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LEs fics:FRISSONS

maxou23
maxou23
Niveau 10
18 avril 2003 à 16:18:47

La petite vieille et le chien.

Cette histoire est véridique, c´est arrivé à une grande amie de l´amie de ma grand-mère. La dame en question se prénommait Madeleine et elle voyageait beaucoup.

Veuve depuis un certain nombres d´années la vieille dame faisait ses voyages seule. De toute façon elle ne visitait pas beaucoup elle restait la plupart du temps sur la plage ou à la piscine de l´hôtel à prendre du bon temps.

Un jour, Madeleine assise sur le sable chaud et blanc d´une plage du Mexique fit une rencontre pour le moins fortuite. Un petit chien vint lui tenir compagnie. La vieille dame se sentant seule fut très contente d´avoir trouvé un nouvel ami. Elle partageait avec pongo ( C´est le nom qu´elle lui avait donné) ses repas et ses promenades.

Le soir arrivé, elle le quittait pour se rendre dormir à l´hotel, mais dès le matin elle retournait à la plage pour y retrouver son ami l´attendant toujours au même endroit et venant se frôler à elle de contentement.

La fin de son voyage arrivait et Madeleine avec peine songeait qu´elle devrait quitter son ami pour retourner au Canada. Elle n´en trouva pas la force se disant que personne peut-être n´allait le nourrir à l´avenir et qu´il risquait de mourir de faim. Il était déjà très maigre quand elle l´avait trouvé et elle s´inquiétait qu´il le redevienne sans elle pour bien le nourrir.

Elle décida donc de le cacher dans son grand sac à main de paille et risqua par amour de son chien de se faire prendre avec un animal dans ses baguages. Heureusement pour elle les douaniers n´avaient rien à soupçonner d´une charmante vieille dame et sans la fouiller, ils la laissèrent monter sans problèmes dans l´avion.

L´amie de ma grand-mère était ravie et contente d´avoir pue déjouer les fouilles des douaniers et avoir pue ainsi adopter son Pongo.

De retour chez elle, Son chien n´avait pas l´air de bien se porter. Elle pensât que le climat avait pour quelque choses à y voir puisque cet animal vivait habituellement sous un climat chaud et humide. Nous étions en plein coeur de l´hiver et il devait selon elle avoir attrapé une grippe quand elle l´envoyait faire ses besoins dehors. Surtout que depuis quelques jours les températures au Québec allaient souvent sous les 30 degrés.

Elle décida donc d´emmener son chien chez le vétérinaire pour le faire soigner. Arrivé là-bas, le vétérinaire examina la bête avec un regard circonspect. Il demanda à madeleine de quelle race de chien il pouvait s´agir puisque de toute sa carrière il n´avait jamais vu de canin de cette race. Elle lui dit qu´elle n´en savait rien que probablement çà devait être un mélange de deux chiens. Le vétérinaire lui demanda s´il pouvait le garder quelques jours pour le soigner car effectivement il était très malade. Évidemment, dans un soucis de soigner son copain Madeleine accepta et laissa son Pongo chez ce docteur pour quelques jours.

Le soir, le vétérinaire reçu dans sa clinique des amis dont un était aussi vétérinaire. Il lui montra le drôle de petit chien et lui demanda s´il savait de quelle race il était mais l´ami en question n´en savait rien du tout non plus. Il promit au médecin de chercher dans ses bouquins et de consulter certains spécialistes de la question car l´animal à ses yeux semblait très bizarre.

Quelques jours plus tard, comme l´avait promis son confrère, au vétérinaire de Pongo, l´homme appela avec des renseignements au sujet de l´animal. Tout de suite après avoir raccroché le combiné, le médecin joint par téléphone la vieille dame qui se faisait beaucoup de mauvais sang pour son compagnon.

-Madeleine Paquette ?

-Oui c´est moi même, dit la voix à l´autre bout du combiné.

-Ici le docteur Beaulieu, j´appelle au sujet de Pongo.

La dame anxieuse avait hâte d´entendre des nouvelles de son chien.

-Alors il va mieux?

-Madame, dites-moi, ou avez-vous trouvé ce chien ?

-En fait, dit-elle au Mexique sur une plage et je l´aie emmené en cachette ici le pauvre je ne pouvais faire autrement il serait mort de faim sans moi là-bas pour le nourrir !

-Madame j´ai une chose à vous dire, Pongo n´est pas un chien...c´est...c´est une variété de gros rats qui se nourrit habituellement dans les égouts dans certains pays où le climat est très chaud et humide.

-Abasourdie, la dame raccrocha et n´alla jamais chercher son chien chez le vétérinaire, elle était morte d´un arrêt du coeur de chagrin de devoir se défaire de son ami. On euthanasia Pongo le lendemain de son enterrement...

La Gardienne

Linda fait du «babysitting» chez les Hamel, voisins et amis de la famille qui sont partis à une soirée dansante avec ses parents. La soirée se passe comme d´habitude et les enfants qu´elles gardent sont endormis. Le petit Francis 9 ans et sa petite soeur Lorianne 6 ans, dormant poing fermé depuis déjà longtemps.

Linda est assise au salon à regarder la télé quand je téléphonne sonne...au bout du fil une voix inconnue...un homme à la voix rauque et basse lui dit:
Pourquoi ne vas-tu pas voir les enfants?

Croyant à une mauvaise blague elle racroche le combiné et continue sans s´en inquiéter à écouter son feuilleton favoris...

Quelques minutes passent et encore une fois la sonnerie se fait entendre...
Dring dring ! !

Oui Allo ?

Encore une fois, la même voix basse et rauque lui dit : Pourquoi ne vas-tu pas voir les enfants?

Elle commence à se sentir mal à l´aise de ces coups de fils et racroche...sitot racroché l´appareil recommence son cri dans la nuit...Dring Dring!! Encore une fois elle prends le combiné...le même homme...la même phrase...Pourquoi ne vas-tu pas voir les enfants!!

Paniquée elle compose le numéro de l´opératrice téléphonique et lui raconte son histoire...la femme du standard lui demande d´attendre un instant pour quelle puisse vérifier d´ou provient l´appel...après quelques minutes qui semblent des heures à la jeune Linda, l´opératrice revient le souffle coupée et lui dit...

