CHAPITRE 3 : . .... SOLDAT . .....
Le nuage de poussière se dissipa. Barnabé, appeuré, de la morve coulant sous son nez en tombant dans la bouche finit par se lever et aperçut devant lui toute une flopée de gens en armes avancer vers les cages d´escalier. George avança contre ce flot humain pour aller voir son vigile préféré.
Barnabé : C´est la guerre, c´est ça ? C´est la guerre ?
George : Non, Barnabé. Presque . . Ces hommes sont du SOLDAT.
Barnabé : Oui, ben pas la peine de me le crier dans l´oreille hein.
George : Désolé, c´est la façon d´écrire SOLDAT qui le veut.
Barnabé : Ah . . Et pourquoi sont-ils là ?
George : Oh rien, une tentative d´effraction avec un sujet expérimental, le meurtre de plusieurs de vos collègues de bureaux et le faites d´avoir fait joujou avec un puzzle géant de Midgard.
Barnabé : Je ne vois pas qui aurait pu . .... Cet homme avec une boite de conserve troué gravé sur la main m´avait l´air trés gentilhomme.
Alors que la conversation était loin d´être terminée entre les deux personnages concernés, un homme au long manteau en velour pourpre, trés caractéristique des années disco de Kalm, vint dans le hall, muni d´un long canon et d´une grosse paire de grenade. Je tiens à préciser que ces détails sont involontairement ressemblants à ceux d´une banane et de ses . . Enfin . . je me comprends. Orné de ses lunettes de soleil, il scruta délicatement la salle, du moins en partie, ce dernier étant atteint d´une crampe l´instant qui suivi, et il aperçut enfin notre héros. Il se dirigea vers se dernier, faisant craquer ses doigts de la main par la même occasion. George l´apperçut avant que ce dernier ne s´arrête.
George : Ah, Barnabé, je vous présente . ..
L´homme en question mis une grosse droite à Barnabé. Le pauvre homme tomba à terre assez sonné, mais il finit par se relever, se tatonnant en même temps la lèvre, de peur qu´elle ne saigne. Petite nature va.
Barnabé : Répète moi ça, j´ai pas compris.
L´homme aquiesça d´un mouvement de la tête et lui remis une droite. Cette fois ci Barnabé tomba pour ne se relever. Il était évanoui.
George : Hmm, Yves, je crois qu´il avait dit " répète moi " . . Et non " re-pète moi " . . non pas que je ne veuille contester tes actio*
Yves : ( il tourna la tête lentement vers George ) . .. t´en veux une aussi ?
George : Sans façon . ..
Yves : Je peux t´en mettre autant en cent qu´en mille façons.
George : Non, t´as pas compris, c´est juste que . ..
Yves, comme précédemment, acquiesça de la tête une nouvelle fois, et n´attendant que George ne conteste une nouvelle fois, il lui décocha un hupercut dans le menton. L´homme vola en éclat pour venir s´écraser sur Barnabé, qui était déjà étalé dans sa bave.
Quelques minutes plus tard Barnabé se réveilla. Il s´étira pour détendre ses muscles avant de crier de douleur en touchant son visage, couvert de bleu. Essayant de marcher, il remarqua que son pantalon était baissé. Relevant la tête, il vit au loin l´homme en manteau de velour, se retourner élégament, remettant en place la braguette de son pantalon. Cette homme disparut dans les ténèbres de la nuit avant que sa tête, dépourvu de tout corps se fit éjecter dans le hall dans une gerbe de sang à la suite d´un mistérieux crissement de pneu de voiture au dehors suivit d´un choc et d´un cri affreux.
Cela faisait maintenant quelques minutes que les SOLDATS étaient montés dans les étages supérieurs. Les personnes présentes dans le hall n´avaient encore entendu le moindre coup de feu.
George : Ce n´est pas nette, je sens qu´il y a un soucis . .
Igor : ( rentrant dans le hall ) . Dit, par soucis d´esthétique, j´ai enlevé tout ces boitiers qui accrochaient les armes des SOLDATS.
George : ( il se retourna et ouvrit grand les yeux ) . . Dit moi Ducon, c´est pas ce qu´on appelerait . . des " chargeurs " ?
Igor : Héhé, ah non ! On me l´a fait pas celle là ! Un chargeur ça se branche au mur par une prise et c´est pas pour les armes mais pour les téléphones.
George : Ah . . Autant pour moi alors .
Igor : c´est pour ça que je leur ai mis des petits motorolas à la place des chargeurs. Au moins, leurs armes sont chargés vous voyez.
George ouvrit encore plus grand les yeux et leva la tête lorsqu´il entendit des salves de mitraillettes suivis de cris d´agonies de la part des SOLDAT envoyés en haut de l´immeuble. A ce moment là George s´en alla voir barnabé et le tint par le col de sa chemise déjà assez froissée et tâchée par son propre sang.
George : Vous savez combien ça va leur couter en assurance vie aux SOLDAT ?
Barnabé : Je sais pas . .. En tout cas plus que votre salaire mensuel ?
George : Vous n´en valez pas la peine. Mais attention Barnabé ! La prochaine erreur et c´est la porte !
George et Barnabé se turent et regardèrent l´entrée du hall. Il n´y avait effectivement qu´un gros trou, donc, par prédilection, plus de porte.
George : Bon, vous restez là jusqu´à ce qu´on la répare, je n´en ai pas fini avec vous . .