Chapitre 11 : une seconde nature
Gin et sa sœur restaient immobiles, se concentrant de leur maximum, pour parvenir à repérer l’adversaire. Dans un éclair de vivacité, Gin se jeta sur Cylia, et la plaqua au sol. Elle eu juste le temps de voir l’arme de l’officier frôler son visage, et elle tomba au sol.
- tu.. tu as pu le voir ? dit elle
- je l’ai sentit, en l’espace d’un seconde.
L’ennemi apparut de nouveau, en glissant sur le sol pour freiner sa course. Il s’en dégagea un épais nuage de fumée. Malgré l’adversaire redoutable qui leur faisait face, les pensées de Gin restaient tournées vers le vieil homme. Comment aurait-il pu rêver d’une telle personne, alors qu’il ne l’avait jamais vu, même jamais aperçu. Tout était encore bien confus, et il se forçait de se concentrer sur le combat. Selenn restait assis sur le coté, le regard en contrebas. Restant attentif aux faits et gestes du combat, il gardait une main sur ses armes de points.
- eh bien.. Que ressentez vous ? Commença l’officier.
- de la haine répondit Cylia
- de la curiosité rajouta Gin
- la mort, proche… termina Selenn, sans relever le regard.
L’agent tourna la tête vers le rebelle, qui venait enfin de prendre la parole. Il soupira lentement, et en une fraction de seconde, se plaqua contre le dos de Gin. Ce dernier restait pétrifié. Il pouvait sentir contre sa nuque, le canon froid et métallique d’un revolver. Cylia se retourna et vit la position de son frère. Elle fronça les sourcils, la situation semblait plus que périlleuse. D’autant plus que l’arme en possession de l’ennemi n’était rien d’autre que le colt de Selenn.
- co.. Comment as-tu pu le prendre ? S’étonna-t-elle.
- simple question de vitesse, répondit-il
Le jeune homme concerné venait de se lever. Il s’était saisit de son second fusil, et pratiquait quelques moulinets en s’approchant de sa cible.
- je crois que mes limites sont dépassées, soupira-t-il
- bien entendu, tu ne peux pas lutter…
- je parlais… de ma patience. Termina-t-il
Il releva la tête, et les deux frères découvrirent un visage tout à fait différent. Sa peau semblait plus sombre, ses yeux plus perçants. L’officier ne semblait guère s’inquiéter de ce changement, et continuait de ricaner. Il enclencha finalement un des balles du colt vers l’embouchure du canon. A ce son, Gin ferma les yeux, comme en concentration extrême, le silence s’était fait. Plus personne ne bougeait, en attendant un signe d’action de la part de l’ennemi. Après une longue période de trouble, Gin se décala sur le coté, et se saisit du bras de l’agent, qu’il cassa sur son épaule, ce dernier s’écroula par terre, et dut dans la foulée se jeter en arrière, pour éviter un coup de pied de la sœur, déchaînée. Aucun répit ne lui fut accordé. A peine s’était-il réceptionné plus loin, qu’une balle lui frôla la joue, lui faisant apparaître une longue égratignure rouge sur la peau. Alors qu’il portait la main sur cette blessure infime, comme pour s’assurer de son authenticité, il releva la tête, et aperçut Selenn tenant son fusil pointé vers lui, le canon encore fumant suite à la décharge.
- tu.. Tu l’as fait exprès c’est ça ? Je ne pense pas qu’un homme comme toi raterais un tir..
- … exact…
- … oui… professeur ? dit-il en se tournant vers le vieil homme, qui continuait de contempler le combat, loin de toute cette violence. Il soupira quelques secondes, et releva la tête, un léger sourire aux lèvres. Il reprit
- je… je vais perdre ce combat, je suis vraiment désolé.
Cylia et son frère écarquillèrent les yeux. Lui qui était plein de confiance et d’assurance au début du combat. Il aura suffit d’un affrontement avec Selenn, pour le dissuader. Cela n’avait aucun sens. Aucun des deux ne comprenait l’attitude de l’officier. Zelel semblait complètement perdu. Il regardait partout autour de lui, apeuré, il allait perdre le seul rempart qui le protégeait de ces combats. De longues gouttes de sueur lui perlaient sur le visage. Gin reporta son regard sur Selenn.
- c’est donc ça… ? Un général de midgar ?
Selenn affichait un certain rictus, sa main fortement empoignée sur la crosse de son magnum. L’officier, qui était dès lors à genoux, disparut encore une fois. Selenn fit volte face, et braqua son revolver sur la gauche, et sans même regarder, il appuya sur la détente. La balle trancha l’air, et vint se loger dans la jambe de l’agent, qui réapparut en tombant au sol, glissant sur une grande longueur à cause de sa vitesse.
- c’est… c’est bien ce que je pensais… les rumeurs sont donc vraies… une… une légende vi.. Vivante.
- tu m’énerves à courir comme ça… termina froidement Selenn, en faisant tournoyer son arme dans ses mains.
Il s’approchait lentement de son adversaire, qui gisait à présent à terre, immobilisé. Rapidement, il arriva à ses cotés, et sans plus attendre, lui traversa la boite crânienne d’une balle. Une giclée de sang vint tâcher le pavé, une fois de plus, et l’agent s’effondra. La rapidité et l’assurance dans cet acte, fit frémir Cylia et Gin, surpris par la froideur de leur compagnon. Selenn se tourna alors vers le professeur. Ce dernier, se voyant visé, recula précipitamment, et se prit les pieds dans la blouse. Il tomba au sol, et brandit ses mains tremblantes devant son visage. Gin arrêta son compagnon cette fois ci. Il brandit sa main devant lui.
- ne fait pas ça… il est inoffensif. Il n’a rien fait.
- il a fait bien plus que tu ne le penses Gin… répondit Selenn
- qu.. quoi ? s’étonna le rebelle. co.. comment le sais tu ?
- … plus tard pour les questions..
- … n..non attends. Laisse le partir. Je te ne laisserais pas le tuer.
Le général le dévisagea de longues secondes, puis en fermant les yeux, il rabattit son arme dans sa gaine, et soupira en se retournant.
- tu as tort…
Il revint près du cadavre de l’agent, et récupéra son second calibre. Cylia l’observait d’un œil suspicieux. Elle jeta un œil au scientifique. Ce dernier se leva puis s’enfuit en courant.
- Selenn… énigmatique… telle est sa seconde nature conclua-t-elle
- … il sait des choses… inquiétantes. Toute à l’heure l’agent parlait d’une légende vivante… peut-être nous répondra-t-il plus tard…
Le calme était revenu sur la place de la ville. Les habitants, qui avaient été confinés dans leurs habitations, sortirent timidement le nez par l’entrebâillement de leur porte. Et après s’être assurés de la tranquillité de la situation, ils s’aventurèrent au dehors, faisant cercle autour des trois jeunes rebelles. Ceux-ci s’observaient avec anxiétée. Finalement, Gin brisa le silence.
- allez, remballez vos affaires, on se tire.
Ses compagnons emboîtèrent le pas, et ils se dirigèrent vers la sortie de la ville, après avoir rassemblé leurs sacs respectifs, dans une marche silencieuse.
excusez moi j´ai pas trop d´inspiration j´espère que ça suffira à vos nécéssités, et dites moi ce qui ne va pas, que je reprenne le train de travail d´avant 