Francis Cabrel
Je t´aimais, je t´aime et je t´aimerai
Mon enfant nue sur les galets
Le vent dans tes cheveux défaits
Comme un printemps sur mon trajet
Un diamant tombé d´un coffret
Seule la lumière pourrait
Défaire nos repères secrets
Où mes doigts pris sur tes poignets
Je t´aimais, je t´aime et je t´aimerai
Et quoique tu fasses
L´amour est partout où tu regardes
Dans les moindres recoins de l´espace
Dans le moindre rêve où tu t´attardes
L´amour comme s´il en pleuvait
Nu sur les galets
Le ciel prétend qu´il te connaît
Il est si beau c´est sûrement vrai
Lui qui ne s´approche jamais
Je l´ai vu pris dans tes filets
Le monde a tellement de regrets
Tellement de choses qu´on promet
Une seule pour laquelle je suis fait
Je t´aimais, je t´aime et je t´aimerai
Et quoique tu fasses
L´amour est partout où tu regardes
Dans les moindres recoins de l´espace
Dans le moindre rêve où tu t´attardes
L´amour comme s´il en pleuvait
Nu sur les galets
On s´envolera du même quai
Les yeux dans les mêmes reflets
Pour cette vie et celle d´après
Tu seras mon unique projet
Je m´en irai poser tes portraits
À tous les plafonds de tous les palais
Sur tous les murs que je trouverai
Et juste en dessous, j´écrirai
Que seule la lumière pourrait...
Et mes doigts pris sur tes poignets
Je t´aimais, je t´aime et je t´aimerai
bon je mets une ou deux chansons de passi ^^
PASSI je zap et je matte
Cablé sur télé, l´image, le son sont mes spectres,
les programmes, je becte les directs je m´injecte.
Je suis un enfant d´la télé, fonce-dé aux rediffusés,
Flash-back dans le passé, conditionné, barbé
aux sagas des séries aux bang bang à l´américaine,
Starsky, Star Trek et tout ce qui engrène.
Pose une question pour un champion,
parle moi d´émissions,
Argot Margot, je connaîs les ragots,
je suis barjot comme Columbo.
Comme un Lundi, un Samedi mat ou le jour du Seigneur,
je suis un téléphile Au delà du réel,
Télé-commandant chez les zappeurs.
A cause de leurs bétises, mon crane
est un bouillon de Culture Pub.
Dansles films je veux du feu, de l´amour et de l´aventure.
{Refrain:}
La Une, la Deux m´ont pris dans leur jeu
La Trois, la Quatre je zappe et je mate
La Cinq, la Six en sont les complices
Beaucoup d´argent, de guerre et de sexe à la télé
La Une, la Deux m´ont pris dans leur jeu
La Trois, la Quatre je zappe et je mate
La Cinq, la Six en sont les complices
Câblé, Survolté, j´ai le syndrôme du canapé
Stade 2, télé allumée, même sous la couette, elle m´apelle,
19/20, je suis avec elle, comme à minuit ou 14 heures.
Quand je me lève en jogging, je veux des Matins Bonheur,
marié, deux enfants, faire du téléshopping.
Moi, Chapeau melon, des pompes en cuir,
un papa connu comme Cousteau,
je veux des jumeaux Heckel Jeckel, un Cosby Show.
Mon chien s´ra Scoubidou, se tapera Lassie,
des histoires naturelles dans ma maison dans la prairie.
Placer ma Famille en or haut dans la Pyramide,
sortir de la Zone interdite et des histoires stupides,
un beau cabriolet d´Amour, Gloire, et Beauté.
Oui, je suis matérialiste,
je veux ce que je vois dans le poste,
Les couleurs de mon pays,
Saga Cité, m´ont trop traîné au poste.
Je lance la Roue de la Fortune, j´ai ma chance dans la chanson,
mes lettres valent du chiffre, je hais les artistes à deux francs,
Fa Si La Chanter, tocard,
je mets ton clip sur le Boulevard.
{au Refrain}
Troisième mi-temp, Tout le sport, je suis fou de Téléfoot,
je suis la Télé le Dimanche,
L´équipe du Dimanche me branche.
J´erre dans la Marche du siècle, parle moi de Capital.
Y a trop de Bluff dans nos pages,
les magazines, les reportages,
tout est possible, manipulé sous projecteurs,
controlé à la télé et Nulle par Ailleurs.
T´y crois, t´y crois pas, Sans aucun doute ça se discute.
Taratata, j´abâts les masques, butte l´image qui percute.
Oui, l´audimat n´est qu´une histoire de gent-ar.
Gag vidéo, moi je suis pas un Guignol du Flash Info,
sors ton Oeil du cyclone, t´as perdu de vue le vrai du faux,
quand tous les médias bosseront bien, je serais temoins N°1.
{au Refrain}
Le maton me guette
Les menotes, les notes, la machine à taper,
ton nom, prénom, naissance, nationalité
Poches vidées, ensuite lacets, ceinture, enlevés.
Feux d´artifice, c´est l´armistice, le pays est en fête.
Pour moi, la fête en garde à vue, dans les cages de la police,
9 heures-11 heures, Parle! Ton nom est sur le tas.
J´ai fait 6 pas dans l´enfer des galères, la poisse.
Les empreintes, les plaintes, et de tribunal,
ma famille et mes proches en soutien principal.
Pin-Pon, Pin-Pon, les flics s´éclatent, roulent à fond
Bon, mon avocat est clair, mais le juge percévère,
il est vingts heures, mon matricule : 49203
J´entre en cellule, D128, la porte claque, mon cœur bat.
Mon cousin 49204 me parle de date, me mate,
enchaîne, soleil, bizness et rates.
Le trouble est dans ma tête! et le maton me guette.
{Refrain:}
Mon corps est enferme, seule mon âme peut voguer.
Barreaux, porte bloquée, ma vie est bloquée.
Un œil dans l´œillet, j´entend le bruit des clés.
Les jours se répètent est le maton te guette.
Mon corps est enfermé, seule mon âme peut voguer.
Barreaux, porte bloquée, ma vie est bloquée.
Le trouble est dans ma tête, et le maton te guette.
Première nuit, matelas pourri, lits superposés,
carreaux cassés, des rats passent sous mes pieds.
Au réveil, j´ai comme la corde au coup, dans cette cage qui fouette.
Dans la cour, les corbeaux, les mouettes font la fête.
Tous leurs " Croa, Croa" résonnent encore derrière les portes du pénitencier.
Dans ma tête : gamelle, parloir, courrier, tourner.
Visite médicale : anormal est mon état,
zéro au moral, plus la matinale gaule,
mes dents me font mal, j´ai des boutons dans le dos.
Passi fait les 100 pas, parmi les prisonniers.
3 mètres de mur, 2 de grillage et 1 de barbelé,
8 douches dans le mois, en sueur sans bouger.
Soiré télé, couché, soleil d´été, levé.
Mon neveu, que je n´ai pas vu naître, au parloir me rend ouf.
Dans ces murs, l´odeur des chiottes, du sale, de la bouffe,
j´étouffe dans ce goulag, la cellule, le stalag.
Les jours se répètent... Et le maton te guette.
{au Refrain}
Trahi, ma vie, mon nom salis, comme si j´étais un assassin.
C´est comme perdre une partie de poker contre SATAN.
Dans cette merde en chien, traité en moins que rien.
Certains sortent, puis reviennent de nouveau sous écrou.
Dans ma cellule un camé prend un cachet à chaque gamelle.
Aux nouvelles? Un suicidé, évacué, menotté, c´est le dawa.
Enfin paquetage, libérage pour 49203.
Ah PASSI, t´es sorti !
Ah!... Ca faisait des mois.
J´ai remis du net, ma casquette et mes blanches baskets.
J´erre au vert et j´ai encore moins le goût pour la fête.
Autour, toujours nos embrouillesde re-beus et négros,
et le B de bleu sonne avec le B de barreaux.
Je dois signer, dire présent une fois par semaine,
que personne m´engrene :
je dois pas me faire serrer avant mon jugement.
Chez nous leçon, ne dis jamais : " ça y est, c´est fini,
ça m´arrivera pas, pas à moi, j´pourrais pas béton!"
Donc à tous les lascars qui ont tourné dans le noir,
à toutes les familles qui attendaient au parloir,
à tous les concernés par ce genre d´histoire :
Bonne chance si tu passes devant la barre !
Judas fut le mauvais œil pour l´homme de Nazareth.
Toi, n´oublie jamais que le maton nous guette.
{au Refrain}
J´ai pas ta voix, encore moins la vision,
mais la mine de ton crayon m´offre une brève évasion.
Mon corps est détenu, mais mon âme et mon esprit
peuvent rejoindre l´horizon, dans une brève évasion.
Donc, à tous ceux qui ont galèré et qui galèrent en prison,
à tous ceux qui te soutiennent pour pas que tu pètes les plombs.
Et le maton te guette.
Tout le temps, tant de hargne, tout le temps, tant de larmes,
une pensée aux disparus, une pensée aux enfermés.
Bois-d´Arcy, Osny, Fresnes, Fleury, Santé, Nanterre,
les Baumettes et les autres zon-zons. Et le maton te guette.
Parloir, courrier, tourner, c´est la merde, tu le sais,
dans tous les quartiers, quand le maton te guette...
voila ![]()
CINEMA STRANGE
En hiver
I love to hate you! I am in winter. Frostbite hath claimed me, succumb to numbness!
Freezing men don´t laugh at murder! . ..Bleeding naked in the bathtub! Open windows tempt the savory! Women´s heads float just as easily!
Within the confines of crystal, reflected is my loathing! Under ice and still, chill waters fish bite stiff men and children!
Freezing men don´t laugh at murder! . ..Bleeding naked in the bathtub! Open windows tempt the savory! Women´s heads float just as easily!
In the fog, in the woods, at midnight, in a land where it´s always winter, I cut the thin skin of my ankles and the wind follows me like army. Lashing like a bullwhip in the arctic, I fling icicles like bee-sting! Stuck under glass, in the sphere, in the snowstorm, I shut my eyes and sleep in sleet!
Freezing men don´t laugh at murder! . ..Bleeding naked in the bathtub! Open windows tempt the savory! Women´s heads float just as easily!
There´s a place in your heart
And I know that it is love
And this place could be much
Brighter than tomorrow
And if you really try
You´ll find there´s no need to cry
In this place you´ll feel
There´s no hurt or sorrow
There are ways to get there
If you care enough for the living
Make a little space
Make a better place...
Heal the world
Make it a better place
For you and for me
And the entire human race
There are people dying
If you care enough for the living
Make a better place
For you and for me
If you want to know why
There´s a love that cannot lie
Love is strong
It only cares of joyful giving
If we try we shall see
In this bliss we cannot feel
Fear or dread
We stop existing and start living
Then it feels that always
Love´s enough for us growing
So make a better world
Make a better world...
Heal the world
Make it a better place
For you and for me
And the entire human race
There are people dying
If you care enough for the living
Make a better place
For you and for me
And the dream we were conceived in
Will reveal a joyful face
And the world we once believed in
Will shine again in grace
Then why do we keep strangling life
Wound this earth crucify its soul
Though it´s plain to see
This world is heavenly
Be God´s glow
We could fly so high
Let our spirits never die
In my heart
I feel you are all my brothers
Create a world with no fear Together we cry happy tears
See the nations turn their swords
Into plowshares
We could really get there
If you cared enough for the living
Make a little space
To make a better place...
Heal the world
Make it a better place
For you and for me
And the entire human race
There are people dying
If you care enough for the living
Make a better place
For you and for me
Heal the world
Make it a better place
For you and for me
And the entire human race
There are people dying
If you care enough for the living
Make a better place
For you and for me
Heal the world
Make it a better place
For you and for me
And the entire human race
There are people dying
If you care enough for the living
Make a better place
For you and for me
There are people dying
If you care enough for the living
Make a better place
For you and for me
There are people dying
If you care enough for the living
Make a better place
For you and for me
You and for me
You and for me
You and for me
You and for me
You and for me
You and for me
You and for me
You and for me
You and for me
You and for me
You and for me
Michael Jackson - Heal The World
Album : Dangerous
1991
Merci de l´avoir mis ![]()
pleymo : POLYESTER MÔME
Retour au bercail en pleine époque anorak !
Bol-coupe, mon froque, mon chandail
Un pull-over flanqué d´un pelle tarte col
Tssss ! l´animal est animé, d´une âme qui fane sans luminosité
L´enfant blasé doté d´un ? il clair est -il surdoué ?
Né programmé pour tout cramer, génération d´agités
Son cerveau n´a pas de faille il envisage le monde adulte
Stock le choc et les détails des images que les grands occultent
Tssss ! l´angelot est habité d´un savoir hors de portée
En lui résonne le désir d´une révolution déjantée !
Né programmé pour tout cramer, génération d´agités
Polyester môme
On ne le flatte pas on rit de lui
La différence inquiète les gosses bêtes
Qui se payent sa tête par jalousie il en pâtit et le mal se reflète
L´incube est en danger, clair ! pour les visions qui lui incombent
Rock est un môme en bombe mais doit rester poli et s´ taire
Né programmé pour tout cramer, génération d´agités
Polyester môme
La vie coule lancinante, et doucement il s´encimente
L´atrophie l´aimante, gentiment il déjante.
Balbutiements de pensées, tu souffres de pas assez
Un gouffre à panser, sentiments dus au passé
Dépassés seront ceux qui refusent de tracer
D´avancer de marcher, de vouloir surpasser
Dépassés seront ceux qui ne pensent qu´à eux
Qui n´écoutent que les faits qui n´exaucent pas leurs veux
Dépassés seront ceux qui se cachent et qui cachent
Des milliards de dollars sous plumards et qui crachent
Dépassés seront les têtes de lard persuadés d´être bons
Ces gens qui s´la pètent et qui s´entêtent dans l´art
Polyester môme
Né programmé pour tout cramer / génération d´agités
Polyester môme
Poli et s´ taire, môme
children of bodom
LAKE BODOM
Get me some divison,
I called the dead by night to the god!
Allay the chaos!
Chains to my last victim!
Set up the lights on the way to the skies
Raising my sword to the lord!
calling your death in a black obsession,
the only way WOW!
RIGHT!
So wait for salvation
Coming to me!
Life to the saint,
Life for me!
Your lord,
who smashed this bloody god on earth,
is tonight by my side,
take me to the place to die for you,
and give me life in flames!
It´s black after light,
An Odysee of the end,
A lord of chaos to be,
Searching my dreams of the lifes in my vision
It´s a night of war, YEAH!
The son of the night was,
left to destroy
I wait now to destroy...
Say,
why this bloody god on earth,
is always by my side,
Take me to the place where I die for you.
YAAAAAWWWW!!!.
The last song of hate
Is a song of my heart
tonight´s gonna be,- yeah!
something wild!
Album sortie en 1981
Goldman
Jean-Jacques Goldman ( démodé ) :
Chanson numéro 1 : À l’envers
Temps : 3 minutes 52 secondes :
Paroles :
J’ai bu dans toutes mes tasses
J’ai goûté à tous les verres
J’ai perdu cent fois la face
Mais sans rien gagner derrière
J’voudrais bien trouver ma place
Naufragé cherche une terre
Déposer au milieu de l’angoisse
Y respirer un peu d’air
Autre part autre frontière
La tête à l’envers
J’fais jamais jamais jamais l’affaire.
J’suis tombé profond profond
J’croyais tout les zéros frères
Mais dans la jungle des bas-fonds
Rallume un peu la lumière
J’suis pas plus doué pour l’enfer
La tête à l’envers
J’fais jamais jamais jamais l’affaire.
