Chap.26 : En avant tirailleur.
Le premier groupe marchait en direction du campus Ouest, c’est à dire, au Sud Ouest du nord, ou encore le nord Ouest par rapport au sud … Vaut mieux se tenir informé au cas où.
Plus aucun bruit ne vint perturber la mastication du malabar de Linoa.
Perfect tourna à gauche, tenant son arme bien en évidence et fit face à une porte.
- On fait quoi ? Dit Perfect, égard, devant la grande porte en marbre qui lui faisait face à moins de 30 centimètres de lui .
- On l’ouvre ! Cria Linoa.
- Ne soit pas grossière avec moi je te pris .
- Je ne suis pas grossière, je suis bruyante, nuance, et je pourrai être même violente si tu poses encore une question avant d’avoir réfléchi. Rétorqua Linoa en se tapant les deux mains.
- Ah ouais ! Dit Perfect, avançant d’un pas lent et ouvrit lentement la bouche. J’en est une bien bonne pour toi. Est-ce que ta mère a déjà eu un enfant ?
Après cette sage parole, Perfect s’en retourna à la porte pour l’examiner. Alors que Linoa et Casimir se regardèrent dans les yeux, essayant de comprendre la phrase précédemment formulée.
Après 5 minutes d’intenses efforts pour tenter d’ouvrir la porte. En effet, il ne fallait la tirer, mais la pousser, nos héros reprirent leur sérieux, comportement quelque peu éphémère en temps normal, et s’en allèrent traverser un long couloir. La lumière était très faible, d’un orange qui virait des fois au rouge.
Ils finirent par arriver à un embranchement, mais il n’y avait aucun signe de vie, sauf la leur, cela va de soi. Perfect sortit une carte de sa poche en la déchirant un tout petit peu, mais cet acte lui valut quand même un bourre pif et un coup de genoux dans les valseuses de la part de Linoa. Entre deux gémissements, Perfect leur indiqua le chemin à suivre, en pointant du doigt le bout d’un couloir, où une porte blanche étincelait dans la lumière ténébreuse de l’obscurité resplendissante.
Linoa tint à nouveau son arme devant elle et ouvra la marche. 70 mètres les séparait dorénavant de la porte où se trouvait l’interrupteur.
Alors qu’ils marchaient vers celle ci. Un bruit lourd se fit entendre au dessus d’eux. Casimir en eu le souffle coupé. Il lui fallut d’ailleurs du temps pour le retrouver, d’où son teint bleu. Des fissures apparurent au dessus de leur tête. Ceci fit reculer nos trois héros. Le plafond finit par céder et un homme en descendit, accroché à une corde. L’homme descendait doucement.
- Alors, on est pas content de me voir ? Dit en rigolant l’inconnu.
- R-13, comme on se retrouve. Répondit Linoa en se croisant les bras.
- Et oui ! … Je suis là pour vous sauver . Lui confirma t’il.
R-13 avait presque atteint le sol. Perfect, ayant le nez bouché, se rentra bien profondément dans le nez son doigt, et ce dernier resta coincé. A l’aide de son autre main, il essaya de la retirer, mais, se débattant de tout les côtés, il heurta une manette. Une trappe s’ouvrit sous les pieds de r-13. Ce dernier regardant en bas et d’un air inquiet, releva la tête et regarda Linoa, qui, d’un air indifférent regardait disparaître r-13 dans le trou..
- J’ai fais une gaffe ? Dit Perfect se penchant au dessus de la trappe encore ouverte.
- Ré-actionne le loquet . Répondit Casimir.
Perfect sans hésiter actionna de nouveau le loquet, mais ceci n’eut pour conséquence que la fermeture de la trappe. La fermeture coupa donc la corde. Après un long cri, on entendit un simple * Plouf *
- Il avait l’air d’être gentil garçon. Dit Linoa tout bas, avant de reprendre son arme en main et continuer la route.
- Oui, c’est vrai qu’il aurait pu nous sauver. Continua Casimir avant de s’en aller suivre Linoa.
- Ouais …. Vous avez vu ! … Mon nez est débouché ! Cria Perfect, tout joyeux et commençant à ronronner ! ?
Il étaient maintenant tout près de la porte, quand ils entendirent sur leur droite des bruits douteux, dans la chambre de madame Chamberlain, charmante femme, d’un ton léger mais d’un poids avoisinant les 190 kg.
Casimir se baissa et aperçut par le trou de la serrure une bande de nains. Ces derniers s’étaient abrités dans les soutiens gorges de madame Chamberlain, atteignant une taille hors du commun.
- J’ai une bonne et mauvaise nouvelle. Dit d’un air inquiet Casimir.
- Crache le morceau Casimir, dit rapidement Linoa, fronçant les sourcils, avant de se prendre un gros molard dans la tête, craché à l’instant par Casimir.
- La bonne nouvelle, c’est que tout les nains du coin se trouvent dans cette chambre. Dit tout d’abord Casimir.
- La mauvaise ? répondit Perfect.
- La mauvaise, c’est que Madame Chamberlain est emplafonnée, avec 5 kilos de Nutella dans la bouche et vêtue d’un string léopard.
- Vrai ? Crièrent ensemble Linoa et Perfect, qui se mirent à courir vers la porte et se battirent pour regarder dans le trou de la serrure.
Reprenant son calme après une bonne séance de fou rire, Linoa essaya donc de trouver un plan. Et ce dernier ne fut pas long a trouver. Sortant une boîte de conserve, rempli de fayot, elle expliqua le faite qu’ils allaient faire un petit trou dans la porte, y coincer les fesses de Perfect et le bourrer de cette nourriture si délicieuse, pour les asphyxier avec des rejets de gaz.
Perfect n’était pas trop d’accord, il fallut donc l’empoigner pour l’encastrer dans la porte et le ligoter. S’ensuit une long régime alimentaire . Les minutes passèrent. Perfect, tout en mâchant, avait peur pour ses fesses, ces dernières étant a portées des nains, qui pouvaient en faire n’importe quoi.
- Je sens que ça arrive ! Dit Perfect en fermant les yeux et commençant à pousser. Il finit par éructer, devant les yeux grands ouverts de Linoa, tenant la cuillère et Casimir le pot.
- Mais tu es un vrai porc ! Cria Linoa. Il y a quelque chose qui cloche, t’étais pas censé péter par la bouche.
Retournant le pot, elle aperçut que c’était des fayots 100% pur porc.
- Je vais l’aider à lâcher une caisse moi. Dit furieusement Casimir, s’approchant de Perfect, toujours coincé dans la porte. Arrivant devant lui, il se mit à lui faire des chatouilles et ce qui devait se produire … se produit.
· PPPPPPPRRROOOUUUUUUUUUUUTTTTTTTTTTTT *
Ils entendirent un pet interminable. Au bout d’un certain temps, ils ne l’entendirent pas seulement, mais le sentirent par la même occasion. Une fumée verte sortit de par les encolures et les fissures de la porte. Après des toux et quelques cris, le calme était revenu dans la chambre. L’ennemi fut éradiqué.
Ils empoignèrent à nouveau Perfect et le posèrent au sol. Le pauvre homme, à force d’être resté trop longtemps dans la position « pause caca », il resta au sol deux minutes.
La porte était tout prêt.
A suivre …