Morgane ouvrit lentement la porte et colla sa tête au niveau de l’encolure de sorte que de son œil gauche, elle puisse voir ce qu’il se tramait dans le couloir. Il paraissait vide à première vue, mais n’était-ce qu’une impression ?
Morgane : Je ne suis pas sur que le couloir soit dégagé.
Barnabé : Comment va t’on faire alors pour … Lâche moi !
Morgane attrapa vivement Barnabé au bras, ouvrit en grand la porte avec son autre bras et balança Barnabé dans le couloir. Ce dernier, ne savant ce qui allait arriver s’assit au sol, se recroquevilla et se mit à pleurer, appelant sa mère.
Morgane : Si c’est pas malheureux de voir ça.
Barnabé : Ben . . tu . . tu m’as envoyé dehors et j’aurai pu mourir … Voir pire encore …. C’est pour ça que je pleure.
Morgane : Je ne te parle pas de ça. Enfin si, tu as effectivement pleurer, mais cela ne viens pas des yeux.
Barnabé : ( regarde au niveau de son entre-jambe ) … oh . . je vois … Aide-moi à me relever.
Morgane : … Compte là dessus ! . .. Je ne . . te toucherai pas.
A ces mots, Barnabé se releva et suivit Morgane qui avait déjà commencée à s’aventurer dans le couloir, voulant atteindre la cage d’escalier la plus proche. Au bout de quelques mètres, toujours avançant doucement, de peur de faire une mauvaise rencontre, ils arrivèrent devant une porte qui indiquait clairement que se trouvaient devant eux les escaliers recherchés. Morgane, face à la porte, retourna sa tête lentement vers son compagnon, qui, à l’aide de sa chemise, essayait de nettoyer son pantalon. Ce dernier, relevant la tête, fit un signe négatif de la tête de plus en plus nerveusement, mais comme il s’y attendait …
AHHHHHHHHHHHHHH
Barnabé : Arrête de me balancer à tout va ! Y’en a marre !
Morgane : tu veux qu’on survive ou pas ?
Barnabé : Oh attends une seconde, rectifie ta phrase, TU … veux survivre …
Morgane : Je ne contredirai pas ce que tu dis. Bon, il nous faut nous armer, parce qu’avec ton lance cure-dent, nous n’irons pas très loin.
Barnabé : Arrête, sans arme, j’ai déjà réussi à faire Midgard Junon …. En . . en avion, mais là n’est pas l’intérêt.
Morgane : C’est pas si simple.
En effet, il fallait savoir que cette tour était divisée en deux. Tous les employés, salariés moyennement qualifiés ou touchant des salaires proches du SMIC travaillaient dans la partie de l’établissement comptant les 60 premiers étages. Après ces étages, le complexe devenait plus secret, avec des agents armés jusqu’aux dents, des complexes scientifiques, d’expérimentation sur les armes, la biochimie et donc cette partie se devait d’être séparée du reste de l’immeuble. C’est la raison pour laquelle des portes blindées ont été installése au niveau du 59ème étage, contrôlant les accès des cages d’ascenseurs et d’escaliers, et tout ceci, contrôlé par électricité. Le générateur étant en panne, il n’y a donc aucun moyen de descendre.
Barnabé : J’ai compris ! … Faut sauter !
Morgane : Si tu veux ….. Reviens là ! Tu ne sauteras pas ! …. Il nous faut atteindre le 63ème étage. C’est ici que se trouve le dépôt d´armes le plus proche. Nous redescendrons ensuite au 61ème étage pour prendre le matériel nécessaire à la réparation du générateur.
Barnabé : Oua … T’en connais un rayon ! Tu fais quoi dans cette tour ?
Morgane : … Ch’suis euh …. Stagiaire par intermédiaire de la résultante du . .
Barnabé : Hum !
Morgane : Concierge … Bon . . Ne traînons pas …
Barnabé : Ah . . Y’a des traces rouges gluantes sur les escaliers.
Morgane : … ? … C’est pourtant pas la semaine où je suis censée avoir mes ragnagnas …
Barnabé : Oh non, c’est vraiment énorme … Et puis . . ça … ça un ………………… goût bizarre.
