Chapitre 2 : la mission
Gin parcourait la ville tranquillement. De son pas posé et assuré. Après quelques minutes de marches, il se stoppa devant une maison en ruines. Dégageant quelques débris de la main, il parvint à passer la porte d’entrée, il jeta son mégot à l’entrée. Une fois à l’intérieur, il balaya la pièce du regard. La pièce était sans dessus dessous, des meubles en morceaux, le sol caché par une couche de poussière. La plafond ainsi que les murs se lézardaient en plusieurs endroits.
Gin : tray ! tray tu es là ?
Un bruit se fit entendre dans la pièce voisine. Une ombre s’approcha, laissant apparaître un jeune homme, les cheveux bruns et courts. Une barbe de trois jours recouvrait sa peau blanche. Des yeux d’un vert absorbant, dégageaient une aura bienfaisante. Il se déplaçait sur une chaise roulante branlante depuis l’amputation de sa jambe droite, grinçant à chaque tour de roue.
Tray : gin, gin c’est bien toi ?
Gin : ha ha te voila enfin. Comment vas-tu ?
Ils se serrèrent fermement la main, tout en se prenant dans les bras.
Tray : ça peut aller. Comment va le groupe ?
Gin : je dois justement aller les voir mais j’ai fait un saut chez toi. Le chef nous demande je ne sais pas encore pourquoi.
Tray : fait bien attention à toi gin, ne fait pas les mêmes erreurs que moi.
S’avançant un peu plus dans la lumière, il dévoila une anatomie meurtrie. Plusieurs balafres apparaissaient sur son torse. De nombreuses coupures et traces de brûlures évidentes parsemaient ses avants bras. Il parcourait ses membres du regard.
Gin : … je ferais attention
Tray : je compte sur toi. Allez va maintenant, tu es déjà en retard.
Gin : prends soin de toi tray.
Il fit volte face après avoir regardé son compagnon de longues secondes, et sortit des ruines environnantes. Pressant le pas, traversant nombres de rues, il arriva finalement à la planque, Un simple bâtiment désolé comme tant d’autres ici. Il poussa la porte blanchie par le temps, et entra d’un pas lourd. Une grande salle, légèrement éclairée par la lumière d’ampoules au bord de la rupture, Elles vacillaient fortement, projetant des flashs sur les 4 murs. Un groupe de 5 personnes était disposé autour d’une large table en vieux bois, écoutant les paroles d’un homme debout devant eux. Quand il aperçu Gin, il se détacha de son discours et avança vers le garçon. Un homme d’une vingtaine d’années, ses cheveux cachés sous un large bandeau surmontaient des yeux perçants qui donnaient l’impression de sonder l’âme au plus profond. Son visage fin était ancré sur de larges épaules tombantes.
Gin : salut chef. Comment va ?
Alex : ça ne va pas du tout Gin, ton comportement n’est pas tolérable, surtout avec les problèmes recensés aux dernières nouvelles.
Gin : des problèmes il y en a tous les jours.
Alex : ceux-ci sont d’un autre tour de main.
Cylia, assise à la table au centre se leva, accompagné des autres résistants présents. 4 autres « hors la loi » selon la tyrannie exercée en cette ville.
Cylia : alors. Dites nous de quoi il s’agit maintenant que Gin est là.
Alex : … le gouvernement nous recherche activement. Il a redoublé d’effort depuis peu et les primes pour nos têtes ne cessent d’augmenter. cela concerne également les anciens résistants, je pense surtout à tray. Nous sommes considérés comme terroristes, tout cela parce que notre rébellion va à l’encontre de la tyrannie occupante.
Il porta son regard sur gin et sa sœur
Alex : la paix qu’avait ramenée autrefois votre père a duré un temps, mais quelques dizaines d’années plus tard, le régime reprenait sa place prédominante. Comme vous le savez, la résistance est présente dans toute la ville. En réalité, soixante dix pour cents de la population des taudis œuvre dans cette résistance. Un groupe du secteur 5 a réussit à infiltrer un de leur membre dans l’administration gouvernementale.
Gin : c’est une bonne nouvelle non ?
Alex : c’est qu’on y a trouvé des choses inquiétantes.
Le chef se mit alors face à Gin et cylia. Un air grave avait prit part de son visage.
Alex : énormément de dossiers se rapportent à vous.
Cylia : nous ? !
Gin : pourquoi ça ?
Alex : nous n’en savons encore rien, mais il se prépare quelque chose c’est sûr. Plusieurs dossiers, renseignements, photos. Il semblerait que vous soyez particulièrement dans l’objectif de l’état.
Un silence pesant s’était installé dans la pièce. Tous regardaient les regardaient avec gravité.
Gin : nous ? Observés ? Ça expliquerait les soldats de cette après midi.