J’ai cherché dans tous les livres
En long en larges et en travers
J’ai rien trouvé qui délivre
J’ai rien trouvé qui espère
J’t’ai pas dit les mots des autres
J’connais pas l’vocabulaire
Suffit pas d’être sincère
Y’a des façons des manières
J’suis pas doué j’sais pas faire
La tête à l’envers
J’fais jamais jamais jamais l’affaire.
Chanson numéro 2 : Sans un mot :
Temps : 3 minutes 27 secondes
Paroles :
À 15 ans on m’avait dit
Si t’es sage si t’es gentil
T’auras une mobylette
J’avais que ça dans la tête yéyé
Après ça l’automobile
Pour entré en faculté
Je me faisais pas de bile
La voix étais bien tracée yéyé
À 18 ans j’avais tout
Tout ce qu’ils auraient rêvé
Ils ont rien compris du tout
Quand un soir j’suis pas rentré Non non
J’étais pas des plus malins ni un super ambitieux
Mais n’espérer que demain à 20 ans c’est un peu yéyé
On nous gonflait la tête des désirs vulgaires
De pouvoirs et d’argent qu’on aurait mis à l’eau
Nous, on parlait de l’histoire liberté univers
Et on l’aurait donné notre vis sans un mot sans un mot
Si tu dis si tu dis ça
Si tu étudie cela
Pense à ce que qu’on veut de toi
Après ça tu choisiras yéyé
Le diplôme c’est pas tout
Tu sais il y a la vie aussi
Mais sache que sans le sou
Tu te paye une drôle de vie yéyé
Les filles et puis les bagnoles
Voilà déjà la moitié
De tout le temps que tu donnes
Mais t’as pas le temps d’y penser Non non
J’étais pas des plus malins ni un super ambitieux
Mais n’espérer que demain à 20 ans c’est un peu yéyé
On nous gonflait la tête des désirs vulgaires
De pouvoirs et d’argent qu’on aurait mis à l’eau
Nous, on parlait de l’histoire liberté univers
Et on l’aurait donné notre vis sans un mot sans un mot
Y’en a qui partent en Orient
En Afrique en Asie
Pour y soigner les enfants
Et pour s’y soigner aussi yéyé
Moi j’ai choisi la banlieue
Si tu crois que c’est facile
Viens donc vivre ici mon vieux
Oublies pas ta carabine Non non !
Et puis c’est partout pareil
C’est à prendre ou à laisser
La vie avant le sommeil
Le plaisir pour oublier yéyé
J’étais pas des plus malins ni un super ambitieux
Et je plains les plus malins et je plains les ambitieux
Et je plains les plus malins et je plains les ambitieux
Chanson numéro 3 : Brouillard
Temps :5 minutes 7 secondes
Paroles :
Brouillard et matin
Blanches et froides mes mains
Le poids du sac aux épaules
Brumes dans la tête
Les secondes et les gestes
Le froid qui brûle et qui frôle
L´heure n´est plus aux projets, regrets passés, oubliés rêves et délires
Si tu ne sais pas où tu vas, l´habitude est là pour te le dire
Muscle qui fatigue
C´est l´outil qui te guide
Le feu l´acier qui imposent
Douces dans la tête
Des voix, loin, te répètent
Il y a des rêves qu´on ose
L´heure n´est plus aux projets, regrets passés, oubliés rêves et délires
La route est là, ton pas claque pour de vrai, pour ne plus revenir
Je prendrais la nationale
Guidé par une évidence
Par une fièvre brutale et je partirai
Je prendrai les pluies du Sud
Pures et lourdes à bras le corps
Les tiédeurs et les brûlures et je renaîtrai
J´écouterai les secondes dans les pays arrêtés
Elles durent tout un monde, une éternité
Et quand j´atteindrai le terme quand le tour sera joué
Je n´aurai jamais plus jamais les yeux baissés
Oublier les visages
Regretter son sourire
Les larmes au coin de ses cils
Savoir briser partir
Pour ne jamais haïr
C´est tellement difficile
L´heure n´est plus aux projets, regrets passés, oubliés rêves et délires
La route est là, ton pas claque pour de vrai pour ne plus revenir
Chanson numéro 4 : Pas l’indifférence
Temps : 4 minutes 11 secondes
Paroles :
J´accepterai la douleur
D´accord aussi pour la peur
Je connais les conséquences
Et tant pis pour les pleurs
J´accepte quoiqu´il m´en coûte
Tout le pire du meilleur
Je prends les larmes et les doutes
Et risque tous les malheurs
Tout mais pas l´indifférence
Tout mais pas le temps qui meurt
Et les jours qui se ressemblent
Sans saveur et sans couleur
Et j´apprendrai les souffrances
Et j´apprendrai les brûlures
Pour le miel d´une présence
Le souffle d´un murmure
J´apprendrai le froid des phrases
J´apprendrai le chaud des mots
Je jure de n´être plus sage
Je promets d´être sot
Tout mais pas l´indifférence
Tout mais pas le temps qui meurt
Et les jours qui se ressemblent
Sans saveur et sans couleur
Je donnerai dix années pour un regard
Des châteaux, des palais pour un quai de gare
Un morceau d´aventure contre tous les conforts
Des tas de certitudes pour désirer encore
Echangerais années mortes pour un peu de vie
Chercherais clé de porte pour toute folie
Je prends tous les tickets pour tous les voyages
Aller n´importe où mais changer de paysage
Effacer ces heures absentes
Et tout repeindre en couleur
Toutes ces âmes qui mentent
Et qui sourient comme on pleure
Chanson numéro 5 : Il suffira ( décliné en « Il suffira d’un signe « )
Temps : 5 minutes 49 secondes
Paroles :
Il suffira d´un signe, un matin
Un matin tout tranquille et serein
Quelque chose d´infime, c´est certain
C´est écrit dans nos livres, en latin
Déchirées nos guenilles de satin
Les fers à nos chevilles loin bien loin
Tu ris mais sois tranquille un matin
J´aurai tout ce qui brille dans mes mains
Regarde ma vie tu la vois face à face
Dis moi ton avis que veux-tu que j´y fasse
Nous n´avons plus que ça au bout de notre impasse
Le moment viendra tout changera de place
L´acier qui nous mutile du satin
Nos blessures inutiles au lointain
Nous ferons de nos grilles des chemins
Nous changerons nos villes en jardins
Et tu verras que les filles, oh oui tu verras bien
Auront les yeux qui brillent, ce matin
Plus de faim de fatigues, des festins
De miel et de vanille, et de vin.
Chanson numéro 6 : J’t’aimerai quand même
Temps : 4 minutes 52 secondes
Paroles :
Jusqu´au tréfonds de mes veines
Jusqu´aux gouttes de mon sang
Jusqu´aux lourdes portes en chêne
De tous mes châteaux d´enfant
Même si les dieux s´en mêlent
Ou si le diable me prend
Mais que nos âmes s´emmêlent
Dans le grand feu qui m´attend
J´t´aimerai quand même
Même au frisson de tes peines
Sans passions, sans émotions
Sans les mensonges et ses chaînes
Moi, je redirai ton nom
Dans le vide du départ
Sans l´image et sans la voix
Reste en plein cœur une écharde
Je te hurlerai tout bas
J´t´aimerai quand même
Même si c´est interdit
Illégal ou hors la loi
Impur, obscène ou maudit
Par les hommes et par les croix
Je me mettrai dans la marge
Je m´écarterai des loi
Parmi les fous d´être sage
Enfin délivré de moi
J´t´aimerai quand même
Chanson numéro 7 : Autre histoire
Temps : 4 minutes 16 secondes
Paroles :
J´ai vu le théâtre et je connais les décors
La pièce d´un acte joue encore
Je connais le texte, les costumes et les acteurs
Les répliques, je les sais par cœur
L´histoire est banale, elle n´intéresse personne
Le public est rare, j´envois même un qui dort
Une vie qui passe
Une vie en deux heures
Moi, le premier acteur
Je rêve d´un auteur
Une autre histoire, une autre histoire
Ecrivez-moi une autre histoire
Une autre histoire, une autre histoire
J´voudrais bien vivre une autre histoire
J´y mets toutes mes forces, tout mon talent, tout mon cœur
J´ai beau crier fort, nulle rumeur
J´accentue les gestes, les grimaces, rien n´y fait
Les effets de scènes sans succès
Mais c´est pas ma faute, ce dénouement banal
Regardez les autres, ça finit toujours mal
J´ai pas eu ma chance, ni guerre, ni grande idée
A vaincre ou à défendre, ni passion, ni secret
Une autre histoire, une autre histoire
Ecrivez-moi une autre histoire
Une autre histoire, une autre histoire
J´voudrais bien vivre une autre histoire
Seulement pour voir, seulement pour voir une autre farce dérisoire
Sans même y croire, sans même y croire, tricher avec un peu d´espoir
Chanson numéro 8 : Quelque chose de bizarre
Temps : 3 minutes 58 secondes
Paroles :
C´était moi de novembre, le samedi 17 au soir
Dans ce coin de légende où les trains ne mènent nulle part
La chaleur était pesante et le vent chaud incitait à boire
Je suis descendu fourbu tout seul à la petite gare
Il y avait quelque chose dans l´air, quelque chose de bizarre
Le silence pesant des enfants qui jouaient sur les trottoirs
Les vieux assis sur leurs bancs avec leurs drôle de regards
Qui brillaient étrangement, sans rien fixer ni sans rien voir
C´était comme si les femmes et les hommes avaient fuit tout à coup
Un rayon de lune éclairait une orée dans la forêt
Le chemin sentait la menthe, brume blanche jusqu´à mes genoux
Quand j´ai entendu plus loin leurs chants graves qui me guidaient
Il y avait quelque chose dans l´air, quelque chose de bizarre
Le silence pesant des enfants qui jouaient sur les trottoirs
Les vieux assis sur leurs bancs avec leurs drôle de regards
Qui brillaient étrangement sans rien fixer ni sans rien voir
Ils étaient rassemblés autour d´un grand trou vide et tout noir
Ils se balançaient en chantant, les mains tendues vers le Maître
Soudain, tout cessa brusquement et son doigt montra juste ma cachette
Venez, nous vous attendions ce soir, vous n´êtes pas en retard
Il y avait quelques chose dans l´air, quelque chose de bizarre
{Je m´en souviens comme si c´était hier}
Le silence pesant des enfants qui jouaient sur les trottoirs
{J´aurais du m´douter de quelque chose de pas clair}
Les vieux assis sur leurs bancs avec leurs drôle de regards
Qui brillaient étrangement, sans rien fixer ni sans rien voir
Chanson numéro 9 : Quel exil
Temps : 2 minutes 58 secondes :
Paroles :
Nom, prénom, numéro, photo, signe particulier
T´es géant, t´es zéro, mais décline une identité
Et pourtant, pourtant, souvent je me demande
Qui sont les miens, d´où suis-je et quelle est ma bande
De quelle tribu, de quelle famille
Quel est mon arbre ou ma ville
Dans quelle île ou quel exil
Toi, t´es d´un coin, d´un bar, d´un quartier, même d´un étage
D´un parti blanc ou noir, t´as une chaise dans ton village
Et pourquoi, pourquoi, je me demande encore
Quel est donc mon bâteau et quel est mon port
Juste appartenir à un Sud ou un Nord
Mes racines dé défilent
Dans quelle île ou quel exil
J´ai posé des questions aux professeurs en blouse blanche
J´ai gagné des calmants à la place de réponses
Et pourtant, pourtant, dans un coin de ce monde
Un morceau de terre, un ciel et des secondes
Une histoire, un sang, du temps qui défile
Si paisible et si tranquille
Dans quelle île ou quel exil
Juste, juste appartenir
A quelle île ou quel exil
Chanson numéro 10 : Le Rapt
Temps : 4 minutes 26 secondes
Paroles :
Restez calme et surtout, surtout n´ayez pas peur
Je ne vous toucherai pas et j´suis pas un voleur
Déséquilibré un peu, mais inoffensif
Je ne vous garderai ici que quelques heures
J´ai pas l´intention d´abuser de vos charmes
Ne craignez rien, regardez-moi, je suis sans armes
Mais j´en pouvais plus de vous croiser dans la rue
Sans un regard, comme si vous ne m´aviez pas vu
C´est un ravissement, c´est comme un rapt in blues
C´est un message, un cri, un nouveau billet doux
C´est un attentat, un acte de désespoir
C´est un rêve en réalité, mais pour un soir
C´est votre beauté glacée, votre indifférence
Pourtant si proche, votre inaccessible absence
Moi, j´espérais tous les soirs à six heures un quart
Vous me laissiez perdant sur ce maudit trottoir
Avoue ! j’avoue tout
Il est fou ! Pas si fou !
Corde au cou ! Je m’en fous
Haut et court ! Pauvre amour
J´aurais pu vous rencontrer dans une party
Vous m´auriez parlé, peut-être m´auriez souri
Entre gens d´un certain milieu, d´un certain style
Le contact est permis, on se trouve en famille
Mais une fois sortis de ces beaux appartements
Les visages et les cœurs se ferment comme avant
Ma famille à moi, mon domaine, c´est la rue
Mais comment se rencontrer sur une avenue
Vous pouvez rentrer chez vous, il est déjà tard
On doit sûrement s´inquiéter de votre retard
J´ai aimé les minutes de votre présence
Vous ai donné les preuves de mon innocence
J´ai aimé votre désarroi, votre peur
Je me suis réchauffé à votre malheur
En brisant l´apparence toute glacée
J´ai même trouvé une larme inespérée
Chanson numéro 11 : Juste un petit moment
Temps : 1 minute 31 secondes
Paroles :
Juste, juste un p´tit moment encore
Ici, il fait beau, il fait si froid dehors
Ça ne prendra pas bien longtemps
Un tout petit instant
Attends au moins la fin du slow
Contre toi, c´est si doux, si chaud.
Album numéro 2 sortie en 1982 :
Goldman
Jean-jacques Goldman ( Minoritaire ) :
Chanson numéro 1 :
Au bout de mes rêves :
Paroles :
Et même si le temps presse
Même s´il est on peu court
Si les années qu´on me laisse
Ne sont que minutes et jours
Et même si l´on m´arrête
Ou s´il faut briser des murs
En soufflant dans les trompettes
Ou à force de murmures
J´irai au bout de mes rêves
Tout au bout de mes rêves
Où la raison s´achève
Tout au bout de mes rêves
Et même s´il faut partir
Changer de terre et de trace
S´il faut chercher dans l´exil
L´empreinte de mon espace
Et même si les tempêtes
Les dieux mauvais les courants
Nous feront courber la tête
Plier les genoux sous le vent
J´irai au bout de mes rêves
Tout au bout de mes rêves
Où la raison s´achève
Tout au bout de mes rêves
Et même si tu me laisses
Au creux d´un mauvais détour
En ces moments ou l´on teste
La force de nos amours
Je garderai la blessure
Au fond de moi tout au fond
Mais au dessus je te jure
Que j´effacerai ton nom.
