père et de son frère. Elle se promit d’embrasser sa sœur si énervante par moment dès son retour. Elle était encore petite et la fille du seigneur, donc invivable. Toujours à courir, toujours à râler. Les seuls moments où elle se calmait c’est quand on la menaçait dans la prendre dans nos bras et de lui faire faire l’avion. Son teint devenait verdâtre et elle offrait une heure ou deux de paix.
Pour passer le temps jusqu’à la nuit, elle se recroquevilla sur la planche, se couvrit du bout de tissu fourni par les geôliers et commença à dormir. Elle ne fut réveillée que deux fois, la première par un soldat qui lui apportait sa pitance vespérale, la seconde fois par son allié inattendu.
Pâris avait donc pris contact avec la jeune fille puis avait préparé une lime pour couper les barreaux de la fenêtre de la cellule. Il était sorti avec un long manteau noir sur les épaules, la capuche masquant ses traits. Certes il n’était pas très discret, mais la garnison patrouillait très peu
En arrivant à celle-ci, il vit l’otage endormie. Il faillit la gourmander, mais autant le risque de donner l’alerte par ses jurons que le fait de ne pas avoir donné d’heure précise le retinrent. Il commença donc à limer les barreaux aussi vite qu’il le pouvait en restant discret. Il se félicita d’avoir acheté une boisson de héros et de l’avoir consommé. Il glissait son instrument plus fort et plus vite. Cela lui permit d’avoir déjà achevé deux de ses victimes avant qu’Asuke se réveille. Elle était étonnée de voir son mystérieux sauveur déjà bien avancé dans son ouvrage. Dix minutes plus tard, elle prenait la poudre d’escampette avec lui. Elle courait éperdument derrière le moine, qui lui faisait penser à un fantôme. Il la guida au travers des rues et la fit se cacher derrière une benne à ordures. Pendant ce temps, il remonta vite dans sa chambre, prit son sac à dos, prétextant une sortie dans un coin intéressant. La jeune hôtesse lui sourit, le taquinant en lui disant qu’il avait tout d’une chauve-souris. Elle s’en fichait en fait éperdument qu’il revienne ou non, il avait payé sa chambre au mois dès son avance de salaire perçue. Donc s’il partait, elle aurait rentabilisé doublement la chambre.
Dehors, il récupéra sa nouvelle comparse, à qui il cachait volontiers le fait qu’elle n’était qu’une monnaie d’échange, l’amenant à l’ascenseur. Le liftier les conduisit à l’étage inférieur, leur assurant que la petite crique non loin de là était parfaite pour les amoureux. Ils ne répondirent rien, mais Asuke remarqua que son sauveur rougissait. Pour elle, c’était normal, il était moine. Une fois dans les ruelles de la ville basse, ils dépêchèrent de traverser les quartiers plongés dans l’obscurité et sortirent de la ville. Une fois sous les étoiles, la jeune fille stoppa sa course, aussitôt imité par Pâris.
- Maintenant on va où et pourquoi ?
WWWAAAHHH ENFIN !! !
merci triple f ![]()
je vais lire ça avec beaucoup de plaisir ! :D
un peu long même...
Un
pour rappeller à ceux qui râlaient en l´absence de chapitre que maintenant ils ont de la lecture
oui, je pense toujours à toi, tu es sur ma liste de lecture
je te lis ça c week-end, ok ?
Salut triple f ! J´ai fini de lire ton chapitre hier soir comme promis et je vais donc avoir l´honneur de poster le premier commentaire...
Et j´ai des choses à dire...Pour commencer, je me suis rendu commpte (parceque mine de rien, ça faisait un moment que j´avais rien lu de toi...) que tu as un sacré style reconnaissable parmis tous les auteurs de cette fic, ce qui est, je pense, la caractéristique principale d´un bon fanficeur...avec de longues phrases bien étoffées faisant preuve d´une longue culture acquise avec patience et amour, je suis encore un peu jeunepour en jouir moi-même...
Alors sur le fond de ton style, c´est impeccable, par contre, j´ai relevé quelques merdures sur la forme, mais vraiment rien du tout, genre un e oublié ou un r qui se ballade...coquilles de merde dont on ne peut faire l´économie...Plus étonnant par contre de ta part, j´ai vu quelques familiarités qu´il faut (je pense) éviter : "Asuke ne pipa plus mot" c´est pas super dans la narration, tu vois...
Bon, après, les dialogues, c´est bon, ça passe tout seul, c´est naturel : one point
nan, désolé, c´est un trip...
Par contre, tu es tombé dans un blooper, mon pauvre...Vers le début, Pâris fait la peau à un Shinra (merci pour l´orthographe exacte
), je me suis douté dès le début que c´était le mari d´Elmyra, mais MALHEUR ! Cet homme de l´ombre de FF7 est certe mort dans cette guerre, mais pas à Fort Condor, bien à Utaï !! ! Je te l´aurais pardonné sit tu n´avais pas fais une autre erreur par dessus qui est l´évocation de photos de famille avec lui, Elmyra et une petite fille vêtue de rose, parceque Aeris n´apparait qu´après la mort du soldat ! Et oui, repasse-toi ce flash-back
Grâh, c´est dommage, parcequ´en plus d´une belle boulette sur un point corsé du scénario, je te l´accorde, tu bloques la possibilté aux suivants d´introduire ce personnage...C´est con, parceque sinon, ton chapitre est magnifiquement bien mené...Va pas me taper, hein, ça arrive de faire des boulettes, et personne ne t´en tiendras rigueur
Finalement, les huit pages que représentent ce pan de fic commune s´est laissé lire rapidement, parcequ´il est émaillé de suspens bien dressé, c´est très réussi et il me semble bien que c´est l´un de mes préferés
Cependant(et là ça n´est pas ta fute :mrgreen: , je ne sais pas si ce sont mes neuronnes qui flanchent ou ma vision de l´histoire qui dérive, mais j´ai eu du mal à me remettre dans le bain...En effet, c´est qui déjà Achille
et pourquoi il doit être exécuté ? Je ne m´en souviens plus
Bon, un bon chapitre en définitive et la boulette du mari d´Elmyra ne restera qu´une anecdote
Merci pout cette prestation, fff !