Alex : en creusant un peu plus l’affaire, on a découvert autre chose. Un projet, le projet 0. Son importance et sa haute surveillance ne nous ont pas permis de nous en approcher, mais il semble que l’état lui porte une importance capitale.
Cylia : qu’est ce que ces véreux ont derrière la tête…
Gin : …
Ils se contemplaient les uns les autres, les questions tournoyaient dans leurs esprits. Soudain, une puissante explosion retentit juste au dessus d’eux, emportant une partie du plafond. Tous se jetèrent en arrière, pour s’éloigner de la zone d’impact, évitant ainsi les débris du plafond partit en fumée.
Alex : les soldats ? Ils ont trouvé notre planque ? !
Cylia : ça sent le coup fourré…
Gin : ça va saigner.
Ils sortirent tous leurs armes respectives, se tenant sur leurs gardes. De longues secondes s’écoulèrent dans un silence tendu. Un seul homme sauta dans la pièce, passant par le trou précédemment ouvert dans le toit. Un homme, blond les cheveux courts, le regard vague. Paradoxalement, la situation actuelle ne semblait guère le gêner et il paraissait parfaitement décontracté. Habillé de larges vêtements sombres, il tenait accroché dans le dos un long bâton de métal, scintillant au rythme des ampoules. Gin sortit une nouvelle cigarette de son paquet pour l’allumer immédiatement, tout en regardant l’homme fixement.
Gin : … génial… ils nous envoient les officiers maintenant…
Cylia : la journée aura été chargée en évènements.
Alex : celui là c’est un gros morceau.
Officier : il n’y a pas matière à discussion. Je suis venu chercher les strife. Vous autres ne m’intéressez pas.
Gin : tiens tiens… à notre recherche ? C’est qu’on commence à être célèbres Cylia.
Cylia : c’est pas vraiment à notre avantage aussi. Pourquoi nous ?
Officier : … je n’en sais absolument rien, on m’a donné l’ordre de vous ramener sans vous tuer.
Gin : trop aimable.
Alex : tu vas subir la raclée de ta vie mon pauvre.
Officier : tu crois ?
En un éclair, il se trouvait dans le dos d’alex, il délogea son arme de son dos, et d’un mouvement circulaire, frappa le flanc du chef, propulsant ce dernier dans le mur d’à coté. Il tomba au sol. Un léger saignement découlait de sa bouche. Il se releva, portant la main droite à sa hanche.
Alex : Gin ! Cylia, surtout n’engagez pas le combat, c’est vous qu’il veut. Je ne crois aps que vous soyez de taille, bien que plus forts que moi, mais la force d’un officier est réellement supérieure à la norme
Cylia : Alex…
Officier : je n’ai pas envie de perdre de temps avec toi
Alex : et pourtant… il faudra bien.
Il sortit deux anneaux, frappés d’un coté tranchant et d’un autre plat pour la prise en main. Entourant ses poings de ses deux armes, il se lança sur son adversaire. Arrivé devant lui, il fit une roulade au sol, contournant la garde de l’officier, et se retrouva sur son flanc. Il enfonça son poing dans la hanche, les lames déchirèrent la peau, laissant le sang couler sur les bras d’alex. L’agent s’en écarta rapidement. Il portait le regard sur la plaie profonde qu’on venait de lui affliger, et d’un sourire, il l’entoura d’un foulard serré.
Officier : œil pour œil.
Alex : t’as tout comprit.
Le chef se précipita de nouveau sur l’homme et abattit sur lui ses poings perforateurs, son adversaire y opposa son bâton métallique, bloquant ainsi l’offensive, et porta son arme au niveau du sol, pour ensuite faucher les pieds d’Alex d’un mouvement circulaire. Ce dernier s’écroula violemment au sol, et avant d’avoir pu réagir, il se vit planter la barre de métal dans l’estomac, traversant tout son corps, pour venir frapper le sol à l’opposé.
Alex : aah… je… je suis mort.
Gin : alex… nous aussi sommes au dessus des normes.
Cylia : on ne va quand même pas te laisser tuer par cet homme de main.
Officier : bien. Passons aux choses sérieuses.
Gin : alex. Tiens le coup.
Officier : ne t’inquiètes pas, je n’ai touché aucune organes vitales, c’était juste une provocation pour vous pousser au combat.
Cylia : tu risques de le regretter.
Gin s’élança sans plus attendre, et abattit son épée sur l’agent. Ce dernier esquiva en se jetant sur la gauche. Au moment de se relever, Cylia lui défonça la mâchoire d’un coup de pied sans relâche. Projeté en arrière, il s’étala sur le sol poussiéreux, un peu plus loin. Prenant appui sur son genou, il se redressa, passa un coup de main sur ses vêtements, et reprit son bâton en main, un sourire accroché aux lèvres.
Officier : quel dommage de ne pas pouvoir vous tuer…
Gin : ce type…