Chanson numéro 2 : Comme-toi
Paroles :
Elle avait les yeux clairs et la robe en velours
À côté de sa mère et la famille autour
Elle pose un peu distraite au doux soleil de la fin du jour
La photo n´est pas bonne mais l´on peut y voir
Le bonheur en personne et la douceur d´un soir
Elle aimait la musique surtout Schumann et puis Mozart
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dort en rêvant à quoi
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Elle allait à l´école au village d´en bas
Elle apprenait les livres elle apprenait les lois
Elle chantait les grenouilles et les princesses qui dorment au bois
Elle aimait sa poupée elle aimait ses amis
Surtout Ruth et Anna et surtout Jérémie
Et ils se marieraient un jour peut-être à Varsovie
Elle s´appelait Sarah elle n´avait pas huit ans
Sa vie c´était douceur rêves et nuages blancs
Mais d´autres gens en avaient décidé autrement
Elle avait tes yeux clairs et elle avait ton âge
C´était une petite fille sans histoires et très sage
Mais elle n´est pas née comme toi ici et maintenant
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dort en rêvant à quoi
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Chanson numéro 3 : Toutes mes chaînes
Paroles :
En données corrigées des variations saisonnières
Elle est beaucoup beaucoup pour moi
Elle me colle cinq sur cinq sur l´échelle de Richter
Et me bouleverse de haut en bas
Elle a des tas de circuits sur son petit computer
Qui me branchent à chaque fois
Elle est tout tout toutes mes chaînes
Elle est tout tout toutes mes lois
Elle est tout tout toutes mes chaînes
Et ces mots-là sont pour elle et moi
Elle est tout tout toutes mes chaînes
Elle est tout tout toutes mes lois
Elle est tout tout toutes mes chaînes
Et je me fous si un plus un font trois
Au tout dernier sondage sur mon échantillonnage
Elle a une côte en bois
Elle a des pourcentages pur sang pour son âge
C´est du tout tout premier choix
Jamais en ballottage toujours en avantage
Elle lui donne toujours ma voix
En données corrigées des variations saisonnières
Elle est beaucoup beaucoup pour moi
Elle me retrouve même la où je m´y perds
Où je me plonge où je me noie
Tout ce qui est utile pour elle est tutelle
Le feeling c´est sa foi.
Chanson numéro 4 : Jeannine médicament blues
Paroles :
Hey bonsoir Mr Blues... bonsoir Mr Cafard
Bonsoir vieille compagne Mrs araignée noire
Je ne vous avais pas sonné je préfères pas trop
vous voir
Mais puisque vous êtes là vous pouvez vous asseoir
On va se faire une fête rien qu´entre vous et moi
Nous arranger la tête les grands dans tes petits plats.
Puisque mes sentiments sont en panne de moteur
Puisque je ne sais plus où pourquoi à quelle heure
Moi j´ai quelques amis qui me laissent jamais tomber
En liquide en pilule en poudre en comprimé
Les seuls à pouvoir encore me faire ressentir
Des morceaux d´émotion des bouffées de plaisir.
Une rose pour la vie
Une rouge pour l´amour
Une noire pour la nuit
Et une bleue pour le jour
Une jaune pour être speed
Une mauve pour être cool
Orange pour le rire
Et marron pour les moules
Une blanche pour être bien
Une verte pour la route
Et Jeannine Jeannine Jeannine pour éviter le pire
Quand les fêtes de la chandeleur sont bien terminées
Qu´il ne reste plus un roi plus une reine a tirer
Quand j´ai tout à l´envers quand je tiens plus la route
Quand il n´y a plus de mystère et plus l´ombre d´un doute
J´ai toute une panoplie rangée dans un placard
Super insecticide spécial anti-cafard
Ne laissez plus vos sens dans les mains du hasard
Au gré de vos amours des retours des départs
Quand petit papa Noël pas descendu du ciel
Quand seul dans ton dodo plus de petit cadeau
Décide donc toi-même d´être bien d´être mal
Le bonheur en couleur sécurité sociale.
Une rose pour la vie
Une rouge pour l´amour
Une noire pour la nuit
Et une bleue pour le jour
Une jaune pour être speed
Une mauve pour être cool
Orange pour le rire
Et marron pour les moules
Une blanche pour être bien
Une verte pour la route
Et Jeannine Jeannine Jeannine pour éviter le pire
Chanson numéro 5 : Veiller tard
Paroles :
Les lueurs immobiles d´un jour qui s´achève
La plainte douloureuse d´un chien qui aboie
Le silence inquiétant qui précède les rêves
Quand le monde disparu l´on est face à soi
Les frissons où l´amour et l´automne s´emmêlent
Le noir où s´engloutissent notre foi nos lois
Cette inquiétude sourde qui coule en nos veines
Qui nous saisit même après les plus grandes joies
Ces visages oubliés qui reviennent à la charge
Ces étreintes qu´en rêve on peut vivre cent fois
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard
Ces paroles enfermées que l´on n´a pas su dire
Ces regards insistants que l´on n´a pas compris
Ces appels évidents ces lueurs tardives
Ces morsures aux regrets qui se livrent à la nuit
Ces solitudes dignes au milieu des silences
Ces larmes si paisibles qui coulent inexpliquées
Ces ambitions passées mais auxquelles on repense
Comme un vieux coffre plein de vieux jouets cassés
Ces liens que l´on sécrète et qui joignent les êtres
Ces désirs évadés qui nous feront aimer
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard
Chanson numéro 6 : Quand la musique est bonne :
Paroles :
J´ai trop saigné sur les Gibson
J´ai trop rodé dans les Tobacco road
Il n ´y a plus que les caisses qui me résonnent
Et quand je me casse je voyage toujours en fraude
Des champs de coton dans ma mémoire
Trois notes de blues c ´est un peu d´amour noir
Quand je suis trop court quand je suis trop tard
C ´est un recours pour une autre histoire.
Quand la musique est bonne
Quand la musique donne
Quand la musique sonne sonne sonne
Quand elle ne triche pas
Quand elle guide mes pas ( la deuxième fois)
J´ai plus d´amour j´ai pas le temps
J´ai plus d´humour je ne sais plus d´ou vient le vent
J´ai plus qu´un clou une étincelle
Des trucs en plomb qui me brisent les ailes
Un peu de swing un peu du King
Pas mal de feeling et de décibels
C´est pas l´usine c ´est pas la mine
Mais ça suffit pour se faire la belle
Quand la musique est bonne
Quand la musique donne
Quand la musique sonne sonne sonne
Quand elle ne triche pas
Quand la musique est bonne
Quand la musique donne
Quand la musique sonne sonne sonne
Quand elle guide mes pas
Chanson numéro 7 : Je ne vous parlerai pas d’elle
Paroles :
Je vous dirai ma vie dans son nu le plus blême
Dans les matins pâlis ou plus rien ne protège
Je vous dirai mes cris jusqu´aux plus imbéciles
Je vous livrerai tout jusqu´au bout de mes cils
Tous mes gestes promis tout ce que je pense
De mes coups de colère à mes coups de romance
En toute complaisance en toute impudeur
Compte rendu fidèle de toutes mes heures
J´avouerai tous les trucs interdite les méthodes
Je vous dirai les clés vous livrerai les codes
Les secrets inconnus à lire entre les lignes
Les talismans perdus les chiffres et les signes
Mes arrière pensées avec inconscience
Mes goûts et mes dégoûts et tous mes coups de chance
Même sans intérêt même un peu faciles
Mes fantasmes enterres mes idées les plus viles
Mais je ne vous parlerai pas d´elle
Je ne vous parlerai pas d´elle
Elle est à côté de moi quand je me réveille
Elle a sûrement un contrat avec mon sommeil
Je ne vous parlerai pas d´elle
Elle est mon sol elle est mon ciel
Elle est là même où mes pas ne me guident pas
Et quand je suis pas là elle met mes pyjamas
Elle est plus que ma vie elle est bien mieux que moi
Elle est ce qui me reste quand je fais plus le poids
Je ne vous parlerai pas d´elle
Chanson numéro 8 : Être le premier :
Paroles :
Ça a été très long mais il y est arrivé
Il fait le compte de ce qu´il y a laissé
Beaucoup plus que des plumes des morceaux entiers
Et certains disent même on peu d´identité
Pourtant elle est en lui cette force immobile
Oui le pousse en avant l´empêche de dormir
Toujours vers l´effort à côté des plaisirs
Jusqu´à l´obséder par cet unique mobile
Pour être le premier
Pour arriver là-haut tout au bout de l´échelle
Comme ces aigles noirs qui dominent le ciel
Pour être le premier
Pour goûter le vertigo des hautes altitudes
Le goût particulier des grandes solitudes
Pour être le premier
Elle était innocence douceur et jolie
De ces amours immenses où l´on blottit sa vie
Mais d´une âme trop simple pour comprendre un peu
Que l´on puisse désirer mieux que être heureux
On dit qu´il a la chance mais qu´il n´a plus d´amis
Mais moi je sais qu´au moins il est bien avec lui
Comme s´il avait le choix ou cette liberté
Quand on a cette voix qui vous dit d´avancer.
Chanson numéro 9 : Si tu m’emmènes
Paroles :
Et s´il fait vraiment chaud
Moi je porterai l´eau
Je gommerai ta soif
Jusqu´à ce qu´elle s´efface
J´cacherai les repères
Afin que l´on se perde
Et s´il n´y a rien à faire
J´agrandirai l´espace
Si tu m´emmènes...
Je guiderai tes pas
Dans les jungles d´ailleurs
Je chaufferai le froid
Qui te glace le cœur
Je giflerai la nuit
Pour que vienne le jour
J´oublierai tes oublis
J´aimerai tes amours
Si tu m´emmènes....
Comme un indien comme un sherpa
Un éclaireur un Iroquois
Sur mon visage peintes les armes de mon roi
Je serai là
Emmène-moi
Tu choisiras l´endroit
Tu choisiras l´instant
Et l´acier sur nos bras
Mélangera nos sangs
Tu me désigneras
Les ennemis les frères
Les idoles et les lois
Les croix et les bannières
Si tu m´emmènes...
J´apprendrai le courage
A la peur qui serre
Je prendrai page à page
La force nécessaire
La pitié le mensonge
Si tu me le demandes
Même l´envie qui range
Et la folie qui mange
Si tu m´emmènes...
Et s´il fait vraiment chaud
Moi je porterai l´eau
Je gommerai ta soif
Jusqu´à ce qu´elle s´efface
J´cacherai les repères
Afin que l´on se perde
Et s´il n´y a rien a faire
J´agrandirai l´espace
Si tu m´emmènes...
Emmène-moi...
Chanson numéro 10 : Minoritaire
Paroles :
Je n´ai pas mérité de jouer du rock´n´roll
Mes ghettos mes idées ne sont pas homologues
J´ai pas le bon blouson j´ai pas les bonnes bottes
Et en haut de mon bras je n´ai rien fait tatouer.
J´ai donné aux curés du sauvetage collectif
J´ai joué les mêmes notes swingué les mêmes riffs
Peu a peu j´ai compris les données du débat
Que rien ne bouge et l´égalité par le bas.
Et tant pis si la foule gronde
Si je ne tourne pas dans la ronde
Papa quand je serai grand je sais que je veux faire
Je veux être minoritaire.
J´ai pas peur
J´ai mon temps mes heures
Un cerveau un ventre et un cœur
Et le droit à l´erreur.
J´ai pas la fascination des petites tueurs
Miniloubarrivistes ou grands rastallumés
Les rats de la misère et ses perpetueurs
Qui jouent tellement bien le rôle qu´on leur fait jouer
Je ne sais pas encore d´où viendra la lumière
Les solutions magiques plus douces et plus belles
Je ne suis pas certain qu´elle sortira des computers
Mais je suis sur qu´elle ne viendra jamais des poubelles.
J´en pendu mon cerveau aux potences du ciel
Je l´ai pendu si haut et je rêve quand même
J´ai vendu mes oreilles aux silences des hommes
Jusqu´au fond du sommeil je les entend qui sonnent
J´ai jeté leurs prières et leurs plaintes sans larmes
Et je me suis reforgé de nouvelles armes
Pour ne plus m´attendrir pour ne plus en souffrir
Pour entendre et sentir avant de réfléchir.
Chanson numéro 11 : Quand la bouteille est vide
Paroles :
Quand la bouteille est vide
Je craque une allumette
Et la bouteille vide
Se remplit de lumière
Album numéro 3 sortie en 1984 :
Positif :
Chanson numéro 1 : Envole-moi
Temps : 5 minutes 7 secondes
Paroles :
Minuit se lève en haut des tours
Les voix se taisent et tout devient aveugle et sourd
La nuit camoufle pour quelques heures
La zone sale et les épaves et la laideur
J´ai pas choisi de naître ici
Entre l´ignorance et la violence et l´ennui
J´m´en sortirai, j´me le promets
Et s´il le faut, j´emploierai des moyens légaux
Envole-moi {3x}
Loin de cette fatalité qui colle à ma peau
Envole-moi {2x}
Remplis ma tête d´autres horizons, d´autres mots
Envole-moi
Pas de question ni rebellion
Règles du jeu fixées mais les dés sont pipés
L´hiver est glace, l´été est feu
Ici, y a jamais de saison pour être mieux
J´ai pas choisi de vivre ici
Entre la soumission, la peur ou l´abandon
J´m´en sortirai, je te le jure
A coup de livres, je franchirai tous ces murs
Envole-moi {3x}
Loin de cette fatalité qui colle à ma peau
Envole-moi {2x}
Remplis ma tête d´autres horizons, d´autres mots
Envole-moi
Me laisse pas là, emmène-moi, envole-moi
Croiser d´autres yeux qui ne se résignent pas
Envole-moi, tire-moi de là
Montre-moi ces autres vies que je ne sais pas
Envole-moi {3x}
Regarde-moi bien, je ne leur ressemble pas
Me laisse pas là, envole-moi
Avec ou sans toi, je n´finirai pas comme ça
Envole-moi, envole-moi, envole-moi...
Chanson numéro 2 : Nous ne parlerons pas
Temps : 4 minutes 20 secondes :
Paroles :
J´ai bien reçu tous vos messages
Je vous ai lu page après page
Je sais vos hivers et vos matins
Et tous ces mots qui vous vont si bien
En quelques phrases, en quelques lettres
Il me semble si bien vous connaître
On écrit bien mieux qu´on ne dit
On ose tout ce que la voix bannit
Mais vous désirez me rencontrer
Et moi, j´ai si peur de tout gâcher
Nos confessions, nos complicités
Comment garder tout ça sans rien casser
Nous ne nous parlerons pas
Nous oublierons nos voix
Nous nous dirons en silence
L´essentiel et l´importance
Utilisons nos regards
Pour comprendre et savoir
Et le goût de notre peaux
Plus loquace que des mots
Nos bras ne tricheront pas
Nos mains ne mentiront pas
Mais surtout, ne parlons pas
Je connais un endroit charmant
Très à la mode et très bruyant
De ces endroits où les solitudes
Se multiplient dans la multitude
On n´a qu´une envie, c´est d´en sortir
Vous n´aurez besoin que d´un sourire
Je comprendrai qu´il est déjà tard
Nous irons boire un verre autre part
Nous ne nous parlerons pas
Nous oublierons nos voix
Nous nous dirons en silence
L´essentiel et l´importance
Utilisons nos regards
Pour comprendre et savoir
Et le goût de notre peaux
Plus loquace que des mots
Nos bras ne tricheront pas
Nos mains ne mentiront pas
Mais surtout, ne parlons pas
Nous ne nous parlerons pas
. ..
Chanson numéro 3 : Plus fort !
Temps : 3 minutes 49 secondes :
Paroles :
On veut des trucs nouveaux pour aller plus haut
Et des super machins qui nous mènent plus loin
On veut du neuf et du chic pour aller plus vite
Avec plus de confort et beaucoup moins d´effort
Après tout, nous sommes le marché
Nous avons le droit d´exiger
Et nous sommes majoritaires
Et vous devez nous satisfaire
Plus fort, plus fort
Encore, encore et toujours encore
Plus fort, plus fort
Pout nos sens et nos ventres et nos corps
Plus fort, plus fort
Plus grand, plus gros, plus vite et plus fort
On veut des grands desseins faciles à dessiner
Et des lendemains qui chantent sans avoir à chanter
On veut plus de savoir et bien moins de leçons
Les droits sans les devoirs, le reste sans un rond
Après tout, nous sommes le marché
Nous avons le droit d´exiger
Oui, nous sommes l´électorat
Et nous avons donc tous les droits
Plus fort, plus fort
Encore, encore et toujours encore
Plus fort, plus fort
Pour nos sens et nos ventres et nos corps
Plus fort, plus fort
Plus grand, plus gros, plus vite et plus fort
Plus fort, plus fort
. ..