Ah on dirait que Bravo pense comme moi FFF!
En effet lorsque FFF m´a présenté la bêta version je lui ai fait la même remarque que toi Bravo! Mais il m´a répondu je cite "A un moment Aeris dit à Elmyra :
- Maman quelqu´un que tu aimes viens de rejoindre la planète"
Donc si FFF a raison son histoire de photo devient plausible même si je ne penses pas que le mari de Elmyra ait connu l´existence de Aeris!
Vous voulez encore plus rigoler? En relisant le chapitre de Zell que j´avais survolé pour me remttre dans le bain, il me semble qu´il l´ait fait mourir aussi... pauvre homme mort deux fois.... Enfin rien ne dit que finalement c´est le soldat Gainsborough qui soit tué ( non pâs de mauvaise foi voyons
)
Ouais huit pages, dans la lignée de mon prédécesseur l´Indyen... Bon si ça se lit vite tant mieux!
Pour Chichille, l´Indyen l´avait introduit, comme chef des résistants du Fort Condor qui avait trahi sans que ses camarades le sachent. C´est pour cela que je suis parti sur le périple de Pâris pour sauver un homme qui ne veut pas être sauvé. ironic isn´t it?
Après les boulettes, j´ai beau faire des relectures certaines passeront toujours au travers!
Niark, on peut dire que Gainsborough a beaucoup souffert, il est mort deux fois. ![]()
Il le méritait celui là, c´est à cause de lui FF7, si il avait été vivant, Elmyra aurait eu un enfant avec lui, elle n´aurait pas trouvé Aeris qui serait alors morte dans la rue tuée par un proxénete indépendant de Don Cornedo . Et donc pas de ff7, et tout le monde meurt et Jenova règne sur le monde !
Youhou quelle fréquentation épique... Bon sinon pour vous dire, du moins à ceux qui n´était pas présents hier soir, soit parce qu´ils cuvaient ( on soupçonne l´Australopithèque là dessus) ou parce qu´ils étaient absents, que l´Indyen nous a suggéré un nom pour notre groupe de forumeurs: Gaïa Drums. Manque donc l´avis de Capelle et de bravo à ce sujet
Je croyais que c´était un pithécanthrope
FFFanatic
mais pourquoi tes chapitres sont si longs (quoique dans un roman...) ![]()
magus
je l´ai déjà dit sur le topic de Turks´ story: plus court je n´arrive pas à developper l´intrigue du chapitre comme je le veux, donc ca me laisse une impression de baclage en fait... D´où la longueur des chapitres^^
Alors le concept du pentagone des meilleurs auteurs se comfirme ? Gaïa Drums... ![]()
Pas mal
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Et me voici de retour pour (enfin) commenter ce chapitre de notre fic commune préférée. Vous allez me dire que je suis en retard, eh ben tant pis ! Parce que quand on projette de lire un chapitre du sieur FFF, il faut prévoir sa journée, comme pour les chapitres du sieur Capelle et des miens. Et moi, je n´ai pas beaucoup de temps !
Tout d´abord, je soulignerais le passage sur le soldat anonyme qui voit ses jours tragiquement écourté par un moine psychotique. En effet, cela ne va pas sans rappeler les chapitres d´un écrivain forumeur bien connu qui a pour manie d´introduire des innocents sans nom avec une durée de vie plus courte que la normale.
Le moine coupable est un sujet très interessant, et il est à parier que seule la mort saura laver ce pêché (selon les scénarios filmesques en vigueur). D´autant plus qu´il récidive en voulant sacrifier la jeune fille (dont les charmes ne le laisse pas de marbre si j´ai bien déchiffré les subtiles allusions du récit).
Autre passage qui m´a fait sourire, celui qui met en avant les jeux propagandistes Shinra. Après tout, quoi de mieux qu´un historien pour nous en parler, même s´il n´est pas le seul.
Le style s´améliore grandement tout au long des paragraphes bien que les répétitions soient toujours une plaie.
Les tournures de phrases sont toujours un régal typiquement caractéristique du roman FFFien.
Une question toutefois: comment Pâris connaît-il Tenshi ? Comment Asuke connaît-elle Achille ?
Et pour conclure, mention spéciale à la prison en carton pâte et à la Lime Extraordinaire qui ferait pâlir Walt Disney. J´espère que les rats ne comptent pas s´attaquer aux fondations des bâtiments Shinra, sinon c´est tout Midgar qui va se retrouver SDF. Heureusement, la pirouette stylistique précisant que la prison a été construite à la hâte permet àl´ensemble de rester crédible. Ouf ! Le ciel ne nous tombera pas sur la tête!
Très beau chapitre donc, même si on aurait souhaité connaître le déroulement de l´histoire pour les autres personnages.
Vivement la suite !