Mademoiselle...sortez immédiatement de la maison ! ! l´appel provient de la seconde ligne de l´endroit ou vous êtes ! ! il est dans la maison sortez ! !

Linda s´inquiète tout à coup des deux enfants...elle monte à leur chambre paniquée...Elle pousse des horribles cris en ouvrant la porte de la chambre des chérubins les trouvant horriblement mutilés et tout deux baignant dans leur sang.

On n´élucida jamais cette horrible histoire...Si vous faites du «babysitting», surveillez les enfants peut être l´homme au téléphone sera-t-il avec vous?

Chambre d´étudiante

Julie vit dans une chambre avec sa colocataire Marie. Vers 9 heures, elle se rappelle que son livre emprunté à la bibliothèque doit être rapporté pour aujourd´hui et la bibliothèque ferme à 11 heures. Julie dit à Marie qu´elle doit sortir pour aller remettre son livre à la bibliothèque et qu´elle sera sortie pour un moment. Elle invite Marie à se joindre à elle, mais celle-ci refuse prétextant qu´elle a des cours le lendemain matin. Marie demande à Julie de fermer la lumière en sortant car elle a sommeil. Julie sort de la chambre traverse le campus pour se rendre à la bibliothèque.

Une fois arrivée elle se met à parler avec un de ses amis pendant quelques minutes pour réaliser qu´elle a oublié le bouquin à la chambre. Il est déjà 10 heures passées et elle promet à son ami de revenir rapidement. Quand elle arrive à la chambre, elle se rappelle que Marie est endormie.

Julie sait cependant exactement ou se trouve le livre, sur son bureau tout près du lit de Marie. Pour ne pas réveiller sa compagne de chambre, elle entre doucement, attrape son livre et quitte la pièce sans ouvrir la lumière. Elle retourne ensuite à la bibliothèque, rend le livre et rejoint son ami qu´elle avait laissée quelques minutes plus tôt pour aller prendre un café en sa compagnie.

Quand elle retourne à sa chambre, elle y trouve une armée de policiers et une ambulance. Un policier l´interpelle et la conduit dans la chambre. Julie voit deux choses à ce moment qui seront gravé pour toujours dans sa mémoire : Le matelas de sa coloc et Marie, immaculé de sang ainsi quelques chose d´écrit avec un rouge à lèvre dans le miroir de sa commode : " Est-tu contente de ne pas avoir ouvert la lumière ? "

maxou23
maxou23
Niveau 10
18 avril 2003 à 16:25:01

Dons d´organes

Un jeune homme étudiant en médecine de l´université Laval au Québec est invité à la fête des nouveaux arrivants par les deuxième et troisième années. Puisque c´est l´habitude de fêter les nouveaux en début d´année il accepte avec plaisir.

L´alcool coule à flots et le jeune homme s´amuse comme un gamin avec ses futurs copains de fac.

Le lendemain matin, il se réveille dans un bain de glace dans un hôtel miteux et il constate quil est plein de sang. Il ne comprend pas ce qui se passe et il est abasourdi comme s´il avait été drogué. Il n´a aucun souvenir de la fête et se demande ce qu´il fait là.

Il aperçoit alors sur un banc à côté de la baignoire un téléphone ainsi qu´une note qui dit :

Appelle immédiatement une ambulance tu es en grand danger de mort. Le jeune homme paniqué appelle l´ambulance et ne bouge pas en attendant les soins dont il a besoin. Arrivé à l´hopital on remarque dans son dos une longue plaie mal suturée et nouvellement faite. On lui passe des rayons X pour constater qu´on lui a pratiqué une ablation d´un rein. Probablement pour la vente d´organes au noir...

Jeunes étudiants, attention de ne pas perdre la tête dans les soirées d´initiation universitaires...qui sait le prochain sera peut-être vous !

Le commerce de chair humaine

En 1946, dans Berlin en ruine, une jeune femme rencontre un aveugle errant et tâtonnant qui lui demande de bien vouloir porter une lettre pour lui à une adresse qui se trouve quelques rues plus loin.

Charitablement, elle accepte et prend le chemin de l´adresse indiquée. En se retournant, elle aperçoit l´aveugle qui s´enfuit en courant et qui disparaît au coin de la rue.

Trouvant ce comportement plus que suspect, la jeune femme va raconter son histoire à la police.

Peu après, les policiers découvrent à l´adresse indiquée deux hommes et une femme, ainsi qu´une grande quantité de viande, ce qui valait une mine d´or à cette époque. Avec horreur les policiers s´aperçurent qu´il s´agissait de chair humaine. Et le texte de la lettre que la jeune femme devait remettre à cette adresse était le suivant:" Ceci est la dernière livraison pour aujourd´hui."

La gargouille

Un soir de pleine lune, Charles et Franck étaient en train de boire un coup dans un petit bistrot. L´un d´eux regarde l´heure et dit :
" Il est temps de rentrer."

Ramassant leurs vestes, ils prirent le chemin du retour lorsque Franck aperçu une forme au fond d´une petite ruelle... Frank demanda à Charles s´il avait vu aussi cette ombre... mais son copain n´avait rien vu.

Curieux. les deux hommes allèrent voir ce qui se passait dans ce coin de rue sombre se terminant en cul de sac. Charles se pencha pour ramasser un objet lorsqu´une chose apparue devant lui et lui trancha la tête. C´était sans conteste la chose la plus horrible que Franck n´avais jamais vu de toute son existance ! !! Cette chose ressemblait à une gargouille!

Elle se tourna vers Franck et lui dit :
" Si tu parles de ce que tu as vu, alors je te tuerais. Maintenant va-t-en ! !!"

Franck se mit à courir, courir . ... Il courait si vite qu´il ne regardait même plus devant lui. Au tournant de la ruelle il fonca droit dans une dame et trébucha face première contre le sol.

Edhia Se pencha et lui offrit sa main pour l´aider à se relever. Le voyant si essoufflé et paniqué, elle le raccompagna jusqu´à chez lui. Ils parlèrent ensemble toute la nuit, puis se revirent encore souvent.