Chanson numéro 3 : Petite fille
Temps : 4 minutes 28 secondes
Paroles :
Petite fille de novembre
Si blanche dans la nuit de cendre
Trouble adolescente en sursis
Comme un phare en mon amnésie
D´autres désirs et d´autres lois
Une confiance en je ne sais quoi
Philosophie, " prêt à porter"
Vite consommée, puis jetée
Petite fille, à quoi tu rêves
Devant ton siècle qui se lève
Même s´il te reste un peu d´amour
Ça risque de pas peser lourd
Petite fille, à quoi tu penses
Entre un flash et deux pas de danse
Tous les flambeaux manquent de feu
Leurs flammes réchauffent si peu
Y a pas de suicide au Sahel
Pas de psychiatre en plein désert
Pas d´overdose à Kinshasa
Réponses ou questions ? Je sais pas
Pour bâtir, il fallait des mains
Des bras, des muscles masculins
Pour l´amour et l´imaginaire
C´est peut-être affaire de mères
Petite fille, à quoi tu rêves
Y a tant de baudruches qui crèvent
Y a tant d´idées vieilles et froissées
C´est le moment d´imaginer
Petite fille, à quoi tu penses
Entre un plaisir et deux romances
Va puiser d´autres solutions
J´ai besoin d´une transfusion
Petite fille, à quoi tu rêves
Un siècle étrange se réveille
Même s´il te reste un peu d´amour
Ça risque de pas peser lourd
Petite fille, à quoi tu penses
Entre un flash et deux pas de danse
Tous les flambeaux manquent de feu
Leurs flammes réchauffent si peu
Petite fille inconséquence
Entre deux tempos qui balancent
Est-ce une présence, une absence ?
Est-ce blessure, est-ce naissance ?
Petite fille malentendu
Petite fille ambigüe
Même si t´as perdu la mémoire
Garde nous juste un peu d´espoir
Chanson numéro 5 : Dors bébé dors
Temps : 3 minutes 25 secondes
Paroles :
Dors, bébé, dors
Bébé, dors, il pleut dehors
Dors encore
Dors, bébé, dors
Bébé, dors, il pleut dehors
Dors encore
Il n´est pas tard et le matin
S´est perdu sur son chemin
Il nous reste quelques heures
Avant que la nuit de meure
Dors, mon amour, dors
Mon amour, dors, il pleut dehors
Dors encore
Dors, mon amour, dors
Mon amour, dors, il pleut dehors
Dors encore
Il n´est pas tout à fait demain
Rien ne presse ce matin
Il nous reste quelques heures
De quiètude et de tièdeurs
Et moi, j´écoute les bruits de vos silences
Dans notre ilôt de chaleur et de confiance
Quand le soleil sera là, vous partirez
Parce que c´est comme ça
Autre part, autres combats
D´autres que je connais pas
Et je guetterai vos pas
Dors, bébé, dors
Bébé, dors, il pleut dehors
Dors encore
Dors, bébé, dors
Bébé, dors, il pleut dehors
Dors encore
C´est tout juste l´aube et demain
Paresse un peu ce matin
Et moi, pendant que je veille
Je surveille vos sommeils
Si vous saviez comme vos sommeils
Veillent sur mes trop longues veilles
Chanson numéro 6 : Je chante pour ça :
Temps : 4 minutes 14 secondes :
Paroles :
Parce qu´un jour, John a écrit " Because"
Parce que tout tangue tant quand on cause
Parce que tes yeux sonnent comme un do dièse
Et que àa swingue quand le jour s´achève
Parce que la terre est au dessous du ciel
Pas au-delà, que ça vous plaise ou pas
Parce que les notes sont belles et rebelles
Un peu de tout ça
Un p´tit peu de voix
Un p´tit peu d´émoi
Et 1, 2, 3
Je chante pour ça {2x}
Ces mots, ces airs-là
Naissent dans ma tête, au bout de mes doigts
Un peu pour toutes ces raisons-là
Je chante pour ça
Pourquoi ? Je sais pas
Peut-être un peu à cause de tout ça
Et tout ce que je ne comprends pas
Parce que désespoir pour désespoir
Autant noyer tout ça dans le caviar
Parce que l´amour nous trahit chaque fois
Autant le faire dans des draps de soie
Parce que les dingos, les vrais marginaux
Sont dans les palaces, pas dans les ghettos
Parce qu´on est cuit et qu´on y croit quand-même
Le temps d´un regard
Le temps d´un panard
Le temps d´un " je t´aime"
Ou d´un poème
Je chante pour ça {2x}
Ces mots, ces airs-là
Naissent dans ma tête, au bout de mes doigts
Un peu pour toutes ces raisons-là
Je chante pour ça
Pourquoi ? Je sais pas
Peut-être une peu à cause de tout ça
Et tout ce que je ne comprends pas
Chanson numéro 7 : Encore un matin :
Temps : 4 minutes 11 secondes
Paroles :
Encore un matin
Un matin pour rien
Une argile au creux de mes mains
Encore un matin
Sans raison ni fin
Si rien ne trace son chemin
Matin pour donner ou bien matin pour prendre
Pour oublier ou pour apprendre
Matin pour aimer, maudire ou mépriser
Laisser tomber ou résister
Encore un matin
Qui cherche et qui doute
Matin perdu cherche une route
Encore un matin
Du pire ou du mieux
A éteindre ou mettre le feu
Un matin, ça ne sert à rien
Un matin
Sans un coup de main
Ce matin
C´est le mien, c´est le tien
Un matin de rien
Pour en faire
Un rêve plus loin
Encore un matin
Ou juge ou coupable
Ou bien victime ou bien capable
Encore un matin, ami, ennemi
Entre la raison et l´envie
Matin pour agir ou attendre la chance
Ou bousculer les évidences
Matin innocence, matin intelligence
C´est toi qui décide du sens
Un matin, ça ne sert à rien
Un matin
Sans un coup de main
Ce matin
C´est le mien, c´est le tien
Un matin de rien
Pour en faire
Un rêve plus loin
Chanson numéro 8 : Long is the road :
Temps : 4 minutes 56 secondes
Paroles :
Au-delà de nos vents, passée notre frontière
Dans ces pays soleil de sable et de pierre
Là où malgré les croix et malgré les prières
Les dieux ont oublié ces maudites terres
Dans sa pauvre valise, ses maigres affaires
Une histoire banale d´homme et de misère
Il tient dans sa chemise ses ultimes richesses
Ses deux bras courageux, sa rude jeunesse
Et tout contre sa peau, comme un trésor inca
Son nom sur un visa pour les U.S.A.
But long is the road
Hard is the way
Heavy my load
But deep is my faith
Long is the road
Sur des highway sixty one, l´ombre d´un Zimmerman
Dix trains de losers pour un Rockfeller
Brûler sa peau pour être un Battling Joe
Quand chaque espoir se décline en dollars
Jusqu´aux bannières où les stars s´affichent
Sous les lumières, tout est blanc, propre et riche
Du " jeudi noir" jusqu´aux bleus de John Ford
Dans chaque histoire se cache un chercheur d´or
But long is the road
Hard is the way
Heavy my load
But deep is my faith
Long is the road
Chanson numéro 9 : Ton autre chemin :
Temps : 7 minutes 18 secondes
Paroles :
D´aussi loin que je me souvienne
Bribes d´enfances, bouts de scène
Tes yeux, ton visage et ta main dans ma main
Et nos pas sur le même chemin
Oh, nous n´étions pas très bavards
Un peu bizarre, un peu à part
J´aimais tes silences et tu aimais les miens
Muets, nous nous entendions bien
Tu étais un peu différent
Et moi, je n´étais pas comme eux
Un peu méprisant pour tous leurs jeux d´enfants
Nous pleurions les yeux dans les yeux
J´ai reçu tes premiers poèmes
Comme on berce de quelques mots
Nos rires étaient rires et nos peines étaient peines
Chacun touchant l´autre en écho
Je t´ai joué mes premières notes
Tu écoutais les yeux mi-clos
Simples et malhabiles, un peu fausses, un peu sottes
Je n´entendais que tes bravos
En saluant devant le piano
On a commencé à se perdre de vue à l´adolescence
Je te trouvais un peu trop austère
Un peu trop sérieux, un peu trop secret
Moi, j´avais besoin de musique, de lumière
Et de futilité
Et aussi des autres
Ton amitié était exigente, entière, exclusive
Et puis, tu as commencé à être absent
Souvent, puis, plus longtemps
Ta mère nous disait que tu partais en vacances
Elle ne mentait pas quand j´y repense
En vacances de vie, en vacances d´envie
Et puis la vérité, celle qu´on suppose
Celle qu´on cache, celle qu´on chuchote
Celle qui dérange, celle qu´on élude
Ton autre chemin {2x}
Dis-moi les voix, les envies qui te mènent
Dis-moi les vents, les courants qui t´entraînent
Les idées fixes et les clous qui te rivent
En quelles errances, immobiles dérives
Dis-moi les songes qui frappent à ta porte
Les illusions, les diables qui t´emportent
Vers quel ailleurs, mirage sans angoisse
Sans temps perdu, sans seconde qui passe
A quoi tu penses quand revient le soir ?
Tes quatre murs renferment quelques espoirs ?
Que doit-on lire dans ton sourire idiot ?
D´autres désirs, sans paroles et sans mots ?
Montre-moi ton autre chemin {3x}
Décris-moi ton autre chemin
Dis-moi tes signes et dis-moi ton langage
Les horizons des barreaux de ta cage
Vois-tu le blanc, le bleu-ciel et le rose
Que vois-tu quand tes paupières se closent ?
Et puis me voilà, te parlant de ma vie
De son niveau, ses ennuis, ses envies
Sa course vaine et mon manque d´amis
A tes yeux vides, ton absence ahurie
Montre-moi ton autre chemin {3x}
Décris-moi ton autre chemin
Hakuna Matata,
Mais quelle phrase magnifique !
Hakuna Matata,
Quel chant fantastique !
Ces mots signifient
Que tu vivras ta vie,
Sans aucun souci,
Philosophie
Hakuna Matata
Ce très jeune phacochère
J´étais jeune et phacochère . . .
Bel organe
Merci !
Un jour, quelle horreur
Il comprit que son odeur
Au lieu de sentir la fleur
Soulevait les coeurs.
Oui y´a dans tout cochon
Un poète qui sommeille.
Quel martyr
Quand personne
Peut plus vous sentir !
Disgrâce infâme
Parfum d´infâme
Inonde mon âme
Oh ! Ça pue le drame
Je déclenche une tempête
Pitié, arrête !
Chaque fois que je . . .
Non Pumbaa, pas devant les enfants !
Oh ! Pardon !
Hakuna Matata,
Mais quelle phrase magnifique !
Hakuna Matata,
Quel chant fantastique !
Ces mots signifient
Que tu vivras ta vie,
Ouais, chante petit !
Sans aucun souci . . .
Philosophie . . .
Hakuna Matata !
Hakuna Matata,
Hakuna Matata,
Hakuna Matata,
Hakuna . . .
Ces mots signifient
Que tu vivras ta vie,
Sans aucun souci,
Philosophie Hakuna Matata !
Hakuna Matata,
Hakuna Matata,
Hakuna Matata, . . .
Album numéro 5 sortie en 1987 :
Entre gris clair et gris foncé :
CD1 :
Chanson numéro 1 : ( intro) À quoi tu sers ? :
Temps : 5 minutes 29 secondes
Tu parles, parles, c´est facile, même sans y penser
Les mots, les mots sont immobiles, triés, rangés, classés
Laisse aller, laisse-les jouer
Se cogner, te séduire
" Sensualiser", te bouger
Quand ça veut plus rien dire
Swinguer les mots, les mots, sans ça
On va les rétrécir
Swinguer les mots, ne surtout pas
Toujours les réfléchir
Les mots, l´émo, l´émotion vient
Les mots font l´émotion
Coûte que coûte, écoute-les bien
Rythmer nos déraisons
Les sons, les sons, laissons-les rire
Faut pas les écouter
Juste pour éviter le pire
On va les déchaîner
A quoi tu sers ? Pourquoi t´es là ?
Qu´est-ce que t´espères ? A quoi tu crois ?
Y´en a qui meurent, qui prient pour un morceau de terre
Y´en a qui risquent leur vie pour passer la frontière
Y´en a qui bronzent et d´autres s´font la peau plus claire
Certains s´effraient au fond quand d´autres font des affaires
Mais y a toujours la lune qui s´méfie du soleil
Et quand tout ça changera, c´est pas demain la veille
Certains smatchent ou labourent, d´autres soignent ou bien peignent
C´est à toi, c´est ton tour, qu´est-ce que t´as dans les veines ?
A quoi tu sers ? Pourquoi t´es fait ?
Terminus
Terre, un seul ticket
Y´en a qui grimpent en l´air pour un peu plus d´silence
Y´en a qui vivent sous terre où ça hurle, où ça danse
Y´en a qui pointent des comptes quand d´autres comptent les points
Y´en a qui lèvent des croix pour ceux qui n´y croient pas
Y´en a qui pincent des cordes, y´en a qui frappent des peaux
Certains " import exportent" ou bien se jouent des mots
Y´en a qui s´font des billes quand d´autres tombent les filles
Certains ne donnent qu´aux hommes, mais d´autres n´aiment personne
Mais y a toujours la lune qui s´méfie du soleil
Et quand tout ça changera, c´est pas demain la veille
Y´en a qui courent une vie pour gagner deux dixièmes
A présent, c´est ton tour, qu´est-ce que tu nous amènes ?
A quoi tu sers ? Pourquoi t´es fait ?
T´as la lumière, et puis après ?
Chanson numéro 2 : Il changeait la vie
Temps : 3 minutes 59 secondes
Paroles :
C´était un cordonnier, sans rien d´particulier
Dans un village dont le nom m´a échappé
Qui faisait des souliers si jolis, si légers
Que nos vies semblaient un peu moins lourdes à porter
Il y mettait du temps, du talent et du cœur
Ainsi passait sa vie au milieu de nos heures
Et loin des beaux discours, des grandes théories
A sa tâche chaque jour, on pouvait dire de lui
Il changeait la vie
C´était un professeur, un simple professeur
Qui pensait que savoir était un grand trésor
Que tous les moins que rien n´avaient pour s´en sortir
Que l´école et le droit qu´a chacun de s´instruire
Il y mettait du temps, du talent et du cœur
Ainsi passait sa vie au milieu de nos heures
Et loin des beaux discours, des grandes théories
A sa tâche chaque jour, on pouvait dire de lui
Il changeait la vie
C´était un p´tit bonhomme, rien qu´un tout p´tit bonhomme
Malhabile et rêveur, un peu loupé en somme
Se croyait inutile, banni des autres hommes
Il pleurait sur son saxophone
Il y mit tant de temps, de larmes et de douleur
Les rêves de sa vie, les prisons de son cœur
Et loin des beaux discours, des grandes théories
Inspiré jour après jour de son souffle et de ses cris
Il changeait la vie
Chanson numéro 3 : Tout petit monde
Temps : 3 minutes 51 secondes
Paroles :
C´est un tout petit monde
Où s´abritent nos saisons
Petite boule ronde
Sous les ailes d´un avion
Et partout des gens qui dansent
Pour oublier un instant
La nuit et le silence
Et les peines du présent
C´est un tout petit monde
L´eau le soleil et le sel
Les naissances et les tombes
Et l´essentiel et le ciel
Partout la même prière
D´une mère qui attend
Que baisse la fièvre
Dans les mêmes yeux d´enfants
C´est un tout petit monde
Fragile au creux de nos mains
Balançant ses secondes
Entre tellement et rien
Et partout la même histoire
De pouvoirs à partager
Et si peu de mémoire
Du sang des larmes versées
Et partout déteignent et règnent
Nouveaux rois sans philosophe
Le rock, le dollar, les antennes Coca et kalachnikov..
