CHAPITRE I: Le premier guerrier, Fire.
Le jour se levait lentement sur le petit village de Nonju. Je dis petit village mais c’est en fait une petite ville bien développée. Il y avait un monument aux morts datant de la Première Guerre Magique. Non loin de cet immense bâtiment regroupant les centaines de morts du village, était la plus grande avenue de la ville, dans cet avenue, toujours bouchée par des Voitures-Choc, plusieurs maisons grandes et hautes, telles des mini palais avaient été construites. Et au bout de cette rue, dans la plus petite maison de l’avenue, vivait notre héros du nom de Fire.
-M’man, j’vais à l’école, à c’soir ! cria-t-il
-A ce soir, mon chéri, oh attends, tu as oublié ton déjeuner, voilà, allez vas-y, petit garnement.
-Merci, à plus m’man !
Fire partit donc à l’école en compagnie de ses amis. Il arriva au portail de l’immense école et s’arrêta, il regarda ses amis et tous les trois eurent la même idée : sécher les cours. Ils partirent donc ainsi jusqu’à l’orée du bois tout proche. Il s’y aventurèrent sans prêter quelconque attention aux Croqueurs. Les Croqueurs étaient des monstres petites mais très malin, dont le Q.I était estimé à deux fois celui d’un homme normal. Le réel danger résidait dans le fait qu’ils avaient des dents plus pointus que la lame d’Excalibur et qu’ils savaient s’en servir diablement bien. Ils passèrent donc la journée à errer sans but dans le bois pour finalement déboucher de l’autre côté en face du village de Deathing.
Un problème qu’ils n’auraient tous les trois accepté pour rien au monde se posait. Le village se trouvant devant eux était en flamme, de grandes langues oranges s’élevaient haut dans le ciel. Fire s’approcha en courant pour essayer de sauver quelqu’un, mais son mètre soixante-quinze et ses 62 kilos allaient-ils faire l’affaire ? Tant pis, il se jeta dans le tourbillon de flammes et chercha quelqu’un à secourir. Il chercha aussi ses amis mais ne les vit point, il se mit donc en tête de retourner à la sortie du village lorsqu’il entendit une voix étrange.
-Firrrreeeeee ! !! Firrreeeeee ! ! dit la voix
-Ou êtes-vous ? Comment connaissez-vous mon nom ? répondit Fire
-Firrrreeeee ! !!! Tu es l’ééélllluuuuuuu ! !
-L’élu ? L’élu de q… oh et puis, vous foutez pas de moi ! !!
-Reggarrrrrdeee ton corrrrps !
-Je sais que je suis beau ! dit Fire, il regarda tout de même son corps et s’aperçut qu’il ne souffrait d’aucune blessure ni de brûlures. C’est quoi ça ?
-Je te dis que tu l’éééllllluuuuu… Rends-toi à la Colline de Pierre, Firrreeee ! !
-La Colline de Pierre ? s’enquit Fire. C’est à deux mille kilomètres d’ici.
-Vas-yyyyy….ou tu mouuurrrraassss…tes amis sont déjàààà morts…..
Fire fut pris de panique, ses amis, il les avit complètement publié, il courut à la sortie du village et les repra couchés sur le sol. Il s’approcha avec appréhension, comme si il s’attendait à ce qu’ils lui sautent dessus et le dévorent vivant. Il regarda le corps sans vie de son amie et se mit à pleurer.
-Pourquoi ? Pourquoi sont-ils morts ? Qui t’es toi d’abord, hein, montre-toi si tu es un homme ! !
-La Colline de Pierre, Fire ! !
-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHAAA ! ! cria Fire.
Ce qui lui avait fait poussé ce cri énorme était le fait que c’était le cadavre de son ami qui parlait et répétait inlassablement la même phrase « La Colline de Pierre, Fire ! ! ». Fire se leva et courut sans réfléchir à Nonju dans l’intention de tout révéler aux autorités. Il pleurait, la rage et la haine mélangées à la tristesse s’agitaient en lui, il se posait tout un tas de quetions, tellement que je ne pourrais pas les énumérer. Il fut encore plus abbatu et dépité que jamais lorsqu’il vit que sa ville aussi était prise d’assaut par les flammes. Il s’écroula de désespoir et le fait de penser à sa mère le ramena à la vie réelle, il courut et en quelques minutes, il était parvenu à sa maison.