3 ans plus tard Franck et Edhia étaient mariés et avaient 2 enfants.
Alors qu´ils passaient une soirée seuls devant la télé, Franck s´approcha d´Edhia, lui prit la main et lui dit :
" Il y a quelque chose que je ne t´ai jamais raconté ma chérie. Lors de notre rencontre, je courais car mon ami Charles venait de se faire tuer... Tuer par une chose horrible, tu ne vas surement pas me croire mais c´était une sorte de gargouille horrible et monstrueuse qui l´as décapité d´un seul coup de sa gueule."

Soudain Edhia lui lâcha la main et se mit à trembler. D´une voix grave elle lui dit ces paroles :
" Pourquoi l´as-tu dit? Je t´aimais..."

Et Son corps pris soudain l´affreuse apparence de la gargouille qui avait tué Charles 3 ans plus tôt...

Le tailleur de pierre

Francis vivait juste devant le cimetière du village ou il habitait depuis toute son enfance. Jamais il n´avait eu peur de cet endroit bien évidemment il y était né! Pour lui la mort c´était la fin et rien de plus, il ne croyait surtout pas à la vie éternelle et aux manifestations d´esprits.

Un soir, alors qu´il était assis au salon devant un match de hockey, en entendit une sorte de bruit sourd venant du cimetière, comme si quelqu´un cognait sur quelque chose de dur. Probablement des jeunes qui s´amusaient encore à briser des épitaphes. Francis décida qu´il ne devait pas les laisser faire et enfila ses souliers pour s´y rendre et surprendre les vendales. Arrivé là-bas, rien...aucune trace de jeunes, tout y était d´un calme plat. Le jeune homme retourne donc chez lui croyant qu´il s´agissait d´un animal peut-être.

Pas plus de quinze minutes passèrent quand le bruit se fit réentendre, Francis sauta de sa chaise et couru le plus vite qu´il put pour voir de quelle bête il pouvait bien s´agir. Arrivé au cimetière, à bout de souffle, Fancis se retrouva dans un endroit encore une fois désert.

Il retourna à la maison, inquièt de ces évènements étranges et décida de rester sur la véranda attendant que le fameux bruit se manifeste. Et comme il l´avait prévu, il l´entendit à peine plus de 5 minutes après son retour chez lui.

Il retourna au cimetière et tout à coup, il vit derrière une pierre tombale une lumière, une sorte d´aura comme on pourrait l´appeler. Lentement et sans bruits il s´approcha de la source lumineuse et de ses yeux, il vit un homme agenouillé devant une épitaphe qui taillait la pierre avec un petit burin.

Étonné Francis demanda aussitôt à l´homme: " Mais qu´es-ce que vous faites ici à cette heure de la nuit à faire des travaux sur les pierres ? "

L´homme se retourna vers Francis qui fut pétrifié en voyant le visage à moitié décomposé du petit homme qui lui répondit en le regardant: " C´est qu´ils ont mal écris mon prénom!"

Le bal du diable

L´histoire que je vais vous raconter c´est passée il y a de nombreuses années et était racontée par les grand-mères de l´époque à leurs petites filles vous comprendrez bientôt pourquoi.

C´était dimanche, jour de célébration sacrée où toute manifestation non-conforme à la bienséance était interdite par les catholiques. Toute danse, fête ou beuverie était en fait ce jour-là considérée comme un grave péché passible de graves punitions du Ciel, d´après l´Église catholique.

Une femme de mon village, jeune fille un peu rebelle, décida d´enfreindre cette loi qu´elle considérait comme du fanatisme. Sa grand-mère qui était présente lorsqu´elle annonça son intention d´aller danser au bal en compagnie d´une amie. La grand-mère en fut profondément choquée et elle lui expliqua que si elle ne respectait pas l´interdiction de l´église, le diable pourrait se manifester à elle. La jeune fille éclata de rire et elle prit tout de même le chemin de la fête amusée des vieilles histoires de son ancètre.

Alors que la soirée dansante se déroulait bon train, un homme élégament vêtu de noir possédant une grande beauté fit son apparition dans la pièce. Immédiatement il se dirigea d´un pas assuré vers la ravissante jeune demoiselle. Avec noblesse et distinction, il l´invita à danser sur le rythme d´une ballade romantique que jouait dans un coin un vieux violoneux et d´autres comparses. Elle accepta immédiatement, envoutée par son charme et ses yeux séducteurs.

Lorsque la danse prit fin, alors que l´homme semblait vouloir quitter la fête, la jeune fille qui avait été complètement séduite par ce monsieur, lui demanda s´ils allaient se revoir bientôt. Celui-ci ne répondit pas et poursuivit sa route jusqu´à sa cariole poussée par deux magnifiques Chevauz noirs. À l´instant où il allait mettre le pied à l´intérieur de son carosse, il se retourna vers elle et lui dit qu´il n´était point possible de se revoir. Puis il disparu dans le bleu de la nuit.

Elle rentra à l´intérieur avec chagrin mais avant même qu´elle ne pu verser une seule larme, elle poussa un grand hurlement de douleur, puis perdit conscience, s´éffondrant sur le sol. On s´empressa de vérifier la jeune fille et on trouva avec stupeur la raison de son cri. Sous sa robe de bal, partout où l´étranger avait posé les mains sur le corps de la jeune femme en dansant, on pouvait maintenant y trouver des traces de sabots d´animal brulés sur sa peau, un peu comme ceux d´un bouc.

Le corps de la jeune fille resta marqué à jamais par ces brûlures. Nul besoin de vous dire que plus jamais elle ne fit la fête, encore moins le dimanche!

Battue par son conjoint.

Cette histoire est arrivée à mon grand oncle maternel il y a plusieurs années. Une nuit alors qu´il dormait à poings fermés, il fut réveillé par des coups à répétition qu´on donnait dans sa porte d´entrée. Il alla répondre et fut surpris de trouver sur le pas de sa porte une jeune femme essoufflée et apeurée qui lui demandait de la laisser entrer parce qu´elle était en danger.

Comme tout citoyen voulant aider son prochain il la fit entrer, lui servit un café et elle lui raconta son histoire. Elle vivait avec un homme depuis 2 ans et il se trouvait que c´était quelqu´un de très violent. Ils avaient eu une dispute ce soir-là et il était sorti en claquant la porte pour aller boire à la première taverne qu´il trouva en ville. Quand il était entré saoul, elle dormait déjà mais sa rage et le mélange de l´alcool avaient décuplé sa rage. Il la sortit donc du lit par les cheveux en la frappant. Elle avait réussi à s´échapper et était venue frapper chez lui pour demander de l´aide.