Coca et kalachnikov..
Chanson numéro 4 : Entre gris clair et gris foncé
Temps : 4 minutes
Paroles :
Décolorés, les messages du ciel
Les évidences, déteintes au soleil
Fané, le rouge sang des enfers
L´Eden, un peu moins pur, un peu moins clair
Souillé, taché, le blanc des étandards
Brûlé le vert entêtant de l´espoir
La sérénité des gens qui croient
Ce repos d´âme qui donnait la foi
Organisés, les chemins bien fléchés
Largués, les idoles et grands timoniers
Les slogans qu´on hurle à pleins poumons
Sans l´ombre, l´ombre d´une hésitation
Télévisées, les plus belles histoires
Ternis, les gentils, troublants, les méchants
Les diables ne sont plus vraiment noirs
Ni les blancs absolument innocents
Oubliées, oubliées
Délavées, nos sages années, programmées
Entre gris clair et gris foncé
Scénarisées, les histoires d´amour
Tous les " jamais", les " juré", les " toujours"
Longue et semée d´embûches est la route
Du sacré sondage et du taux d´écoute
Psychiatrisées, l´amitié des romans
Celle des serments, des frères de sang
Les belles haines qui brûlaient le cœur
Contrôlées à travers un pacemaker
Oubliées, oubliées
Délavées, nos sages années, programmées
Entre gris clair et gris foncé
Chanson numéro 5 : Là-bas ( avec Sirima )
Temps : 5 minutes 37 secondes
Paroles :
Là-bas
Tout est neuf et tout est sauvage
Libre continent sans grillage
Ici, nos rêves sont étroits
C´est pour ça que j´irai là-bas
Là-bas
Faut du cœur et faut du courage
Mais tout est possible à mon âge
Si tu as la force et la foi
L´or est à portée de tes doigts
C´est pour ça que j´irai là-bas
N´y va pas
Y a des tempêtes et des naufrages
Le feu, les diables et les mirages
Je te sais si fragile parfois
Reste au creux de moi
On a tant d´amour à faire
Tant de bonheur à venir
Je te veux mari et père
Et toi, tu rêves de partir
Ici, tout est joué d´avance
Et l´on n´y peut rien changer
Tout dépend de ta naissance
Et moi je ne suis pas bien né
Là-bas
Loin de nos vies, de nos villages
J´oublierai ta voix, ton visage
J´ai beau te serrer dans mes bras
Tu m´échappes déjà, là-bas
J´aurai ma chance, j´aurai mes droits
N´y va pas
Et la fierté qu´ici je n´ai pas
Là-bas
Tout ce que tu mérites est à toi
N´y va pas
Ici, les autres imposent leur loi
Là-bas
Je te perdrai peut-être là-bas
N´y va pas
Mais je me perds si je reste là
Là-bas
La vie ne m´a pas laissé le choix
N´y va pas
Toi et moi, ce sera là-bas ou pas
Là-bas
Tout est neuf et tout est sauvage
N´y va pas
Libre continent sans grillage
Là-bas
Beau comme on n´imagine pas
N´y va pas
Ici, même nos rêves sont étroits
Là-bas
C´est pour ça que j´irai là-bas
N´y va pas
On ne m´a pas laissé le choix
Là-bas
Je me perds si je reste là
N´y va pas
C´est pour ça que j´irai là-bas
Chanson numéro 6 : C’est ta chance
Temps : 5 minutes 08 secondes
Paroles :
Il faudra que tu sois douce
Et solitaire aussi
Il te faudra gagner pouce à pouce
Les oublis de la vie
Oh, tu seras jamais la reine du bal
Vers qui se tournent les yeux éblouis
Pour que tu sois belle, il faudra que tu le deviennes
Puisque tu n´es pas née jolie
Il faudra que tu apprennes
A perdre, à encaisser
Tout ce que le sort ne t´a pas donné
Tu le prendras toi-même
Oh, rien ne sera jamais facile
Il y aura des moments maudits
Oui, mais chaque victoire ne sera que la tienne
Et toi seule en sauras le prix
C´est ta chance, le cadeau de ta naissance
Y a tant d´envies, tant de rêves qui naissent d´une vraie souffrance
Qui te lance et te soutient
C´est ta chance, ton appétit, ton essence
La blessure où tu viendras puiser la force et l´impertinence
Qui t´avance un peu plus loin
Toi, t´es pas très catholique
Et t´as une drôle de peau
Chez toi, les fées soi-disant magiques
Ont loupé ton berceau
Oh, tu seras jamais notaire
Pas de privilège hérité
Et si t´as pas les papiers pour être fonctionnaire
Tout seul, apprends à fonctionner
C´est ta chance, ta force, ta dissonance
Faudra remplacer tous les " pas de chance" par de l´intelligence
C´est ta chance, pas le choix
C´est ta chance, ta source, ta dissidence
Toujours prouver deux fois plus que les autres assoupis d´evidence
Ta puissance naîtra là
C´est ta chance, le cadeau de ta naissance
Y a tant d´envies, tant de rêves qui naissent d´une vraie souffrance
Qui te lance et te soutient
C´est ta chance, ton appétit, ton essence
La blessure où tu viendras puiser la force et l´impertinence
Qui t´avance un peu plus loin
Chanson numéro 7 : Des bouts de moi
Temps : 5 minutes 03 secondes
Paroles :
J´ai laissé
Dans mon rétroviseur
Loin
Au milieu d´un décor
Des images
Impressions et couleurs
Et des flashes et des cris qui s´emmêlent
Et me collent au corps
Blanc
Le silence avant vous
Noire
La scène avant les coups
Longue
L´attente de vous voir
Et nos bras, nos regards au moment de se dire bonsoir
J´ai laissé des bouts de moi au creux de chaque endroit
Un peu de chair à chaque empreinte de mes pas
Des visages et des voix qui ne me quittent pas
Autant de coups au cœur et qui tuent chaque fois
Une ville que la nuit rend imaginaire
Une route qu´on prend comme on reprend de l´air
Et les papillons retournent brûler leurs ailes
Pour toucher la lumière
pour énerver l´hiver
Pour un peu d´éphémère
L´hôtel
La même chambre, hier
Gestes
Compte à rebours, horaire
Tests
Rassurants, quotidiens
Les choses aussi retiennent leur souffle
Et puis le moment vient
Brûlent les lights et vos regards
Volent
Vos voix dans nos guitares
Belles
Les mains des musiciens
Et vos yeux que n´éteindra jamais un sommeil artificiel
J´ai laissé des bouts de moi au creux de chaque endroit
Un peu de chair à chaque empreinte de mes pas
Des visages et des voix qui ne me quittent pas
Autant de coups au cœur et qui tuent chaque fois
Une ville que la nuit rend imaginaire
Une route qu´on prend comme on reprend de l´air
Et les papillons retournent brûler leurs ailes
pour toucher la lumière
pour énerver l´hiver
Pour un peu d´éphémère
J´ai laissé des bouts de moi au creux de chaque endroit
Un peu de chair à chaque empreinte de mes pas
Des visages et des voix qui ne me quittent pas
Autant de coups et cœur et qui tuent chaque fois
Un matin pour s´étonner de nos impudeurs
Signatures alibis, mais il est déjà l´heure
Et les papillons retournent brûler leurs ailes
pour toucher la lumière
Pour énerver l´hiver
Pour que tout s´accélère
J´ai laissé des bouts de moi au creux de chaque endroit
Un peu de chair à chaque empreinte...
Chanson numéro 8 : Fais des bébés
Temps : 4 minutes 05 secondes
Paroles :
Acide, amer
Sans point de repère
Cassé, KO, bout du rouleau, sans plus rien qui adhère
Le monde entier t´a déçu
Tu hais l´humanité toute entière
Et bien entendu plus d´eau chaude au moment de prendre ton bain
Et tu sais pas
Et tu te mens
Les rêves à plat, bête et méchant, et tu coules en ramant
Plus d´essence et encore pas mal de kilomètres à faire
Et des tas de feux rouges qui t´bouffent le temps, évidemment
Reste un moyen facile qui peut rapporter gros
S´il te reste un peu de sang, les os et la peau
Bien mieux qu´un safari, aventure garantie
Si ton présent plus qu´imparfait hurle au secours
C´est une affaire à deux à saisir nuit et jour
Ne s´use pas si l´on s´en ressert, ça c´est sûr
Quand t´as froid, ça fait monter la température
Jouer c´est pas tricher, surtout dans le désordre
Et plus tu joues, plus tu touches, t´as même le droit de mordre
C´est comme j´te dis, Baby
Fais des bébés, fais des bébés
Si tu sais plus c´que tu fous là, ni à quoi tu sers
Eux le sauront pour toi, redeviens mammifère
Pas compliqué, fais des bébés
En éprouvette, inséminé
Qu´importe le flacon pourvu qu´t´aies l´ivresse ou le pied
Du passé, table rase, la voilà ta nouvelles base
Histoire d´expérimenté les parts de l´acquis et de l´inné
( Bonne chance)
Ils t´trouveront beau, intelligent
Grand et costeau, intéressant au moins jusqu´à huit ans
Problème existentiel, la bouillie coule-t-elle ou pas ?
L´ennemi : les grumeaux, ou bien trop chaud ou trop froid
C´est gratuit, des fois même t´en as cinq pour le prix d´un
Ça plaît aux filles et ça fait marrer les copains
Permanent cinéma, 100 fois mieux qu´FR3
OK, ça fait du bruit, ça sent pas toujours bon
Mais entre nous, c´est elle qui s´occupent des biberons
Ça te ferais moins dormir que les amphétamines
Ça résoudra tes problèmes, tes doutes et tes spleens
Si longs, longs, longs
Comme un jour sans toi
Ou un jour avec toi d´ailleurs
Ça dépend des fois
C´est comme j´te dis, chérie
Fais des bébés, fais des bébés
Si tu sais plus c´que tu fous là, ni à quoi tu sers
Eux le sauront pour toi, redeviens mammifère
Pas compliqué, fais des bébés
Fais des bébés, fais des bébés
Ça f´ra p´têtre des cadavres pour leurs saletés de bombes
Mais aussi des cerveaux pour ne pas qu´elles tombent
ABCD, fais des bébés
Fais des bébés, fais des bébés
Tu leur diras jamais qu´y a des guerres qui sont saintes
Que la raison d´état efface les cris, les plaintes
C´est pas sorcier, fais des bébés
Chanson numéro 9 : Puisque tu pars
Temps : 7 minutes 35 secondes
Paroles :
Puisque l´ombre gagne
Puisqu´il n´est pas de montagne
Au-delà des vents plus haute que les marches de l´oubli
Puisqu´il faut apprendre
A défaut de le comprendre
A rêver nos désirs et vivre des " ainsi-soit-il"
Et puisque tu penses
Comme une intime évidence
Que parfois même tout donner n´est pas forcément suffire
Puisque c´est ailleurs
Qu´ira mieux battre ton cœur
Et puisque nous t´aimons trop pour te retenir
Puisque tu pars
Que les vents te mènent où d´autres âmes plus belles
Sauront t´aimer mieux que nous puisque
L´on ne peut t´aimer plus
Que la vie t´apprenne
Mais que tu restes le même
Si tu te trahissais nous t´aurions tout à fait perdu
Garde cette chance
Que nous t´envions en silence
Cette force de penser que le plus beau reste à venir
Et loin de nos villes
Comme octobre l´est d´avril
Sache qu´ici reste de toi comme une empreinte Indélébile
Sans drame, sans larme
Pauvres et dérisoires armes
Parce qu´il est des douleurs qui ne pleurent qu´à l´intérieur
Puisque ta maison
Aujourd´hui c´est l´horizon
Dans ton exil essaie d´apprendre à revenir
Mais pas trop tard
Dans ton histoire
Garde en mémoire
Notre au revoir
Puisque tu pars
Dans ton histoire
Garde en mémoire
Notre au revoir
Puisque tu pars
J´aurai pu fermer, oublier toutes ces portes
Tout quitter sur un simple geste mais tu ne l´as pas fait
J´aurai pu donner tant d´amour et tant de force
Mais tout ce que je pouvais ça n´était pas encore assez
Pas assez, pas assez, pas assez
Dans ton histoire ( dans ton histoire)
Garde en mémoire ( garde en mémoire)
Notre au revoir ( notre au revoir)
Puisque tu pars ( puisque tu pars)...
CD 2 :
Chanson numéro 1 : Filles faciles
Temps : 3 minutes 43 secondes
Paroles :
J´ai une tendresse particulière
Pour ces filles qui n´ont pas d´manières
Les hospitalières, les dociles
Vous les appelez les filles faciles
Celles qui marchandent pas leur corps
Ni pour des mots ni pour de l´or
Pour qui faut pas tout un débat
Ni pour leur haut ni pour leur bas
Pour quelques notes de guitare
Elles dormiront un peu plus tard
Elles disent que les matins c´est bien
Elles disent qu´à deux, c´est encore mieux
Les inespérées, les timides
Celles qui comprennent sans qu´on leur dise
Pour qui ne suffit qu´un regard
Pour que tout s´allume en un soir
Petite chanson d´reconnaissance
Pour ces stars d´mon adolescence
Je n´en ai oublié aucune
Chères et précieuses une à une
Celles qui m´ont trouvé consommable
Avant que j´sois dans les hit-parades
Dans les bals ou les MJC
Comme au plus haut des colisées
Celles qui n´échangent pas leur plaisir
Pour ce qu´on pense ou c´qu´on va dire
Qui disent OK pour les enfers
Contre un peu d´paradis sur terre
Des p´tits moments piqués en fraude
Comme un automne aux pays chauds
Plein du goût des baisers volés
Toujours un p´tit peu plus sucré
Sans qu´on en parle ou qu´on y pense
Sans après promis ni juré
Ça n´a pas la moindre importance
Quand c´est l´amour qu´on aime aimer
Ce soir, je veux leur rendre hommage
Ce sera la seconde fois
Qu´elles sachent qu´il m´est dommage
De ne le faire que par la voix
Chanson numéro 2 : Je commence demain :
Temps : 2 minutes 48 secondes
Paroles :
Faudrait que j´me cloture
Faudrait que j´coupe du bois
Que j´me mette en costume
Et que je marche plus droit
Faudrait que j´devienne plus sage
Que j´sois plus raisonnable à mon âge
j´sais bien, j´sais bien, j´sais bien
Je commence demain
Faudrait que j´quitte la route
Et que j´pose ma guitare
Faudrait que j´les écoute
Avant qu´il soit trop tard
Faudrait que j´devienne plus sage
Que j´sois plus raisonnable à mon âge
J´sais bien, j´sais bien, j´sais bien
Je commence demain
Faudrait que j´trouve une femme
Une gentille, une " maman"
Faudrai que j´quitte ces dames
Qui m´font rougir le sang
Faudrait que j´devienne plus sage
Que j´sois plus raisonnable à mon âge
J´sais bien, j´sais bien, j´sais bien
Je commence demain
Faudrait que je t´oublie...
