La guerre est fini. Nos héros ont enfin détruit les plans diaboliques de Sephiroth, et ont de ce fait mit fin à toutes les peurs de ce monde. La paix peux maintenant reprendre le cours des choses.
65 jours après la bataille finale.
Les humains ont enfin choisi la voix de la paix. Etant conscients que toutes les armes à base matéria ou de mako ayant servi ou non, devaient être détruites, ils ont mis un point un projet ayant pour objectif l’annihilation totale de ces mêmes armes. Ce projet fut baptisé « Hope » ( espoir). Afin de mieux réussir la destruction des armes, ils leurs donnèrent le symbole M3 ( Mako or Materia Machines). Une grande partie de ces armes, notamment celles ayant appartenu à la Shinra, furent détruites immédiatement.
Cependant, cette paix est encore fragile...
FINAL FANTASY 7 : TOTAL PEACE BATTLE
Chapitre 1 : Pour une paix totale
Secteur 3 de Midgar, quartier industriel.
Reeves descendit du véhicule, ses gardes du corps lui emboîtèrent le pas. Il porta un regard sur le grand bâtiment qui se tenait face à lui. Dans ce bâtiment la Shinra avait autrefois composé des centaines d’armes de destruction massive, qui fonctionnait grâce à la matéria, ou bien à l’aide de la mako.
Trois ingénieurs apparurent devant l’entrée. Ils s’avancèrent et saluèrent Reeves.
_Monsieur l’inspecteur général, nous sommes honorés de votre visite.
_Je vous remercie, dit Reeves. Mais je suis assez pressé, alors, autant nous mettre au travail tout de suite, n’est-ce pas ?
Les visages des trois ingénieurs changèrent de ton. Pendant une seconde, Reeves crut voir dans leurs yeux une certaine forme de mépris.
_Hem…bon, si vous voulez bien nous suivre…
Reeves s’aventura dans l’usine. Il savait que ces trois ingénieurs faisaient autrefois parti de la Shinra, et que de toute évidence, ils étaient opposés au projet Hope. Mais leurs avis ne comptaient pas. Reeves pensa qu’il devait avant tout s’occuper de sa mission.
_Comme vous pouvez le constater, monsieur l’inspecteur, cette usine ne fabrique actuellement plus de M3. Nous nous contentons à présent de produire des machines spécialisés dans la construction de bâtiments, affirma le premier ingénieur.
_ … Tout comme le Nouveau Conseil Terrestre nous l’avait recommandé, dit le second.
Reeves restait perplexe. Son regard n’affichait aucune émotion. C’était un véritable glaçon vivant.
_Et qu’en est-il des outils et des chaînes de productions ayant servi autrefois à fabriquer des M3 ?
_Eh bien… nous nous en sommes débarrassés, bien entendu, répliqua un ingénieur.
_En avez-vous la preuve ? demanda Reeves.
Les trois ingénieurs relevèrent la tête, se regardèrent pendant plusieurs secondes.
_Eh bien ? fit Reeves
_Comment voulez-vous que nous vous prouvions ce qui a été détruit ? Il ne reste plus rien, répliqua un ingénieur avec un sourire.
Reeves resta silencieux quelques secondes. Il n’avait pas tellement confiance.
_Bien ! fit un ingénieur. Et maintenant, si vous vous voulez bien nous suivr…
Une gigantesque explosion retentit soudain. Le sol se mit à trembler. Les 3 ingénieurs s’étalèrent à terre, les main sur la tête.
_Cette explosion était toute proche ! pensa Reeves, plus surpris qu’appeuré.
_D’où vient cette explosion ? hurla un ingénieur.
_On aurait dit que ça venait du sous-sol, répondit un autre.
Le regard du premier ingénieur de figea alors.
_Mais alors… ça veut dire qu’ils….
Le groupe de précipita dans l’ascenseur. Une nouvelle explosion retentit. Un ingénieur sortit une clé de sa poche et l’inséra dans une petite serrure, juste au-dessus du clavier de l’ascenseur.
_ J’ai peur de comprendre, pensa Reeves, alors que l’ascenseur descendait au sous-sol à toute vitesse. Pendant la descente, de nombreuses explosions se succédèrent. On pouvait y entendre le bruit du métal qui se déchire, mêmé à celui du carburant qui s’enflamme. Les 3 ingénieurs suaient à grosses gouttes, tandis que Reeves, lui, restait serein.
La porte s’ouvrit enfin, et ce fut un spectacle accablant. Des centaines de machines déchiquetées gisaient sur le sol. L’odeur du métal brûlé qui se détachait de cette pièce était presque irrespirable.
Reeves comprit tout de suite en regardant les machines.
_Des M3… soupira Reeves.
Les 3 ingénieurs avancèrent au milieu de la pièce, encerclés par les cadavres de machines.