Mon oncle lui proposa d´appeler la gendarmerie et de porter plainte contre ce goujat mais, la jeune femme refusa sous prétexte qu´il allait la tuer si elle faisait une telle chose. Elle lui demanda donc si elle pouvait dormir chez lui pour cette nuit et que demain, alors que son conjoint se serait calmé, elle pourrait rentrer à la maison en toute sécurité.

Dans son infinie bonté oncle Pierre accepta de lui faire une place sur le divan. Il retourna à sa chambre ensuite et s´endormit presque aussitôt.

Le lendemain matin vers les 8 heures il vint au salon pour offrir à la jeune femme de déjeuner avec lui avant de partir. Il trouva une pièce vide. La jeune femme était partie sans le moindre bonjour et les couvertures étaient pliées sur le fauteuil tout près du divan.

Le soir même, Pierre se coucha tôt car la nuit d´avant avait été écourtée par la venue de la jeune femme. Vers les 22 heures, les mêmes tambourinements que la veille se firent entendre à sa porte. Il alla ouvrir comme un somnambule. C´était encore elle le visage tuméfié et le nez qui saignait ! ! Mais entrez ! ! Il vous a encore tabassé ce salaud ! ! Il voulut l´emmener à l´hôpital et elle refusa. Il mit donc de la glace sur ces blessures et lui suggéra fortement de signaler ce fou aux gendarmes! Mais encore une fois, elle refusa. L´amour fait parfois faire de terribles choses se disait-il mais soit c´était son choix. Ils parlèrent un moment et encore une fois elle lui demanda de passer chez lui la nuit. Une seule dernière et unique nuit. Évidemment, mon oncle accepta et ramena les couvertures sur le divan.

Bien décidé à en savoir plus sur ce fou furieux avec qui elle vivait il lui demanda son nom. Elle lui dit s´appeler Caren Sheehan mais elle refusa de donner le nom de son conjoint. Bref il se coucha finalement convaincu qu´il n´en saurait pas plus ce soir et qu´il tenterait dès le lendemain de la convaincre de tout dire à la police.

Le lendemain matin, le même scénario se présenta. Caren était partie avant l´aube rejoindre son homme et comme à son habitude elle avait laissé les couvertures bien pliés sur le fauteuil tout près du divan. Intrigué, Pierre décida quand même d´aller raconter à la gendarmerie ce qu´il savait de cette histoire pour demander aux policiers de surveiller dans le voisinage. Ils leur donna le nom de la jeune fille et à ce moment, le policier avec qui il était fronça les sourcils. Il semblait inquiet où du moins il avait un drôle d´air sur le visage. Mon oncle lui demanda si tout allait bien et commençait à être inquiet lui aussi.

Le gendarme lui dit qu´il avait déjà travaillé sur une enquête concernant cette femme il y avait plus d´un an. Il lui montrât des photos de la jeune femme que Pierre reconnut immédiatement. Il demanda au policier s´il pouvait savoir si l´enquête avait porté sur le fait qu´elle avait été battue par son conjoint. Il lui répondit oui et non mon cher monsieur! Oui et non...Pierre ne comprenait pas ce que le flic tentait de lui expliquer. L´homme lui dit alors, Bien elle habitait au 80 rue Palmare à l´appartement 8 autrefois. Mon oncle restât muet!! c´était son adresse actuelle! Donc cette femme avait vécu chez lui et c´est probablement pour cela qu´elle s´était réfugiée chez lui!!

Non non non! lui dit le gendarme vous ne comprenez pas! Elle vivait à cette adresse mais elle y est morte aussi ! elle a été assassinée par son conjoint qui la battait...

maxou23
maxou23
Niveau 10
18 avril 2003 à 16:26:59

L´île aux spectre

Lorsqu´elle vit les vagues gris-vert du lac Sans-Fond, Geneviève pensa immédiatement aux créatures répugnantes tapies sous l´eau. La veille, sa grand-mère lui avait raconté une histoire fantastique à propos de monstres marins qui entraînaient les gens dans les flots mortels sous prétexte qu´ils avaient pu marcher au soleil. Elle se tenait maintenant au bord d´un immense lac mystérieux où ses parents avaient loué un chalet pour l´été.

Toute la famille, y compris les inséparables frère et soeur Geneviève, Pascal et Émilie, resterait ici jusqu´à la rentrée des classes qui devait avoir lieu dans huit semaines. Geneviève n´était pas particulièrement impatiente de retourner à l´école, mais cet endroit, ce lac... Elle avait souhaité repartir dès l´instant où elle l´avait vu.

L´aversion que Geneviève éprouvait pour l´eau n´était pas nouvelle. Des trois enfants, elle était la seule qui ne nageait pas très bien. Alors qu´elle était encore toute petite, sa mère l´avait inscrite aux cours de natation de la piscine du quartier. Un après-midi, tandis qu´elle courait pour se joindre aux autres enfants, elle avait glissé et avait plongé la tête la première dans l´eau. Le choc lui avait littéralement coupé le souffle, et elle avait avalé une grande quantité d´eau avant de remonter à la surface. Crachant et haletant, elle s´était cramponnée au bord de la piscine jusqu´à ce que leur professeur l´aide à en sortir. Depuis lors, elle ne s´était plus jamais sentie à l´aise dans l´eau et s´arrangeait presque toujours pour éviter de nager. Pascal et Émilie, au contraire, adoraient ça. Pascal faisait partie de l´équipe de natation de l´école, et ils avaient tous deux suivi des cours de sauvetage l´été précédent. Personne, sinon Geneviève, n´avait jamais pensé que d´horribles monstres marins attendaient sous l´eau leur victimes qui, elles, ne se doutaient de rien.