Chanson numéro 3 : Elle à fait un bébé toute seule
Temps : 3 minutes 50 secondes
Paroles :
Elle a fait un bébé toute seule
Elle a fait un bébé toute seule
C´était dans ces années un peu folles
Où les papas n´étaient plus à la mode
Elle a fait un bébé toute seule
Elle a fait un bébé toute seule
Elle a fait un bébé toute seule
Elle a choisi le père en scientifique
Pour ses gènes, son signe astrologique
Elle a fait un bébé toute seule
Et elle court toute la journée
Elle court de décembre en été
De la nourrice à la baby-sitter
Des paquets de couches au biberon de quatre heures
Et elle fume, fume, fume même au petit déjeuner
Elle défait son grand lit toute seule
Elle défait son grand lit toute seule
Elle vit comme dans tous ces magazines
Où le fric et les hommes sont faciles
Elle défait son grand lit toute seule
Et elle court toute la journée
Elle court de décembre en été
Le garage, la gym et le blues alone
Et les copines qui pleurent des heures au téléphone
Elle assume, sume, sume sa nouvelle féminité
Et elle court toute la journée
Elle court de décembre en été
De la nourrice à la baby-sitter
Des paquets de couches au biberon de quatre heures
Et elle fume, fume, fume même au petit déjeuner
Elle m´téléphone quand elle est mal
Quand elle peut pas dormir
J´l´emmène au cinéma, j´lui fait des câlins, j´la fais rire
Un peu comme un grand frère
Un peu incestueux quand elle veut
Puis son gamin, c´est presque le mien, sauf qu´il a les yeux bleus
Elle a fait un bébé toute seule
Chanson numéro 4 : Quelque part, quelqu’un
Temps : 4 minutes 46 secondes
Paroles :
Six planètes en plus de notre Terre
Six continents dans cinq océans
Douze mois pour une années entière
Cinq milliards de gens et tellement d´absents
Huit et un mois pour une grossesse
Douze apôtres et dix commandements
Quatre et deux piliers d´une sagesse
Et quelque part, sûrement, quelqu´un qui m´attend
Trente-six justes, autant de chandelles
Dans 500 millions de galaxies
Trois Glorieuses mais sept merveilles
Quatre saisons plus belles après Vivaldi
Cinq sens et sept plaies d´Egypte
Trois dimensions, quatre vérités
Vingt et quatre livres, une Bible
Et quelque part, sûrement, quelqu´un à aimer
Et je me fous bien des trois mousquetaires
De mes quatre ou cinq litres de sang
Mais je ferai plus de cent ans de guerre
Pour être à elle à deux cent pour cent
Des jours à Pékin, trois sifflets d´un train
Trois types de rencontres et sept nains
Sept samouraïs et 101 dalmatiens
Et quelque part, sûrement, rien qu´à moi quelqu´un
Six planètes en plus de notre Terre
Six continents dans cinq océans
Douze mois pour une année entière
Et quelque part, sûrement, quelqu´un qui m´attend
Quelqu´un qui m´attend...
Chanson numéro 5 : Qu’elle soit elle
Temps : 1 minutes 49 secondes
Paroles :
Qu´elle aime aussi ses inquiétudes
C´est une qualité que j´ai
Sans fausse modestie aucune
Une que je voudrais qu´elle ait
Qu´elle me ressemble en solitude
Qu´elle apprenne peu à peu
Les autres seront son étude
Qu´elle soit seule pour qu´elle aime mieux
On voudrait bien qu´ils soient à notre image
On voudrait bien qu´ils soient un autre soi
Que ça continue même après la page
Mais qu´elle soit elle
Le mieux qu´elle pourra
Chanson numéro 6 : Doux
Temps : 3 minutes 52 secondes
Paroles :
C´est pas moi qui vous ferai des plans
De loup-garou, de grand méchant
S´il faut se battre pour que ça vous plaise
Malaise
Je vous aimerai pas dans la sueur
Genre Stakhanoviste du bonheur
La voix mielleuse ´Alors, heureuse ? ´
Horreur
Genre Australien, blond, sable chaud
Surf sur les vagues, sel sur la peau
Grands les sourires, gros biscotos
Zéro
Mais je serai doux
Comme un bisou voyou dans le cou
Attentionné, tiède, à vos genoux
Des carresses et des mots à vos goûts
Dans la flemme absolue, n´importe où
Mais doux
Je serai doux
Comme un matou velours, un cachou
A l´abri lovés dans notre igloo
Couchés, debouts, sans dessus-dessous
Grand Manitou de tous vos tabous
Si doux
S´il vous faut un intellectuel
Un bel esprit, un prix Nobel
S´il faut briller dans le tout Paris
Sorry
Si la réussite vous excite
Le style Yuppie cool mais dynamique
Coke pour le speed, pils pour la nuit
Oublie
J´expliquerai pas de large en long
Le Kama Soutra en dix leçons
Les modes d´emploi, notices, techniques
J´évite
Mais je serai doux
Comme un bisou voyou dans le cou
Attentionné, tiède, à vos genoux
Des carresses et des mots à vos goûts
Dans la flemme absolue, n´importe où
Mais doux
Je serai doux
Comme un matou velour, un cachou
A l´abri lovés dans notre igloo
Couchés, debouts, sans dessus-dessous
Grand Manitou de tous vos tabous
Si doux
Le complice avoué, le joujou
De vos fantasmes et tous vos Pérous
Capitaine exclusif à vos cours
Si doux
Si doux...
Chanson numéro 7 : Reprendre c’est voler
Temps : 2 minutes 48 secondes
Paroles :
Je garderai les disques, et toi l´électrophone
Les préfaces des livres, je te laisse les fins
Je prends les annuaires, et toi le téléphone
On a tout partagé, on partage à la fin
Je prends le poisson rouge, tu gardes le bocal
A toi la grande table, à moi les quatre chaises
Tout doit être bien clair et surtout bien égal
On partage les choses quand on ne partage plus les rêves
Tu garderas tes X et moi mes XY
Tant pis, on saura pas c´que ça aurait donné
C´est sûrement mieux comme ça, c´est plus sage, plus correct
On saura jamais c´qu´en pensait l´intéressé(e?)
Mais l´amour, tu peux tout le garder
Un soir, je te l´avais donné
Et reprendre, c´est voler
Et reprendre, c´est voler
Chanson numéro 8 : Il y a
Temps : 3 minutes 37 secondes
Paroles :
Il y a
Du thym, de la bruyère
Et des bois de pin
Rien de bien malin
Il y a
Des ruisseaux, des clairières
Pas de quoi en faire
Un plat de ce coin
Il y a
Des odeurs de menthe
Et des cheminées
Et des feux dedans
Il y a
Des jours et des nuits lentes
Et l´histoire absente
Banalement
Et loin de tout, loin de moi
C´est là que tu te sens chez toi
De là que tu pars, où tu reviens chaque fois
Et où tout finira
Il y a
Des enfants, des grand-mères
Une petite église
Et un grand café
Il y a
Au fond du cimetière
Des joies, des misères
Et du temps passé
Il y a
Une petite école
Et des bancs de bois
Tout comme autrefois
Il y a
Des images qui collent
Au bout de tes doigts
Et ton cœur qui bat
Et loin de tout, loin de moi
C´est là que tu te sens chez toi
De là que tu pars, où tu reviens chaque fois
Et où tout finira
Et plus la terre est aride, et plus cet amour est grand
Comme un mineur à sa mine, un marin à son océan
Plus la nature est ingrate, avide de sueur et de boue
Parce que l´on a tant besoin que l´on ait besoin de nous
Elle porte les stigmates de leur peine et de leur sang
Comme une mère préfère un peu son plus fragile
enfant
Et loin de tout, loin de moi
C´est là que tu te sens chez toi
De là que tu pars, où tu reviens chaque fois
Et où tout finira.
Chanson numéro 9 : Peur De Rien Blues
Temps : 6 minutes 19 secondes
Paroles :
Y a des choses qu´on peut faire
Et puis celles qu´on doit pas
Y a tout c´qu´on doit taire
Tout c´qui ne se dit pas
Des vies qui nous attirent
De brûlures et de clous
Oui, mais ne pas les vivre
C´est encore pire que tout
De sagesse en dérive
De regrets en dégoûts
Y a qu´une guitare à la main
Qu´j´ai peur de rien
Quand les juges délibèrent
Si j´fais mal ou j´fais bien
Si j´suis vraiment sincère
Moi, j´sais même plus très bien
Quand les rumeurs " vipèrent"
Quand l´image déteint
Il m´reste ce vrai mystère
Et ça, ça m´appartient
Quand j´frôle la lumière
Qu´un instant je la tiens
Avec ma guitare à la main
J´ai peur de rien
Y a des choses qu´on pense
Qu´on voyait pas comme ça
Mais on garde le silence
Et on presse le pas
Des regards qu´on détourne
Des gestes qu´on fait pas
La conscience un peu sourde
Et pas très fier de soi
Quand la dose est trop lourde
Quand l´blues va un peu loin
J´prends ma guitare à la main
Et j´ai peur de rien
Chanson numéro 10 : Il me restera
Temps : 3 minutes 10 secondes
Paroles :
Il me restera de la lumière
Il me restera de l´eau, du vent
Des rêveries sucrées, d´autres amères
Et le mal au cœur de temps en temps
Il me restera des souvenirs
Des visages et des voix et des rires
Il me restera du temps qui passe
Et la vie, celle qui fait mourir
Il me restera ces choses qu´on amasse
Sans y penser, sans y compter, sans savoir
Quand on vit fort, on vit sans mémoire
Mais elle prend des photos sans qu´on sache
Il me restera de longs silences
Longues secondes au passé, tristesse
Il me restera aussi Valence
Ici, naquit un peu de tendresse
Il me restera deux, trois bricoles
Une épingle, un parfum oubliés
Un disque, un vieux bouquin, des babioles
Mais que je ne pourrai pas jeter
Il me restera ces choses qu´on amasse
Sans y penser, sans y compter, sans savoir
Quand on vit fort, on vit sans mémoire
Mais elle prend des photos sans qu´on sache
Chanson numéro 11 : Appartenir
Temps : 2 minutes 23 secondes
Paroles :
Mon doudou, mon chéri
Mon amour
Mon amant, mon mari
Mon toujours
Des mots si doux
Mais qui m´effraient parfois
Je ne t´appartiens pas
Des mots si chauds
Mais à la fois si froids
Je n´appartiens qu´à moi
Album numéro 6 sortie en 1990 :
Frédéricks Goldman Jones :
Rouge :
Chanson numéro 1 : Serre-moi
Paroles :
Parce que la pluie, le sort
Les vents, la nuit, dehors
Les mots tremblants qu´on ne sait plus croire
Parce que les absents et nos mémoires
Parce qu´avec le temps, va
Tout, dit-il, tout s´en va
Beau camarade, nos beaus espoirs
Parce que la triste ironie des miroirs
Des malins qui parlent haut
Des oubliés privés de mots
Serre-moi fort
Serre-moi encore, petite
Quand ta jeunesse est mon décor
Sans tes caresses, la vie mord
Serre-moi fort
Serre-moi encore, petite
Ferme tes bras, ferme la porte
Aux diables qui m´emportent
Aux diables qui m´emportent
Aux diables qui m´emportent
Chanson numéro 2 : On n’a pas changé !
Paroles :
J´ai des idoles en solde, j´ai quelques saints à céder
Des vieux leaders en vrai toc, j´ai des gourous périmés
Pas mal de stars de rock en stock, ex-rebelles " jetsettisés"
J´ai quelques dieux en boutique, 2, 3 prophètes à brader
Des discours à prix modique, des langues en bois démodées
Même un président pathétique, cynique et boursoufflé
C´est le grand marché de l´histoire
C´est un vieux monde à oublier
Restent nos rêves et nos espoirs pour tout recommencer
Et puis rallumer la lumière
Briser l´obscurité
Balayer la poussière
Respirer, respirer
Et puis remonter les rivières
Persister et signer
Une autre vie, d´autres frontières
C´était nos slogans, nos idées, on n´a pas changé
J´ai des rusés, des malins, médiatiques et maquillés
Des charmants, des magiciens, pour les plus désemparés
Des spécialistes en lieux communs, suffisants initiés
J´ai des sondages discrets pour remplacer toutes pensées
J´ai des mensonges-vérités, dès qu´ils passent à la télé
J´ai des marchands, des tapis, qui peuvent tout acheter
C´est la grand marché, c´est la foire
Nouveau monde " audimatisé"
Restent nos rêves et nos espoirs
Pour tout recommencer
Et puis rallumer la lumière
Briser l´obscurité
Balayer la poussière
Respirer, respirer
Et puis remonter les rivières
Persister et signer
Une autre vie, d´autres frontières
C´était nos slogans, nos idées, on n´a pas changé
Et puis rallumer la lumière
Briser l´obscurité
Balayer la poussière
Respirer, respirer
Et puis remonter les rivières
Persister et signer
Une autre vie, d´autres frontières
C´était nos slogans, nos idées, on n´a pas changé
Chanson numéro 3 : Que disent les chansons du monde ?
Paroles :
Que disent les chansons du monde de Prague à Bogota
Jaunes, indiennes, noires ou blondes, à Shangai, à Rabat ?
Que disent les chansons d´ailleurs, de leurs mots d´enfants ?
Compagnonnes de candeur à chaque grave instant
De quelle religions les notes ? Les mots quelle couleur ?
Danses et plaintes polyglottes, que disent les chœurs ?
Que fécondes nos terres et nos dieux miséricordieux
Qu´après l´ombre est la lumière pour les sages et les pieux
Que les femmes seraient des fleurs offertes à nos désirs
Mais qu´il faut prendre leur cœur avant de les cueillir
Et le temps qui passe, et le temps qui court
Et le temps qui lasse, tasse, casse et fait les amours
Et nos peurs immenses, nos rêves infinis
Les fêtes et les danses, danses, danses, danses et puis l´oubli
Partout les mêmes " m´aimes-tu aussi ? "
Quand tes bras me serrent, serrent, serrent et que vient la nuit
Qu´il faut partir à la guerre la fleur au fusil
Vive notre patrie mère et mort à l´ennemi
Que la mer amante cruelle à la vie à la mort
Que nos montagnes sont belles et respectent les forts
Qu´un matin plus de misère et la révolution
Qu´il était une bergère et petit patapon
Qu´Ave Maria, notre père, à nos péchés pardon
Que fais dodo petit frère et parti le dragon
Et le temps qui passe, et le temps qui court
Et le temps qui lasse, tasse, casse et fait les amours
Et nos peurs immenses,nos rêves infinis
Les fêtes et les danses, danses, danses, danses et puis l´oubli
Partout les mêmes " m´aimes-tu aussi ? "
Quand tes bras me serrent, serrent, serrent et que vient la nuit
Et le temps fugace, et le temps si court et le temps vorace chasse,
- efface tous nos discours
Mêmes rengaines au Caire, à Sydney, dis-moi que tu m´aimes, même,
- même, même si tu sais
Que le temps rapace, que le temps vautour, que le temps nous lâche,
- lasse, glace et gagne toujours
Chanson numéro 4 : Il part
Paroles :
Lourd éveil emmêlé de ses bras
D´un sommeil épais comme un coma
S´arracher du corps à la tiédeur
Sale aurore, il est déjà l´heure
Il part finir sa nuit près d´autres bras
Près d´une autre qui dort, ou qui fait semblant
Tout blafarde, les peaux, le silence
Tout sépare, le froid, l´impatience
Effacer, prudence misérable
Cheveux, parfum, traces de coupable
Il part, et je le sens si loin déjà
Près d´un autre mensonge, qui songe
Il part et je me redis c´est la dernière fois
Sans y croire, j´ai froid
On s´appelle
C´est ça
Chanson numéro 5 : Juste après
Paroles :
Elle a éteint la lumière ?
Et puis qu´est-ce qu´elle a bien pu faire,
Juste après
Se balader, prendre l´air ?
Oublier le sang, l´éther
C´était la nuit ou le jour ?
Juste après
Deux, trois mots d´une prière ?
Ou plutôt rien et se taire
Comme un cadeau qu´on savoure
Qu´a-t-elle fait ?
Un alcool, un chocolat ?
Elle a bien un truc comme ça
Dans ces cas-là
Le registre, un formulaire
Son quotidien, l´ordinaire
Son univers
A-t-elle écrit une lettre ?
Fini un bouquin peut-être ?
Une cigarette ?
Qu´est-ce qu´on
Peut bien faire
Après ça ?
