Je marchais tranquillement vers l’est, vers un grand champ de blé. Je m’assis sur une petite clôture de bois, elle n’avait pas l’air très solide, mais de toute façon je ne suis pas très gros, même que je me trouve plutôt mince. On voit mes côtes. Mes cheveux noir se perdaient dans l’obscurité de la nuit. Mon cœur ne pouvait et ne voulait plus endurer la douleur que je ressens. Je suis un vrai tueur. Je tombai en sanglot, je me mis a retenir mes larmes quand j’entendis quelqu’un approcher. C’était Sirus, il avait l’air tourmenté. Il s’assit à coter de moi sans rien dire. Il mit ses vielles mains ratatinées sur ses yeux et se mit a pleurer comme un bébé. C’était la première fois que je voyais un homme de cet âge pleurer. Je le pris dans mes bras et lui demanda se qui n’allait pas. Il me dit d’une voix démunie qu’il avait peur qu’il y ait une guerre. Entre son petit village et son ancien allié. Il me racontait combien l’ennemie était puissant, comment il était bien organiser et surtout combien il était nombreux. «10 fois plus de soldats que la population total de mon petit village» qu’il dit avant de détruire la clôture à coup de poings. J’étais debout en face de lui, je le regardais donner une leçon à la clôture. Il me regarda et partit a rire de lui et de ses folies. Il me regardait à nouveau en regardant profondément dans mes yeux. Ensuite il me dit «Tu as raison je suis stupide d’agir comme cela, je vais rebâtir la clôture du propriétaire dès demain et au pire si il y a la guerre, tu es là…on pourrait s’enfuire ensemble et faire notre vie. J’ai tant à te dire, je connais bien des choses qui pourraient t’être utile. Demain les mages veulent savoir la suite du journal de Morgan. Alors on se reparlera après cela. Maintenant va te coucher, il fait tard. Moi aussi je vais y aller, je tombe de sommeil.». Sur ces mots, je pris la direction ouest avec lui et alla me coucher. Rendu dans mon lit, j’étais plus confus que jamais. Je ne voulais plus tuer, mais mon ami en avait besoin, que faire ? Je ne veux surtout pas trahir mon seul ami, la seule personne qui semble me comprendre.
Ledon The Crazy