Les trois enfants parcouraient chaque jour le kilomètre qui les séparait de la plage, jusqu´à un petit coin spécial qu´ils avaient découvert. Pascal et Émilie nagaient alors jusqu´à un vieux radeau ancré à environ cinquante mètres de la berge. Ce n´était rien d´autre qu´une épaisse et large planche de bois arrimée à deux énormes bidons de pétrole. Sur la plage, Geneviève faisait des châteaux de sable, ramassait des coquillages, dessinait, lisait ou restait simplement assise, les pieds dans l´eau, à regarder son frère et sa soeur. Ils semblaient avoir un plaisir fou à se pousser l´un l´autre dans l´eau d´un bleu profond et à faire la course d´un bord à l´autre du radeau.

Un jour, alors que Geneviève était assise sur la plage et les regardait jouer bruyamment au Roi de la montagne, elle eut l´étrange impression que quelque chose l´observait. La plage était bordée d´un épais bosquet de pins broussailleux. Geneviève se tourna et coula un regard dans les taches sombres entre les branches. Soudain, elle sentit quelque chose toucher son pied nu dans l´eau froide. La chose s´enroulait autour de sa cheville, semblable à de monces doigts visqueux. Elle cria et tomba à la renverse en sortant vivement son pied de l´eau, puis réalisa que le " monstre" n´était en fait qu´une plante aquatique.

Elle sauta sur ses pieds et se débarassa des longues feuilles gluantes. En enlevant le sable sur son short, elle se tourna pour trouver ses sandales et se heurta tout à coup à un vieil homme barbu à l´air négligé. Elle se remit à hurler.

-Allons, allons, petite, la tranquillisa-t-il en remontant des verres cerclés de métal sur son nez, tu n´as aucune raison d´avoir peur de moi.

-Pourquoi me surveillez-vous comme ça? L´interrogea-t-elle.

Il frotta son menton hérissé d´une barbe de plusieurs jours.

-Je ne crois réellement pas avoir surveillé qui que ce soit. Je viens te demander, par contre, ce que tu fais sur cette portion de plage.

-Je ne vois pas en quoi cela vous regarde.

-Ça m´intéresse, au contraire. Vois-tu, ce bout de plage qui s´étend de la berge à la route m´appartient. Tu peux même apercevoir le toit de ma maison, au-delà des arbres.

Geneviève devint écarlate. Elle comprit que le vieil homme devait sans doute être monsieur Patry. Il entretenait les chalets pendant l´hiver, lorsqu´il n´y avait plus de vacanciers autour du lac.

-Je suis désolée. Je n´avais pas l´intention d´être insolente, mais je ne m´attendais pas à voir quelqu´un. Vous m´avez effrayée.

-Je ne te blâme pas d´avoir peur, dit-il. Il y a tant de choses inquiétantes. Pas ici... mais là-bas.

Il pointa un index noueux vers une petite île remplie de buissons et d´arbres immenses, non loin de la rive sud du lac.

-Qu´y a-t-il donc sur cette île? Demanda Geneviève.

L´île semblait tout à fait paisible sous le soleil radieux de l´après-midi.

-Ça dépend à qui tu en parles.

Monsieur Patry s´assit confortablement sur une grosse souche d´arbre. Il saisit un bout de bois et se mit à dessiner sur le sable humide, d´abbord une ligne pour représenter la berge, puis un petit cercle pour situer l´île. Geneviève s´agenouilla près de lui, sur le sable.

-Oh! il y a d´excellentes raisons de se méfier de cet endroit! Vois-tu, l´eau doit se faufiler par ici, expliqua-t-il en traînant le bout de bois entre l´île et la rive. Cela crée un courant très fort qui peut s´avérer vraiment traître par moments. De nombreux accidents s´y sont produits au fil des ans, ajouta-t-il d´une voix triste.

-Vous voulez dire que des gens y sont morts... noyés? demanda-t-elle en fronçant les sourcils.

-Mais oui. L´été dernier seulement, quatre enfants en vacances se sont noyés de l´autre côté de l´île, en plus des deux agents de police qui essaient de les sauver. C´était très étrange, dailleurs, murmura le vieil homme se secouant la tête. Alice Guérin, l´un des deux agents, a grandi par ici et pouvait manoeuvrer un bateau à peu près n´importe où. Personne n´a jamais compris comment le courant avait pu l´emporter. Certains prétendent qu´il y a là quelque chose de plus dangeureux que le simple courant...beaucoup plus dangeureux. Selon une vieille légende indienne, les êtres qui meurent dans ces eaux n´y trouvent pas le repos, mais attendent pour entraîner de nouvelles victimes avec eux.

Geneviève sentit un frisson remonter sa colone vertébrale. Elle pensa à l´histoire que sa grand-mère lui avait racontée. Elle pouvait presque entendre les terribles mots: " Ils envient ceux qui marchent au soleil. Ils les entraînent alors au fond de l´eau glaciale où ils resteront pour l´éternité."

-Mais il semble n´y avoir jamais aucun témoin, continua le vieil homme. L´été dernier, seuls les deux bateaux vides se sont échoués sur la berge et ils de parlaient pas, bien sûr. Il vaut donc mieux se tenir loin de cet endroit.

-Hé! Geneviève! appela Pascal tout ruisselant sur la plage ensoleillée. Geneviève! Dépêche-toi!

-Je dois partir monsieur Patry, dit-elle en se levant et en enlevant le sable sur ses jambes. Merci pour l´avertissement !

Le vieil homme fronça les sourcils.

-Fais en sorte de ne pas l´oublier!

Le lendemain, la famille fit un pique-nique sur la berge. Après avoir rapporté les assiettes au chalet, Pascal et Émilie demandèrent la permission d´aller se baigner.

-Je crois que c´est encore trop tôt après le repas s´inquiéta leur mère. Je préfère que vous attendiez encore un peu avant d´aller dans l´eau.

Les trois enfants marchèrent donc le long de la plage où ils ramassèrent des coquillages et des morceaux tordus de bois flotté. Ils s´étaient déjà bien éloignés du chalet lorsque Pascal découvrit un vieux canot.

-Hé! regardez ça! s´écria-t-il tout en vérifiant s´il n´était pas percé ou avarié. Je crois qu´il est en état de naviguer, et voici les rames!

-Pascal, l´averti Geneviève, maman nous a demandé de ne pas aller dans l´eau.