Elle y est surement retournée
Le regarder respirer
Puis s´est endormie
Comme dormait cet enfant
Si paisible en ignorant
Qu´on en pleurait jusqu´ici
Mais qu´est-ce qu´on peut bien faire
Après ça ?
Chanson numéro 6 : Rouge
Paroles :
Y aura des jardins, d´l´amour et du pain
Des chansons, du vin, on manquera de rien
Y aura du soleil sur nos fronts
Et du bonheur plein nos maisons
C´est une nouvelle ère, révolutionnaire
On aura du temps pour rire et s´aimer
Plus aucun enfant n´ira travailler
Y aura des écoles pour tout l´monde
Que des premières classes, plus d´secondes
C´est la fin de l´histoire, le rouge après le noir
On aura nos dimanches
On ira voir la mer
Et nos frères de silence
Et la paix sur la terre
Mais si la guerre éclate
Sur nos idées trop belles
Autant crever pour elles
Que ramper sans combattre
Y aura des jardins, d´l´amour et du pain
On s´donnera la main tous les moins que rien
Y aura du soleil sur nos fronts
Et du bonheur plein nos maisons
C´est une nouvelle ère, révolutionnaire
Un monde nouveau, tu comprends
Rien ne sera plus jamais comme avant
C´est la fin de l´histoire, le rouge après le noir
Chanson numéro 7 : Des vôtres
Paroles :
De ce pays, de ces mots, des vôtres comme d´un drapeau
Je reviens
Vierges mondes, or et cristaux, femmes douces comme une autre peau
Coraux, parfums tropicaux, fièvres de ces matins nouveaux
J´ai tout vu, tout pris, tout entendu, touché les glaces et goûté les feux les plus chauds
Des mètres et du temps j´ai su, comme le ciel est à l´oiseau
Je suis des vôtres
De ces vents, de cette histoire, de ces gens de peu, de ces eaux
Libres enfants de communards, libres sangs baignés d´idéaux
Plus j´étais loin, plus vous étiez beaux, comme on s´éloigne
Pour mieux voir un tableau
Dans ces errances exutoires, je vous croisais comme en écho
Je suis des vôtres
Pas des pas des pas des pas des pas des
Pages à page à page à page à page à
Pas j´ai pas j´ai pas j´ai pas j´ai pas
Les mots les mots les mots
J´ai pas les mots qu´il faut
J´étais parti pour me trouver
Je ne reviens que pour aimer
Chanson numéro 8 : Frères
Paroles :
Je viens des plaines
Je suis des montagnes
Ces terres-là sont les miennes
Ce sont nos campagnes
A nous depuis la nuit des temps
Nous y étions avant
Nous combattrons pendant 1000 ans
Jusqu´au dernier sang
Les mêmes cris, mêmes discours
Les mêmes dialogues de sourd
Contraires et semblables aussi
Identiques au fond de la nuit
Frères, la même jeunesse, même froid sous la même pluie
Frères, mêmes faiblesses, la même angoisse aux mêmes bruits
Frères, frères de pleurs, frères douleurs
Du même acier dans les mêmes ventres déchirés
Je reçois des lettres
Chaque semaine,
Les mères s´inquiètent
Elle font des prières
J´ai une photo de ma femme
J´ai aussi le goût de ses larmes
Après, quand tout sera fini
Quand la victoire aura souri
Après, la vie la belle vie
Bientôt quand tout s´ra fini
Frères, mêmes tremblements, même peur et même fusil
Frères, mêmes talismans, même alcool pour un même oubli
Frères, frères d´instant, frères d´histoire
Gravés sur la même pierre glacée sans mémoire
Frères, même anonymat, frères d´absurdité
Frères, frères d´attente au fond des mêmes tranchées
Frères, frères de sang, frères de mal
De pulsions libérées du fond du même animal
Du même animal.
Chanson numéro 9 : Des vies
Paroles :
Ça fera un avocat, peut-être un notaire
Tradition de famille, du côté du père
S´il a des problèmes pour aller jusqu´en fac
Il ira quand même y a des boites à Bac
Période rebelle entre quinze et dix huit
Il dira des gros mots, il fumera du shit
Passage à l´acte : une amie de sa mère
Il aimera les docksides et Mark Knopfler
La sœur d´un voisin, flash, on s´aime, on se noce
Auto, un enfant trois quart, roulez carrosse
Maîtresses, plusieurs, pas de plaisir sans gène
Divorce, quarantaine, pour la même en plus jeune
Des vies, que des vies, pas les mieux, pas les pires
Des bas, des hauts, des cris, des sanglots, des feux, des désirs
Du temps qu´on aura cru saisir
Mais que restait-il à écrire ?
Des vies où l´on aura eu peu, si peu à choisir
Il sera chanteur de rap, joueur de basket
Boxeur, sprinter, G.I. peut-être
S´il n´a pas l´étincelle, mort ou dealer
Rien d´autre au menu de son quartier, sa sœur
Probablement mère à quinze ans, classique
T´échappes à la police, pas aux statistiques
Autre enfant de la rue, né de père inconnu
Qui de bien entendu, compris ? On continue
Des vies, que des vies, pas les mieux, pas les pires
Des bas, des hauts, des cris, des sanglots, des feux, des désirs
Du temps qu´on aura cru saisir
Mais que restait-il à écrire ?
Des vies où l´on aura eu peu, si peu à choisir
De vrais oublis de faux souvenirs
Des coups de sang, de cœur et souffrir et rire et plaisir
Des parties qu´on aura cru jouer
Lesquelles n´étaient pas programmées ?
Des vies où l´on aura eu peu, si peu à écrire
Du temps qu´on aura cru saisir
Mais que restait-il à écrire ?
Des vies où l´on aura eu peu, si peu à choisir
Chanson numéro 10 : Ne lui dis pas
Paroles :
Troubles images issues du temps
Messages d´enfant
Vagues voyages au gré d´avant
Ne lui dis pas
Ce n´est qu´à toi
Rêve tout bas
Ne lui dis pas
Tendres caresses, fièvres et sang
Les peaux s´entendent et se tendent
Paupières closes, qui te prend ?
Ne lui dis pas
Ça sert à quoi
Ce n´est qu´à toi
Ne lui dis pas
On n´avoue rien si l´on est innocent
Les mots sont vains, les mystères indulgents
La pénombre éclaire
Du silence au mensonge
C´est l´espace des songes
Page après page, vie sur vie
Quand les questions dansent
N´est-ce que ça ? Etait-ce lui ?
Ne lui dis pas
Ce n´est qu´à toi
Rêve plus bas
Ne lui dis pas
Qu´il est si tard, qu´il ne t´étonne plus
Qu´il ne sait pas et qu´il n´a jamais su
Que bientôt l´hiver
Si c´était à refaire
Mais " chut" mieux vaut se taire
Ne lui dis pas
Chanson numéro 11 : Elle avait 17 ans
Paroles :
A quoi tu rêves redescends
C´est comme ça, pas autrement
Faudra bien que tu comprennes
A chaque jour suffit sa peine
Après tout c´qu´on a fait pour toi
A ton âge, on s´plaignait pas
L´excès en tout est un défaut
T´as pourtant pas tout c´qui te faut ? "
ça devrait être interdit
Tous ces mots tranchants comme des scies
Antidotes à la vie, à l´envie
Mais quelle est sa maladie ?
Elle avait dix-sept ans, elle avait tant et tant de rêves à vivre
Et si peu l´envie de rêver, comme ces gens âgés qui tuent le temps
Qu´ils n´ont plus, assis sur des bancs
Dix-sept ans, elle dérivait à l´envers loin des vérités avérées
Elle disait qui vivra verra, et moi je vivrai, vous verrez !
" Méfie-toi de tes amis
Dans la vie pas de sentiment
On ne vit pas avec des si
Y´a les gagnants et les perdants
T´as trop d´imagination
Mais garde un peu les pieds sur terre
Faudra qu´tu t´fasses une raison
Attends, tais-toi, mais pour qui tu t´prends ? "
Elle aimait pas les phrases en cage
Etre sage, pas le courage
Elle disait quitte à tomber de haut
Qu´elle vendrait chèrement sa peau
Elle avait dix-sept ans
Elle prenait la vie comme un livre qu´elle commencait par la fin
Ne voulait surtout pas choisir pour ne jamais renoncer à rien
Dix-sept ans
Elle était sans clé, sans bagage, pauvres accessoires de l´âge
Elle voulait que ses heures dansent au rythme de ses impatiences
Face à tant d´appétit vorace
Que vouliez-vous que j´y fasse ?
A tant de violente innocence
J´avais pas l´ombre d´une chance
Chanson numéro 12 : Fermer les yeux
Paroles :
Et puis cette ombre au fond de l´ombre
Et puis ces deux mains qui se nouent
Ces gestes faits et refaits sans en voir le bout
Et puis cette ombre encore debout
Le cri d´une sirène
Quand le jour a déteint
Parenthèse de peine
L´oubli jusqu´à demain
Longues secondes inertes
Le corps à l´abandon
Gestes lents, cigarettes
Puis s´essuyer le front
Vague regard au ciel
Pour l´heure ou pour le temps
Trop de pluie, de soleil
C´est tout c´qu´il en attend
Déjà loin de ses haines
Aussi loin qu´il le peut
Où ses rêves l´entraînent
Quand il ferme les yeux
Et puis cet otage sans cage
Et puis tous ces hommes en essaim
Son grave visage, maquillage, sans âge
Et puis ces billets dans ta main
Tu peux prendre ses lèvres
Tu peux goûter sa peau
Décider de ses gestes
Même dicter ses mots
Soumettre à tes plaisirs
Tant que le compte est bon
Arracher des sourires
Même changer son nom
Maître d´une apparence
Possédant de si peu
D´un vide, d´une absence
Dès qu´elle ferme les yeux
Quand la peine est trop lourde
Quand le monde est trop laid
Quand la chance est trop sourde
La vérité trop vraie
Comme au dernier voyage
Pour y voir enfin mieux
Enfin d´autres images
Quand on ferme nos yeux
Quand on ferme nos yeux
Album numéro 9 sortie en 2001 :
Goldman :
Album « Chanson pour les pieds « :
Chanson numéro 1 : Ensemble
Paroles :
Souviens-toi
Etait-ce mai, novembre
Ici ou là ?
Etait-ce un lundi ?
Je ne me souviens que d´un mur immense
Mais nous étions ensemble
Ensemble, nous l´avons franchi
Souviens-toi
Reviens-moi
De tes voyages si loin
Reviens-moi
Tout s´ajoute à ma vie
J´ai besoin de nos chemins qui se croisent
Quand le temps nous rassemble
Ensemble, tout est plus joli.
Chanson numéro 2 : Et l’on y peut rien
Paroles :
Comme un fil entre l´autre et l´un
Invisible, il pose ses liens
Dans les méandres des inconscients
Il se promène impunément
Et tout un peu tremble
Et le reste s´éteint
Juste dans nos ventres
Un nœud, une faim
Il fait roi l´esclave
Et peut damner les saints
L´honnête ou le sage
Et l´on n´y peut rien
Et l´on résiste on bâtit des murs
Des bonheurs, photos bien rangées
Terroriste, il fend les armures,
Un instant tout est balayé
Tu rampes et tu guettes
Et tu mendies des mots
Tu lis ses poètes
Aimes ses tableaux
Et tu cherches à la croiser
T´as quinze ans soudain
Tout change de base
Et l´on n´y peut rien
Il s´invite quand on ne l´attend pas
Quand on y croit, il s´enfuit déjà
Frère qui un jour y goûta
Jamais plus tu ne guériras
Il nous laisse vide
Et plus mort que vivant
C´est lui qui décide
On ne fait que semblant
Lui, choisit ses tours
Et ses va et ses vient
Ainsi fait l´amour
Et l´on n´y peut rien
Chanson numéro 3 : Une poussière
Paroles :
Dans ce désert
Torride enfer
Une poussière
Dans vos silences
Le vide immense
Quelqu´un s´avance
Que nous veut-il ?
Paisible ? hostile ?
Ainsi soit-il
Est-ce un fou de dieu ? Est-ce un missionnaire ?
Est-ce un de ces blancs docteurs ou bien militaires ?
Est-ce un aventurier, un vendeur, un touriste ?
Est-ce un riche trop riche attiré par le vide ?
Dans ce désert, une poussière..
L´or ou le fer ? Frères que faire ? Une prière
Est-ce un colonial, un conquistador ?
Est-ce un des nôtres qui nous fera pire encore ?
Est-ce un rallye de machines hurlantes et sauvages ?
Est-ce une tempête qui noiera tout sous le sable ?
Dans ce désert, une poussière
C´est le monde et ses maladies
C´est le monde qui vient par ici
Pauvre monde, malade et transi
Vois le monde, sa mélancolie
Chanson numéro 4 : La pluie
Paroles :
On voudrait savoir éviter
La pluie
Entre les gouttes se glisser
Deux, trois nuages et l´on
Court à l´abri
On n´aime pas trop se mouiller
On se dit qu´ailleurs
Sous d´autres latitudes
Le soleil est brûlant
Même en plein hiver
On rêve d´Orient,
De cap au sud
De sable et de mer
Et l´on attend sous des portes
Cochères
Ou transi sous un parapluie
On met des chapeaux, des gants,
Des impers
On se cache, on se rétrécit
Faudrait pas s´éloigner,
Rester dans son coin
Une averse et l´on risque
D´être surpris
Pas de jolie vie,
De joli chemin
Si l´on craint la pluie
On prie le ciel
Et les grenouilles
Et l´hirondelle
Que le temps tourne
Comme tourne la chance
Dieu que tout baigne
Quand il y a du soleil
Mais voilà,
Le mauvais temps ça
Recommence
Mais
Dans les vies sèches
L´eau se venge aussi:
Y a des ouragans,
Des moussons,
Des déserts.
Autant apprendre
A marcher
Sous la pluie
Le visage
Offert
Chanson numéro 5 : Tournent les violons
Paroles :
Tournent les violons
Grande fête au château il y a bien longtemps
Les belles et les beaux, nobliaux, noble sang
De tout le royaume on est venu dansant
Tournent les vies oh tournent et s´en vont
Tournent les violons
Grande fête aux rameaux et Manon a seize ans
Servante en ce château comme sa mère avant
Elle porte les plateaux lourds à ses mains d´enfant
Tournent les vies oh tournent et s´en vont
Tournent les violons
Le bel uniforme, oh le beau lieutenant
Différent des hommes d´ici blond et grand
Le sourire éclatant d´un prince charmant
Tournent les vies oh tournent et s´en vont
Tournent les violons
Redoublent la fête et les rires et les danses
Manon s´émerveille en remplissant les panses
Le bruit, les lumières, c´est lui qui s´avance
Tournent les vies oh tournent et s´en vont
Tournent les violons
En prenant son verre auprès d´elle il se penche
Lui glisse à l´oreille en lui frôlant la hanche
Tu es bien jolie dans un divin sourire
Tournent les vies oh tournent et s´en vont
Tournent les violons
Passent les années dures et grises à servir
Une vie de peine et si peu de plaisir
Mais ce trouble là brûle en ses souvenirs
Tournent les vies oh tournent et s´en vont
Tournent les violons
Elle y pense encore et encore et toujours
Les violons, le décor, et ses mots de velours
Son parfum, ses dents blanches, les moindres détails
Tournent les vies oh tournent et s´en vont
Tournent les violons
En prenant son verre auprès d´elle il se penche
Lui glisse à l´oreille en lui frôlant la hanche
Juste quatre mots, le trouble d´une vie
Juste quatre mots qu´aussitôt il oublie
Tournent les vies oh tournent et s´en vont
Tournent les violons
Elle y pense encore et encore et toujours
Chanson numéro 6 : Un goût sur tes lèvres
Paroles :
C´est un goût sur tes lèvres, juste après les baisers
Une amertume à peine devinée
Combien de coups, crois-tu avant que tu dénonces ?