Morgane : Tu me fais peur là ! ( Elle prend une porte entre deux marches. )
Barnabé : Depuis quand ils installent des toilettes dans les escaliers ?
Ils montèrent les escaliers et ils finirent à l’étage supérieur. Par analyse, elle savait qu’il n’y avait rien à cet étage. D’où venaient alors ces bruits de pas derrière ? Morgane se retourna tout doucement, faisant signe à Barnabé, en sanglot, de ne faire de bruit. Au loin, on vit une chose, un membre, au recoin d’un couloir. C’était vraisemblablement une jambe. Elle était verte, et recouverte de cloques. Le reste du corps vint enfin. C’était un être monstrueux, d’une taille moyenne, de grands yeux globuleux jaunes retenait toute l’attention. Ce dernier mit ses griffes bien en évidence.
Morgane : C’est un des monstres qui s’est échappé du circuit touristique ! … A moins que …
Barnabé : A moins que ? . . Ce soit un fruit des scientifiques de la Shin-Ra ?
Morgane : Non non. Juste, du fait qu’il possède un badge, c’est peut-être Francky, qui bosse aux ordures.
L’être, toujours à une lointaine distance de nos héros …. Baissa ses bras ….. et sortit une chose, un objet cubique, et visa les 2 protagonistes avec. Un rayon lumineux, blanc et très puissant vint en direction de Barnabé et Morgane qui furent aveuglés par ce flot.
Barnabé : On est aveugle ! . MAMAN ! On va mourir ! Se désintégrer ! Se . . Se . . ah . . Je vois mieux.
Morgane : Oui, c’est bien ce que je pensais . . C’était un monstre appartenant au circuit touristique de la tour.
Barnabé : Ah ? . . Et comment tu le sai*
Morgane : Il vient de nous prendre en photo.
Barnabé : Ah ….
Le monstre traversa le couloir et disparut, tranquillement, sans quelconque signe distinctif de menace flagrante.
Barnabé : Ah . . Ben ils sont sympas à ce que je vois.
Morgane : Peut-être pas tous non … Reste quand même sur tes gardes.
Barnabé : Sur mes gardes . . Je ne peux pas. Je suis le supérieur d’aucun employé de la sécurité, et puis . . De toute façon, ils sont tous morts.
Pendant qu’ils discutaient, au recoin d’un autre couloir, derrière eux, le même monstre apparut, cette fois d’un air encore plus menaçant. Nos deux héros ne le virent pas. C’est la raison pour laquelle la bête en question s’avança, doucement, sur la pointe des pattes, vers eux, pour les déchiqueter en mille morceaux, telle une bête féroce, un prédateur, un marchand du Souk de Tunis.
Morgane : T’est vraiment nul, tu comprends rien.
Barnabé : Mais c’est pas moi qui !
Morgane : Oh . . Laisse tomber veux-tu ?
Barnabé : Si c’est demandé si gentiment …
A ces mots, il laissa tomber son fusil qu’il avait entre les mains. Son impact sur le sol déclencha un tir. La balle fusa à travers la fumée que dégageait le canon et vint s’empêtrer dans la chaire écailleuse du monstre qui allait sauter sur ses deux proies. Le monstre virevolta et s’écrasa dans une gerbe de sang verte sur le mur opposé.
Morgane : Tu vois, il voulait nous tuer ! … Ah moins que …
Barnabé : A moins que ? … Il voulait nous ramener à ces chefs pour nous transformer ?
Morgane : Non non, à moins que ce soit Francky qui voulait nous demander l’heure.
Barnabé : Non, regarde, il a une boîte vide ! C’est significatif ça !
Morgane : Oui …C’était un monstre . . Il voulait un souvenir …
Barnabé : … Le pauvre, si au moins il avait su qu’il y avait une boutique en bas …
Morgane : C’est trop tard maintenant … Bon, nous y sommes . . Allons-y.
Ils se dirigèrent vers la salle en question, s’armer et ainsi affronter leur destin pour sortir de La …. Tour !