-Elle voulait dire que nous ne devions pas aller nager, dit Émilie. J´aimerais bien faire un tour. Peut-être pourrions-nous explorer cette petite île, là-bas. Je suis certaine que ça ne l´inquiéterait pas. Viens!

Pascal et Émilie commencèrent à pousser la petite embarcation dans l´eau. Geneviève, elle pensait à l´avertissement de monsieur Patry.

-N´y allez pas je vous en prie. c´est dangeureux.

-Mais non, riposta Pascal. Ce bateau n´est absolument pas dangeureux!

-Je ne parle pas du bateau! cria-t-elle presque.

Son frère et sa soeur s´arrêtèrent et la dévisagèrent.

-Je parle de l´île! ajouta-t-elle doucement.

Levant une main pour protéger ses yeux du soleil, Pascal regarda la petite étendue de terre au large.

-Qu´a-t-elle de bizzare cette île?

-Monsieur Patry a dit...eh bien, il dit que le courant est très dangeureux, mais je pense qu´il essayait de me mettre en garde contre autre chose. Il a dit que plusieurs enfants se sont noyés par là l´été dernier, et que c´était étrange. Il existe une légende indienne à propos de ce lac...

Pascal jeta un coup d´oeil à Émilie et se mit à sourire.

-Oh non! pas uen autre légende! Je crois que ce vieux fou essaie d´éloigner tout le monde parce qu´il y cache quelque chose. C´est peut-être un trésor!

Il poussa le bateau un peu plus loin dans l´eau et y sauta.

-Venez!

-De quel genre de trésor pourrait-il s´agir d´après toi? demanda Émilie en s´installant d´un bond derrière lui.

maxou23
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Niveau 10
18 avril 2003 à 16:28:29

-Viens, Geneviève, dit Pascal d´un ton enjôleur. Ce sera chouette.

Geneviève ne bougea pas. De petites vaguelettes venaient lécher ses chevilles.

-Je ne veux pas. Je vous en prie, nous pourrions faire autre chose. Vonstruire un fort serait plus amusant.

Pascal se pencha la tête vers elle.

-Il n´y a vraiment rien à craindre. Nous sommes tous ensemble, il ne t´arrivera rien.

Geneviève crispa ses mâchoires en signe de refus.

-Bon, si c´est ce que tu veux! dis Pascal en s´éloignant. Nous y allons. Tu peux rester ici toute seule, si tu y tiens.

Geneviève ouvrit la bouche pour protester, mais soudain, elle eut à nouveau l´étrange impressiond"être observée. Elle ne tenait pas à rester seule sur la berge, ni à marcher seule jusqu´au chalet. Son frère avait peut-être raison. Il se pouvait que ce soit agréable et qu´elle soit en train de gâcher son été à cause de ces craintes. Et puis, après tout, elle ne serait pas véritablement dans l´eau. S´ils étaient tous ensemble, tout irait bien. Elle prit une grande inspiration et grimpa dans le bateau.

Au début, Geneviève se dit que ses appréhensionsn´étaient pas fondées. Elle commença alors à se détendre vraiment. Pascal manoeuvrait très bien le bateau, il n´y avait pas le moindre courant.

-Je parie qu´il y a un coffre au trésor rempli de pierres précieuses sur cette île, dit Émilie.

-Si j´était pirate, j´y aurais caché mon butin. Arrêtez camarades! dit-il moqueur, à ses soeurs. Mettez le cap sur cette étendue de terre, là-bas, ou je vous fait passer par-dessus bord!

Émilie éclata de rire.

-Nous n´avons pas de planche, pirate manqué!

Geneviève riait elle aussi. C´était vraiment amusant. Pascal entonna une chanson qui, selon lui, pouvait très bien convenir à un pirate, et les filles l´accompagnèrent tandis qu´ils s´éloignaient de plus en plus du continent.

Alors qu´ils s´approchaient de l´île, les choses se mirent à changer. Bien qu´il fût encore tôt dans l´après-midi, la lumière du soleil sembla diminuer. D´un seul coup, le vent se mit à souffler, et le courant devint plus fort. Pascal se débattait avec les rames alors que le minuscule bateau était entraîné.

-Émilie! Aide-moi!

-Que veux-tu que je fasses?

Émilie essayait d´être brave, mais elle percevait la nervosité dans la voix de son frère.

-Prends une des rames et essaie simplement de stabiliser le bateau. Je crois que si nous passons de l´autre côté de l´île en la contournant, nous pourrons nous en sortir.

Il dirigea l´avant du bateau vers le petit cercle de terre.

-Que puis-je faire? demanda Geneviève.

Son frère montrait des signes de fatigue.

-Surveille la berge. Nous devons contourner cette pointe sans trop nous en approcher.

Geneviève fit ce qu´il lui demandait. Une fois qu´ils eurent contourné la pointe, elle fut la première à appercevoir les " personnes" parmi l´enchevêtrement de végétation qui s´étendait de la petite bande de sable jusque dans l´eau. Elles semblaient presque humaines, comme si elles l´avaient déjà été. Elles paraissaient être debout non dans l´eau, mais à la surface de l´eau. Quoi qu´elles puissent être, elles avaient les yeux rivés sur les enfants.

-Pascal! s´écria-t-elle. Qui... qu´est-ce que c´est?

Pendant un moment, les trois restèrent assis dans un silence étonné. Pascal recouvra alors la voix.

-Rame! Rame aussi fort que tu le peux!

Pascal et Émilie ramèrent de toutes leurs forces, luttant pour s´éloigner, mais le bateau s´approchait lentement de l´île redoutable. Tandis que Geneviève regardait, impuissante, plusieurs créatures horribles glissèrent sous la surface de l´eau. Alors, des mains d´une pâleur mortelle sortirent des flots, agrippèrent le bord du bateau et se mirent à le secouer. Émilie se leva et leur assena de grands coups de rame. Elle fut la première à plonger. Pascal tendit le bras pour la retenir et passa par-dessus bord. Geneviève essaya de tenir bon, mais c´était inutile. Le bateau bascula...elle glissa dans l´eau...et sentit la poigne mortelle des mains glaciales. Bien qu´elle fût sous l´eau, elle pouvait voir l´horrible peau couleur de craie. La créature l´attira de plus en plus près, jusqu´à ce qu´elle plonge son regard dans les yeux sans vie d´un vert profond. De longs cheveux noirs flottaient autour de la créature, semblables à des algues.