_Ce…ce n’est pas possible, crièrent-ils.
_Bien, appelez la garde militaire, je vous prie, lança Reeves à un de ses gardes du corps.
_A vos ordres ! répondit le garde.
_C’est quoi ces méthodes ? !! lança un des ingénieurs à Reeves.
_Je n’y suis pour rien. Néanmoins, TOUTES les armes devaient être détruites. Cela figurait dans les accords donnés par le Conseil, dit Reeves.
_Mais enfin ! QUI a bien pu faire une chose pareille ? !! lança un ingénieur.
Reeves fronça les sourcils et esquissa un sourire.
_Il semblerait que certaines personnes aient compris d’elles-mêmes qu’il valait mieux se débarrasser des armes, dit Reeves.
En réalité, Reeves avait compris. Il ne l’avait pas dit, mais lorsque les portes de l’ascenseur s’étaient ouvertes, il avait aperçu une silhouette se faufiler au milieu des carcasses. Cette silhouette avait une chevelure coiffée en brosse, de couleur blonde.
Secteur 4 de Midgar, quartier commercial -1 heure plus tard-.
Clad avançait au milieu de la foule. Il était seul. Un grand sourire lui ornait le visage. Il riait à gorge déployée, comme un enfant. Il semblait respirer l’air frais et non pollué qui était revenu sur Midgar.
_Ah ! Ce qu’il fait bon ici ! La vie est belle ! C’est génial -Oh bonjour mademoiselle vous pourriez m’aider ? Je me suis égaré quelque part dans vos jolis yeux… non ? c’est pas grave ! La vie est belle ! Ha ha !
_Clad ? lança une voix au milieu de la foule.
Clad reconnu tout de suite cette voix. Immédiatement il repris tout le sérieux qui faisait son charme.
_Yuffie ! Ca faisait un bout de temps !
_Ca a l’air d’aller bien pour toi…
_On mange un morceau si tu veux.
_Avec plaisir ! Je te suis.
Une demi-heure plus tard, ils étaient tous les deux attablés dans un restaurant. Ils avaient une superbe vue sur les quartiers résidentiels de Midgar, dont les construction s’achevaient. Déjà les construction s’achevaient et on voyait apparaître des immeubles ultra-modernes, dont les façades étaient faites de verre. Les espaces verts aussi avaient été restaurés, et beaucoup de gens fréquentaient déjà ces grands parcs. La joie était revenue sur cette ville que l’on disait prisonnière de l’industrie.
_Quelle belle journée ! Tu as vu ce soleil, Squall ?
_Hmm hmm, répondit Squall en sirotant son soda à la paille, la tête appuyée sur une main.
_Tu m’écoutes ? A quoi tu rêves ?
_Je pensais à Vincent. Cela fait longtemps que je ne l’ai pas vu. Je me demande bien où il peut être.
_Tu le connais ! Tu ne devrais pas t’inquiéter pour lui.
_Mouais… t’as des nouvelles des autres ?
_Red’ est toujours à Canyon Cosmo, Cid à Rocket Village, Barret à Corel…la routine, quoi ! Et vous autres, à Midgar, comment ça va ?
Clad posa son soda.
_Génial ! Tifa aide les reconstructions des quartiers résidentiels, Cat s’est trouvé un poste d’ingénieur pour lui aussi aider les reconstructions.
_Bon maintenant parlons sérieux…qu’est-ce qui te faire rire ?
_Rien, rien, je trouve juste que tu as tellement changée, Yuffie.
Yuffie rougit un peu, mais elle sourit.
_Tu as mûri, je trouve. En tout cas, tu as bien fait de changer ta tenue, dit Clad.
_Pffff toi t’as pas changé. Pour une fois qu’on se parle en tête à tête tu peux pas être sérieux…Bon, bref quelle est la cible suivante ?
Clad repris son sérieux .
_On continue. Il faut que chacun d’entre nous passe au peigne fin les anciennes usines de M3 situées dans son secteur. Nous pouvons faire confiance aux inspecteurs en ce qui concerne les usines récemment construites.
_Tu connais la rumeur ? demanda Yuffie.
_Laquelle ?
_Les TPW.
_Les quoi ?
_Les Total Peace Warriors. Il s’agit d’un groupe qui se dit pacifiste. Ils sont persuadés qu’ils faut réduire à néant toute forme d’énergie, à commencer par la matéria, pour obtenir une paix totale.
_Aucune importance. T’as entendu parler des anciennes troupes de la Shinra qui se seraient regroupées au Mont Nibel ? demanda Clad.
_A mon avis, il n’y a rien à craindre d’eux, ils ne sont plus capables de rien.
_T’as sans doute raison, dit-il en se balançant sur sa chaise.
Mais Clad et Yuffie se trompaient…