Combien de peurs avant de supplier ?
Combien de jours de faim, as-tu la réponse ?
Avant de te battre, avant de ramper
Combien de pouvoir, avant d´en abuser ?
De désillusion avant de quitter ?
Combien d´alcool pour tenir à la mine ?
De chantage avant que tu ne t´inclines ?
C´est un goût sur tes lèvres, juste après les baisers
Une amertume à peine devinée
Rien qu´un goût sur tes lèvres, qui es-tu, n´es-tu pas ?
Peut-être plus ou bien moins que tu crois
Combien d´années pour élever un enfant ?
Mais pour l´égorger c´est juste un instant
Combien de rêves en route abandonnés ?
D´"automensonges" pour se contenter ?
Combien de verres pour que tombes ton masque ?
Combien de faux adieux, de come-back ?
Combien d´échecs avant que l´on comprenne ?
Et d´autos brûlées pour voter FN ?
C´est un goût sur tes lèvres, juste après les baisers
Une amertume à peine devinée
Rien qu´un goût sur tes lèvres une infime méfiance
Qui se cache sous les apparences ?
Un goût sur tes lèvres, rien qu´un goût sur tes lèvres
C´est un goût sur tes lèvres
Combien de temps pour la routine en amour ?
Aux hôpitaux pour ne plus dire bonjour ?
Combien d´images pour être concerné ?
Quel quota d´étrangers pour s´intégrer ?
Combien de pressions pour lâcher les principes ?
Et de désirs pour tromper et mentir ?
Combien de solitude sans appel au secours ?
De " tout le monde le fait" pour faire à ton tour ?
Combien d´argent, de succès pour changer ?
Combien de cons contre un seul à lyncher ?
Combien de mots pour blesser ou guérir ?
Combien d´espoir avant un bidonville ?
Combien ?
A ton avis ?
Combien ?
Chanson numéro 7 : Si je t’avais pas
Paroles :
Je jouerais du même harmonica
Je verrais le même arbre là-bas
Serais-je heureux sans toi ? Pourquoi pas ?
Rien que d´y penser ça me glace à chaque fois
Si je t´avais pas
Si je t´avais pas
Que serais-je, où ça ?
Ma maison c´est là
Exactement dans tes bras
J´aurais des enfants, mais pas ceux-là
Moitié moi, mais pas moitié toi
J´embrasserais, " comme ça", un peu distrait
Pas une fois, pas une, nous ne l´avons fait
Si je t´avais pas
Si c´était pas toi
Que serais-je, où ça ?
Mon pays c´est toi
Précisément dans tes bras
Bouge pas
C´est ma place à moi
Mon abri mon toit
J´habite tes bras
Là où me caressent tes doigts
Chanson numéro 8 : C’est pas vrai
Paroles :
Et partout ça mitraille 100 000 vérités
On jure on clame on braille
Ça vient d´tous les côtés, mais c´est pas vrai
Ça fait pas mal
Tu n´as pas changé
On ne sort jamais jamais de son quartier
C´était très bien
Moi je ne vote plus
Les politiciens sont tous corrompus
Tout va plus mal
C´est le grand capital
Je te le rendrai
C´est la destinée
C´est tel père tel fils,
C´est maman ou putain,
La femme de ma vie
Ça vous va très bien
Et partout ça mitraille 100 000 vérités
On jure on clame on braille, ça vient d´tous les cotés
Radios et haut parleurs des chaînes par milliers
Et passent les rumeurs promis craché juré
Vérifié officiel certifié
Mais... c´est pas vrai l´amour ça dure pas
Quelle soirée super !
T´es trop bien pour moi
Nous c´est pas pareil
Appelle on en parle
Quand tu veux tu passes
C´est inévitable, un jour on se lasse
Je ne démissionnerai pas je le jure
Oh cette crème gomme vos vergetures
Tout se paye un jour
J´arrête quand je veux
C´est chacun son tour
Je fais ce que je peux
Et partout ça mitraille 100 000 vérités
On jure on clame on braille
Ça vient d´tous les cotés
Radios et haut parleurs des télés par milliers
Des infos des rumeurs
Les diplômes n´empêchent pas d´être chômeur c´est pas vrai
Les vaches sont herbivores c´est pas vrai
Faut être un tueur pour réussir c´est pas vrai
Là, normalement ça devrait marcher c´est pas vrai
Ne quittez pas, un agent va vous répondre c´est pas vrai
Sans piston on arrive à rien c´est pas vrai
Molière est mort sur scène c´est pas vrai
Ce joueur est intransférable c´est pas vrai
Y a plus de morale c´est pas vrai
C´est à deux pas, y´en pour cinq minutes c´est pas vrai
Je suis désolé c´est pas vrai.
C´est pas vrai, c´est pas vrai...
Et partout ça mitraille et cent mille vérités
On jure on clame on braille ça vient d´tous les cotés
Radios et haut parleurs des chaînes par milliers
Et passent les rumeurs promis craché juré vérifié officiel
Certifié de source sûre
C´est pas vrai, c´est pas vrai
Dans la vie, t´as les gagnants et les perdants
Le national socialisme, c´est 1 000 ans de paix
Pas de sélection à l´entrée de l´université
Du passé faisons table rase
Y a de plus en plus de racisme
I love you vous êtes vraiment super
C´est mon choix la Pravda
Ce sont des victimes de la société
Je te rappelle sans fautes
Ils font tous pareil
C´était mieux avant
Une de perdue, 10 de retrouvées
Chanson numéro 9 : The Quo’s in town tonite
Paroles :
Il a pris le train postal juste avant la nuit
A Valence il est mécano
Demain matin faut qu´il soit sans faute à Paris
Et tant pis pour le boulot
Ça fait des mois déjà qu´il regarde son billet
Son patron l´a laissé filer
Et personne aurait pu l´empêcher
Sur son bras c´est tatoué
Rossi, ses mots, et ses solos et Parfitt et sa caster
Les riffs à fond, le son go go
Le boogie woogie la tête à l´envers
Il a pris le train postal juste avant la nuit
Il en rêve au rythme des rails
Oh demain c´est la nuit de sa vie
The quo´s in town tonite
Quand il arrive devant la salle il est midi
Y a déjà des gars qu´il connaît
Les cheveux longs, les jeans délavés comme lui
De partout, même un Japonais
C´est l´attente, on cause, on fume en buvant des bières
Quand ils répètent on les entend
Et quand s´écarteront les barrières
Il va courir au premier rang
Pour Rossi ses mots, ses solos, et Parfitt et sa caster
Les riffs à fond, le son go go
Le boogie woogie la tête à l´envers
Plus que 2 heures encore, 2 heures à tirer
Et tout est prêt pour la bataille
Un accord et tout va sauter
The quo´s in town tonite
C´est parti, ça l´prend partout de bas en haut
Ça l´secoue jusqu´à la folie
La basse au ventre et les grattes dans la peau
Ils sont à 2 mètres de lui
Et quand vient " down down" c´est sa préférée
Si l´batteur tombe ou va pisser
Y a pas d´malaise pour l´rempacer :
Il la connaît les yeux fermés
Rossi ses mots, ses solos, et Parfitt et sa caster
Les riffs à fond, le son go go
Le boogie woogie la tête à l´envers
Le paradis c´est ici, c´est l´enfer !
C´est les flammes au fond des entrailles
Y a rien qui ressemble à ses concerts
The quo´s in town tonite
Et ça fait si vide après
Quand la vraie vie revient
Quand on les a vu saluer
Et qu´il faut reprendre son train
Mais cet été
Ils vont jouer dans les festivals
Il ira pendant ses congés
En Belgique et au Pays de Galles
The quo´s in town tonite
Rossi ses mots, ses solos,
Et Parfitt, et sa caster
The quo´s in town tonite
Chanson numéro 10 : Je voudrai vous revoir !
Paroles :
Cette lettre peut vous surprendre
Mais sait-on ? peut-être pas
Quelques braises échappées des cendres
D´un amour si loin déjà
Vous en souvenez-vous?
Nous étions fous de nous
Nos raisons renoncent, mais pas nos mémoires
Tendres adolescences, j´y pense et j´y repense
Tombe mon soir et je voudrais vous revoir
Nous vivions du temps, de son air
Arrogants comme sont les amants
Nous avions l´orgueil ordinaire
Du " nous deux c´est différent"
Tout nous semblait normal, nos vies seraient un bal
Les jolies danses sont rares, on l´apprend plus tard
Le temps sur nos visages a soumis tous les orages
Je voudrais vous revoir et pas par hasard
Sûr il y aurait des fantômes et des décors à réveiller
Qui sont vos rois, vos royaumes ? mais je ne veux que savoir
Même si c´est dérisoire, juste savoir
Avons-nous bien vécu la même histoire ?
L´âge est un dernier long voyage
Un quai de gare et l´on s´en va
Il ne faut prendre en ses bagages
Que ce qui vraiment compta
Et se dire merci
De ces perles de vie
Il est certaines
Blessures au goût de
Victoire
Et vos gestes, y reboire
Tes parfums, ton regard
Ce doux miroir
Où je voudrais nous revoir
Chanson numéro 11 : Les petits chapeaux
Paroles :
Elle met plein de p´tits
Chapeaux bizarres
Elle sourit quand elle
Marche dans la rue . ..
Aux indiens, aux livreurs, aux motards
C´est pas la plus jolie,
Ça tombe bien, moi non plus . ..
Elle ramasse
Les paumés, tout c´qui
Traîne...
Les vieux, les chats
Dans l´tas y avait moi
Les plaies, les bosses, ceux qui saignent, elle aime...
Quand on lui demande pourquoi, elle répond : " pourquoi pas?"
Elle a comme une
P´tite douleur dans l´regard
Cette ombre qui rend les gens
Fréquentables
Elle m´est tombée
Dessus sans trop crier gare
J´voudrais qu´elle me garde
Un p´tit peu plus tard
Elle me trouve beau et puis je la crois
Elle dit : " ça m´saoûle", " c´est pas laid",
" Ça m´pèle"... elle a trop chaud
Toujours, ou trop froid
Le monde lui fait pas peur, elle trouve la vie mortelle
. ..
Et j´aime aussi comme elle
Se passe de moi
Comme elle est fière
Et secrète parfois
Comme elle donne tout
A chaque fois
Elle met des petits chapeaux
Et moi ça me va . ..
Chanson numéro 12 : Les choses
Paroles :
Si j´avais si j´avais ça
Je serais ceci je serais cela
Sans chose je n´existe pas
Les regards glissent sur moi
J´envie ce que les autres ont
Je crève de ce que je n´ai pas
Le bonheur est possession
Les supermarchés mes temples à moi
Dans mes uniformes, rien que des marques identifiées
Les choses me donnent une identité
Je prie les choses et les choses m´ont pris
Elles me posent, elles me donnent un prix
Je prie les choses, elles comblent ma vie
C´est plus ´je pense´ mais ´j´ai´ donc je suis
Des choses à mettre, à vendre, à soumettre
Une femme objet qui présente bien
Sans trône ou sceptre je me déteste
Roi nu, je ne vaux rien
J´ai le parfum de Jordan
Je suis un peu lui dans ses chaussures
J´achète pour être, je suis
Quelqu´un dans cette voiture
Une vie de flash en flash
Clip et club et clop et fast food
Fastoche speed ou calmant
Mais fast, tout le temps zap le vide
Et l´angoisse
Plus de bien de mal, mais est-ce que ça passe à la télé
Nobel ou scandale ? on dit ´V.I.P´
Je prie les choses et les choses m´ont pris
Elles me posent, elles me donnent un prix
Je prie les choses, elles comblent ma vie
C´est plus ´je pense´ mais ´j´ai´ donc je suis
Des choses à mettre, à vendre, à soumettre
Une femme objet qui présente bien
Sans trône ou sceptre je me déteste
Roi nu, je ne vaux rien
Je prie les choses et les choses m´ont pris
Elles me posent, elles me donnent un prix
Je prie les choses, elles comblent ma vie
C´est plus ´je pense´ mais ´j´ai´ donc je suis
Un tatouage, un piercing, un bijou
Je veux l´image, l´image et c´est tout
Le bon ´langage´ les idées ´qu´il faut´
C´est tout ce que je vaux
et et moi jai une chanson pas mal vulgaire P.S c po mon genre de musique god bless the toplesse
écarte twa les fesse
Si t tune bonne chienne
jva te slaker ta lesse
Apres une tire, moi jme tire sa sappel lamour magique jdisparait mort de rire. Le meilleur trick! jtattend deja dire ´´il pense ink ek sa bite´´ ben oui pis pendant jtécoute pas janalyse ton physik. vois tu jte met comme un gant pis jte botte comme litalie jte fourre comme un crosseur pis sam fait pas une pli. Vient pas mparler damour... caLiss ta rien comprit jmappel ma gile vigneault mon nom c V.I.C. Tum dit ktum comprend pas . . sa tombe ben mwa c pareille mais jmen fait pas ek sa deamin c ma main ou mirelle!!
[Refrain]
Moi c richar, moi jaime les char pis lbassball. pIs jfume des gros pétard pis jbois jusquau lastCall. Criss de batar.. Woww baby pompe mwa el dard ma va fermer mes stort ma va manger ton nenufor! C B.C appel mwa gros le Bombski Jte rendre mon mocri comme un cigar dans Liwinsi . Maniaque sexuelle jtolere pas lpoil . ^[....] Mesdemoiselle enfilez vs jartele. MOn déanche me dure plus lgt kune pille duraselle. Jai une vésicule cuivré. Dit mwa po ke tent peut pu . . cé lmoment rever pour ta crissté danl cul. Un 69 ou ben donc par en avant par arriere c lenfer danl cul dlara fabian
[Refrain 2 fois]
Yoyo les fille, c ltemps dvous roulez la bille, jai 2 grenade pis une grosse goubille. Criss de batard, cest black taboo caliss on est plus fort klé motard. Fuck la police plein dpisse tu va manger notre marde tu va boire notre flux. ta mere les genou a terre a va nous mangez lcul fake si té prete baby baise tes bobette tu va voir pourquoi ka crit ka kelle se font mette pask cé moi ki a le fouette jme fré jama dominer. emmene zen des brunette des rouquine des blonder, ma va tute les mettre pis de tute les coter mwa kan jattend arrete c ltemps de continuer. La tete en entre les shicklette tu va tu toute envaler... vient pas mdire ke sa técoeure de lavoir dans lmonde V. a grand coup dans lbonheur ma te marteler el point G. Tu nottera la datte pis lheure dla fois ke ta el plus crié... chu desoler baby si té pu capable de marcher mais moi kan jfais kek chose ben jel fait pas a moitié . [repete mwa sa tonéé] Moi jel fait pas a moitié!! la clé de black taboo c detre contreversé. Envoye le féminisme vient icite mat percer!!!!
[Refrain]
God bless the toplesse sa poudre sa west. Miss liche la sueur de mes gosse jusqua mes fesse criss biss. [...] pis jmen va te decher dans face malgres ton refut! bouge ton cul.. tu mépatte avec tes stépette. Ouvre ton cul ke jtéklatte a coup de kekette. [.......] Oh chérie comme jaime té embition mais surtout ton poussy a la creme de championnion Kim pousse a lextase Oh oui jel bouffe. Mais caliss baby rasse toi la touffe. tu fais t prouesse dans les cabaret.té une toplesse pis sa parrait. aller carasse toi laret on va sniffer des craque partout. promesse de black taboo! envoye le tabarnak a gnou..!
[Refrain]
Envoye le feminisme vient icite mat percer
Envoye le feminisme vient icite mat percer
Envoye le feminisme vient icite mat percer
Envoye le feminisme vient icite mat PERCERR
C´était mon Document Word sur Goldman
( pas le truc pas drôle de l´autre ! -_- )
Up!