Sans trop savoir comment, Geneviève réussit à se dégager et à remonter jusqu´à la surface où, haletante, elle prit une grande goulée d´air. Alors, hurlant et se débattant, elle se sentit soulevée hors de l´eau et hissée à bord d´un bateau par de chaudes mains humaines. C´était monsieur Party. Elle essaya de parler, de lui dire que Pascal et Émilie étaient là, au fond, mais aucun mot ne vint.

Tandis que le bateau à moteur mettait le cap vers le continent, Geneviève remarqua que le vent était tombé. Il n´y avait plus le moindre courant, et l´île était tout à fait déserte. Elle eut l´impression d´avoir rêvé. Monsieur Patry l´emmena dans sa cabane et l´enveloppa dans une couverture bien chaude.

-Je suis tellement désolé, dit-il en lui tendant une tasse de thé brûlant. Je vous ai vus, tous les trois, vous éloigner du bateau. J´ai essayé de vous rejoindre aussi vite que possible, mais ce moteur... je n´arrivais pas à le faire démarrer. Mes vieilles mains sont si maladroites.

Geneviève regarda ses mains, les mains qui l´avaient sortie de l´eau.

-Les avez-vous vus?

-Ton frère et ta soeur? non je suis arrivé trop tard.

Geneviève le regarda droit dans les yeux.

-Les avez-vous vus?

Le vieil homme soupira.

-Je n´ai presque rien vu après avoir contourné la pointe. J´étais si pressé, j´agissais comme un vieux fou. Jessayais de faire tant de choses à la fois que mes lunettes...elles sont tombées à l´eau. Je n´arrivais pas à voir grand-chose. Je ne vois pas plus, d´ailleurs. Les choses même proches, sont plutôt floues. J´ai eu de la chance de te trouver.

Ils restèrent assis sans parler pendant un moment jusqu´à ce qu´un son strident brise le silence. Geneviève sursauta.

-Ce sont les secours, la rassura-t-il. J´ai téléphonné au poste de police. J´ai peur de ne pas voir suffisament pour te reconduire chez toi, la nuit commence à tomber. Après ce que tu viens de vivre, je ne pense pas qu´il soit prudent de marcher. Ils ont déjà appelé tes parents.

Il remonta la couverture autour des épaules de Geneviève, et ils sortirent dans la semi obscurité. L´agent de police, une jeune femme, passa son bras autour de la fillette.

-Tu as eu un choc terrible, murmura-t-elle doucement. Tout va bien maintenant.

Encore étonnée par tout ce qui s´était passé, Geneviève ne leva même pas les yeux. Monsieur Patry interrogea l´agent du regard dans l´obscurité grandissante.

-Ses parents habitent près de la grand-place. Vous assurerez-vous qu´elle y arrive saine et sauve? Pauvre petite, j´aurais souhaité la reconduire moi-même mais...

-Ne vous inquiétez pas, le rassura la femme. Vous avez fait tout ce que vous avez pu. Je ferai en sorte qu´elle rejoigne immédiatement sa famille.

Hochant la tête, monsieur Patry tapota à nouveau l´épaule de Geneviève et retourna dans sa cabane. Geneviève se laissa guider vers la route ou l´agent disait avoir stationné sa voiture. Au bout d´un moment, elle réalisa qu´elles avaient dépassé le chemin de terre et se dirigeaient vers le lac.

-Où allons-nous? demanda-t-elle. Ce n´est pas la bonne direction.

Comme elle cherchait à se dégager, la couverture glissa de ses épaules et Geneviève sentit la main glacée de l´agent. Levant les yeux, elle vit que les longs cheveux noirs de la femme étaient mouillés. Dans la clarté de la lune, elle put voir les terribles yeux verts et uns plaque sur son uniforme au nom de GUÉRIN"

Dans un dernier sursaut d´énergie, Geneviève se sauva et courut jusqu´à ce que son coeur lui semble sur le point d´exploser. Elle ne réalisa pas qu´elle se dirigeait toujours vers le lac jusqu´à ce qu´elle heurte quelque chose de froid et humide et tombe sur ses genoux.

-Où vas-tu, petite soeur?

-Pascal! Émilie! cria Geneviève, soulagée. Merci mon Dieu! Je vous croyais... c´était si horrible... Je vous croyais noyés tous les deux.

Elle leva joyeusement les yeux vers son frère et sa soeur tandis qu´ils se penchaient vers elle dans le noir.

-Comment avez-vous?...

Son soulagement fit place à une effroyable terreur lorsqu´elle réalisa que Pascal et Émilie, trempés, la fixaient de leurs yeux verts et sans vie.

-Oh non ! ! NON ! ! NON ! gémit Geneviève avec un mouvement de recul.

Avec un grand sourire, son frère passa son bras moite et froid autour d´elle, tandis que sa soeur lui disait:

-Viens Geneviève, cette nuit est parfaite pour se baigner.

Affaire de famille.

Cette histoire est une histoire vraie, elle s´est passée il y a de cela quelques années en Algérie dans la ville de Tiaret ou vivait une famille très respectable de riches commerçants qui oeuvraient dans la vente de volailles. c´était une famille de 7 personnes, soit la grand-mère paternelle ( Haïsha), les deux parents ( Bakir et Nourah), deux garçons ( Khaled et Mustapha) et deux filles ( Yasminah et Naziha).

Naziha avait à cette époque 19 ans et était une jeune fille un peu plus rebelle que la plupart des filles du village. Souvent elle sortait en cachette de son père et de ces frères pour aller flâner avec des amies ou pour aller au marché. Évidemment, les voisins ne tardaient pas à raconter à Bakir les escapades de sa fille aînée, dans un petit village comme Tiaret, tout le monde se connaît.

Bakir avait beau la punir sévèrement, rien n´y faisait! Elle avait une tête de mulet comme disait sa mère. Elle tient de toi Bakir, disait-elle chaque fois que la jeune fille était prise en flagrant délit. Étant musulman, son grand frère ne manquait pas lui aussi de la gronder et de lui faire la morale sur ce qui arrivait aux filles comme elle. Elle finissait soit vieille fille ou soit jeune femme déshonorée dont aucun homme ne veut en mariage ! Mais Naziha se foutait bien de ce que racontait son frère, elle voulait être une jeune femme libre et sans contraintes.