-Maman ! ! Maman ! ! cria-t-il. Où es-tu ?
-Je…je suis là…mon fils. dit une voix étoufée par la fumée.
Fire s’approcha du corps de sa mère et la saisit dans se bras, il savait qu’elle était morte, il savait qu’elle ne serait plus jamais là, que c’était sans espoir. Il pleura longtemps et sa mère lui dit quelque chose :
-Je vais mourir, Fire. Je vais mourir mais il…il me reste ass…assez de force pour….pour te dire que le temps que tu agisses est…est arrivé. Fire, pour moi s’il te plaît, va…va à La Colline de Pierre…même…même si tu te poses beau…beaucoup de questions, vas-y…le monde t’attend, Fire….
-Maman, glapit Fire. Maman, pour toi, j’irais à cette foutue colline. Maman, je t’aime.
Et dans un dernier soupir, sa mère s’écroula lentement sur le sol. Fire sortit piteusement de son ancienne maison, il lui restait juste son sac à dos et les restes du pique-nique, un peu d’argent, un short et des baskets ( il devait avoir cours d’EPS aujourd’hui). Il sortit de la ville et se dirigea vers la route la plus proche, il regarda le ciel et vit une inscription :
THE STONE HILL, FIRE ! !!
-RRRAAAAHHH!!!!! J’ai compris, vous avez tué ma mère et mes amis, que voulez-vous que je fasse d’autre?
Soudain, les lettres se dissipèrent et laissèrent place à un autre message :
VAS-Y SI TU VEUX QU’ILS REVIVENT ! !
Fire regarda nerveusement l’inscription et partit en courant rencontrer son destin.
CHAPITRE II: La seconde guerrière, Wind.
Matori, petit village cette fois-ci. Quelques maisons, une dizaine tout au plus. Wind habitait ici, à cinq cent kilomètres de Nonju, c’était une fille simple, grande, blonde, les cheveux bouclés pendant le long de ses épaules. Contrairement à Fire ( rappelons qu’ils ne se connaissent pas du tout), c’était une élève studieuse et sérieuse. Peu encline à sécher les cours ou d’autres « conneries stupides et inutiles » comme elle le disait. Aussi, elle partit en classe ce matin.
-Alors, Wind ? Comment ça va, ma toute belle ? dit Franck, le petit ami de Wind.
-Bien, et toi mon chou ? répondit Wind avec amusement.
-Mieux depuis que je t’ai vu ! !
-Allez, lâche-moi, je dois aller en cours là ! ! Bisous ! !
-« Bisous » ? ! C’est tout ? répliqua Franck
Wind s’approcha alors en soupirant et embrassa Franck un court instant. Elle disparut ensuite derrière la porte de sa salle de classe. Elle s’assit discrètement, elle avait une minute de retard et la prof de français était intraitable à ce sujet là. Elle commença à sortir ses affaires lorsqu’elle fut brusqueemnt interrompue par la prof.
-Mademoiselle Wind ! ! dit-elle. Vous êtes en retard ! !
-Aïë… soupira Wind. Je...je suis désolée mad...
-En permanence, mademoiselle ! !
-Pfffff….
-Qu’avez-vous dit ?
-Euh…rien, rien, fit Wind.
Wind sortit donc de son cours et se dirigea vers la salle de permanence d’un pas nonchalant, elle entra dans la salle malheureusement vide. Elle fit demi-tour et inspecta le bureau du principal lui-aussi vide, elle retourna à la salle des surveillants, qui était vide elle-aussi. Elle erra donc ainsi dans les couloirs pendant près d’une demi-heure avant de trouver quelqu’un à qui parler.
-Oh, excusez-moi, dit-elle. Savez-vous où je peut trouver un surveillant ? elle n’eut pour réponse que le silence de la personne. Euh, monsieur ? Vous allez bien ?
