Tenez, une histoire non terminé sur les royaumes oubliés... écrite par moi:)
Errtaski Dalael était une prêtresse de Lloth de second rang, au service de la matrone de Menzoberranzan. D’origine peu intéressante, elle n’avait pas été choisis pour ses capacités, mais pour sa docilité. Elle était bien sûr mauvaise, comme toutes les elfes noires, mais son manque de vice et de cruauté, ainsi que son tempérament peu enclin aux intérêts matériels, lui ont valu la confiance de la grande prêtresse. C’est de cette manière qu’Errtaski est devenue une prêtresse au service de la matrone de la cité.
Un jour, alors qu’Errtaski vaquait à ses occupations, elle entendit un monologue d’une autre drow, nommée Derdre Baenre. Derdre était sa rivale, à Arach-Tinilith. Elle communiquait avec un interlocuteur invisible… Lloth ! la déesse araignée demandait à Derdre d’éliminer, avec l’aide de toutes les prêtresses, tous les membres de la maison Dalael, maison mineur de Menzoberranzan.
Horrifiée, Errtaski courut chercher protection auprès de la grande prêtresse… mais en vain ! traîtrise et sacrifice sont les piliers de la société drow, et la prudence est une qualité vitale. La méfiance est encore meilleur, mais par dessus tout, un elfe noir se doit d’être suspicieux…
Ainsi donc, Errtaski Dalael fut arrêtée, puis enchaîné.
L’exécution des Dalael eut lieu deux jours plus tard, en place publique. Un par un les condamnés tombaient sous les coups du fouet à cinq têtes de serpents, puis arriva le tour d’Errtaski. Le fouet fut levé, puis, au moment où les vipères prenaient le recul pour attaquer, une flèche décapita une des lanières du fouet de Lloth. Le cri du serpent tira la jeune condamnée (car pour une elfe, Errtaski étaient jeune.) de sa terreur, et elle ouvrit les yeux pour découvrir qu’un combat avait éclaté sur la place, entre les prêtresses de Lloth, et un groupe de mâle dirigé par un sorcier. La prêtresse était en très mauvaise posture, car le mage usait de pouvoir dépassant les siens. Errtaski, malgré la traîtrise qu’elle avait subi, avait le cœur déchiré de ne pas pouvoir aider son bourreau, et elle pria Lloth de toute son âme de faire quelque chose. En réponse, la déesse libéra l’elfe, qui se précipita pour s’interposer.
Le sorcier leva la main, et invoqua un sphère d’énergie. Son adversaire, à genoux, allait périr au prochain coup. Mais la petite prêtresse sauta sur le sorcier, et la déconcentration fit exploser la sphère. Errtaski chuta, agonisant, près de la prêtresse. Cette dernière se remit sur ses jambes, et d’un coup de dague, transperça le cœur de sa dévouée… et lui cracha au visage.
La matrone de Menzoberranzan fila en sécurité, alors que la bataille faisait encore rage. Le sorcier, le corps calciné par l’explosion, se traîna jusqu’au corps inanimé de celle qui causa sa perte.
Errtaski avait les yeux livides, emplit de larmes, qui se mêlaient au sang qui coulait de son cœur arrêté… la dernière chose dont l’elfe eut conscience, fut le visage décharné du mage, dont l’odeur acide brûlait les yeux. Elle entendit ceci : « Je suis peu doué en malédiction, que Vhaeraun m’aide à accomplir celle ci ! Tu as été l’instrument de ma perte, tu seras celui de ma victoire ! Trouves une cotte de maille elfique dans la nouvelle vie que je t’offre, et tues ma fille, Derdre ! » sur ces paroles, Errtaski sentie son cerveau manquer d’oxygène, le sang sortant de sa bouche lui emplissait les narines, et ses poumons respiraient en vain. Errtaski mourut dans un clair et doux geignement de douleur, plus moral que physique…
Qui était ce sorcier ? pourquoi tuer Derdre ? pourquoi une cotte de maille elfique ? pourquoi Lloth voulait la mort des Dalael ? toutes ces questions restent sans réponses…
L’histoire pourrait se terminer ainsi, mais ce n’est pas le cas. Un nouveau né, une haute elfe d’un petit royaume inconnu, non loin de Lunargent, venait d’être mise au monde. Ce royaume est inconnue, car protégé par un charme, et le palais du nom de Menel-almarea, signifiant cieux-heureux, en est le chef lieu.
Menelyend, tel était le nom de la jeune princesse, car elle était bien une princesse. En elfe, le prénom du bébé est un dérivé de « menel ar eleni yende », qui signifie « fille des cieux et des étoiles ». Mais la plupart du temps, on la surnomme Lomendil, littéralement « ami de la nuit », mais plus aisément traduisible par « amour nocturne ». Car elle adore la nuit encore plus que le jour, ou même la nature, et les jeux d’ombre sont une fascination pour elle…
Son précepteur, un vieil elfe de plusieurs millénaire nommé Burzardar, lui enseignait l’art du combat à l’épée elfique, et les arts magiques, comme il est coutume pour les membres de la maison royale Meriaure.
La jeune Menelyend, héritiere de Menel-almarea, a de long cheveux blonds, ornés de neuf tresses, atteignant ses reins. Chacune des neufs tresses est ornée d’une épingle d’argent de la taille d’un ongle, en forme de brin de muguet. Menelyend mesure 1 mètre 70, ce qui fait d’elle une elfe de haute taille. Son corps menu à la peau blanche est vêtu d’un pantalon blanc, orné de fils d’argent, et en haut, d’un chemisier de dentelle elfique, finement ouvragé. ses sandalettes elfique sont faites de daim et d’argent, encore une fois. Son front est orné d’un diadème de cristal, duquel poussent des lianes décorées de fleurs blanches, parcourant la blonde chevelure. Ces lianes ne sont pas artificielles, et leurs fleurs ne fanent jamais. Mais ces lianes ne vivent que si elles sont portées par une membre de la famille royale, une fille de la maison Meriaure, « aube des désirs ». Son visage fin est des plus elfique, et sa beauté est la plus grande de Menel-almarea. Le seul héritage de sa vie passée sont ses yeux ambrés…
Car en effet, Menelyend Meriaure n’était autre qu’Errtaski Dalael. Mais tout ce qui reste de la défunte, ce sont des cauchemars.
Menelyend a des visions nocturnes de certains passages de sa vie antèrieure, très flous, dont la plupart sont incompréhensible… mais le cauchemar le plus récurant, c’est celui où Menelyend voit un visage enflammé, squelettique, dont les la bouche sans chair, aux dents carbonisés, articule ces quelques mots : « tues Derdre grâce à la cotte de maille d’elfe ».
Pendant des décennies, et dieu sait comme les décennies sont longues en Menel-almarea, ces visions ont hantées Menelyend, jusqu’au jour de son 123eme anniversaire…