Un soir, alors que la maison était endormie, elle mit son voile sur sa tête et son visage pour ne pas être reconnue et sortit par la fenêtre de sa chambre. C´était la première fois qu´elle osait sortir aussi tard il était plus de minuit. Si son père la trouvait dehors à cette heure, il la tuerait ou encore pire la répudierait et la renierait complètement pensa-t-elle. Mais le goût de l´aventure dans les rues de Tiaret la nuit fut plus fort que sa raison et chassant cette idée dans un geste de la main elle s´enfonça dans les ruelles de la ville endormie et sombre.

Au carrefour du marché, elle rencontra un jeune homme qui se présenta à elle sous le nom de Azziz. Il questionna la jeune fille lui demandant ce qu´elle faisait dans les rues à cette heure. Elle lui expliqua brièvement sa façon d´être et lui parla de son besoin de liberté. Ils devinrent rapidement amis.

Ce que la jeune fille ignorait, c´est que Azziz était un personnage dangereux et machiavélique. Lui avec un groupe de copains faisaient partie d´une bande pour le moins cruelle qui opérait justement la nuit tombée. Azziz courtisait une jeune fille soit dans les boîtes de nuit où soit dans la rue, et après avoir établi un lien de confiance, lui glissait un capuchon noir sur la tête et les trainaient dans un hangars abandonné aux sorties de la ville. Là l´attendait son groupe de tortionaire composé d´une dizaine de jeunes hommes qui attachaient les jeunes femmes par les mains au plafonds avec des chaînes et leur faisaient subir toute sorte de sévices sexuels. Puis enfin, ils les abandonnaient au fond de la remise qui sentait la chair putréfiée des victimes précédentes.

Naziha était une jeune fille malgré sa volonté d´indépendance, encore très naïve, et c´est pourquoi elle accepta d´aller dans une boîte privée chez des copains de Nazziz prendre un verre. Évidemment, elle n´avait encore jamais bu d´alcool et, au premier verre, ses genoux cédaient légèrement sous son poids. Nazziz voyait en elle une nouvelle proie, une fille facile avec qui lui et ses copains, pourraient bien s´amuser et tirer un bon coup comme ils le disaient souvent.

Au second verre la jeune fille se laissa draguer par le jeune et beau Nazziz, il l´invita à danser et elle accepta. C´était une danse lente et langoureuse, et Naziha se laissait porter doucement dans les bras de son cavalier. Le jeune homme la serrait contre lui fermement et elle se sentait en sécurité avec lui.

Regardant tout à coup l´heure elle se rendit compte qu´il était presque 2 heures du matin. Elle expliqua à Nazziz qu´elle devait partir immédiatement sans quoi son père risquait de se rendre compte de son absence. Nazziz la raccompagna pendant un moment la tenant par la main. Puis arrivée au carrefour du marché, il passa sur sa tête une cagoule noire lui tenant ensuite les mains derrière le dos d´une poigne de fer. La jeune femme voulut crier mais bien sûr le marché à cette heure était désert. Elle était trop ivre pour se défendre avec ardeur, aussi tenta-t-elle en vain de se débattre pour se libérer de son étreinte. Elle avait peur et sa voix était paralysée dans sa gorge...Nazziz ! qu´es-ce que tu fais ? disait-elle en sanglot, j´ai peur arrête ce jeu !

Puis il la traîna dans ce hangar aux odeurs exécrables...Elle entendit des voix d´hommes autour d´elle. On lui arracha ses vêtements et des mains la tâtonnaient. Beaucoup de mains, beaucoup trop. Elle était terrifiée, mais elle se disait qu´ils la relâcheraient bientôt et que c´était un jeu pour lui foutre la trouille de sa vie. Puis les jeunes hommes la violèrent tous chacun leurs tours, la frappant l´un et l´autre de coups de poing et de coups de pied. On lui criait des choses horribles, des mots qu´elle-même n´aurait jamais osé dire dans sa bouche encore pure. Elle avait mal dans son corps et dans son âme...Elle priait Allah de l´entraîner dans la mort plutôt que de faire subir ce déshonneur à son pauvre père, il en mourrait sûrement de chagrin. Et sa vie à elle était foutue... Valait mieux crever que de vivre ça.

Puis le tour du dernier homme arriva, Et avec plus d´ardeur que tous les autres, il la prit sans ménagement, lui crachant sur le corps la traitant comme une fille de joie. Il lui fit très mal, au point où elle croyait qu´elle ne résisterait pas à la douleur. Puis...Elle poussa un soupir, comme un hoquet qui venait d´en dedans. Comme si quelque chose s´était cassé à l´intérieur. Un bruit glauque et effrayant. Sa prière était exhaussée, Allah dans sa grande bonté lui avait épargné le pire...

Le dernier de ses agresseurs, en riant dit à ses copains, enlevons la capuche maintenant qu´elle est crevée là salope! voyons si c´était un laideron!

Il enleva la capuche noire de la tête de la jeune Naziha et les yeux exorbités, la tête qui tournait, il reconnu sa propre soeur...

Mustapha marcha longuement dans la nuit, quittant ses copains sans leur dire qui était cette femme...Puis au lever du soleil, il rentra chez lui, prit le fusil de chasse de son père, mit le canon dans sa bouche et appuya sur la gâchette...

Prenez le temps pour lire lol

Linoa76
Linoa76
Niveau 10
18 avril 2003 à 16:30:25

dsl mais c koi le rapprot avec Final Fantasy 7 ?
Je suis dsl ke ma plainte tombe sur toi, ça aurait pu tomber sur n´importe lekel qui aurait un topic ki n´est aucun rapport avec ff7 et malheureusement ça tombe sur toi
en + tu postes ta fic là où il ne fo pas mais tu t´es excusé donc c bon !

maxou23
maxou23
Niveau 10
18 avril 2003 à 16:40:32

on va pas me couper la tête parceque ça n´a aucun rapport, de plus il faut varier un peu, plutôt que rester centré sur ff..