3ème partie:
Le lendemain, je convoquais tous mes chevaliers, pour leur raconter mes nombreuses aventures en montrant mon épée avec fierté. Je décidais d’engager la quête du Saint-Graal, il acceptèrent tous d’y participer, mais peu en étaient dignes, et la quête risquait d’être dangereuse, car au-delà de la forêt qui entourait le château se trouvaient les armées du terrible sire Delfosse. Ils prirent la route parmi les premiers chevaliers se trouvaient le fameux Ether, Enière le plus vaillant et le plus calme, Féliom le plus intelligent, et d’autres…A eux trois ils auraient pu repousser toute une armée, mais les guerres les avaient épuisée. La forêt qu’ils traversaient était peu accueillante. A la lisière, le paysage était caché par un brouillard très dense, je m’en réjouis car il pouvait cacher notre faible nombre. Soudain à travers cette brume, nous aperçûmes une armée de chevaliers ennemis, regroupés sur une falaise. C’étaient nos ennemis, alors je décidai d’envoyer un groupe de nos chevaux avec un brasier attaché à leurs queues pour effrayer leurs propres chevaux. Ce fut une véritable débandade, les ennemis étaient tellement surpris qu’ils restèrent pétrifiés. Leurs che
vaux paniqués, filèrent en tous sens et finirent par s’échouer dans un marécage. Ils avaient beau gesticuler, hurler, ils s’enfonçaient peu à peu…
L’un d&#
8217;eux pourtant réussit à échapper aux sables mouvants et vint me trouver. Il me proposa un duel, s’il l’emportait, il était libre sinon il mourrait, mais comme je n’avais pas de temps à perdre , je m’approchai de
lui, sorti mon épée et le décapitais sans qu’il ait eu le temps de comprendre qu’il était déjà mort. Parmi m
es fidèles, certains critiquèrent mon comportement et qui outrageait l’honneur de la chevalerie, je leur indiquai simplement que j’étais roi et que s’ils continuaient à me faire des remontranc
es je leur réserverais le même sort. Mon cœur pourtant commençait à hésiter entre le
bien et le mal. Je commençais à pressentir la révolte de mes chevaliers. C’était Ether qui me troublait car il commençait à exprimer une forte o
pposition envers moi. Nous continuâmes notre chemin. J’avais décidé de passer la nuit avec ma troupe dans une abbaye. Le soir, une sublime servante vint m’apporter le dîner, j’étais fasciné, son regard exprimait un clarté brûlante, ses yeux brillaient tellement qu’ils auraient pu m’aveugler. je l’embrassais et j’aurais voulu que ce baiser ne se finisse jamais.
- Madame, je veux que vous deveniez ma reine, vous ne vivrez plus dans la misère. Mais quel est votre nom ?
- Catherine, répondit-elle.
Et elle s’en alla.
Cette apparition soulagea mon cœur, de la tyrannie que j’exercais sur mes hommes.
Le lendemain matin, je rentrais sans délai au château avec ma nouvelle fiancée.
Je laissais mes chevaliers se débrouiller seuls. Le chef de la troupe fut Enière le plus vaillant.
Les années passèrent et des mouvements de révolte se réveillèrent. La moitié de mes fidèles chevaliers passèrent dans le camp ennemi. Pendant ce temps, la troupe que j’avais envoyé à la quête du Graal s’était dispersée en petits groupes, la plupart des chevaliers avaient disparus. Un beau matin Féliom et Ether, trouvèrent un château abandonné, ils s’y réfugièrent et aperçurent soudain le Saint Graal au fond d’une salle où reposaient les corps de quarante personnes.
Ils trempèrent leurs lèvres dans le sang sacré et tous les morts se levèrent aussitôt comme par magie. Ether et Feliom prirent le chemin du retour.
A cette époque, je me faisais vi
eux, et n’avais plus le courage de me battre.
- Mon roi ! Mon roi ! Nous avons trouvé le Graal !Buvez !dit joyeusement Feliom.
Je portais la coupe à mes lèvres et je me sentis jeune à nouveau. Mes forces et ma jeunesse revinrent.
- Nous pourrons nous battre courageusement contre nos ennemis. Vous ne le savez pas mais, la moitié de mes chevaliers ont rejoint notre ennemi :Sire Delfosse. Ether puis-je vous parler ?
- Bien sûr, dit-il
- Vous rappelez-vous le jour ou j’ai lâchement tué un homme valeureux ?Ce drame me poursuit sans cesse. Depuis ce jour, j’ai changé, c’est grâce à ma merveilleuse femme, je lui dois tout…dis-je.
- Mon roi, je combattrais à vos côtés même si n
ous devons tous mourir. Vous devez vous demander ce que sont devenus Enière et les autres; ils ont tout subi le même sort ;une embuscade à été organis
ée par Delfosse, ils ont tous été pendus et ensuite grignotés par les corbeaux, dit-il tristement
Cette horrible nouvelle me choqua profondément. Je demanda à Ether de ramener le Graal à l’homme qui me l’avait demandé.
Ether suivit le chemin indiqué et arriva dans une petite clairière.Là un inconnu l’attendait déjà.
- Donne-moi le Saint Graal, dit-il.
- Venez le cherchez vous même, dit Ether.
- Tu me défie ? Donne-le moi !
- Pourquoi ?
- Pour fa
ire régner le bien sur le monde.
- Dois-je vous croire ?
Ether hésita puis finit par le lui donner.
- Que tu es naïf ! ! Le mal va se répandre
partout ! ! !
Ether se méfi
ait, il lui avait donné la mauvaise coupe, celle-ci était empoisonné, dans l’instant le mage suffoqua et mourut.
Ether revint auprès de moi.