-Tuuuuu es….l’élllluuuueeee….Wind, rends-toi ààààà la Collliiiinnnne de Pieerrrree ! !
-Que dites-vous ? Je ne comprends pas ?
L’homme disparaissa dans un souffle, il ne restait de lui qu’une petite boîte bleue. Wind la ramassa, l’inspecta et sans se méfier, l’ouvrit. Un souffle prodigieux en sortit, détruisant tous les casiers alentours, Wind essaya de refermer la boîte mais n’y parvint pas. Elle la lâcha donc et partit dans la cour, elle sentait un vent énorme. Une, non deux, trois tornades gigantesques arrivaient sur la ville de Misaju ( ville ou est scolarisée Wind) elles détruisaient tout sur leur passage. Wind courut, cherchant un moyen de s’échapper, elle fut surprise par un bruit sourd à sa gauche, elle partit voir sa provenance et découvrit à ses pieds le cadavre déchiqueté de Franck, elle hurla de peur et pleura. Elle courut, elle reconnaissait des corps parmi le vent. Le vent était capable de transporter des arbres, des vaches, mais Wind se rendit compte qu’il ne la transportait pas elle. Elle se demanda ce qui se passait et l’étrange personnage qui avait déclenché cette folie se retrouva en face d’elle.
-Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ? dit-elle en reniflant à moitié.
-Je teeee l’aiiiii diiiiit… tu es l’ééééélluuuueee….Wind….l’élue…vvaaaa à laaa Collliiinne de Pieerrrrree…ou tout le monnnde mourraaaaaaa.
-Pourquoi ? Pourquoi moi ?
-L’ééélllluuuuueeeee….
Et le bonhomme disparut complètement laissant Wind seule. Elle courut chez elle et découvrit toutes les maisons de son village arrachées, en ruines, elle courut voir le corps de sa mère devant la maison.
-Maman…maman…snif…sniff….NNNNNNNNOOOONNNN ! !!!
-Wi…Wind, tu dois aller à….à la Colline de Pierre…vas-y…pour….pour moi, Wind.
Et sa mère roula sur le sol, morte. Wind ramassa un sac à côté de sa mère, il contenait de quoi manger et de quoi se changer pour quelques jours. Wind regarda le ciel.
THE STONE HILL, WIND ! !!
-De toute façon, que voulez-vous que je fasse d’autre? dit-elle.
Elle mit toute ses affaires dans son sac et partit par la forêt. Elle ressortit de l’autre côté et regarda le ciel une dernière fois.
VAS-Y SI TU VEUX QU’ILS REVIVENT ! !
Elle savait qu’elle devait y alle , si sa mère avait préparer un sac, c’est qu’elle savait que cela devait arriver, si sa mère était consentante pourquoi Wind ne le serait-elle pas elle aussi ?
Elle courut elle aussi vers sont destin.
CHAPITRE III: Le troisième guerrier, Earth.
Earth était un jeune adolescent qui n’allait pas à l’école. Il vivait dans une forêt avec quelques habitants de diverses races, des Elfes, des Nains ( non, non pas de Hobbits). Il aidait son père dans son métier de chasseur de Gargouilles naines. Les Gargouilles naines étaient des oiseaux très rares, si quelqu’un parvenait à les capturer, il serait couvert de richesse pour le restant de sa vie.
L’aspect dangereux de ce métier était du au fait que la Gargouille pouvait transformer quelqu’un en pierre d’un coup de griffe, et ce pour mille ans. Dans la communauté où vivait Earth, l’argent n’avait pas court, si le père faisait ce métier c’était pour trouver un endroit tranquille dans la campagne et s’y installer pour le restant de ses jours.
Comme tous les matins, Earth et son père se préparèrent à partir camper dans la forêt. Earth prit son sac, embrassa sa mère et courut rejoindre son père à l’étable. Ils prirent chacun un cheval et partirent. Bientôt, on ne pouvait distinguer plus que leur ombre, une de ces ombres disparaîtra probablement à jamais.